ARTICLE
Fréquence des ictères
en maternité
La valeur seuil de 290 µmol/l est généralement acceptée
pour définir une hyperbilirubinémie significative [1], bien
que des valeurs inférieures soient parfois proposées [2].
En fait, ces valeurs n'ont de sens que dans le cadre d'un repérage
des enfants à risque d'ictère sévère et dans
le choix d'un traitement, puisque le taux toxique de bilirubine est beaucoup
plus élevé. Les données épidémiologiques
décrivant l'évolution des taux de bilirubine et les risques
d'hyperbilirubinémie dans des cohortes de nouveau-nés sains
sont assez récentes [3, 4]. Les résultats font apparaître
des variations importantes concernant le niveau et la date du pic maximal
de bilirubine (entre le 3ème et le 5ème
jour de vie). Les taux d'hyperbilirubinémie supérieurs à
290 µmol/l pendant les cinq premiers jours de vie varient de 1,7
à 12 % [5]. Cette variabilité témoigne de différences
entre les populations étudiées concernant les facteurs raciaux
et la proportion d'enfants alimentés au lait de leur mère.
Physiopathologie
Les causes de l'hyperbilirubinémie non conjuguée du nouveau-né
sont parfaitement connues et se présentent le plus souvent comme
des manifestations transitoires liées aux processus de l'adaptation
à la vie extra-utérine. L'élévation de la
bilirubinémie est due à une augmentation de sa production
alors que son métabolisme et son excrétion sont limités.
L'interaction de plusieurs facteurs spécifiques à cette
période de la vie contribue à ce phénomène.
La synthèse quotidienne de bilirubine non conjuguée (BNC)
est deux fois supérieure à celle de l'adulte, du fait de
la réduction de la durée de vie des globules rouges avec
hémolyse accrue associée à une masse globulaire plus
importante. L'activité de l'hème oxygénase qui contrôle
la synthèse de biliverdine, puis de la BNC, s'adapte rapidement
à cette situation, mais toute cause d'hémolyse ajoutée
accélère le mécanisme et dépasse cette adaptation.
Par ailleurs, d'autres facteurs induisent une augmentation d'activité
de l'hème-oxygénase avec pour conséquence une hémolyse
: jeûne, hyperinsulinisme, endotoxines bactériennes, hypoxie.
Les premières étapes de la clairance hépatique de
la bilirubine ne sont pas encore complètement élucidées
: la captation hépatocytaire dépend surtout de protéines
de liaison intracytoplasmiques qui contrôlent le reflux de bilirubine
vers le plasma. La conversion de la bilirubine en dérivés
conjugués se fait au niveau du réticulum endoplasmique sous
l'action de la bilirubine glycuronyl-transférase, dont l'activité
nulle pendant la vie ftale s'élève très rapidement
après la naissance.
Ces particularités du métabolisme de la bilirubine permettent
de comprendre que le déficit de glycuro-conjuguaison n'est pas
le seul mécanisme en cause. Cette augmentation transitoire de la
bilirubinémie s'explique par la conjonction de facteurs liés
à l'hémolyse, à la conversion de la biliverdine,
à l'immaturité des systèmes de captation et de conjugaison
hépatique et à une accentuation du cycle entérohépatique.
Approche pratique de la prise en charge des ictères
en maternité
Reconnaissance et mesure de l'hyperbilirubinémie
La reconnaissance de l'ictère passe d'abord par une étape
clinique. La progression céphalo-caudale de l'ictère et
son accentuation sont corrélées à l'augmentation
des taux sanguins [6]. L'examen doit être réalisé
dans de bonnes conditions d'éclairage, en comparant l'intensité
du teint jaune par compression de la peau en plusieurs endroits.
Le dosage de la bilirubine totale est l'examen de référence,
par prélèvement de sang veineux, artériel ou capillaire.
