ARTICLE
Thrombopénie néonatale en relation
avec une pathologie maternelle
La thrombopénie gestationnelle
Une thrombopénie modérée (100 à 150 000
plaquettes), tout à fait isolée, survenant entre le 5ème
et le 8ème mois de grossesse peut être décelée
chez certaines femmes en dehors de toute pathologie (incidence de 10 à
20 %). Le mécanisme est mal connu, mais semble pouvoir s'expliquer
par l'hémodilution notée au cours de la grossesse. Elle
nécessite une surveillance, même si le risque de thrombopénie
néonatale est exceptionnel. Une récurrence peut s'observer
lors d'une grossesse ultérieure [3].
La thrombopénie auto-immune
Avant d'évoquer le diagnostic de Purpura thrombopénique
auto immun idiopathique (PTAI), un bilan immunologique complet (facteurs
anti-nucléaires, anticorps anti-DNA natifs, anticardiolipines,
anticoagulant circulant de type prothrombinase, facteur rhumatoïde,
test de Latex et Waaler Rose, complément) est réalisé
chez la mère afin d'éliminer une pathologie auto-immune
plus complexe (lupus érythémateux disséminé,
polyarthrite rhumatoïde, hyperthyroïdie).
Le PTAI
Le risque de thrombopénie néonatale concerne 15 à
30 % des nouveau-nés de mère ayant des antécédents
de thrombopénie auto-immune [4, 5] et le risque de thrombopénie
sévère est évalué à 5 à 10 %
[5, 6]. Chez le nouveau-né, la thrombopénie peut apparaître
secondairement avec un nadir entre le 4ème et le 7ème
jour et avoir une durée variable de 10 à 60 jours. Le risque
hémorragique pour le nouveau-né est essentiellement de localisation
intracrânienne et survient préférentiellement en cas
de traumatisme, même minime, lors du passage de la filière
génitale à l'accouchement (le risque d'hémorragie
anténatale est minime).
Lors de la grossesse, les auto-anticorps maternels de type IgG peuvent
franchir le placenta et provoquer une thrombopénie chez le ftus.
Ces auto-anticorps peuvent persister dans le sérum maternel au
long cours, à distance de la guérison du PTAI. Il est donc
nécessaire de considérer à risque toute grossesse
survenant chez une femme aux antécédents de PTAI. De la
même façon, il est important de rechercher par l'interrogatoire
cet antécédent chez toute femme enceinte en dehors même
de toute anomalie de la numération plaquettaire.
Le diagnostic de PTAI en cours de grossesse est un diagnostic d'élimination
évoqué en dehors de tout contexte infectieux ou de prise
médicamenteuse. Il repose sur la réalisation d'un test de
Dixon plaquettaire qui témoigne de la présence ou non d'anticorps
ou de complexes immuns présents à la surface des plaquettes
(ce test peut être positif dans toutes les thrombopénies
auto-immunes, quelle qu'en soit l'étiologie) et d'un test spécifique
: le MAIPA (monoclonal antibody immobilized platelet antigen) qui
recherche la présence d'auto-anticorps anti-glycoprotéine
de membrane plaquettaire.
Le risque d'atteinte ftale est difficile à évaluer
car il n'existe pas de corrélation entre le taux de plaquettes
du nouveau-né et les différents paramètres maternels
(taux de plaquettes maternel, taux d'IgG à la surface des plaquettes,
taux d'anticorps anti-plaquettes sériques, efficacité d'une
corticothérapie en fin de grossesse) [7-9]. Pour beaucoup, un antécédent
de thrombopénie sévère ayant nécessité
une splénectomie juste avant ou pendant la grossesse, expose le
nouveau-né à un risque de thrombopénie également
sévère [7-9].
Enfin, l'intervention d'autres facteurs individuels actuellement mal
connus pourrait expliquer l'atteinte isolée de l'un des deux jumeaux
lors de certaines grossesses gémellaires.
Complications liées à la grossesse
responsables de thrombopénie néonatale
L'éclampsie. Le HELLP (hemolysis
elevated liver enzymes, low platelets count) syndrome
Les pathologies réno-vasculaires, hypertensives, s'intégrant
ou non dans le cadre d'une pré-éclampsie font également
courir un risque de thrombopénie néonatale. Cette dernière
a pu être décrite chez 9,2 % des nouveau-nés de mères
présentant une hypertension artérielle (HTA) gravidique
contre 2,2 % des nouveau-nés de mères normotendues et ceci
d'autant plus fréquemment que l'enfant est prématuré
et hypotrophique [10]. Ainsi, l'incidence de la thrombopénie est
trois à cinq fois plus élevée chez les prématurés
dont les mères présentaient une HTA [10, 11]. Il existe
par ailleurs, un risque propre surajouté en cas de traitement maternel
par de la méthyldopa.
