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La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique
fusionne le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF)
et le Haut comité de la santé publique pour former le Haut conseil
de la santé publique. Cette même loi1
précise par ailleurs que « la politique de vaccination est élaborée
par le ministre chargé de la santé qui fixe les conditions
d’immunisation, énonce les recommandations nécessaires et rend
public le calendrier des vaccinations après avis du Haut conseil de
la santé publique ».Dans l’attente de la mise en place du Haut
conseil de la santé publique, le calendrier vaccinal est toujours
élaboré par le Comité technique des vaccinations (CTV), groupe de
travail permanent de la section des maladies transmissibles du
Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) qui regroupe
des experts de différentes disciplines (infectiologie, pédiatrie,
microbiologie, immunologie, épidémiologie,
pharmaco-épidémiologie…), conformément à l’arrêté du 25 septembre
2002.Le calendrier vaccinal qui fixe les vaccinations applicables
aux personnes résidant en France en fonction de leur âge, résume
donc les recommandations vaccinales « générales » émises par le
CSHPF. Il existe en outre des recommandations vaccinales «
particulières » propres à des expositions professionnelles ou à des
voyages.D’une manière générale, les recommandations des experts
résultent de l’évolution de l’épidémiologie des maladies, de
l’actualisation des recommandations en fonction de l’état des
connaissances sur l’efficacité et la tolérance des vaccins, des
recommandations émises dans d’autres pays et de la mise sur le
marché de nouveaux vaccins2. De plus,
elles tiennent compte des orientations générales de l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) en matière d’élimination de certaines
maladies, notamment de l’objectif d’élimination de la rougeole en
Europe ou de l’éradication de la poliomyélite dans le monde.Le
calendrier vaccinal 2005 introduit de nouvelles recommandations qui
concernent la vaccination contre la rougeole, les oreillons, la
rubéole, la diphtérie et la rage.Par ailleurs, des réflexions sont
actuellement engagées concernant d’une part l’évolution de la
stratégie de primo-vaccination par le BCG, sur la base des
conclusions de l’Expertise collective menée par l’Inserm3, d’autre part, l’évolution de la stratégie
de vaccination des nourrissons contre le pneumocoque, sur la base
de données nationales et internationales nouvellement
disponibles.Pour obtenir des renseignements pratiques on peut se
reporter au guide des vaccinations qui a été actualisé en 2004 et
est disponible sur le site internet du ministère de la santé
:http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/vaccins2003/index.htm.
Nouvelles recommandations
Vaccination contre la rougeole, les oreillons et la
rubéole
Dans le cadre du programme d’élimination de la rougeole et de la
rubéole congénitale de l’OMS, la France a proposé les mesures
suivantes qui ont été approuvées par le CSHPF du 18 mars 2005.
La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois
(et non plus à partir de 12 mois) et la deuxième dose au cours de
la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter un
intervalle d’au moins un mois entre deux injections).
Deux doses de vaccin trivalent sont recommandées pour les
enfants de plus de 24 mois, nés en 1992 ou après (de 24 mois à 13
ans en 2005) et n’en ayant pas déjà bénéficié.
Une dose de vaccin trivalent est recommandée pour les personnes
nées entre 1980 et 1991 et n’ayant jamais été vaccinées contre la
rougeole auparavant. Il s’agit des personnes âgées de 14 à 25 ans
en 20054.
Les deux mesures ci-dessus, concernant les sujets âgés de plus
de 24 mois et nés après 1979, n’induisent pas d’élargissement des
cibles vaccinales. En effet, elles consistent essentiellement, pour
les sujets qui n’ont pas respecté dans le passé le calendrier
préconisé de vaccination contre la rougeole, les oreillons et la
rubéole, en un rattrapage de la ou des doses de vaccin qui n’ont
pas été administrées.
Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois : il
est recommandé d’administrer à l’âge de 9 mois le vaccin contre la
rougeole-rubéole-oreillons. Dans ce cas, la deuxième dose est
recommandée entre 12 et 15 mois et suffit. Si le vaccin monovalent
contre la rougeole est utilisé, le sujet devra alors recevoir deux
autres injections de vaccin trivalent. Des recommandations de
vaccinations spécifiques ont été émises pour la vaccination autour
d’un cas ou de cas groupés incluant les 6-9 mois et les plus de 25
ans5.
Par ailleurs les personnes de plus de 25 ans non vaccinées et
sans antécédents de rougeole (ou dont l’histoire est douteuse) et
dont la sérologie est négative, qui exercent les professions de
santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans les
services accueillant des sujets à risque de rougeole grave doivent
recevoir une dose de vaccin trivalent.
Vaccination contre la diphtérie
La recommandation d’un rappel de vaccination contre la diphtérie
tous les 10 ans (avec la composante « d » diphtérie à dose réduite
d’anatoxine diphtérique) a été étendue à tous les adultes (voir
recommandations particulières).