Le pourcentage de bilirubine directe (non conjuguée) est normalement
inférieur à 10 % de la bilirubine totale. Le prélèvement
sanguin est indiscutablement utile dans les ictères précoces,
mais le développement de techniques de mesures non invasives constitue
une alternative intéressante.
Le principe de fonctionnement repose sur la mesure de la réflexion
cutanée d'un flash lumineux. La présence de pigments sous-cutanés
de bilirubine provoque l'absorption de certaines longueurs d'ondes ; ainsi,
la lumière retenue est proportionnelle au taux de bilirubine sanguin
[7]. Néanmoins, le principe de cette corrélation linéaire
n'est pas absolument parfait, en particulier pour les valeurs élevées
de bilirubine [8]. Les conditions techniques de mesures doivent être
rigoureusement observées : mesures sur plusieurs sites, en respectant
la progression céphalo-caudale de l'ictère, et en évitant
les zones trop exposées à la lumière [2]. D'autres
facteurs, qui influencent l'équilibre entre les compartiments vasculaires
et sous-cutanés, peuvent affecter la méthode et abaisser
la valeur prédictive de la mesure transcutanée : photothérapie,
site de mesure, taux sérique d'albumine, pH, âge gestationnel.
En pratique, cette méthode convient parfaitement au dépistage
initial précoce, permettant de poser les indications d'un prélèvement
sanguin.
Eléments de l'orientation diagnostique
La survenue très précoce, avant la 24ème heure,
d'un ictère clinique est d'emblée à considérer
comme pathologique (tableau 1).
La plupart des ictères sont physiologiques. La recherche des
données cliniques et anamnestiques permet de distinguer entre ictère
pathologique ou non (tableau 2).
Prise en charge thérapeutique
Deux stratégies thérapeutiques complémentaires
peuvent être envisagées.
Les dispositifs techniques
La photothérapie est l'outil thérapeutique le plus efficace
et le plus utilisé. Plusieurs processus de réactions photochimiques
sont impliqués dans les mécanismes de transformation-élimination
de la bilirubine. L'exposition à la lumière agit par augmentation
de la solubilité de la bilirubine : ce n'est pas tant la photoxydation
dont la réaction est lente qui semble le mécanisme le plus
important, mais plutôt la production d'isomères ionisés
solubles, principalement des isomères géométriques,
dont l'élimination est la plus rapide [9].
L'efficacité de la photothérapie augmente en fonction
de l'intensité lumineuse. La distance idéale se situe à
15-20 cm, l'enfant doit être nu et sans couches, pour exposer la
plus grande surface cutanée. L'utilisation d'une surface de couchage
blanche permet également d'améliorer la surface exposée
par réflexion de la lumière.
Le choix du type de tube de photothérapie est déterminant
quant à l'efficacité. La bilirubine est un pigment jaune
et ne peut donc absorber que la lumière bleue, violette et verte.
La lumière bleue est la mieux absorbée in vitro,
mais la longueur d'onde plus élevée de la lumière
verte lui assure théoriquement une pénétration cutanée
plus profonde [10]. Néanmoins, les études comparatives entre
les différents types de lumière [11] et les nouveaux dispositifs
de photothérapie par lumière bleue confirment la supériorité
de ce type de lumière [12].
La photothérapie par fibres optiques est séduisante car
les caractéristiques techniques du système se traduisent
par une impression de meilleur confort : facilité de la mise en
uvre et simplification de la surveillance de l'enfant. Cependant
son efficacité est indiscutablement inférieure à
celle des dispositifs classiques avec une décroissance de la bilirubine
de 10 % par 24 heures contre 30 % pour les systèmes conventionnels
[13]. Cette insuffisance d'efficacité est directement liée
aux moins bonnes performances du système, qui sont confirmées
dans un autre domaine, par l'absence d'effet sur l'augmentation du flux
sanguin mésentérique post-prandial mesuré par doppler
par rapport aux systèmes de photothérapie conventionnels,
faisant préférer cette technique chez l'enfant prématuré
[14]. Finalement, son utilisation peut éventuellement être
proposée pour la prise en charge thérapeutique des ictères
modérés d'enfants traités à domicile.
