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Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (Section des maladies transmissibles). 27 mai 2005


Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 8, Numéro 4, 275-84, juillet-août 2005, Calendrier vaccinal 2005



ARTICLE

Auteur(s) : Auteur

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique fusionne le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) et le Haut comité de la santé publique pour former le Haut conseil de la santé publique. Cette même loi1 précise par ailleurs que « la politique de vaccination est élaborée par le ministre chargé de la santé qui fixe les conditions d’immunisation, énonce les recommandations nécessaires et rend public le calendrier des vaccinations après avis du Haut conseil de la santé publique ».Dans l’attente de la mise en place du Haut conseil de la santé publique, le calendrier vaccinal est toujours élaboré par le Comité technique des vaccinations (CTV), groupe de travail permanent de la section des maladies transmissibles du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) qui regroupe des experts de différentes disciplines (infectiologie, pédiatrie, microbiologie, immunologie, épidémiologie, pharmaco-épidémiologie…), conformément à l’arrêté du 25 septembre 2002.Le calendrier vaccinal qui fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France en fonction de leur âge, résume donc les recommandations vaccinales « générales » émises par le CSHPF. Il existe en outre des recommandations vaccinales « particulières » propres à des expositions professionnelles ou à des voyages.D’une manière générale, les recommandations des experts résultent de l’évolution de l’épidémiologie des maladies, de l’actualisation des recommandations en fonction de l’état des connaissances sur l’efficacité et la tolérance des vaccins, des recommandations émises dans d’autres pays et de la mise sur le marché de nouveaux vaccins2. De plus, elles tiennent compte des orientations générales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’élimination de certaines maladies, notamment de l’objectif d’élimination de la rougeole en Europe ou de l’éradication de la poliomyélite dans le monde.Le calendrier vaccinal 2005 introduit de nouvelles recommandations qui concernent la vaccination contre la rougeole, les oreillons, la rubéole, la diphtérie et la rage.Par ailleurs, des réflexions sont actuellement engagées concernant d’une part l’évolution de la stratégie de primo-vaccination par le BCG, sur la base des conclusions de l’Expertise collective menée par l’Inserm3, d’autre part, l’évolution de la stratégie de vaccination des nourrissons contre le pneumocoque, sur la base de données nationales et internationales nouvellement disponibles.Pour obtenir des renseignements pratiques on peut se reporter au guide des vaccinations qui a été actualisé en 2004 et est disponible sur le site internet du ministère de la santé :http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/vaccins2003/index.htm.

Nouvelles recommandations

Vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole

Dans le cadre du programme d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale de l’OMS, la France a proposé les mesures suivantes qui ont été approuvées par le CSHPF du 18 mars 2005.

La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois (et non plus à partir de 12 mois) et la deuxième dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter un intervalle d’au moins un mois entre deux injections).

Deux doses de vaccin trivalent sont recommandées pour les enfants de plus de 24 mois, nés en 1992 ou après (de 24 mois à 13 ans en 2005) et n’en ayant pas déjà bénéficié.

Une dose de vaccin trivalent est recommandée pour les personnes nées entre 1980 et 1991 et n’ayant jamais été vaccinées contre la rougeole auparavant. Il s’agit des personnes âgées de 14 à 25 ans en 20054.

Les deux mesures ci-dessus, concernant les sujets âgés de plus de 24 mois et nés après 1979, n’induisent pas d’élargissement des cibles vaccinales. En effet, elles consistent essentiellement, pour les sujets qui n’ont pas respecté dans le passé le calendrier préconisé de vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, en un rattrapage de la ou des doses de vaccin qui n’ont pas été administrées.

Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois : il est recommandé d’administrer à l’âge de 9 mois le vaccin contre la rougeole-rubéole-oreillons. Dans ce cas, la deuxième dose est recommandée entre 12 et 15 mois et suffit. Si le vaccin monovalent contre la rougeole est utilisé, le sujet devra alors recevoir deux autres injections de vaccin trivalent. Des recommandations de vaccinations spécifiques ont été émises pour la vaccination autour d’un cas ou de cas groupés incluant les 6-9 mois et les plus de 25 ans5.

Par ailleurs les personnes de plus de 25 ans non vaccinées et sans antécédents de rougeole (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, qui exercent les professions de santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de rougeole grave doivent recevoir une dose de vaccin trivalent.