Vaccination contre la rage
La vaccination contre la rage est recommandée pour les personnes
régulièrement exposées au virus de la rage des chauves-souris en
France métropolitaine (voir recommandations particulières).
Recommandations générales
Vaccination contre la coqueluche
La primo-vaccination et le rappel à 16-18 mois peuvent être
pratiqués indifféremment avec le vaccin à germes entiers ou le
vaccin acellulaire. Compte tenu de la recrudescence de cas de
coqueluche observée chez de très jeunes nourrissons contaminés par
des adolescents ou de jeunes adultes, un rappel est recommandé,
depuis 1998, entre l’âge de 11 et 13 ans et doit être pratiqué avec
un vaccin coquelucheux acellulaire, en même temps que le
3e rappel diphtérie, tétanos et polio.
Vaccination contre l’hépatite B
Dans son avis du 8 mars 2002, le CSHPF a recommandé la vaccination
systématique de tous les enfants avant 13 ans, en privilégiant la
vaccination du nourrisson, ainsi que la vaccination des groupes à
risque (cf. recommandations particulières). La vaccination est
recommandée à partir de l’âge de 2 mois (sauf pour les enfants nés
de mère antigène HBs positif chez lesquels elle doit être pratiquée
impérativement à la naissance6,
associée à l’administration d’immunoglobulines anti-HBs). Cette
recommandation a été confirmée par les réunions de consensus de
20037 et 20048, et par l’avis du 14 et 26 septembre 2004
du CTV et du CSHPF qui a considéré qu’il n’y avait pas lieu de
modifier les recommandations concernant la vaccination contre
l’hépatite B en France.
Un schéma vaccinal unique en trois injections, du type 0-1-6,
qui respecte un intervalle d’au moins un mois entre la première et
la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze
mois entre la deuxième et la troisième injection, est recommandé.
Un schéma adapté à certains cas particuliers, incluant trois doses
rapprochées et une quatrième dose 1 an plus tard, peut être proposé
lorsqu’une immunité doit être rapidement acquise (étudiants non
vaccinés des filières médicales et paramédicales, départ imminent
pour un séjour prolongé en zone de moyenne ou de forte
endémie).
Au-delà des trois injections de ce schéma initial, les rappels
systématiques de vaccin contre l’hépatite B ne restent recommandés
que dans des situations particulières (voir risques professionnels
et recommandations particulières).
Pour les nourrissons dont les parents préfèrent que la
vaccination contre l’hépatite B soit faite en même temps que les
autres vaccins par une seule injection, les vaccins combinés
hexavalents contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (vaccin
acellulaire), la poliomyélite (vaccin inactivé), les infections à
Hæmophilus influenzae de type b et l’hépatite B peuvent être
utilisés. Il est alors recommandé l’utilisation du calendrier
décrit au Tableau 1( Tableau 1 ).
Tableau 2( Tableau 2 ).
Tableau 1
|
Âge
|
Vaccin
|
Valences
|
|
Deux mois
|
Vaccin hexavalent
|
Diphtérie Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus
influenzae b Hépatite B
|
|
Trois mois
|
Vaccin pentavalent a¢*
|
Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus
influenzae b
|
|
Quatre mois
|
Vaccin hexavalent
|
Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus
influenzae b, Hépatite B
|
|
Seize à dix-huit mois
|
Vaccin hexavalent
|
Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢* Polio, infections à Hæmophilus
influenzae b, Hépatite B
|
Tableau 2 Calendrier des vaccinations 2005. Tableau
synoptique
|
Vaccins
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|
Âge
|
BCG
|
Diphtérie Tétanos
|
Poliomyélite1
|
Coqueluche
|
HIb
|
Hépatite B
|
Pneumo
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Rougeole Oreillons Rubéole
|
Grippe
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|
Naissance
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BCG2
|
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Hep B3
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2 mois
|
BCG2
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DT
|
Polio
|
Ce/Ca4
|
Hib
|
Hep B5
|
Pn76
|
|
|
|
3 mois
|
DT
|
Polio
|
Ce/Ca4
|
Hib
|
|
Pn76
|
|
|
|
4 mois
|
DT
|
Polio
|
Ce/Ca4
|
Hib
|
Hep B5
|
Pn76
|
|
|
|
9 mois
|
|
|
|
|
|
|
Rougeole Oreillons Rubéole7
|
|
|
12 mois
|
|
|
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|
|
|
Rougeole Oreillons Rubéole8
|
Grippe9
|
|
16-18 mois
|
DT
|
Polio
|
Ce/Ca10
|
Hib
|
Hep B5
|
Pn76
|
Rougeole Oreillons Rubéole8
|
|
24 mois
|
|
|
|
|
|
Pn23
|
|
< 6 ans
|
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|
Rougeole Oreillons Rubéole14
|
|
6 ans
|
|
DT11
|
Polio
|
|
|
|
|
11-13 ans
|
|
DT
|
Polio
|
Ca12
|
|
Hep B13
|
|
16-18 ans
|
|
DT11
|
Polio
|
|
|
|
Rougeole Oreillons Rubéole15
|
|
18-25 ans
|
|
Dt16, 17
|
Polio16
|
Ca18
|
|
|
|
> 25 ans
|
|
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|
|
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|
Rubéole20
|
|
> 65 ans
|
|
Dt16, 17
|
Polio16
|
|
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|
|
Grippe
|
Vaccination contre la rougeole, les oreillons et la
rubéole
L’augmentation de la couverture vaccinale, depuis que le vaccin
contre la rougeole a été introduit dans le calendrier vaccinal
français pour tous les nourrissons (en 1983), a été progressive et
s’est accompagnée d’une forte diminution de l’incidence de la
rougeole et donc d’une diminution de la probabilité de rencontrer
le virus sauvage. Ce fait, ajouté aux taux actuels de couverture
vaccinale voisins de 85 %, a conduit à la situation d’aujourd’hui,
dans laquelle un certain nombre d’adolescents et de jeunes adultes
ne sont pas immunisés contre la rougeole, n’ayant ni rencontré le
virus sauvage ni été vaccinés entraînant un risque de survenue
d’épidémies de rougeole.