Les dispositifs de photothérapie intensive, avec tunnel de plusieurs
tubes sur 360°, permettent de combiner la plus grande surface exposée
à l'intensité lumineuse maximale [15].
Les moyens pharmacologiques
Les principes du traitement pharmacologique de l'ictère du nouveau-né
passent par deux voies : soit par un blocage de l' hème-oxygénase
responsable de la dégradation de l'hème, soit par une induction
enzymatique de la glycuro-conjuguaison.
Les métalloporphyrines exercent une action inhibitrice sur l'enzyme
clé de la dégradation de l'heme. La similitude de structure
entre les métalloporphyrines et l'hème conduit à
une liaison irréversible bloquant le cycle de catalyse de l'heme.
Après plusieurs études expérimentales, le premier
essai clinique avec la Sn-protoporphyrine administrée en préventif
chez des nouveau-nés à risque d'hémolyse a confirmé
l'efficacité d'un traitement comportant trois injections [16].
Des phénomènes de photosensibilisation ont été
décrits en association à un traitement par photothérapie.
Par la suite, les essais cliniques se sont tournés vers la Sn-mésoporphyrine,
dont la phototoxicité s'est avérée moins importante.
Son utilisation dans les trois premiers jours a confirmé une efficacité
supérieure à la photothérapie chez des nouveau-nés
de 35 à 39 semaines en l'absence de contexte d'hémolyse
[17]. Plus récemment, une étude conduite chez des nouveau-nés
à terme allaités, sans contexte d'hémolyse, a montré
qu'un traitement préventif par une dose unique de Sn-mésoporphyrine
(6 µmol/kg, intramusculaire) permettait de contrôler l'hyperbilirubinémie
puisque aucun des enfants traités n'a nécessité de
photothérapie [18]. Les applications cliniques sont limitées
par l'absence de fabrication industrielle et par une insuffisance de renseignements
sur les effets secondaires. L'application d'un tel traitement reste cependant
une perspective intéressante pour la prise en charge des enfants
à risque d'ictères hémolytiques comme cela a été
démontré dans les premières publications, et probablement
pour les nouveau-nés allaités dans le cadre des programmes
de sortie précoce à domicile [19].
Actuellement, l'induction enzymatique est certainement la méthode
la plus simple à mettre en uvre. L'utilisation du phénobarbital
est inappropriée : seul le traitement préventif anténatal
apporte une efficacité, le traitement postnatal a une efficacité
discutable et comporte trop d'effets secondaires. Le clofibrate représente
le seul traitement inducteur simple, efficace et sans effet secondaire
[20, 21]. Sa généralisation a été initialement
freinée par les problèmes posés par sa présentation
galénique, mais la forme actuellement distribuée par la
Pharmacie centrale des hôpitaux de Paris a résolu ces difficultés
(tableau 3) [22].
Indications thérapeutiques et risque d'ictère
sévère du nouveau-né
La neurotoxicité de la bilirubine non conjuguée est bien
démontrée, à la fois sur des données expérimentales
et épidémiologiques. Outre la description historique de
l'ictère nucléaire, des atteintes neurosensorielles, en
particulier auditives, sont décrites. Les critères biologiques
varient selon l'âge gestationnel, l'âge postnatal, la pathologie
néonatale et les traitements associés. Le risque neurotoxique
augmente proportionnellement à la concentration de la bilirubine
non conjuguée non liée à l'albumine plasmatique (BNL),
et permet d'appréhender la gravité potentielle de l'ictère.