Vaccination contre la diphtérie

La recommandation d’un rappel de vaccination contre la diphtérie tous les 10 ans (avec la composante « d » diphtérie à dose réduite d’anatoxine diphtérique) a été étendue à tous les adultes (voir recommandations particulières).

Vaccination contre la rage

La vaccination contre la rage est recommandée pour les personnes régulièrement exposées au virus de la rage des chauves-souris en France métropolitaine (voir recommandations particulières).

Recommandations générales

Vaccination contre la coqueluche

La primo-vaccination et le rappel à 16-18 mois peuvent être pratiqués indifféremment avec le vaccin à germes entiers ou le vaccin acellulaire. Compte tenu de la recrudescence de cas de coqueluche observée chez de très jeunes nourrissons contaminés par des adolescents ou de jeunes adultes, un rappel est recommandé, depuis 1998, entre l’âge de 11 et 13 ans et doit être pratiqué avec un vaccin coquelucheux acellulaire, en même temps que le 3e rappel diphtérie, tétanos et polio.

Vaccination contre l’hépatite B

Dans son avis du 8 mars 2002, le CSHPF a recommandé la vaccination systématique de tous les enfants avant 13 ans, en privilégiant la vaccination du nourrisson, ainsi que la vaccination des groupes à risque (cf. recommandations particulières). La vaccination est recommandée à partir de l’âge de 2 mois (sauf pour les enfants nés de mère antigène HBs positif chez lesquels elle doit être pratiquée impérativement à la naissance6, associée à l’administration d’immunoglobulines anti-HBs). Cette recommandation a été confirmée par les réunions de consensus de 20037 et 20048, et par l’avis du 14 et 26 septembre 2004 du CTV et du CSHPF qui a considéré qu’il n’y avait pas lieu de modifier les recommandations concernant la vaccination contre l’hépatite B en France.

Un schéma vaccinal unique en trois injections, du type 0-1-6, qui respecte un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection, est recommandé. Un schéma adapté à certains cas particuliers, incluant trois doses rapprochées et une quatrième dose 1 an plus tard, peut être proposé lorsqu’une immunité doit être rapidement acquise (étudiants non vaccinés des filières médicales et paramédicales, départ imminent pour un séjour prolongé en zone de moyenne ou de forte endémie).

Au-delà des trois injections de ce schéma initial, les rappels systématiques de vaccin contre l’hépatite B ne restent recommandés que dans des situations particulières (voir risques professionnels et recommandations particulières).

Pour les nourrissons dont les parents préfèrent que la vaccination contre l’hépatite B soit faite en même temps que les autres vaccins par une seule injection, les vaccins combinés hexavalents contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (vaccin acellulaire), la poliomyélite (vaccin inactivé), les infections à Hæmophilus influenzae de type b et l’hépatite B peuvent être utilisés. Il est alors recommandé l’utilisation du calendrier décrit au Tableau 1( Tableau 1 ).

Tableau 2( Tableau 2 ).
Tableau 1 

Âge

Vaccin

Valences

Deux mois

Vaccin hexavalent

Diphtérie Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus influenzae b Hépatite B