L’augmentation de la couverture vaccinale des enfants avant
l’âge de 2 ans (qui doit atteindre au moins 95 %), l’administration
d’une seconde dose plus tôt et la vaccination des sujets réceptifs
(adolescents et jeunes adultes) dont le nombre s’est accru ces
dernières années devraient permettre à terme d’interrompre la
transmission des trois maladies.
Tous les enfants âgés de 24 mois devraient avoir reçu deux doses
du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. La
première dose est recommandée à l’âge de 12 mois et la seconde
entre 13 et 24 mois (respecter un délai d’au moins 1 mois entre les
deux vaccinations). Cette seconde vaccination ne constitue pas un
rappel, l’immunité acquise après une première vaccination étant de
longue durée. Elle constitue un rattrapage pour les enfants n’ayant
pas séro-converti, pour un ou plusieurs des antigènes, lors de la
première vaccination. La seconde dose peut être administrée plus
tard si elle n’a pu être effectuée au cours de la deuxième
année.
- – Les enfants peuvent être vaccinés par un vaccin
trivalent dès l’âge de 9 mois (recommandé en cas d’entrée en
collectivité), dans ce cas, la deuxième dose entre 12 et 15 mois
est recommandée et suffit. Si le vaccin monovalent contre la
rougeole est utilisé avant 12 mois, deux doses de vaccin trivalent
seront ensuite nécessaires pour obtenir une immunité efficace
contre les oreillons.
- – Les enfants de plus de 24 mois, nés en 1992 ou après
(soit entre 24 mois et 13 ans en 2005) devraient avoir reçu deux
doses de vaccin trivalent.
- – Les personnes nées entre 1980 et 1991 et n’ayant
jamais été vaccinées contre la rougeole auparavant (il s’agit des
personnes âgées de 14 à 25 ans en 2005), devraient avoir reçu une
dose de vaccin trivalent. Il est nécessaire de s’assurer de
l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse
dans les 2 mois suivant la vaccination, en raison d’un risque
tératogène théorique.
Chez les femmes nées avant 1980 (de plus de 25 ans en 2005) non
vaccinées, la vaccination contre la rubéole est recommandée,
par exemple lors d’une consultation de contraception ou prénuptiale
; la sérologie préalable et post-vaccinale n’est pas utile.
Cependant, si les résultats d’une sérologie confirmant l’immunité
de la femme vis-à-vis de la rubéole sont disponibles, il n’est pas
utile de la vacciner. Il est nécessaire de s’assurer de l’absence
d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse dans les deux
mois suivant la vaccination, en raison d’un risque tératogène
théorique.
Chez les femmes enceintes, si la sérologie prénatale est
négative ou inconnue, la vaccination ne pouvant être pratiquée
pendant la grossesse, elle devra être pratiquée immédiatement après
l’accouchement, de préférence avant la sortie de la maternité9, ou à défaut au plus tôt après la
sortie.
Vaccination contre la tuberculose
La vaccination par le BCG est obligatoire, sauf en cas de
contre-indication médicale, chez les enfants de moins de 6 ans
accueillis en collectivité (y compris chez une assistante
maternelle). Elle est recommandée dès le premier mois de vie pour
les enfants vivant dans un milieu à risque élevé de tuberculose.
