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Hypoxie et mémoire : impacts neuropathologiques et neuropsychologiques des différents types d’hypoxie


Revue de neuropsychologie. Volume 4, Numéro 1, 60-8, Mars 2012, Article de synthèse

Texte intégral   Summary  

Auteur(s) : Carine Malle, Cyprien Bourrilhon, Mickaël Laisney, Peggy Quinette, Béatrice Desgranges, Francis Eustache, Christophe Piérard

Résumé : Quel est l’impact du manque d’oxygène, ou hypoxie, sur le fonctionnement cérébral, en particulier sur la mémoire ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre dans cet article de synthèse. Nous nous sommes intéressés aux différents types d’hypoxie que sont l’hypoxie liée à l’altitude d’une part, et les hypoxies provoquées par des pathologies d’autre part. Une revue de la littérature de ces trente dernières années nous a permis de mettre en évidence les systèmes mnésiques principalement altérés par l’hypoxie : la mémoire de travail et la mémoire épisodique. Nous avons également distingué deux profils de troubles. Les troubles mnésiques observés chez les patients atteints de pathologies hypoxiques chroniques, ainsi que chez les sujets sains exposés de façon prolongée à l’altitude, semblent principalement causés par des déficits attentionnels et des perturbations des stratégies d’encodage et/ou de récupération. En revanche, la mémoire épisodique semble directement altérée chez les personnes ayant subi une hypoxie aiguë, que ce soit par intoxication ou en raison d’une exposition brutale à l’altitude. Si les traitements à base d’oxygène améliorent l’évolution des troubles mnésiques chez les patients atteints d’hypoxie chronique, leur efficacité semble limitée après une hypoxie aiguë, sans doute en raison de la formation de lésions cérébrales irréversibles.

Mots-clés : hypoxie, attention, mémoire de travail, mémoire épisodique, hippocampe

 

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