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Lésions artérielles coronaires et conduite pratique


Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction. Volume 7, Numéro 1, 36-9, janvier-février 2005, Compte-rendu



Auteur(s) : Nicolas Danchin , Hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP, 75015 Paris.

Mots-clés : lésion artérielle coronaire, patient à risque

ARTICLE

Auteur(s) :, Nicolas Danchin

Hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP, 75015 Paris

D’après les données épidémiologiques, la mortalité coronaire, cause prédominante de mortalité cardiovasculaire, est un véritable problème de santé publique, tant chez l’homme que chez la femme. Une femme de 50 ans a un risque de 50 % d’avoir une maladie coronaire et un risque de 30 % d’en décéder. La mortalité cardiovasculaire, d’après les courbes épidémiologiques, est en baisse chez les hommes, alors qu’elle est stable chez les femmes.Les praticiens sont souvent confrontés à des problèmes diagnostiques chez la femme, les symptômes de coronaropathie étant souvent plus atypiques.

Risque coronarien et degré de sténose

Au niveau coronarien, le risque n’est pas corrélé directement au degré de sténose. En échographie endocoronaire, on peut voir des plaques athéromateuses déposées dans la paroi et développées vers l’extérieur de la paroi comme c’est classique au début du processus de maladie artérielle coronaire. Ces plaques ne peuvent pas être vues à la coronarographie (qui fournit des images de « moulage » de l’intérieur du conduit artériel, sans pouvoir évaluer l’épaisseur de la paroi artérielle). Cependant, ces types de plaques sont probablement les plus dangereuses. En effet, en cas de brèche endothéliale, la mise en contact de l’intérieur de la plaque (riche en cholestérol et en éléments liquides à ce stade) avec les éléments du sang circulant entraîne une accumulation de plaquettes (pour tenter de colmater la brèche). Cette accumulation aboutit très vite à une thrombose complète de l’artère, de petit calibre, 2 à 3 mm de diamètre. Un tel événement a de graves conséquences, et ce d’autant plus que l’artère était fonctionnellement normale avant l’événement, donc ne créait aucune ischémie myocardique. Une occlusion complète et brutale de cette artère, saine jusque-là, peut entraîner un infarctus du myocarde, voire une mort subite.

En revanche, au niveau d’une artère sténosée de façon importante, tout effort entraîne un processus d’ischémie myocardique, responsable de la mise en route d’un certain nombre de mécanismes de compensation, et en cas d’occlusion artérielle complète, une circulation de suppléance peut se mettre en route dans un certain nombre de cas (par exemple en cas d’occlusion de la coronaire droite, il peut exister une suppléance par la coronaire gauche, évitant ainsi un infarctus myocardique dans le territoire de l’occlusion).

Plusieurs études ont ainsi illustré que le degré de sténose n’était pas l’élément le plus intéressant pour prédire les accidents myocardiques. Une de ces études portait sur 38 patients qui avaient eu deux coronarographies séparées par un certain intervalle de temps avec une occlusion complète d’au moins une artère coronaire entre les deux explorations. Parmi les 38 patients, 23 avaient fait un infarctus du myocarde entre les deux explorations. Parmi les patients n’ayant pas fait d’infarctus, la moyenne du degré de sténose sur la première coronarographie était de 73 %, alors que chez les patients ayant fait un infarctus, cette moyenne était de 48 %. La moyenne du degré de sténose était encore plus basse (30 %) chez les patients ayant fait un infarctus grave (transmural) [1].

En fait, les plaques serrées ont un risque plus important d’aboutir à une occlusion complète par des phénomènes mécaniques, mais les phénomènes engendrés par cette occlusion sont en général moins graves que lors d’une occlusion secondaire à une plaque peu serrée.

D’autre part, un accident de rupture d’une plaque peu serrée peut aboutir soit à une occlusion complète (si le thrombus formé est totalement occlusif), soit, si le thrombus n’est pas complètement occlusif, qu’il est « lavé » et incorporé à la paroi, à une croissance rapide de l’épaisseur de plaque, « en dent de scie » (contrairement à une croissance progressive observée pour les plaques en général, à savoir 1 à 2 % de degré de sténose par an).

Il existe cependant des moyens de prédire le risque cardiologique des patients. Les patients sont généralement classés d’après les coronarographies en plusieurs groupes : aucune lésion, plaques non significatives et lésions significatives mono, bi- ou tritronculaires. Cette classification est assez correcte en termes de prédiction de pronostic. Les plaques dites « non significatives » sont en fait les plaques peu serrées qui, comme nous l’avons vu, sont à fort risque d’accident grave. En fait, il existe un parallélisme très fort entre un nombre d’atteintes significatives tronculaires élevé et un grand nombre de plaques peu significatives (celles qui sont véritablement à risque d’occlusion et d’accident grave). Ce parallélisme permet donc d’évaluer de façon indirecte le risque en visualisant à la coronarographie les plaques significatives [2].

Chirurgie de revascularisation myocardique chez les patients stables

Le pontage coronarien

Il a été utilisé pour la première fois en 1967. En fait, les études randomisées (CASS, ECSS, VA) effectuées dès les années 1970 ont montré que le bénéfice en termes d’impact pronostic de la chirurgie coronaire était faible. En termes de survie, chez les patients opérés, la mortalité était plus basse dans les premières années, mais au-delà de la dixième année, le bénéfice n’était plus significatif.