En cas de HELLP syndrome, la thrombopénie maternelle peut entraîner
de façon inconstante, une thrombopénie néonatale
dont le mécanisme reste mal connu.
Le retard de croissance intra-utérin
(RCIU)
L'incidence de la thrombopénie néonatale est six à
vingt fois plus élevée chez les nouveau-nés hypotrophiques
que chez les eutrophiques [12-15].
Les mécanismes sont multiples (périphériques, centraux
et mixtes) et souvent intriqués. L'hypothèse d'une déviation
de l'hématopoïèse au profit de la lignée rouge
et aux dépens des deux autres lignées, expliquerait la polyglobulie,
la leuconeutropénie et la thrombopénie observées
chez le nouveau-né hypotrophique. Cependant, dans 25 à 67
% des cas, la thrombopénie est dite idiopathique [12-16].
L'HTA gravidique et l'hypoxie per-natale sont des facteurs de risques
supplémentaires de thrombopénie néonatale.
Le plus souvent, la thrombopénie est modérée avec
un nadir à deux-trois jours de vie et évolue spontanément
de façon favorable en huit à dix jours [17].
Infection par le VIH
Au cours des infections par le VIH, la thrombopénie maternelle
est d'ordre immunologique et fait donc courir un risque de thrombopénie
au nouveau-né. Plus rarement, l'origine est multifactorielle :
défaut de production médullaire en rapport avec une toxicité
directe du VIH sur les mégacaryocytes, infections opportunistes,
toxicité médicamenteuse.
Les thrombopénies immunoallergiques
d'origine médicamenteuse
Le médicament ou son métabolite pris par la mère
forme en se liant à une protéine une structure antigénique
responsable de la synthèse d'anticorps.
La prise médicamenteuse sensibilisante peut être ancienne
ou récente mais l'éviction du médicament doit être
définitive du fait de la persistance au long cours de cette sensibilité.
La liste des principaux agents médicamenteux en cause est longue
; il s'agit essentiellement de la méthyldopa, des pénicillines,
du valproate de sodium et de l'héparine (le risque de thrombopénie
induite par l'héparine est plus élevé chez les femmes
enceintes, mais le risque ftal est minime car l'héparine
ne passe pas la barrière placentaire). Plus rarement, les barbituriques,
le rimifon, le diamox, les thiazidiques, les sulfamides, la quinine et
la quinidine, l'hydroxychloroquine, les digitaliques, les glycopeptides.
Manifestations cliniques d'une thrombopénie
néonatale
Le nouveau-né peut présenter des signes cliniques hémorragiques
plus ou moins graves : purpura pétéchial, ecchymotique,
bulles hémorragiques intra-buccales, céphalhématome,
saignements aux points de ponction, ou des signes évocateurs de
complications sévères : signes neurologiques d'hémorragie
intracrânienne, pâleur cutanéo-muqueuse. Mais il peut
également être asymptomatique et la numération formule
sanguine (NFS) sera alors effectuée en relation avec une pathologie
maternelle connue ou dans le cadre du bilan d'une autre pathologie néonatale.
L'interrogatoire maternel et l'examen clinique du nouveau-né
orientent le diagnostic : signes infectieux (détresse respiratoire,
hépatosplénomégalie, hypo- ou hyperthermie, ictère
précoce...), hémangiome, syndrome malformatif.
Pathologie néonatale et thrombopénie
L'allo-immunisation
L'incidence des thrombopénies néonatales allo-immunes
est faible et représente un cas sur 1 à 3000 naissances
vivantes [18].
Cette pathologie survient dès la première grossesse dans
50 à 60 % des cas avec un risque de récurrence lors des
grossesses ultérieures de 88 à 95 % [19]. Le taux de plaquettes
maternel est normal et la mère ne présente aucun antécédent
particulier.
Il existe deux systèmes antigéniques plaquettaires distincts
: le système HLA et les antigènes spécifiques de
plaquettes. Ces derniers, impliqués dans le phénomène
d'allo-immunisation, sont essentiellement au nombre de huit (HPA1 à
HPA8) (tableau 2). L'antigène
HPA1a (PLA1) est majoritairement en cause (80 à 90 % des cas).
