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Prise en charge de l’enfant obèse ou en surpoids en médecine libérale


Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 10, Numéro 6, 380-4, novembre-décembre 2007, Dossier

DOI : 10.1684/mtp.2007.0134

Résumé  

Auteur(s) : Pascale Modaï , 12 rue de la Pompe, 75116 Paris.

Résumé : Le médecin libéral qui s’intéresse à la nutrition est de plus en plus souvent amené à prendre en charge des enfants et des adolescents en surpoids ou obèses. Le but de cet article est de décrire les différentes étapes (première consultation, consultations de suivi) et de faire part des difficultés rencontrées face à des situations complexes et toujours différentes. Les réponses à ce problème d’origine multifactorielle vont bien au-delà de la simple médecine et ne nous ont pas toujours été enseignées à la faculté. Les messages nutritionnels simplistes largement diffusés ne font que rendre plus compliquée la situation car ils aggravent la stigmatisation et la culpabilisation des enfants et de leurs parents. Même s’il nous faut faire preuve d’humilité quant aux résultats, nous pouvons souvent aider à soulager leur souffrance.

Mots-clés : surpoids, obésité, adolescent, prise en charge

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Pascale Modaï

12 rue de la Pompe, 75116 Paris

En France, les prévalences de l’obésité et du surpoids sont actuellement estimées respectivement à 3 % et 12 % [1]. Les campagnes de sensibilisation de la population, des médecins scolaires et du corps médical en général amènent de plus en plus de parents à consulter pour un problème de surpoids réel ou non de leurs enfants.Comme souvent en médecine et particulièrement concernant l’obésité, le médecin doit faire face à une multitude de situations. Cette prise en charge complexes, nous montre nos limites et nous met souvent en échec, ce qui est évidemment difficile à vivre. Néanmoins, nous pouvons aider les enfants et les parents en ayant toujours en tête que le plus important est de ne pas nuire, en particulier ne pas induire de troubles du comportement en général et alimentaire en particulier.

La première consultation

La première consultation est essentielle pour établir le contact et commencer à construire une relation durable avec l’enfant et sa famille. Elle est toujours longue (idéalement 45 à 60 minutes) car il faut prendre le temps d’écouter l’histoire du patient, comprendre ce qui amène à consulter et évaluer la situation. Cette prise de contact est fondamentale, car si la relation ne s’établit pas, le patient ne reviendra pas.

Interrogatoire

Nous nous trouvons presque toujours face à des parents et des enfants anxieux qu’il va falloir interroger de façon précise mais non intrusive pour ne pas les blesser ni les mettre en difficulté.

S’ils ont déjà consulté d’autres médecins, l’échec des prises en charge antérieures les rend encore plus inquiets, méfiants et culpabilisés.

En cas de divorce, il est très utile de voir l’enfant avec chacun des parents mais cela n’est pas toujours possible. Dans tous les cas on évitera de critiquer ce qui se passe chez le parent qui n’assiste pas à la consultation.

Les parents arrivent souvent culpabilisés, pensant que si leur enfant a un problème de surpoids c’est qu’ils n’ont pas su quoi faire pour l’éviter. On peut d’ailleurs s’interroger sur les conséquences de la surmédiatisation de l’obésité et de la répercussion sur les patients et leur entourage des « conseils nutritionnels » de prévention qui fleurissent chaque jour.

Répéter à longueur de temps des recommandations nutritionnelles, en ignorant que les causes de l’obésité sont multiples, peut laisser penser qu’il suffirait de suivre ces consignes pour éviter l’apparition d’une obésité, ce qui est loin d’être le cas. Il est maintenant établi que l’origine de l’obésité est multifactorielle, résultat de l’interaction entre la génétique et l’environnement. L’environnement obésogène dans lequel nous vivons nécessite un terrain génétiquement prédisposé pour se révéler [2].

