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Pyélonéphrites de l’enfant : nouveaux moyens d’évaluation


Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 3, Numéro 5, 376-80, Septembre - Octobre 2000, Diagnostic

Article gratuit  

Auteur(s) : Eric Girardin

Résumé : Les infections urinaires sont un problème fréquent en pédiatrie. Il est important de différencier les infections urinaires basses des pyélonéphrites parce que seules ces dernières entraînent des cicatrices rénales associées à une morbidité à long terme. Les pyélonéphrites demandent donc des traitements plus agressifs, des investigations et un suivi plus poussés que les infections urinaires basses. Les nouveaux moyens d’investigation comme la scintigraphie au DMSA ou le dosage de la procalcitonine permettent de reconnaître les patients à risque de développer une morbidité à long terme. Le DMSA permet de connaître le statut cicatriciel chez un patient donné à un moment donné. Il est donc possible de faire des choix thérapeutiques en fonction du statut cicatriciel. Indications du DMSA : Pendant l’infection aiguë, le DMSA peut être utilisé chez le nourrisson fébrile pour diagnostiquer une pyélonéphrite, vu la pauvreté des signes cliniques spécifiques à cet âge. Quel que soit l’âge de l’enfant, le DMSA peut être utilisé pour dépister les patients susceptibles de développer des cicatrices et ainsi choisir la durée du traitement en fonction de l’importance des lésions aiguës. Ces indications pendant l’épisode aigu peuvent être utiles dans certaines situations cliniques mais aucune d’entre elles n’a été validée par des études à grande échelle. L’indication du DMSA pratiqué 4 à 6 mois après une pyélonéphrite est d’évaluer les cicatrices rénales. En présence de pyélonéphrites à répétition, les résultats du DMSA peuvent nous amener à poser l’indication à une antibiothérapie prophylactique ou à rechercher agressivement un reflux intermittent. En présence d’un reflux, la mise en évidence de cicatrices rénales peut être une indication à une correction chirurgicale du reflux. Cette approche dirigée ne mène pas à faire plus d’interventions, mais au contraire à faire des interventions ciblées chez les patients qui en ont vraiment besoin.

Mots-clés : pyélonéphrites, DMSA, procalcitonine.

 

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