En effet, 97,5 % de la population générale est de groupe
HPA1a positif et seulement 2,5 % sont HPA1a négatif [19]. Une femme
HPA1a- a donc toutes les chances d'avoir un conjoint HPA1a+. La thrombopénie
résulte de l'immunisation de la mère contre les antigènes
plaquettaires ftaux hérités du père. L'expression
de l'antigène HPA1a dès la 17ème semaine
d'aménorrhée (SA) et son passage trans-placentaire possible,
rendent compte du risque ftal dès la période anténatale.
De façon surprenante, seules 9 % des mères HPA1a - dans
cette situation vont s'immuniser.
L'appartenance de ces femmes au groupe HLA DR3 (mais aussi B8, DR W52a)
est un facteur de risque majeur [18-20]. Dans une moindre mesure (5 à
15 % des cas), les systèmes également impliqués sont
le HPA5 et HPA1b (PLA2), HPA3 (Bak a).
Le diagnostic repose sur le typage plaquettaire des deux parents et
sur la réalisation de tests spécifiques : le MAIPA qui recherche
la présence d'auto-anticorps plaquettaires sériques et le
Cross match, la présence dans le sérum maternel d'anticorps
spécifiquement dirigés contre les plaquettes du père.
La thrombopénie est variable, le plus souvent profonde, inférieure
à 30 000 (avec un nadir à 24-48 heures et une régression
spontanée en une à trois semaines) et peut donc être
responsable d'hémorragie grave plus fréquemment que dans
les thrombopénies auto-immunes. Le nouveau-né présente
dès la naissance ou dès les premières heures de vie
un purpura pétéchial rapidement extensif, des hémorragies
aux points de ponction et plus rarement des hémorragies digestives.
L'hémorragie cérébrale (présente dans 10 à
20 % des cas) peut survenir à tout moment en cours de grossesse
(surtout vers 30-35 SA) mais semble plus probable en per partum. Elle
est responsable de 12 % de décès et de 20 % de séquelles
neurologiques à type de déficits sensoriels, mentaux et
moteurs, d'épilepsie à type de spasme en flexion. Certaines
de ces séquelles sont également liées à l'existence
de cavités porencéphaliques (parfois associées à
une hydrocéphalie), probablement consécutives à des
hémorragies et/ou des ischémies survenues in utero
et de diagnostic anténatal possible [21-22].
Enfin, il est important, lorsque le diagnostic d'allo-immunisation est
porté, d'effectuer un typage plaquettaire et éventuellement
un phénotypage HLA, aux surs de la mère. De la même
façon, il est également nécessaire de rechercher
une thrombopénie chez un nouveau-né dont un cousin germain
maternel aurait présenté une thrombopénie néonatale.
Les infections
Des examens complémentaires sont réalisé selon
le contexte anamnestique : numération, C réactive protéine,
hémocultures, fibrinogène, prélèvements périphériques
du nouveau-né, radiographie de thorax, recherche d'une coagulation
intra-vasculaire disséminée (CIVD), sérologies virales
maternelles associées ou non à une PCR (Polymerase chain
reaction) et à la recherche d'IgM chez le nouveau-né.
Bactériennes
La fréquence des thrombopénies est estimée entre
52 et 75 % des nouveau-nés présentant une infection certaine
[23]. Elle est le plus fréquemment profonde, inférieure
à 30 000 et peut survenir dès les deux premiers jours de
vie. Cette thrombopénie peut s'intégrer dans un contexte
anamnestique et clinique aigu évocateur : hyperthermie maternelle,
hépatosplénomégalie chez le nouveau-né, détresse
respiratoire.
Le mécanisme est le plus souvent périphérique dans
le cadre d'un syndrome de consommation (CIVD) [24, 25], par action toxique
directe des germes sur les plaquettes ou par adhésion des plaquettes
sur un endothélium vasculaire auparavant lésé.
Les germes sont ceux des infections materno-foetales (streptocoques
B, E. coli, Listéria) ou beaucoup plus rarement la syphilis
congénitale. Dans les unités de soins intensifs, la réalisation
de gestes invasifs (pose de cathéter, intubation trachéale...)
chez le nouveau-né (prématuré ou non) entraîne
l'émergence d'infections secondaires sévères à
d'autres germes nosocomiaux : staphylocoque doré, staphylocoque
coagulase négative, E.coli, Pseudomonas aeruginosa, Klebsielle.
Dans ce cas, la thrombopénie s'aggrave rapidement avec un nadir
à 24-48 heures du début de l'infection et régresse
avec un traitement adapté après 5 à 7 jours [24].
L'antibiothérapie intraveineuse adaptée permet une évolution,
le plus souvent favorable.
