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Ischémie myocardique silencieuse et diabète |
Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 8, Numéro 6, 370-6, Juin - Juillet 1996, Mini-revues
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Régis N. Sachs, Philippe Tellier,
Jean-Raymond Attali, Paul Valensi |
Résumé : La prévalence de l’ischémie myocardique silencieuse dans la population générale est faible et voisine de 2,5 %. Son pronostic est réservé. Du point de vue de la santé publique, sa recherche ne se justifie que chez les individus à risque particulier. Les diabétiques sont particulièrement exposés aux complications cardiovasculaires. La prévalence de l’ischémie myocardique silencieuse est de l’ordre de 12 à 30 %. Sa signification diagnostique n’est pas univoque. Seul un tiers des diabétiques avec ischémie myocardique silencieuse présentent des lésions coronarographiques significatives susceptibles de bénéficier des techniques de revascularisation. Chez les deux tiers restants, la physiopathologie de l’ischémie est différente. Il ne semble pas raisonnable de rechercher l’ischémie myocardique silencieuse chez tous les diabétiques asymptomatiques. Le lien de la neuropathie autonome cardiaque avec l’ischémie myocardique silencieuse, souvent rapporté, n’est pas exclusif. La découverte d’une hypertrophie myocardique à l’examen échocardiographique et d’une ischémie myocardique silencieuse aux examens non vulnérants pourrait permettre d’identifier les insuffisants coronaires susceptibles de bénéficier des progrès de la revascularisation coronaire. Ce dernier point attend une confirmation. |
Mots-clés : diabète sucré, insuffisance coronaire, ischémie myocardique silencieuse, épreuve d’effort, scintigraphie myocardique. |
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