Trois mois

Vaccin pentavalent a¢*

Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus influenzae b

Quatre mois

Vaccin hexavalent

Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus influenzae b, Hépatite B

Seize à dix-huit mois

Vaccin hexavalent

Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus influenzae b, Hépatite B


Tableau 2 Calendrier des vaccinations 2005. Tableau synoptique

Vaccins

Âge

BCG

Diphtérie Tétanos

Poliomyélite1

Coqueluche

HIb

Hépatite B

Pneumo

Rougeole Oreillons Rubéole

Grippe

Naissance

BCG2

Hep B3

2 mois

BCG2

DT

Polio

Ce/Ca4

Hib

Hep B5

Pn76

3 mois

DT

Polio

Ce/Ca4

Hib

Pn76

4 mois

DT

Polio

Ce/Ca4

Hib

Hep B5

Pn76

9 mois

Rougeole Oreillons Rubéole7

12 mois

Rougeole Oreillons Rubéole8

Grippe9

16-18 mois

DT

Polio

Ce/Ca10

Hib

Hep B5

Pn76

Rougeole Oreillons Rubéole8

24 mois

Pn23

< 6 ans

Rougeole Oreillons Rubéole14

6 ans

DT11

Polio

11-13 ans

DT

Polio

Ca12

Hep B13

16-18 ans

DT11

Polio

Rougeole Oreillons Rubéole15

18-25 ans

Dt16, 17

Polio16

Ca18

> 25 ans

Rubéole20

> 65 ans

Dt16, 17

Polio16

Grippe

Vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole

L’augmentation de la couverture vaccinale, depuis que le vaccin contre la rougeole a été introduit dans le calendrier vaccinal français pour tous les nourrissons (en 1983), a été progressive et s’est accompagnée d’une forte diminution de l’incidence de la rougeole et donc d’une diminution de la probabilité de rencontrer le virus sauvage. Ce fait, ajouté aux taux actuels de couverture vaccinale voisins de 85 %, a conduit à la situation d’aujourd’hui, dans laquelle un certain nombre d’adolescents et de jeunes adultes ne sont pas immunisés contre la rougeole, n’ayant ni rencontré le virus sauvage ni été vaccinés entraînant un risque de survenue d’épidémies de rougeole.

L’augmentation de la couverture vaccinale des enfants avant l’âge de 2 ans (qui doit atteindre au moins 95 %), l’administration d’une seconde dose plus tôt et la vaccination des sujets réceptifs (adolescents et jeunes adultes) dont le nombre s’est accru ces dernières années devraient permettre à terme d’interrompre la transmission des trois maladies.

Tous les enfants âgés de 24 mois devraient avoir reçu deux doses du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. La première dose est recommandée à l’âge de 12 mois et la seconde entre 13 et 24 mois (respecter un délai d’au moins 1 mois entre les deux vaccinations). Cette seconde vaccination ne constitue pas un rappel, l’immunité acquise après une première vaccination étant de longue durée. Elle constitue un rattrapage pour les enfants n’ayant pas séro-converti, pour un ou plusieurs des antigènes, lors de la première vaccination. La seconde dose peut être administrée plus tard si elle n’a pu être effectuée au cours de la deuxième année.

  • Les enfants peuvent être vaccinés par un vaccin trivalent dès l’âge de 9 mois (recommandé en cas d’entrée en collectivité), dans ce cas, la deuxième dose entre 12 et 15 mois est recommandée et suffit. Si le vaccin monovalent contre la rougeole est utilisé avant 12 mois, deux doses de vaccin trivalent seront ensuite nécessaires pour obtenir une immunité efficace contre les oreillons.
  • Les enfants de plus de 24 mois, nés en 1992 ou après (soit entre 24 mois et 13 ans en 2005) devraient avoir reçu deux doses de vaccin trivalent.
  • Les personnes nées entre 1980 et 1991 et n’ayant jamais été vaccinées contre la rougeole auparavant (il s’agit des personnes âgées de 14 à 25 ans en 2005), devraient avoir reçu une dose de vaccin trivalent. Il est nécessaire de s’assurer de l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse dans les 2 mois suivant la vaccination, en raison d’un risque tératogène théorique.

Chez les femmes nées avant 1980 (de plus de 25 ans en 2005) non vaccinées, la vaccination contre la rubéole est recommandée, par exemple lors d’une consultation de contraception ou prénuptiale ; la sérologie préalable et post-vaccinale n’est pas utile. Cependant, si les résultats d’une sérologie confirmant l’immunité de la femme vis-à-vis de la rubéole sont disponibles, il n’est pas utile de la vacciner. Il est nécessaire de s’assurer de l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse dans les deux mois suivant la vaccination, en raison d’un risque tératogène théorique.

Chez les femmes enceintes, si la sérologie prénatale est négative ou inconnue, la vaccination ne pouvant être pratiquée pendant la grossesse, elle devra être pratiquée immédiatement après l’accouchement, de préférence avant la sortie de la maternité9, ou à défaut au plus tôt après la sortie.

Vaccination contre la tuberculose

La vaccination par le BCG est obligatoire, sauf en cas de contre-indication médicale, chez les enfants de moins de 6 ans accueillis en collectivité (y compris chez une assistante maternelle). Elle est recommandée dès le premier mois de vie pour les enfants vivant dans un milieu à risque élevé de tuberculose. Elle est obligatoire, en cas d’absence de vaccination antérieure pour les enfants de plus de 6 ans, les adolescents et jeunes adultes fréquentant les établissements d’enseignement du premier et du second degré, ainsi que certaines collectivités10 et pour les adultes exposés. La technique vaccinale de référence se fait par voie intradermique selon une posologie adaptée à l’âge…

Rappel : la revaccination par le BCG en population générale et chez les professionnels exposés à la tuberculose, a été supprimée en 200411.