Virales
L'association d'une atteinte pluriviscérale (hépatosplénomégalie,
atteinte neurologique) à une thrombopénie voire même
à une pancytopénie oriente vers une origine virale. Les
mécanismes peuvent être périphériques, centraux
ou mixtes.
Un grand nombre de virus peut être en cause : virus herpès
(Epstein Barr virus, herpès simplex et le CMV de façon très
prépondérante) et la rubéole.
L'évolution spontanée et sous traitement est souvent plus
prolongée et les séquelles de l'atteinte virale non négligeables
(troubles neurologiques, syndrome malformatif).
Parasitaires
De façon beaucoup plus exceptionnelle, le paludisme [26] et la
toxoplasmose (dans le cadre d'une séroconversion anténatale)
peuvent être responsable d'une thrombopénie néonatale.
Souffrance foetale aiguë (SFA) -
Syndrome de consommation
En dehors des infections néonatales graves, un syndrome de consommation
(CIVD) peut également survenir en cas d'anoxo-ischémie périnatale
(anoxie, acidose), d'entérocolite ulcéro-nécrosante,
d'hypothermie, d'exceptionnel syndrome hémolytique et urémique
néonatal et chez l'enfant post-mature (syndrome de consommation
induit par une hypoxie chronique responsable d'un infarcissement placentaire).
Une lésion initiale de l'endothélium vasculaire associée
à une activation de la coagulation participe à la formation
de microthrombi au sein desquels il existe une consommation excessive
de plaquettes.
De la même façon, un syndrome de consommation peut compliquer
un piégeage des plaquettes (coagulation intravasculaire localisée
et plus rarement une CIVD) au sein d'un hémangiome géant
(syndrome de Kasabach Meritt).
Le bilan d'hémostase (temps de prothrombine, temps de céphaline
activé, temps de thrombine, fibrine, facteurs de la coagulation,
puis éventuellement produits de dégradation de la fibrine,
D dimères) évalue l'existence d'une CIVD. L'évolution
de la thrombopénie suit de façon parallèle les anomalies
d'hémostase et sa correction s'effectue à distance après
traitement de l'étiologie.
Etiologie diverses
Secondaire à une transfusion massive
Les transfusions (exsanguinotransfusion, circulation extra-corporelle)
actuellement d'indication beaucoup plus exceptionnelle peuvent également
engendrer une thrombopénie associée à une hypocalcémie
(mécanismes divers : déperdition importante, dilution des
plaquettes du donneur, défaut de compensation des mégacaryocytes
du receveur).
Thrombopénies centrales et/ou congénitales
Les thrombopénies néo-natales centrales représentent
des étiologies qui restent rares, dont le diagnostic se fait en
partie par la réalisation d'un myélogramme. Les causes sont
multiples : médicamenteuse (susceptibilité particulière
de certains nouveau-nés aux diurétiques thiazidiques pris
par la mère en cours de grossesse), tumorale (leucémie et
neuroblastome néonatal), hématologique (amégacaryocytose
congénitale).
Une thrombopénie néonatale peut s'observer dans le cadre
de la trisomie 21 (thrombopénie au cours d'une réaction
leucémoïde), le syndrome de Turner, de pathologies métaboliques
(acidémie méthymalonique, hyperglycinémie, acidémie
isovalérique).
Il existe également des thrombopathies héréditaires
dont le diagnostic est évoqué devant une anamnèse
familiale qu'il est important de reconstituer. La confirmation diagnostique
est le plus fréquemment tardive et la révélation
néonatale exceptionnelle (tableau
3).
CONCLUSION
En présence d'une thrombopénie néonatale, une pathologie
maternelle préexistante ou contemporaine de la grossesse oriente
initialement la démarche diagnostique et étiologique. Une
collaboration et une prise en charge multidisciplinaire en cours de grossesse
et à l'accouchement entre l'équipe obstétricale,
le pédiatre et les hématologues sont indispensables et permettent
une démarche parfois préventive et une prise en charge précoce.
Cependant, un grand nombre de thrombopénies néonatales
modérées et isolées ne sont vraisemblablement pas
diagnostiquées du fait de l'absence de manifestations cliniques.
REFERENCES
1. Castle V., Andrew M., Kelton J., Giron D., Johnston M., Carter
C. 1986. Frequency and mechanism of neonatal thrombocytopenia. J Pediatr
108 : 749-55.
2. Dreyfus M. 1998. Enquête sur la fréquence et
l'étiologie des thrombopénies néonatales. JPOP
85-88.
3. Eclache V., Aurousseau M.H., Le Fur A., Buisson P., Lejeune
F. 1992. Purpura thrombopénique idiopathique et grossesse. La
Médecine Infantile 395-99.