Il arrive aussi fréquemment que la demande dépasse la prise en charge nutritionnelle et que lors de l’interrogatoire apparaisse un dysfonctionnement familial majeur qui ne peut se régler par un conseil diététique. Il faut donc poser des questions le plus ouvertes possibles, sans jugement de valeur, en expliquant bien que l’objectif est de comprendre et non pas de juger. À l’issue de l’interrogatoire on essayera d’évaluer la part de la génétique, celle de l’environnement, l’histoire pondérale et la motivation.

La part de la génétique

On cherchera un terrain familial prédisposant en calculant l’IMC des parents, en recherchant une éventuelle obésité familiale. On n’oubliera pas de demander aux parents s’ils suivent un régime (ou s’ils « font attention », les termes sont à manier avec prudence) pour maintenir ce poids.

On recherchera également des facteurs de risque cardiovasculaires familiaux (diabète, dyslipidémie, HTA).

La part de l’environnement

Pour comprendre le mode de vie de l’enfant ou de l’adolescent, les questions porteront autant sur le comportement alimentaire que sur l’activité physique et la sédentarité.
  • Sur le plan alimentaire : les principales erreurs retrouvées sont la déstructuration du rythme alimentaire, les grignotages, une alimentation dense en calories, des excès de boissons sucrées (sodas ou jus de fruits). Il arrive aussi que l’alimentation soit diversifiée, équilibrée mais que l’enfant mange de grosses quantités. Les parents disent « il mange beaucoup, il a toujours faim ». Cette hyperphagie qui surprend et inquiète les parents peut être parfaitement normale, l’enfant cherchant simplement à atteindre le poids pour lequel il est programmé. Mais la restriction que l’on pourrait lui imposer risque d’induire des troubles du comportement alimentaire et accentuer alors la prise de poids. Chez les jeunes filles on retrouve souvent des phases de régimes restrictifs ou fantaisistes alternant avec des périodes d’impulsions alimentaires.
  •  Sur le plan de l’activité physique et de la sédentarité : il faut évaluer le temps de sédentarité qui est souvent très important soit pour jouer (à l’ordinateur, à la console de jeux) ou regarder la télévision mais aussi, surtout chez les plus grands, pour faire les devoirs, préparer des examens. Dans l’interrogatoire d’activité physique, il est important de savoir si la famille est plutôt « active » ou « sédentaire » : on interrogera les parents sur les activités du week-end (inscription dans un club de sport, balades en famille, vélo, marche…) et s’ils pratiquent une activité avec leur enfant.

Il est parfois difficile de connaître la vérité, les réponses des parents et des enfants n’étant pas toujours homogènes. Il faut savoir rester neutre et ne pas donner lieu à un conflit dans le bureau de consultation. Pour les adolescents, il est bon de pouvoir discuter avec eux sans les parents.

L’histoire pondérale

L’analyse de l’évolution du poids depuis la naissance est un élément incontournable même si elle prend du temps. Avant de tracer les courbes, il est intéressant d’écouter l’avis des parents (« il a toujours été rond ou gros ; elle a grossi depuis son entrée au collège »…) voire celui de l’enfant.

On évaluera si l’enfant ou l’adolescent est en train de prendre du poids (phase dynamique) ou s’il a toujours été en surpoids et qu’il est en phase stable. On reconstituera les courbes de poids, de taille et de corpulence (IMC) à partir du carnet de santé pour voir l’évolution. Généralement les données du carnet de santé sont parcellaires après les deux premières années ce qui rend le tracé des courbes approximatif. Malgré tout, il est très important car il permet de situer l’antériorité et l’importance du surpoids. Il montre également si l’enfant ou l’adolescent a une courbe régulière qui le mène à atteindre le poids pour lequel il est programmé ou s’il est dans une phase de prise de poids accélérée pour laquelle on cherchera une explication (changement de rythme de vie, puberté par exemple). La situation est très différente si le patient est depuis toujours dans la partie supérieure de la zone « normale », qu’il ne change pas de couloir ou si au contraire il est en train de prendre du poids de manière rapide.

On recherchera un rebond précoce d’adiposité, facteur de risque d’obésité, et une cassure de la courbe de taille qui justifie de rechercher une obésité secondaire [3].