En conséquence l’Intradermo-réaction à la tuberculine à 5 Unités (Tubertest®) n’a pas lieu d’être pratiquée à titre systématique, notamment après la vaccination par le BCG. Elle doit être pratiquée :

  • 1) pour vérifier l’absence de tuberculose avant la primovaccination, toutefois, les nouveau-nés sont vaccinés sans test préalable,
  • 2) dans l’enquête autour d’un cas de tuberculose,
  • 3) comme aide au diagnostic de la tuberculose,
  • 4) comme test de référence dans le cadre de la surveillance des professions énumérées aux articles R. 3112-1 et 3112-2 du code de la santé publique.

Il faut signaler la disparition de la forme multipuncture du BCG (Monovax®) annoncée par le laboratoire producteur pour fin 2005.

Risques professionnels

En milieu professionnel, le risque d’exposition est évalué par le médecin du travail.

Vaccinations obligatoires pour les professionnels de santé

Personnels visés par l’article L.3111-4. du Code de la santé publique (ancien article L.10), loi du 18 janvier 1991, arrêté du 15 mars 19911212, arrêté du 23 août 199113

Diphtérie

Rappel tous les 10 ans avec un vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine.

3.1.1.2. Tétanos-polio

Rappel tous les 10 ans.

Hépatite B

Trois injections (schéma 0-1-6). Si la primovaccination a été pratiquée avant l’âge de 25 ans, il n’y a pas lieu de faire de rappel. Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25 ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage même ancien des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10 mUI/ml, le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle sérologique un à deux mois plus tard. Si le taux d’anticorps anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en pratique 10 mUI/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir. Si le taux d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles, sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3 injections de la première série vaccinale). Cette stratégie de contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de 25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque d’exposition (cf. recommandations particulières : 4.5. - i et j).

Les modalités de contrôle de l’immunisation ont été re-précisées (dans le cadre de certaines professions) par l’avis du CSHPF relatif à la prévention de la transmission du virus de l’hépatite B aux patients par les professionnels de santé du 27 juin et du 7 novembre 2003. Cet avis va avoir un impact sur le contrôle de la vaccination contre le VHB jusqu’ici définie par l’arrêté du 26 Avril 1999, non seulement pour les étudiants de certaines filières mais aussi pour les praticiens en exercice comme les médecins, chirurgiens dentistes, infirmiers, sages femmes, laborantins14. Un nouvel arrêté actualisant l’arrêté du 26 avril 1999 qui fixait les conditions d’immunisation des personnes visées à l’article L. 3111-4 (ancien L.10) du code de la santé publique, est en cours de rédaction. Toutefois dans l’attente de la publication de ce nouveau texte réglementaire prenant en compte cet avis, l’ancienne réglementation relative à la vaccination contre l’hépatite B et aux conditions d’immunisation est toujours applicable.

Typhoïde

Une injection puis revaccination tous les trois ans pour les personnels de laboratoire d’analyse de biologie médicale.

Personnels des établissements de santé et autres visés par le décret d’application de l’article L. 3112-1 (ancien article L. 215) du Code de la santé publique

Tuberculose

  • Une IDR à la tuberculine à 5 Unités de tuberculine liquide est obligatoire à l’embauche. Le résultat de sa mesure doit être noté, il servira de test de référence.
  • Une vaccination par le BCG, même ancienne, sera exigée à l’embauche. Sont considérées comme ayant satisfait à l’obligation vaccinale par le BCG :
    • les personnes apportant la preuve écrite de cette vaccination,
    • les personnes présentant une cicatrice vaccinale pouvant être considérée comme la preuve de la vaccination par le BCG15.

Vaccinations recommandées

Grippe

Professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque (cf 4.3), personnel naviguant des bateaux de croisière et des avions, et personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).

Coqueluche

Professionnels en contact avec des nourrissons trop jeunes pour avoir reçu trois doses de vaccins coquelucheux, c’est-à-dire personnel médical et paramédical des maternités, des services de néonatologie, de tout service de pédiatrie prenant en charge des nourrissons âgés de moins de 6 mois. Pour les étudiants des filières médicales ou paramédicales, il est recommandé de pratiquer cette vaccination à l’occasion d’un rappel dTP en utilisant un vaccin à quatre valences.