4. Samuels P., Bussel J.B., Braitman L.E., et al. 1990.
Estimation of the risk of thrombocytopenia in the offspring of pregnant
women with presumed immune thrombocytopenic purpura. N Engl J Med
323 : 229-35.
5. Burrows R.F., Kelton J.G. 1990. Low fetal risks in pregnancies
associated with idiopathic thrombocytopenic purpura. Am J Obstet
163 : 1147-50.
6. Kaplan C., Daffos F., Forestier F., et al. 1990. Fetal
platelet counts in thrombocytopenic pregnancy. Lancet 1 : 979-82.
7. Yamada H., et al. 1998. Risks factors for neonatal
thrombocytopenia in pregnancy complicated by idiopathic thrombocytopenic
purpura. Ann Hematol 76 : 211-4.
8. Payne S.D., et al. 1997. Maternal characteristics and
risk of severe neonatal thrombocytopenia and intracranial hemorrhage in
pregnancies complicated by autoimmune thrombocytopenia. Am J Obstet
Gynecol 177 : 149-55.
9. Valat A.S., et al. 1998. Relationship between severe
neonatal thrombocytopenia and maternal characteristics in pregnancies
associated with autoimmune thrombocytopenia. Br J Haematol 103
: 397-401.
10. Burrows R.F., et al. 1990. Neonatal thrombocytopenia
in the hypertensive disorders of pregnancy. Obstet Gynecol 76 :
234-8.
11. Brazy J.E., Grimm J.K., Little V.A. 1982. Neonatal manifestations
of severe maternal hypertension occurring before the thirty-sixth week
of pregnancy. J Pediatr 100 : 265-71.
12. Shuper A., Mimouni F., Merlob P., et al. 1983. Thrombocytopenia
in small-for-gestational-age infants. Acta Paediatr Scand 72 :
139-40.
13. Philip A.G.S., Tito A.M. 1989. Increased nucleated red blood
cell counts in small-for-gestational-age-infants with very low birth weight.
Am J Dis Child 143 : 164-9.
14. Metha P., Vasa R., Neumann L., Karpatkin M. 1980. Thrombocytopenia
in high-risk infant. J Pediatr 97 : 791-4.
15.Van den Hof M.C., Nicolaides K.H. 1990. Platelet count in
normal, small and anemic fetuses. Am J Obstet Gynecol 162 : 735-9.
16. Ropert J.C., Dreyfus M., Dehan M., Tchernia G. 1984. Thrombopénies
néonatales sévères. Analyse des données étiologiques
de 64 cas. Arch Fr Pediatr 41 : 85-90.
17. Bedu A., Mattioli C., Aujard Y. 1998. Thrombopénie
associée à un retard de croissance intra-utérin.
Journées Parisiennes de Pédiatrie. Paris : Flammarion
pp. 201-11.
18. Johnson J.A., et al. 1997. Prenatal diagnosis and
management of neonatal alloimmune thrombocytopenia. Semin Perinatol
21 : 45-52.
19. Kaplan C. 1988. Les thrombopénies néonatales
par allo-immunisation foeto-maternelle dans le système PLA. Séminaires
de l'hôpital Bretonneau : Arnette pp. 99-103.
20. Santoso S., et al. 1998. Human platelet specific alloantigens
: update. Vox Sang 74 Suppl 2 : 249-53. Review.
21. Ropert J.C. 1998. Morbidité et traitement des thrombopénies
néonatales immunologiques. JPOP 88-91.
22. Boccara J.F., Janaud J.C., Badoual J. 1988. Conséquences
anté-natales des allo-immunisations anti plaquettaires. Journées
Parisiennes de Pédiatrie. Paris : Flammarion Ed. : pp. 211-7.
23. Andew M., Kelton J. 1984. Neonatal thrombocytopenia. Clin
Perinatol 11 : 359-81.
24. Roberts I., Murray N. 1999. Management of thrombocytopenia
in neonates. Br J Haematol 105 : 864-70.
25. Tate DY., Carlton GT., Johson D., Sorensen RL., Nesbit M.,
White J., Thomson T., Krivit W. 1981. Immune thrombocytopenia in severe
neonatal infections. J Pediatr 98 : 449-53.
26. Niederer A.J., Loeffler A.M. 1999. Fever, thrombocytopenia
and splenomegaly in neonate. Ped Inf Dis J 18 : 78-81.
27. Burrows R.F., Kelton J.G. 1995. Perinatal thrombocytopenia.
Perinatal Hemato 22 : 779-798.
|