Le taux de BNL définit des zones de risque limite entre 0,6 et
0,8 mg/l et élevé à partir de 0,8 mg/l. Mais en pratique
courante, c'est bien la mesure de la concentration de la bilirubine totale
et conjuguée qui doit être utilisée en première
intention. La mesure de la BNL peut être proposée à
partir d'une valeur seuil élevée (> 300 µmol/l avant
H48, ou > 340 entre H48 et H72) [23].
L'administration préventive de clofibrate peut être recommandée
[22], même si elle n'est pas toujours envisagée par les équipes
françaises [24]. Des recommandations claires ont été
publiées par l'Académie américaine de pédiatrie,
qui définissent les règles de conduite du traitement. Les
valeurs de référence concernent le taux de bilirubine totale
et déterminent les étapes de la prise en charge thérapeutique
pour des nouveau-nés à terme sains [1] (tableau
4). Dans les situations de risque d'hémolyse, l'utilisation
de la photothérapie intensive est plus précoce. En pratique,
la distinction entre la photothérapie en discontinu ou continu,
n'apparaît pas logique vu le mode d'action, alors que l'exposition
à la lumière intensive est possible en cures courtes de
4 à 6 heures éventuellement répétées.
Après la publication de ces recommandations, ces valeurs seuils
ont fait l'objet d'une controverse alimentée par la publication
de plusieurs cas d'ictère nucléaire [25]. Le lien de causalité
n'est pas établi, ce d'autant que le taux de bilirubine signalé
est souvent supérieur à 510 µmol/l, ce qui signifie
que ce n'est pas tant la définition de critères thérapeutiques
pour des seuils plus élevés bilirubine qui est en cause,
mais plutôt les conditions du repérage de ces situations
et de l'application correcte de ces consignes [26].
Curieusement, les données descriptives du nombre d'enfants concernés
par ce type de prise en charge en maternité sont peu nombreuses,
alors que l'hyperbilirubinémie est régulièrement
décrite comme un problème fréquent. Une large étude
prospective conduite dans plusieurs centres aux Etats-Unis apporte des
informations très intéressantes [27]. Les résultats
montrent qu'il existe une grande variabilité entre les centres
en ce qui concerne le nombre d'enfants pour lesquels un dosage sanguin
de bilirubine a été réalisé dans les 72 premières
heures de vie (17 à 52 % d'une population constituée uniquement
de nouveau-nés à terme entre 37 et 41 semaines). L'hyperbilirubinémie
est fréquente et concerne en moyenne 9,3 % des enfants pour un
taux supérieur à 260 µmol/l, et 2 % pour un taux supérieur
à 340 µmol/l. Les hyperbilirubinémies très sévères,
définies par un taux supérieur à 425 µmol/l,
sont très rares (0,15 %). L'âge gestationnel (37 semaines
ou 40 semaines) et la race sont des facteurs prédictifs clairement
identifiés. La multiplication des dosages ne se traduit pas par
un meilleur dépistage des hyperbilirubinémies significatives,
la plupart des résultats étant inférieurs à
170 µmol/l.
Ictère et sortie précoce de maternité
Les sorties précoces de maternité sont de plus en plus
fréquentes, vers le troisième jour en France, parfois plus
tôt aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Cette période correspond
chez l'enfant au maximum de la chute de poids et de l'ictère physiologique.
Les réticences et critiques émises à l'encontre de
ces pratiques sont en partie soutenues par de récentes publications
décrivant le devenir des nouveau-nés sortis précocement
de la maternité, et témoignant d'un taux de réhospitalisation
d'environ 1 à 2 % pour les Etats-Unis [28, 29] et jusqu'à
10 % au Canada [30]. L'ictère représente la cause la plus
fréquente de ces réhospitalisations pendant la première
semaine de vie (50 à 70 %). L'analyse des facteurs de risque fait
apparaître le rôle majeur de la date très précoce
de la sortie avant la 48ème heure [31], alors que le sexe, la race,
l'âge gestationnel (entre 37 et 41 semaines) ne sont pas retrouvés
comme facteurs significatifs en analyse multivariée [32]. Certaines
de ces hyperbilirubinémies sont rapportées à une
insuffisance de l'allaitement maternel associé à la déshydratation
habituelle de cette période néonatale [33]. Les difficultés
d'allaitement, le contexte socio-économique et les conditions de
la surveillance de la mère et de l'enfant au domicile expliquent
la disparité relevée entre les différentes études.