La motivation

Pour évaluer la motivation de l’enfant mais aussi celle des parents qui sont des acteurs indispensables de la prise en charge, il faut comprendre ce qui a amené à consulter (moquerie à l’école, problème vestimentaire, difficultés à faire du sport, demande du médecin traitant ou de la médecine scolaire) et de qui vient la demande. La situation est différente selon que ce sont les parents inquiets qui sont demandeurs ou que l’enfant lui-même souhaite une prise en charge.

On demandera à l’enfant s’il sait pourquoi il est venu consulter et surtout ce qu’il attend de nous en l’impliquant dans cet interrogatoire où la relation se noue. Il faut créer une relation de confiance avec l’enfant ou l’adolescent et le(s) parent(s) accompagnateur(s) qui n’ont pas toujours les mêmes attentes envers le praticien.

Concernant les filles, il faut faire attention à la projection de la mère surtout si elle-même a (ou a eu) un problème de poids.

Examen clinique

Lors de la première consultation, l’examen clinique doit veiller à ne pas heurter le patient. S’il ne veut pas se déshabiller, être examiné ou pesé il faut respecter son choix.

L’examen clinique comprend la mesure de la taille, du poids, du tour de taille et éventuellement de la pression artérielle (souvent plus élevée lors de cette première consultation). Une balance avec impédancemétrie permet de suivre l’évolution de la masse grasse. Même si les résultats sont moins fiables que la DEXA, ils sont souvent utiles dans la prise en charge [4] comme élément de motivation.

On peut faire un examen plus approfondi à la recherche des complications somatiques (dermatologiques, troubles de la statique) mais cela peut aussi se faire lors d’une deuxième consultation si l’on sent l’enfant anxieux.

Synthèse

À l’issue de cette démarche, on fera part à l’enfant et à ses parents de notre analyse puis une prise en charge sera proposée. Avant de donner des conseils il est important que les parents et l’enfant comprennent quelle est la situation et ce qu’ils peuvent attendre de la prise en charge.

L’IMC est dans la zone « normale » des courbes (même dans la partie supérieure). Il faut alors rassurer et expliquer qu’il n’y a pas de surpoids mais que l’enfant est « programmé » pour être ainsi constitué. Il faut être très prudent dans le discours, surtout avec les filles ou leur mère, car cela signifie qu’il faut faire le deuil d’une silhouette filiforme dont l’une ou l’autre a peut-être rêvé. On pourra rappeler les conseils d’une alimentation équilibrée mais non restrictive ainsi que l’importance d’une activité physique régulière. On peut proposer de revoir l’enfant 6 mois après pour suivre l’évolution.

L’IMC est dans la zone « surpoids » ou « obésité » (obésité grade 1 ou grade 2 des courbes du PNNS). On s’efforcera, si cela semble nécessaire, de déculpabiliser et de rassurer les parents qui entendent ou lisent partout que l’obésité est une maladie grave avec une mortalité prématurée accrue [5]. Puis on fera une proposition de prise en charge en expliquant que les résultats doivent se mesurer dans le temps et qu’ils ne peuvent être ni rapides, ni spectaculaires.

Les conseils

Avant tout, il faut évaluer les capacités de l’enfant et de la famille à suivre les conseils et pour l’enfant celle à supporter la restriction obligatoire. En effet, même en n’interdisant rien et en donnant des conseils « d’hygiène de vie » plus qu’un « régime » au sens commun du terme, on impose à l’enfant ou à l’adolescent une restriction qu’il ne sera pas toujours capable de suivre.

Le rôle des parents est fondamental aussi bien sur le plan de l’encouragement que sur celui de la mise en pratique des conseils [6].