Elle est obligatoire, en cas d’absence de vaccination antérieure
pour les enfants de plus de 6 ans, les adolescents et jeunes
adultes fréquentant les établissements d’enseignement du premier et
du second degré, ainsi que certaines collectivités10 et pour les adultes exposés. La technique
vaccinale de référence se fait par voie intradermique selon une
posologie adaptée à l’âge…
Rappel : la revaccination par le BCG en population
générale et chez les professionnels exposés à la tuberculose, a été
supprimée en 200411.
En conséquence l’Intradermo-réaction à la tuberculine à 5 Unités
(Tubertest®) n’a pas lieu d’être pratiquée à titre
systématique, notamment après la vaccination par le BCG. Elle doit
être pratiquée :
- 1) pour vérifier l’absence de tuberculose avant la
primovaccination, toutefois, les nouveau-nés sont vaccinés sans
test préalable,
- 2) dans l’enquête autour d’un cas de tuberculose,
- 3) comme aide au diagnostic de la tuberculose,
- 4) comme test de référence dans le cadre de la
surveillance des professions énumérées aux articles R. 3112-1 et
3112-2 du code de la santé publique.
Il faut signaler la disparition de la forme multipuncture du BCG
(Monovax®) annoncée par le laboratoire producteur pour
fin 2005.
Risques professionnels
En milieu professionnel, le risque d’exposition est évalué par le
médecin du travail.
Vaccinations obligatoires pour les professionnels de santé
Personnels visés par l’article L.3111-4. du Code de la santé
publique (ancien article L.10), loi du 18 janvier 1991, arrêté du
15 mars 19911212, arrêté du 23 août
199113
Diphtérie
Rappel tous les 10 ans avec un vaccin contenant une dose réduite
d’anatoxine.
3.1.1.2. Tétanos-polio
Rappel tous les 10 ans.
Hépatite B
Trois injections (schéma 0-1-6). Si la primovaccination a été
pratiquée avant l’âge de 25 ans, il n’y a pas lieu de faire de
rappel. Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25
ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage même
ancien des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10
mUI/ml, le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle
sérologique un à deux mois plus tard. Si le taux d’anticorps
anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en
pratique 10 mUI/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir. Si le taux
d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail
procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles,
sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3
injections de la première série vaccinale). Cette stratégie de
contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de
25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque
d’exposition (cf. recommandations particulières : 4.5. - i et
j).
Les modalités de contrôle de l’immunisation ont été re-précisées
(dans le cadre de certaines professions) par l’avis du CSHPF
relatif à la prévention de la transmission du virus de l’hépatite B
aux patients par les professionnels de santé du 27 juin et du 7
novembre 2003. Cet avis va avoir un impact sur le contrôle de la
vaccination contre le VHB jusqu’ici définie par l’arrêté du 26
Avril 1999, non seulement pour les étudiants de certaines filières
mais aussi pour les praticiens en exercice comme les médecins,
chirurgiens dentistes, infirmiers, sages femmes, laborantins14. Un nouvel arrêté actualisant
l’arrêté du 26 avril 1999 qui fixait les conditions d’immunisation
des personnes visées à l’article L. 3111-4 (ancien L.10) du code de
la santé publique, est en cours de rédaction. Toutefois dans
l’attente de la publication de ce nouveau texte réglementaire
prenant en compte cet avis, l’ancienne réglementation relative à la
vaccination contre l’hépatite B et aux conditions d’immunisation
est toujours applicable.
Typhoïde
Une injection puis revaccination tous les trois ans pour les
personnels de laboratoire d’analyse de biologie médicale.
Personnels des établissements de santé et autres visés par le
décret d’application de l’article L. 3112-1 (ancien article L. 215)
du Code de la santé publique
Tuberculose
- – Une IDR à la tuberculine à 5 Unités de tuberculine
liquide est obligatoire à l’embauche. Le résultat de sa mesure doit
être noté, il servira de test de référence.
- – Une vaccination par le BCG, même ancienne, sera exigée
à l’embauche. Sont considérées comme ayant satisfait à l’obligation
vaccinale par le BCG :
- • les personnes apportant la preuve écrite de cette
vaccination,
- • les personnes présentant une cicatrice vaccinale
pouvant être considérée comme la preuve de la vaccination par le
BCG15.
Vaccinations recommandées
Grippe
Professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier
et prolongé avec des sujets à risque (cf 4.3), personnel naviguant
des bateaux de croisière et des avions, et personnel de l’industrie
des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).
Coqueluche
Professionnels en contact avec des nourrissons trop jeunes pour
avoir reçu trois doses de vaccins coquelucheux, c’est-à-dire
personnel médical et paramédical des maternités, des services de
néonatologie, de tout service de pédiatrie prenant en charge des
nourrissons âgés de moins de 6 mois. Pour les étudiants des
filières médicales ou paramédicales, il est recommandé de pratiquer
cette vaccination à l’occasion d’un rappel dTP en utilisant un
vaccin à quatre valences.