Varicelle

Les personnes sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative qui exercent les professions suivantes : professionnels en contact avec la petite enfance (crèches et collectivités d’enfants notamment), professions de santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de varicelle grave (immuno-déprimés, services de gynéco-obstétrique, néonatologie, maladies infectieuses).

Rougeole

Les personnes de plus de 25 ans non vaccinées et sans antécédents de rougeole (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, qui exercent les professions de santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de rougeole grave doivent recevoir une dose de vaccin trivalent.

Hépatite A

Sujets exposés professionnellement à un risque de contamination : personnels de crèches, d’internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapée, personnels de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective.

Leptospirose

Activité professionnelle16 exposant spécifiquement au risque de contact fréquent avec des lieux infestés par les rongeurs, telle qu’elle peut se présenter dans les cadres suivants :
  • curage et/ou entretien de canaux, étangs, lacs, rivières, voies navigables, berges ;
  • activités liées à la pisciculture en eaux douces ;
  • travail dans les égouts, dans certains postes exposés des stations d’épuration ;
  • certaines activités spécifiques en eaux douces pratiquées par les pêcheurs professionnels, plongeurs professionnels, garde-pêche ;
  • certaines activités spécifiques aux Dom-Tom.

Rage

Services vétérinaires, personnels des laboratoires manipulant du matériel contaminé ou susceptible de l’être, équarrisseurs, personnels des fourrières, naturalistes, taxidermistes, gardes chasse, gardes forestiers, personnels des abattoirs.

Recommandations particulières

Vaccination contre la diphtérie

Le vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine diphtérique :
  • est recommandé pour les voyageurs en zones d’endémie ;
  • et peut être utilisé en cas de pénurie du vaccin Diphtérie Tétanos Polio, à partir de l’âge de 6 ans.

Vaccination contre la fièvre jaune

Chez les voyageurs et en particulier chez les résidents en zone d’endémie, à partir de l’âge de 6 mois. La vaccination ne doit pas être effectuée chez la femme enceinte. Cependant, en cas de circonstances particulières (impossibilité de report d’un voyage dans une zone d’endémie) le bénéfice de la vaccination devra être évalué en fonction du risque par le médecin vaccinateur. La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire en Guyane.

Vaccination contre la grippe

  • Personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • Personnes atteintes d’une des pathologies suivantes : affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaires et mucoviscidose ; cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalassodrépanocytose ; diabètes insulino-dépendant ou non-insulino-dépendant ne pouvant être équilibrés par le seul régime ; déficits immunitaires cellulaires (chez les personnes atteintes par le VIH, l’indication doit être faite par l’équipe qui suit le patient) ;
  • Personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour, quel que soit leur âge ;
  • enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont l’état de santé nécessite un traitement prolongé par l’acide acétylsalicylique (essentiellement pour syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile).

Vaccination contre l’hépatite A

Adultes non immunisés et enfants au-dessus de l’âge de 1 an voyageant en zone d’endémie, jeunes des internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapés et les personnes exposées à des risques particuliers, patients infectés chroniques par le virus de l’hépatite B ou porteurs d’une maladie chronique du foie, homosexuels masculins.

Vaccination contre l’hépatite B

  • a) Nouveau-nés de mère porteuse de l’antigène HBs ;
  • b) Enfants accueillis dans les services et institutions pour l’enfance et la jeunesse handicapées ;
  • c) Enfants et adultes accueillis dans les institutions psychiatriques ;
  • d) Enfants d’âge préscolaire accueillis en collectivité ;
  • e) Personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples ;
  • f) Toxicomanes utilisant des drogues parentérales ;
  • g) Voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie (essentiellement l’Afrique subsaharienne, l’Asie, certains pays de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du sud) : le risque doit être évalué au cas par cas par le médecin vaccinateur en fonction de la durée et des conditions du voyage, du type d’activités et d’éventuels risques iatrogènes ;
  • h) Personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de forte endémie ;
  • i) Personnes qui, dans le cadre d’activités professionnelles ou bénévoles, sont susceptibles d’être en contact direct avec des patients et/ou d’être exposées au sang et autres produits biologiques, soit directement (contact direct, projections), soit indirectement (manipulation et transport de dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques, de linge, de déchets), [à titre indicatif et non limitatif sont concernés : les professionnels de santé libéraux, les secouristes, les gardiens de prison, les éboueurs, les égoutiers, les policiers, les tatoueurs17…] ;
  • j) Patients susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou itératives (hémophiles, dialysés, insuffisants rénaux, candidats à une greffe d’organe...) ;
  • k) Entourage d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite B ou porteur chronique de l’antigène HBs (famille vivant sous le même toit) ;
  • l) Partenaires sexuels d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite B ou porteur chronique de l’antigène HBs.