En fonction des principales causes retrouvées lors de l’interrogatoire, on donnera des conseils individualisés, adaptés au mode de vie, aux habitudes culturelles, en tenant compte des capacités de la famille à modifier son comportement. Même si les conseils donnés sont simples en théorie, ils sont toujours compliqués à faire appliquer car il est difficile de changer les habitudes [7]. Il faut savoir se contenter de donner des pistes sans être trop rigide et en disant bien que les conseils ne sont pas faits pour être suivis de façon rigoureuse. Les conseils sont applicables à toute la famille ; seule la quantité change selon l’âge et le sexe pour s’adapter aux besoins énergétiques de chacun, mais il n’est pas question d’en mettre un seul au régime.

Sur le plan diététique, il faut favoriser les messages positifs plutôt que les interdictions.

Les figures 1 et 2 montrent des exemples de fiches à donner aux parents [8]. Ces fiches sont à adapter en fonction du contexte culturel et familial au cas par cas.

Il n’est pas inutile de rappeler quelques de règles de savoir vivre qui s’opposent à la tachyphagie et l’hyperphagie : attendre que tout le monde soit servi pour commencer, ne pas parler la bouche pleine, éviter d’avoir vidé son assiette trop rapidement et de se resservir pour accompagner les autres convives. Ne pas saucer, éviter de manger trop de pain et de beurre… Même s’ils paraissent anecdotiques, ces conseils évitent de trop se polariser sur l’alimentation. Il faut faire comprendre aux parents et à l’enfant que cela va durer très longtemps voire toujours : c’est un marathon et pas un sprint.

La promotion d’une activité physique régulière est au moins aussi importante que les conseils alimentaires. Il s’agit de motiver la famille à bouger ensemble.

On donnera des conseils simples et pratiques pour inciter toute la famille à bouger au quotidien : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, aller à l’école à pied, limiter l’usage de la poussette… L’activité physique est aussi l’occasion de partager des activités communes : vélo, natation, balades, sport pratiqués en famille sont profitable au poids mais également aux relations familiales. L’implication des parents est indispensable et on remarque que dans certaines familles, les enfants ont bien du mal à entraîner les parents à sortir...

Les consultations de suivi

Il est bon surtout au début de revoir le patient tous les mois pour éviter que le patient « n’oublie » les conseils et pour entretenir la motivation des parents et des enfants.

À chaque fois il faut évaluer la motivation, ce qui s’est bien passé et ce qui a été difficile. Il faut s’assurer que l’enfant n’a pas eu faim, qu’aucun aliment ne lui a manqué. Une restriction trop importante est une cause d’échec à moyen terme. Cet apprentissage d’un nouveau mode de vie prend du temps comme tous les apprentissages.

Notre rôle est ici fondamental pour motiver et encourager le patient et sa famille.

Si les résultats sont là, il ne faut pas poser trop de questions sur le comment (qui finalement importe peu !) mais féliciter tout le monde. Si au contraire l’enfant continue de grossir, il faut essayer de comprendre par un interrogatoire souple où se situent les difficultés. On en retiendra une seule pour laquelle on réfléchira avec l’enfant et sa famille à des solutions possibles.

Les principales difficultés rencontrées

Contrairement à ce qui peut se passer dans un cadre hospitalier, le médecin libéral est seul pour assurer une prise en charge globale. Notre rôle dépasse donc celui de médecin et nous devons être diététicien voire cuisinier, professeur de gymnastique, psychologue, animateur de loisirs… ce que nous n’avons pas toujours appris pendant nos études de médecine.

Il est souvent difficile de faire accepter des objectifs de poids raisonnables qui ne sont pas ceux souhaités par le patient ou sa famille. Cette attitude n’est pas toujours facile à assumer. Il faut être convaincu et convaincant car devant tous les « dangers » clamés de l’obésité, certains parents inquiets ou culpabilisés sont à la recherche du produit miracle qui fera maigrir leur enfant. La prise de conscience pour une adolescente qu’elle ne sera jamais mince est une étape difficile dans laquelle nous devons l’accompagner.

Parfois il faut conseiller de compléter la prise en charge avec un psychologue mais ce n’est pas toujours accepté par les familles qui ne veulent pas voir les problèmes.