En Grande-Bretagne, alors que la pratique des sorties précoces
avant la 48ème heure est généralisée, l'organisation
du suivi à domicile par des sage-femmes pendant la semaine suivant
la sortie se traduit par un taux de réhospitalisation beaucoup
plus faible [34]. La réalisation de dosage capillaire de bilirubine
entre la 48ème et la 72ème heure de vie permet de repérer
tous les cas d'hyperbilirubinémie sévère. En France,
la plupart des sorties précoces de maternité ne sont effectives
qu'à partir de la 72ème heure et exposent à un moindre
risque de sous-estimation de l'ictère [35], ce qui se traduit par
un taux faible, voire nul, de réhospitalisation pour ictère,
dans la mesure où les nouveau-nés présentant une
hyperbilirubinémie importante sont déjà identifiés
[36].
En pratique, la réduction du risque d'hyperbilirubinémie
sévère est possible en combinant deux stratégies
complémentaires : la première repose plus particulièrement
sur le repérage des nouveau-nés à risque et concerne
pour l'essentiel ceux dont la sortie à domicile est décidée
avant la 72ème heure ; la seconde s'articule autour du suivi et
des soins à domicile.
Le repérage pendant les premières heures en maternité
ne peut reposer sur les seuls facteurs de risque obstétricaux et
néonataux, dont la valeur pronostique est finalement assez faible.
Par contre la mesure précoce (entre la 20ème et la 24ème
heure de vie) du taux de bilirubine et la référence à
des valeurs seuils semble constituer une méthode fiable. Plusieurs
études récentes réalisées sur de larges cohortes
de nouveau-nés à terme proposent soit des valeurs seuil
précoces assez proches [37-39], soit des courbes de valeurs biologiques
[40] (tableau 5). Ces
derniers auteurs ont récemment utilisé ces courbes d'hyperbilirubinémie
pour valider une nouvelle technique de mesure transcutanée (appareil
BiliCheck, Spect Rx Inc. Norcross, GA, Etats-Unis) en établissant
le risque après la 24ème heure pour les valeurs de dépistage
supérieures au 75ème percentile [4].
La mise en place d'un programme de sortie à domicile précoce
suppose une évaluation de l'équipe obstétrico-pédiatrique
avant la sortie et répond à des exigences de fonctionnement
[41]. L'information des parents sur la nature de l'ictère et la
possibilité de leur donner les moyens d'évaluer l'extension
et le renforcement de l'ictère sont importants. Les techniques
de mesures transcutanées ou par prélèvement capillaire
doivent pouvoir être réalisées dans les mêmes
conditions qu'à la maternité. Certains dispositifs de photothérapie
semblent intéressants mais leur développement est encore
très limité [42]. Enfin, il faut insister sur les soins
et conseils pour favoriser l'allaitement dont l'action préventive
est réellement essentielle [43].
CONCLUSION L'ictère
est un événement très fréquent en maternité
puisqu'il concerne environ deux enfants sur trois. Les hyperbilirubinémies
sévères sont beaucoup plus rares. La prise en charge est clairement
codifiée. Le dépistage peut être facilement réalisé
par la mesure transcutanée et le dosage biologique en cas de seuil
élevé. Le traitement préventif par le clofibrate trouve
une place logique en association à la photothérapie. L'ensemble
de ces mesures garantit le bon pronostic de la grande majorité des
ictères. Les stratégies de dosage précoce et le choix
de nouveaux traitements préventifs s'intègrent dans une perspective
de sortie très précoce de maternité. REFERENCES
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