Varicelle
Les personnes sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est
douteuse) et dont la sérologie est négative qui exercent les
professions suivantes : professionnels en contact avec la petite
enfance (crèches et collectivités d’enfants notamment), professions
de santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans
les services accueillant des sujets à risque de varicelle grave
(immuno-déprimés, services de gynéco-obstétrique, néonatologie,
maladies infectieuses).
Rougeole
Les personnes de plus de 25 ans non vaccinées et sans antécédents
de rougeole (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie
est négative, qui exercent les professions de santé en formation, à
l’embauche ou en poste en priorité dans les services accueillant
des sujets à risque de rougeole grave doivent recevoir une dose de
vaccin trivalent.
Hépatite A
Sujets exposés professionnellement à un risque de contamination :
personnels de crèches, d’internats des établissements et services
pour l’enfance et la jeunesse handicapée, personnels de traitement
des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation
alimentaire en restauration collective.
Leptospirose
Activité professionnelle16 exposant
spécifiquement au risque de contact fréquent avec des lieux
infestés par les rongeurs, telle qu’elle peut se présenter dans les
cadres suivants :
- – curage et/ou entretien de canaux, étangs, lacs,
rivières, voies navigables, berges ;
- – activités liées à la pisciculture en eaux
douces ;
- – travail dans les égouts, dans certains postes exposés
des stations d’épuration ;
- – certaines activités spécifiques en eaux douces
pratiquées par les pêcheurs professionnels, plongeurs
professionnels, garde-pêche ;
- – certaines activités spécifiques aux Dom-Tom.
Rage
Services vétérinaires, personnels des laboratoires manipulant du
matériel contaminé ou susceptible de l’être, équarrisseurs,
personnels des fourrières, naturalistes, taxidermistes, gardes
chasse, gardes forestiers, personnels des abattoirs.
Recommandations particulières
Vaccination contre la diphtérie
Le vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine diphtérique :
- – est recommandé pour les voyageurs en zones
d’endémie ;
- – et peut être utilisé en cas de pénurie du vaccin
Diphtérie Tétanos Polio, à partir de l’âge de 6 ans.
Vaccination contre la fièvre jaune
Chez les voyageurs et en particulier chez les résidents en zone
d’endémie, à partir de l’âge de 6 mois. La vaccination ne doit pas
être effectuée chez la femme enceinte. Cependant, en cas de
circonstances particulières (impossibilité de report d’un voyage
dans une zone d’endémie) le bénéfice de la vaccination devra être
évalué en fonction du risque par le médecin vaccinateur. La
vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire en Guyane.
Vaccination contre la grippe
- – Personnes âgées de 65 ans et plus ;
- – Personnes atteintes d’une des pathologies
suivantes : affections broncho-pulmonaires chroniques, dont
asthme, dysplasie broncho-pulmonaires et mucoviscidose ;
cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques
graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques
graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ;
drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C,
thalassodrépanocytose ; diabètes insulino-dépendant ou
non-insulino-dépendant ne pouvant être équilibrés par le seul
régime ; déficits immunitaires cellulaires (chez les personnes
atteintes par le VIH, l’indication doit être faite par l’équipe qui
suit le patient) ;
- – Personnes séjournant dans un établissement de santé de
moyen ou long séjour, quel que soit leur âge ;
- – enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont
l’état de santé nécessite un traitement prolongé par l’acide
acétylsalicylique (essentiellement pour syndrome de Kawasaki
compliqué et arthrite chronique juvénile).
Vaccination contre l’hépatite A
Adultes non immunisés et enfants au-dessus de l’âge de 1 an
voyageant en zone d’endémie, jeunes des internats des
établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapés
et les personnes exposées à des risques particuliers, patients
infectés chroniques par le virus de l’hépatite B ou porteurs d’une
maladie chronique du foie, homosexuels masculins.
Vaccination contre l’hépatite B
- a) Nouveau-nés de mère porteuse de l’antigène
HBs ;
- b) Enfants accueillis dans les services et institutions
pour l’enfance et la jeunesse handicapées ;
- c) Enfants et adultes accueillis dans les institutions
psychiatriques ;
- d) Enfants d’âge préscolaire accueillis en
collectivité ;
- e) Personnes ayant des relations sexuelles avec des
partenaires multiples ;
- f) Toxicomanes utilisant des drogues
parentérales ;
- g) Voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte
endémie (essentiellement l’Afrique subsaharienne, l’Asie, certains
pays de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du sud) :
le risque doit être évalué au cas par cas par le médecin
vaccinateur en fonction de la durée et des conditions du voyage, du
type d’activités et d’éventuels risques iatrogènes ;
- h) Personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de
forte endémie ;
- i) Personnes qui, dans le cadre d’activités
professionnelles ou bénévoles, sont susceptibles d’être en contact
direct avec des patients et/ou d’être exposées au sang et autres
produits biologiques, soit directement (contact direct,
projections), soit indirectement (manipulation et transport de
dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques, de linge, de
déchets), [à titre indicatif et non limitatif sont concernés :
les professionnels de santé libéraux, les secouristes, les gardiens
de prison, les éboueurs, les égoutiers, les policiers, les
tatoueurs17…] ;
- j) Patients susceptibles de recevoir des transfusions
massives et/ou itératives (hémophiles, dialysés, insuffisants
rénaux, candidats à une greffe d’organe...) ;
- k) Entourage d’un sujet infecté par le virus de
l’hépatite B ou porteur chronique de l’antigène HBs (famille vivant
sous le même toit) ;
- l) Partenaires sexuels d’un sujet infecté par le virus
de l’hépatite B ou porteur chronique de l’antigène HBs.