La pertinence d’un contrôle de l’immunité pour les personnes vaccinées après 25 ans, en dehors des catégories i et j (voir risques professionnels, 3.1.a) est à examiner au cas par cas en fonction de l’intensité de l’exposition et de la présence de facteurs de non-réponse à la vaccination.

La recommandation de suppression des rappels systématiques ne s’applique pas aux insuffisants rénaux chroniques dialysés chez qui une sérologie annuelle est recommandée avec rappel dès que le taux d’anticorps descend au-dessous du seuil protecteur, quel que soit l’âge.

Vaccination contre les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C

Le vaccin anti-méningococcique conjugué C permet la vaccination de l’enfant à partir de l’âge de 2 mois, il est recommandé pour les groupes à risque suivants :
  • les sujets contacts d’un cas d’infections à méningocoques de sérogroupe C,
  • dans les zones délimitées où l’incidence du méningocoque de sérogroupe C est particulièrement élevée, sur décision des autorités après avis de la cellule de crise,
  • les enfants souffrant de déficit en fraction terminale du complément, en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle.

Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque

Chez l’adulte et l’enfant de plus de 2 ans, la vaccination antipneumococcique avec le vaccin polyosidique 23 valent18 est recommandée, tous les 5 ans, pour les sujets splénectomisés, les drépanocytaires homozygotes, les patients atteints de syndrome néphrotique, les insuffisants respiratoires, les patients alcooliques avec hépatopathie chronique, les insuffisants cardiaques et les sujets ayant des antécédents d’infection pulmonaire ou invasive à pneumocoque. Cette vaccination doit être proposée lors de leur admission dans des structures de soins ou d’hébergement aux sujets ci-dessus qui n’en auraient pas encore bénéficié.

Chez l’enfant de moins de deux ans, la vaccination par le vaccin anti-pneumococcique conjugué heptavalent19 est fortement recommandée à partir de 2 mois pour les enfants présentant une pathologie les exposant à un risque élevé d’infection invasive à pneumocoque :

  • asplénie fonctionnelle ou splénectomie ;
  • drépanocytose homozygote ;
  • infection par le VIH ;
  • déficits immunitaires congénitaux ou secondaires à :
    • une insuffisance rénale chronique ou un syndrome néphrotique ;
    • un traitement immunosuppresseur ou une radiothérapie pour néoplasie, lymphome ou maladie de Hodgkin, leucémie, transplantation d’organe ;
  • cardiopathie congénitale cyanogène, une insuffisance cardiaque ;
  • pneumopathie chronique (à l’exception de l’asthme, sauf les asthmes sous corticothérapie prolongée) ;
  • brèche cérébro-méningée ;
  • diabète.

La vaccination par le vaccin anti-pneumococcique heptavalent conjugué est également recommandée pour les enfants âgés de moins de 2 ans exposés à un ou des facteurs de risque lié(s) au mode de vie identifiés dans la littérature : enfant gardé plus de quatre heures par semaine en compagnie de plus de deux enfants en dehors de la fratrie, enfant ayant reçu moins de deux mois d’allaitement maternel, enfant appartenant à une fratrie d’au moins trois enfants (d’âge pré-scolaire).

Enfin, la vaccination par le vaccin anti-pneumococcique heptavalent conjugué est recommandée pour les candidats à l’implantation cochléaire et les porteurs d’implants cochléaires âgés de moins de 2 ans.

Vaccination contre la typhoïde

Voyageurs en zone d’endémie, à partir de l’âge de 2 ans.

Vaccination contre la coqueluche

Avec un vaccin acellulaire, ciblée vers les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou années à venir. Elle est également recommandée à l’occasion d’une grossesse, pour les membres du foyer (enfant qui n’est pas à jour pour cette vaccination, adulte qui n’a pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix dernières années), selon les modalités suivantes :
  • père et enfants : durant la grossesse de la mère ;
  • mère : le plus tôt possible après l’accouchement.