Après la première consultation, il y a souvent un emballement qui va de pair avec une forte attente et une envie de résultats rapides. Si les résultats ne suivent pas ou ne sont pas spectaculaires, la déception entraîne facilement une démotivation. Il est très difficile de convaincre les patients et leur famille que la stabilisation est déjà un très bon résultat, que c’est un premier niveau de réussite.

Au début les conseils sont relativement bien suivis puis on observe parfois un relâchement au cours du temps, par lassitude des enfants ou des parents. Il faut savoir faire des « pauses » sur les efforts alimentaires et se concentrer sur l’activité physique.

L’implication des parents n’est pas toujours suffisante : si la motivation des adolescents est fondamentale pour qu’un projet de soin soit mis en place, pour les plus jeunes la motivation des parents est parfois plus importante que celle de l’enfant. Les parents sont responsables de l’éducation et du mode de vie de leurs enfants. Il ne leur suffit pas de nous les envoyer en consultation avec un chèque pré-rempli pour que le problème se règle, il faut qu’ils soient acteurs de la prise en charge. Aider son enfant signifie faire du vélo ou prendre les escaliers avec lui, manger des légumes comme lui et ne pas se contenter de lui dire de le faire. Cela demande aussi aux mères de cuisiner plus souvent et parfois autrement, de faire les courses différemment. Ces efforts qui s’ajoutent aux contraintes quotidiennes des parents ne sont pas toujours faciles à obtenir.

Conclusion

La prise en charge de l’enfant obèse ou en surpoids, comme celle de l’adulte, peut se résumer à la problématique suivante : comment obtenir des résultats (pour motiver) sans demander un effort de restriction trop important qui risque d’induire des troubles du comportement alimentaire, puis comment entretenir la motivation au long cours.

Il n’y a pas de « recette » applicable à tous mais une prise en charge individuelle et sur mesure pour chaque enfant ou adolescent. Elle évolue aussi au cours du suivi pour le même patient.

La prise en charge de l’obésité demande avant tout de l’écoute, de la patience mais aussi beaucoup d’énergie et d’optimisme. Il faut toujours être positif, laisser de l’espoir car on peut freiner l’évolution voire aider à maigrir un certain nombre de patients. Dans de nombreux cas, c’est une vraie médecine qui prend en charge de façon globale des patients dans le but de soulager leurs problèmes physiques mais aussi et surtout leur douleur morale dans une société qui, même si elle s’en défend, stigmatise de plus en plus les obèses. Il est à craindre que les messages nutritionnels qui sont maintenant largement diffusés ne laissent croire à de nombreux parents qu’il suffit de « ne pas grignoter entre les repas, de manger des fruits et des légumes, de bouger régulièrement » pour que tout s’arrange. Même si ces recommandations vont peut-être en aider certains à limiter leur surpoids, elles vont être délétères pour la majorité des obèses qui seront encore plus culpabilisés et stigmatisés.

Références

1 Charles M-A. Epidémiologie de l’obésité infantile en France. Obes 2006 ; 1 : 58-61.

2 Tounian P. In : L’obésité de l’enfant. Paris : John Libbey Eurotext, 2006 : 44-7.

3 Tounian P. Prise en charge de l’obésité de l’enfant. Rev Prat 2005 ; 55 : 1417-26.

4 Shaikh MG, Crabtress NJ, Shaw NJ, Kirk JM. Body fat estimation using bioelectrical impedance. Horm Res 2007 ; 68(1) : 8-10.

5 Inge T. Bariatric surgery fr pediatric extreme obesity. Int J Obes 2007 ; 31(1) : 1-14.

6 Golan M, Kaufman V, Shahar DR. Childhood obesity treatment : targeting parents exclusively v. parents and children. Br J Nutr 2006 ; 95(5) : 1008-15.

7 Lahlou S. Peut-on changer les comportements alimentaires? Ca Nutr. Diét 2005 ; 40(2) : 91-5.

8 Tounian P, Chantereau H. In : L’obésité de l’enfant. Paris : John Libbey Eurotext, 2006 : 127-30.


 

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