La pertinence d’un contrôle de l’immunité pour les personnes
vaccinées après 25 ans, en dehors des catégories i et j (voir
risques professionnels, 3.1.a) est à examiner au cas par cas en
fonction de l’intensité de l’exposition et de la présence de
facteurs de non-réponse à la vaccination.
La recommandation de suppression des rappels systématiques ne
s’applique pas aux insuffisants rénaux chroniques dialysés chez qui
une sérologie annuelle est recommandée avec rappel dès que le taux
d’anticorps descend au-dessous du seuil protecteur, quel que soit
l’âge.
Vaccination contre les infections invasives à méningocoque de
sérogroupe C
Le vaccin anti-méningococcique conjugué C permet la vaccination de
l’enfant à partir de l’âge de 2 mois, il est recommandé pour les
groupes à risque suivants :
- – les sujets contacts d’un cas d’infections à
méningocoques de sérogroupe C,
- – dans les zones délimitées où l’incidence du
méningocoque de sérogroupe C est particulièrement élevée, sur
décision des autorités après avis de la cellule de crise,
- – les enfants souffrant de déficit en fraction terminale
du complément, en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou
fonctionnelle.
Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque
Chez l’adulte et l’enfant de plus de 2 ans, la vaccination
antipneumococcique avec le vaccin polyosidique 23 valent18 est recommandée, tous les 5 ans, pour les
sujets splénectomisés, les drépanocytaires homozygotes, les
patients atteints de syndrome néphrotique, les insuffisants
respiratoires, les patients alcooliques avec hépatopathie
chronique, les insuffisants cardiaques et les sujets ayant des
antécédents d’infection pulmonaire ou invasive à pneumocoque. Cette
vaccination doit être proposée lors de leur admission dans des
structures de soins ou d’hébergement aux sujets ci-dessus qui n’en
auraient pas encore bénéficié.
Chez l’enfant de moins de deux ans, la vaccination par le
vaccin anti-pneumococcique conjugué heptavalent19 est fortement recommandée à partir de 2
mois pour les enfants présentant une pathologie les exposant à un
risque élevé d’infection invasive à pneumocoque :
- – asplénie fonctionnelle ou splénectomie ;
- – drépanocytose homozygote ;
- – infection par le VIH ;
- – déficits immunitaires congénitaux ou secondaires
à :
- – une insuffisance rénale chronique ou un syndrome
néphrotique ;
- – un traitement immunosuppresseur ou une radiothérapie
pour néoplasie, lymphome ou maladie de Hodgkin, leucémie,
transplantation d’organe ;
- – cardiopathie congénitale cyanogène, une insuffisance
cardiaque ;
- – pneumopathie chronique (à l’exception de l’asthme,
sauf les asthmes sous corticothérapie prolongée) ;
- – brèche cérébro-méningée ;
- – diabète.
La vaccination par le vaccin anti-pneumococcique heptavalent
conjugué est également recommandée pour les enfants âgés de moins
de 2 ans exposés à un ou des facteurs de risque lié(s) au mode de
vie identifiés dans la littérature : enfant gardé plus de quatre
heures par semaine en compagnie de plus de deux enfants en dehors
de la fratrie, enfant ayant reçu moins de deux mois d’allaitement
maternel, enfant appartenant à une fratrie d’au moins trois enfants
(d’âge pré-scolaire).
Enfin, la vaccination par le vaccin anti-pneumococcique
heptavalent conjugué est recommandée pour les candidats à
l’implantation cochléaire et les porteurs d’implants cochléaires
âgés de moins de 2 ans.
Vaccination contre la typhoïde
Voyageurs en zone d’endémie, à partir de l’âge de 2 ans.