Vaccination contre la varicelle

Pour les personnes sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, lors des situations suivantes : personnes en contact étroit avec des personnes immunodéprimées (les sujets vaccinés doivent être informés de la nécessité, en cas de rash généralisé, d’éviter les contacts avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours), adultes de plus de 18 ans exposés à la varicelle (dans les 3 jours suivant l’exposition à un patient avec éruption).

Vaccination contre l’encéphalite à tiques

Le comité technique des vaccinations dans sa séance du 29 janvier 2004 a estimé au vu des données présentées par l’Institut de veille sanitaire et par le Centre national de référence qu’il n’y avait pas d’indication de recommandation officielle de ce vaccin pour certaines zones françaises. La prescription de ce vaccin devra être posée au cas par cas.

Vaccination contre la rage

Pour les personnes régulièrement exposées au virus de la rage des chauves-souris en France métropolitaine20 (chiroptérologues).

Recommandations vaccinales aux voyageurs

Des recommandations sanitaires pour les voyageurs sont élaborées par le Comité des maladies d’importation et des maladies liées au voyage, comité permanent (Arrêté du 25 septembre 2002) du Conseil supérieur d’hygiène publique de France. Le programme de vaccination à réaliser doit être adapté à l’âge et au statut vaccinal du voyageur, à la situation sanitaire du pays visité, aux conditions et à la durée du séjour. Outre la mise à jour des vaccinations inscrites au calendrier vaccinal (diphtérie, tétanos, poliomyélite) et de celles qui figurent dans la rubrique « recommandations particulières » (fièvre jaune, hépatite A, hépatite B, typhoïde), d’autres vaccinations peuvent être indiquées pour certains voyageurs (encéphalite japonaise, encéphalite à tiques, méningite à méningocoques A, C, Y, W135, rage). Ces vaccinations sont détaillées dans les recommandations sanitaires pour les voyageurs, approuvées par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, qui sont publiées chaque année dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire et qui peuvent être consultées sur le site Internet du ministère : www.sante.gouv.fr et de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr.

Des informations complémentaires peuvent être obtenues en consultant le site Internet du ministère de la Santé et des Solidarités : www.sante.gouv.fr, rubrique « vaccinations », « Conseil supérieur d’hygiène publique - section des maladies transmissibles », ou « actualités ».

