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Le risque d’infarctus cérébral après infarctus du myocarde


Sang Thrombose Vaisseaux. Volume 10, Numéro 6, 351-9, Juin 1998, Mini-revues

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Caroline Arquizan

Résumé : Les accidents ischémiques cérébraux constituent un risque évolutif majeur des infarctus du myocarde et aggravent leur pronostic. À la phase aiguë, le risque est estimé à environ 2 % (avec peut-être une diminution de l’incidence ces dernières années). À long terme, le risque est moins bien connu et semble relativement faible, d’environ 3 % à 3 ans. Les facteurs qui régissent la survenue des accidents ischémiques cérébraux sont de diverses natures : facteurs classiques de risque vasculaire (âge…), facteurs liés à l’infarctus lui-même (thrombus ventriculaire gauche…) et enfin les facteurs tirés des examens complémentaires. Si, à la phase aiguë, le mécanisme principal est embolique (en particulier s’il existe un thrombus ventriculaire gauche), le mécanisme est moins clair à distance et il reste à identifier la responsabilité de certaines anomalies comme le segment ventriculaire gauche akinétique. Le mécanisme reste incertain dans un certain nombre de cas et il faut garder à l’esprit qu’on ne peut conclure à un accident ischémique cérébral cardio-embolique en l’absence d’une autre cause qu’il convient de rechercher et qui peut d’ailleurs lui être associée. De grands essais thérapeutiques randomisés ont évalué l’intérêt de différents traitements sur le risque embolique cérébral. À la phase aiguë, si le bénéfice des thrombolytiques et des anticoagulants n’est pas clairement établi, les anti-agrégants plaquettaires diminuent de 50 % l’incidence des accidents ischémiques cérébraux. À distance de l’infarctus, les anticoagulants ou les anti-agrégants diminuent ce risque d’environ 40 % et il reste à déterminer s’il existe une supériorité d’un de ces traitements ou un intérêt à les associer. Enfin, plus récemment, les statines ont soulevé un grand intérêt : en effet, deux grands essais thérapeutiques randomisés ont montré une diminution de 30 % du risque d’accident ischémique cérébral chez les patients traités par statines.

Mots-clés : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ischémique.

 

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