Vaccination contre la coqueluche
Avec un vaccin acellulaire, ciblée vers les adultes susceptibles de
devenir parents dans les mois ou années à venir. Elle est également
recommandée à l’occasion d’une grossesse, pour les membres du foyer
(enfant qui n’est pas à jour pour cette vaccination, adulte qui n’a
pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix
dernières années), selon les modalités suivantes :
- – père et enfants : durant la grossesse de la
mère ;
- – mère : le plus tôt possible après
l’accouchement.
Vaccination contre la varicelle
Pour les personnes sans antécédents de varicelle (ou dont
l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, lors
des situations suivantes : personnes en contact étroit avec des
personnes immunodéprimées (les sujets vaccinés doivent être
informés de la nécessité, en cas de rash généralisé, d’éviter les
contacts avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours),
adultes de plus de 18 ans exposés à la varicelle (dans les 3 jours
suivant l’exposition à un patient avec éruption).
Vaccination contre l’encéphalite à tiques
Le comité technique des vaccinations dans sa séance du 29 janvier
2004 a estimé au vu des données présentées par l’Institut de veille
sanitaire et par le Centre national de référence qu’il n’y avait
pas d’indication de recommandation officielle de ce vaccin pour
certaines zones françaises. La prescription de ce vaccin devra être
posée au cas par cas.
Vaccination contre la rage
Pour les personnes régulièrement exposées au virus de la rage des
chauves-souris en France métropolitaine20 (chiroptérologues).
Recommandations vaccinales aux voyageurs
Des recommandations sanitaires pour les voyageurs sont élaborées
par le Comité des maladies d’importation et des maladies liées au
voyage, comité permanent (Arrêté du 25 septembre 2002) du Conseil
supérieur d’hygiène publique de France. Le programme de vaccination
à réaliser doit être adapté à l’âge et au statut vaccinal du
voyageur, à la situation sanitaire du pays visité, aux conditions
et à la durée du séjour. Outre la mise à jour des vaccinations
inscrites au calendrier vaccinal (diphtérie, tétanos, poliomyélite)
et de celles qui figurent dans la rubrique « recommandations
particulières » (fièvre jaune, hépatite A, hépatite B, typhoïde),
d’autres vaccinations peuvent être indiquées pour certains
voyageurs (encéphalite japonaise, encéphalite à tiques, méningite à
méningocoques A, C, Y, W135, rage). Ces vaccinations sont
détaillées dans les recommandations sanitaires pour les voyageurs,
approuvées par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France,
qui sont publiées chaque année dans le Bulletin épidémiologique
hebdomadaire et qui peuvent être consultées sur le site Internet du
ministère : www.sante.gouv.fr et de l’Institut de veille sanitaire
: www.invs.sante.fr.
Des informations complémentaires peuvent être obtenues en
consultant le site Internet du ministère de la Santé et des
Solidarités : www.sante.gouv.fr, rubrique « vaccinations »,
« Conseil supérieur d’hygiène publique - section des maladies
transmissibles », ou « actualités ».
13 Dresse la liste des études qui imposent
une obligation vaccinale pour les étudiants.14 Selon l’avis du CSHPF relatif à la prévention de
la transmission du virus de l’hépatite virale B aux patients par
les professionnels de santé du 27 juin et du 7 novembre 2003, la
stratégie vaccinale et le contrôle de l’immunisation seront
fonction de la profession :A : aide-soignant,
ambulanciers, audio-prothésiste, auxiliaire de puériculture,
ergothérapeute, manipulateur d’électroradiologie médicale, masseur
kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste, pédicure - podologue,
pharmacien (non biologiste), psychomotricien :
inchangéB : médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme,
infirmier, pharmacien - biologiste, laborantin - préleveur, ou
personne titulaire du certificat de préleveur sanguin : pour
ces professionnels, cet avis du CSHPF recommande d’abaisser l’âge
de la primovaccination au delà duquel une recherche d’anticorps est
par la suite nécessaire, de 25 ans à 13 ans. Le CSHPF a de plus
précisé une conduite à tenir devant un sujet vacciné dont la
concentration des anticorps anti-HBs dans le sérum, à l’issue de la
primovaccination ou d’une injection de rappel, est inférieure à 10
mUI/mL. Les mesures à mettre en oeuvre sont subordonnées au
résultat de la recherche de l’antigène HBs. Lorsque l’antigène HBs
n’est pas détectable dans le sérum, la vaccination doit être
reprise, jusqu’à détection d’anticorps anti- HBs dans le sérum,
sans dépasser 6 injections. En l’absence de réponse à la
vaccination, les postulants à une école ou filière, ou les
professionnels peuvent être autorisés à exercer sans limitation