13 Dresse la liste des études qui imposent une obligation vaccinale pour les étudiants.14 Selon l’avis du CSHPF relatif à la prévention de la transmission du virus de l’hépatite virale B aux patients par les professionnels de santé du 27 juin et du 7 novembre 2003, la stratégie vaccinale et le contrôle de l’immunisation seront fonction de la profession :A : aide-soignant, ambulanciers, audio-prothésiste, auxiliaire de puériculture, ergothérapeute, manipulateur d’électroradiologie médicale, masseur kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste, pédicure - podologue, pharmacien (non biologiste), psychomotricien : inchangéB : médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmier, pharmacien - biologiste, laborantin - préleveur, ou personne titulaire du certificat de préleveur sanguin : pour ces professionnels, cet avis du CSHPF recommande d’abaisser l’âge de la primovaccination au delà duquel une recherche d’anticorps est par la suite nécessaire, de 25 ans à 13 ans. Le CSHPF a de plus précisé une conduite à tenir devant un sujet vacciné dont la concentration des anticorps anti-HBs dans le sérum, à l’issue de la primovaccination ou d’une injection de rappel, est inférieure à 10 mUI/mL. Les mesures à mettre en oeuvre sont subordonnées au résultat de la recherche de l’antigène HBs. Lorsque l’antigène HBs n’est pas détectable dans le sérum, la vaccination doit être reprise, jusqu’à détection d’anticorps anti- HBs dans le sérum, sans dépasser 6 injections. En l’absence de réponse à la vaccination, les postulants à une école ou filière, ou les professionnels peuvent être autorisés à exercer sans limitation d’activité, mais ils doivent être soumis à une surveillance annuelle des marqueurs sériques du virus de l’hépatite B (antigène HBs et anticorps anti-HBs). En ce qui concerne les autres professions soumises à l’obligation vaccinale (voir ci-dessus : A) et citées dans l’arrêté du 23 août 1991, et qui ne pratiquent pas d’acte invasif, elles peuvent être maintenues en activité après avis du médecin du travail.15 Arrêté du 13 juillet 2004 relatif à la pratique de la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG et aux tests tuberculiniques, qui détermine les conditions dans lesquelles la cicatrice pourra être considérée comme une preuve d’une vaccination par le BCG.16 Avis du CSHPF du 18 mars 2005 relatif aux recommandations pour la prévention de la leptospirose en cas d’activité professionnelle à risque. Voir aussi le rapport : « Nouvelles recommandations relatives à la prévention du risque chez les personnes exposées à la leptospirose » (CSHPF, 18 mars 2005), consultable sur www.sante.gouv.fr.17 Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France du 15 septembre 2000 concernant les règles de prophylaxie des infections pour la pratique « d’actes corporels » sans caractère médical avec effraction cutanée (tatouage, piercing, dermographie, épilation par électrolyse, rasage).18 Dirigé contre 23 sérotypes de Streptococcus pneumoniae.19 Dirigé contre 7 sérotypes de Streptococcus pneumoniae.1 Pour 2004-2008 des objectifs quantifiés relatifs aux vaccinations sont annexés à la loi :– grippe : atteindre un taux de couverture vaccinale d’au moins 75 % dans tous les groupes à risque : personnes souffrant d’une ALD (actuellement 50 %), professionnels de santé (actuellement 21 %), personnes âgées de 65 ans et plus (actuellement 65 %) d’ici à 2008 ;– maladies à prévention vaccinale relevant de recommandations de vaccination en population générale : atteindre ou maintenir (selon les maladies) un taux de couverture vaccinale d’au moins 95 % aux âges appropriés en 2008 (aujourd’hui de 83 à 98 %).2 Entre deux parutions du calendrier vaccinal, les nouvelles recommandations sont consultables sur le site Internet du ministère de la Santé et des Solidarités à l’adresse suivante : http://www.sante.gouv.fr.3 Tuberculose : place de la vaccination dans la maîtrise de la maladie. Expertise collective Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Editions Inserm, novembre 2004. 281 p. www.inserm.fr.4 Extension d’AMM chez l’adulte obtenue en 2005.5 Plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale en France 2005-2010 consultable sur le site : http://www.sante.gouv.fr.6 Circulaire N° DGS/SD5C/DHOS/E2/2004/532 du 10 novembre 2004 relative au dépistage obligatoire au cours de la grossesse de l’antigène HBs du virus de l’hépatite B et à la vaccination des nouveau-nés de femmes porteuses de l’antigène du virus de l’hépatite B.7 Anaes-Inserm : Réunion de consensus - vaccination contre le virus de l’hépatite B – Mercredi 10 septembre et jeudi 11 septembre 2003 – Faculté de Médecine Xavier Bichat – Paris. Texte des recommandations. 17 p.8 Afssaps-Anaes-Inserm : Audition publique : vaccination contre le virus de l’hépatite B et sclérose en plaques : état des lieux (Paris – 9 novembre 2004) - Rapport d’orientation de la commission d’audition. 24 novembre 2004. 14 p.9 Cette vaccination peut être pratiquée par les sages-femmes, voir Arrêté du 22 mars 2005 fixant la liste des vaccinations que les sages-femmes sont autorisées à pratiquer (JO n° 78 du 3/05/05).10 Articles R.3112-1 et 3112-2 du code de la santé publique.11 Décret n° 2004-635 du 30 juin 2004 relatif à la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG et modifiant les articles R. 3112-2 et R. 3112-4 du code de la santé publique (JO 152 du 2/07/04),– Arrêté du 13 juillet 2004 relatif à la pratique de la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG et aux tests tuberculiniques (JO 174 du 29/07/04),– Circulaire N°DGS/SD5C/2004/373 du 11 octobre 2004 relative à la pratique de la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG, et à la pratique des tests tuberculiniques.20 Avis du CSHPF - section maladies transmissibles - relatif à la vaccination antirabique préventive, au traitement post-exposition, au suivi sérologique des personnes régulièrement exposées au virus de la rage des chauvessouris en France métropolitaine (séance du 14 janvier 2005).12 Fixe la liste des établissements ou organismes publics ou privés de prévention ou de soins dans lesquels le personnel exposé doit être vacciné. Cet arrêté a été modifié par l’arrêté du 29 mars 2005 qui complète la liste des autres établissements et organismes par les mots « - services d’incendie et de secours ».


 

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