d’activité, mais ils doivent être soumis à une surveillance
annuelle des marqueurs sériques du virus de l’hépatite B (antigène
HBs et anticorps anti-HBs). En ce qui concerne les autres
professions soumises à l’obligation vaccinale (voir ci-dessus : A)
et citées dans l’arrêté du 23 août 1991, et qui ne pratiquent pas
d’acte invasif, elles peuvent être maintenues en activité après
avis du médecin du travail.15 Arrêté du
13 juillet 2004 relatif à la pratique de la vaccination par le
vaccin antituberculeux BCG et aux tests tuberculiniques, qui
détermine les conditions dans lesquelles la cicatrice pourra être
considérée comme une preuve d’une vaccination par le BCG.16 Avis du CSHPF du 18 mars 2005 relatif aux
recommandations pour la prévention de la leptospirose en cas
d’activité professionnelle à risque. Voir aussi le rapport :
« Nouvelles recommandations relatives à la prévention du
risque chez les personnes exposées à la leptospirose » (CSHPF,
18 mars 2005), consultable sur www.sante.gouv.fr.17 Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de
France du 15 septembre 2000 concernant les règles de prophylaxie
des infections pour la pratique « d’actes corporels » sans
caractère médical avec effraction cutanée (tatouage, piercing,
dermographie, épilation par électrolyse, rasage).18 Dirigé contre 23 sérotypes de Streptococcus
pneumoniae.19 Dirigé contre 7 sérotypes
de Streptococcus pneumoniae.1 Pour
2004-2008 des objectifs quantifiés relatifs aux vaccinations sont
annexés à la loi :– grippe : atteindre un taux de couverture
vaccinale d’au moins 75 % dans tous les groupes à risque :
personnes souffrant d’une ALD (actuellement 50 %), professionnels
de santé (actuellement 21 %), personnes âgées de 65 ans et plus
(actuellement 65 %) d’ici à 2008 ;– maladies à prévention vaccinale
relevant de recommandations de vaccination en population générale :
atteindre ou maintenir (selon les maladies) un taux de couverture
vaccinale d’au moins 95 % aux âges appropriés en 2008 (aujourd’hui
de 83 à 98 %).2 Entre deux parutions du
calendrier vaccinal, les nouvelles recommandations sont
consultables sur le site Internet du ministère de la Santé et des
Solidarités à l’adresse suivante : http://www.sante.gouv.fr.3 Tuberculose : place de la vaccination dans la
maîtrise de la maladie. Expertise collective Inserm (Institut
national de la santé et de la recherche médicale). Editions Inserm,
novembre 2004. 281 p. www.inserm.fr.4
Extension d’AMM chez l’adulte obtenue en 2005.5 Plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole
congénitale en France 2005-2010 consultable sur le site :
http://www.sante.gouv.fr.6 Circulaire N°
DGS/SD5C/DHOS/E2/2004/532 du 10 novembre 2004 relative au dépistage
obligatoire au cours de la grossesse de l’antigène HBs du virus de
l’hépatite B et à la vaccination des nouveau-nés de femmes
porteuses de l’antigène du virus de l’hépatite B.7 Anaes-Inserm : Réunion de consensus -
vaccination contre le virus de l’hépatite B – Mercredi 10 septembre
et jeudi 11 septembre 2003 – Faculté de Médecine Xavier Bichat –
Paris. Texte des recommandations. 17 p.8
Afssaps-Anaes-Inserm : Audition publique : vaccination
contre le virus de l’hépatite B et sclérose en plaques : état des
lieux (Paris – 9 novembre 2004) - Rapport d’orientation de la
commission d’audition. 24 novembre 2004. 14 p.9 Cette vaccination peut être pratiquée par les
sages-femmes, voir Arrêté du 22 mars 2005 fixant la liste des
vaccinations que les sages-femmes sont autorisées à pratiquer (JO
n° 78 du 3/05/05).10 Articles R.3112-1 et
3112-2 du code de la santé publique.11
Décret n° 2004-635 du 30 juin 2004 relatif à la vaccination par le
vaccin antituberculeux BCG et modifiant les articles R. 3112-2 et
R. 3112-4 du code de la santé publique (JO 152 du 2/07/04),– Arrêté
du 13 juillet 2004 relatif à la pratique de la vaccination par le
vaccin antituberculeux BCG et aux tests tuberculiniques (JO 174 du
29/07/04),– Circulaire N°DGS/SD5C/2004/373 du 11 octobre 2004
relative à la pratique de la vaccination par le vaccin
antituberculeux BCG, et à la pratique des tests
tuberculiniques.20 Avis du CSHPF -
section maladies transmissibles - relatif à la vaccination
antirabique préventive, au traitement post-exposition, au suivi
sérologique des personnes régulièrement exposées au virus de la
rage des chauvessouris en France métropolitaine (séance du 14
janvier 2005).12 Fixe la liste des
établissements ou organismes publics ou privés de prévention ou de
soins dans lesquels le personnel exposé doit être vacciné. Cet
arrêté a été modifié par l’arrêté du 29 mars 2005 qui complète la
liste des autres établissements et organismes par les mots « -
services d’incendie et de secours ».
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