L’angioplastie

Elle a commencé d’être pratiquée à partir de 1977 et les premières études randomisées contre traitement médical chez des patients stables ont été publiées au début des années 1990. Une étude britannique portant sur 1 000 patients relevait le nombre d’événements, mortalité ou infarctus du myocarde certain. Les événements étaient plus nombreux chez les patients traités par dilatation coronaire que chez les patients poursuivant un traitement médicamenteux, et de façon significative dans les premières années [3]. Ainsi, chez les patients stables, la revascularisation myocardique n’améliore pas le pronostic.

Certaines études comparent l’angioplastie (avec les techniques assez récentes de mise en place d’un stent) à la chirurgie coronaire. Globalement, les résultats sont comparables entre les deux techniques et il n’existe pas de supériorité par rapport aux traitements médicamenteux. Une étude récente [4] montre l’absence de différence significative entre les deux techniques. Ceci est d’autant plus vrai chez les femmes, puisque le risque opératoire est un peu plus élevé que chez les hommes, aussi bien pour un pontage coronaire que pour une angioplastie. Pour l’angioplastie coronaire, dans une étude sur une série de 6 000 patients, la mortalité précoce est de 0,43 % dans les premières 24 heures chez les femmes et 0,26 % chez les hommes. Au delà de 24 h, la différence s’accroît encore, avec une mortalité de 1,2 % chez les femmes, et 0,5 % chez les hommes. En fait, ces résultats sont biaisés car il existe des différences entre les populations féminines et masculines traitées par angioplastie : la moyenne d’âge des femmes traitées est de 67 ans (contre 61 chez les hommes), et la distribution des facteurs de risque chez l’homme et chez la femme est différente. Par ailleurs, le diamètre de référence des artères coronaires est plus petit chez les femmes que chez les hommes et de façon tout à fait significative ; mais en fait quand on ajuste cette différence sur la surface corporelle, elle disparaît complètement. En réalité, en ajustant sur l’ensemble des facteurs confondants, il n’y a pas de surrisque lié à l’angioplastie chez la femme par rapport à l’homme.

La revascularisation myocardique dans la maladie coronaire stable n’améliore donc pas le pronostic des patients. À l’inverse, les traitements médicamenteux de prévention secondaire sont très efficaces sur la survie des patients.

Les traitements médicaux de prévention secondaire

Ces traitements sont fondamentaux car ils transforment le pronostic des patients.

Les antiagrégants plaquettaires

Ils permettent une réduction de 22 % du risque d’événements cardiovasculaires, infarctus du myocarde, AVC, et ce sans évidence pour une hétérogénéité en fonction du sexe [5].

Les bêtabloquants

Après infarctus du myocarde, ils permettent une réduction de 23 % de la mortalité totale, sans évidence pour une différence d’efficacité entre les hommes et les femmes (d’après une méta-analyse à partir d’études faites entre 1972 et 1997).

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion

Deux grandes études (HOP et Europa) ont montré que les IEC donnés à forte dose avaient une véritable action de prévention secondaire chez les patients coronariens indépendamment de la dysfonction ventriculaire gauche, et ce de façon similaire dans les deux sexes. (En fait, dans l’étude Europa, l’intervalle de confiance pour les femmes croise la ligne d’identité, mais cela est dû au faible nombre de femmes dans l’étude). Il était en effet déjà connu que les IEC étaient bénéfiques en prévention secondaire après un infarctus du myocarde important avec retentissement sur la fonction ventriculaire gauche, et ces études ont permis de montrer un bénéfice à forte dose chez tous les patients aux antécédents d’IDM, y compris en l’absence de dysfonction ventriculaire.

Les statines

Deux études (HPS, Lipid), montrent qu’il n’existe pas d’éléments pour penser que les statines sont moins efficaces chez les femmes. Néanmoins, dans l’étude Lipid, le bénéfice lié à la pravastatine est un peu moins important avec 11 % de réduction du nombre d’événements chez les femmes contre 26 % chez les hommes, mais de façon non significative. Une autre étude (Prosper) étudiant l’effet de la pravastatine dans une population âgée montrait sur l’ensemble de la population un effet bénéfique, mais chez ces patients très âgés de sexe féminin l’effet était moins marqué (presque nul).

Stade aigu de l’infarctus du myocarde et mortalité

On savait que les femmes avaient une mortalité hospitalière après un infarctus du myocarde plus importante que les hommes, mais en ajustant sur l’âge, cette différence disparaissait complètement. En 1999, V. Vacharino a étudié d’une part les patients jeunes, d’autre part les patients âgés, pour éviter l’ajustement sur l’âge par les méthodes statistiques traditionnelles. Sur une grande base de données, l’auteur a montré que les femmes jeunes avaient une mortalité plus élevée que les hommes jeunes au stade aigu de l’infarctus du myocarde, alors que les femmes âgées (plus de 70 ans) avaient une mortalité équivalente à celle des hommes âgés. Les registres d’infarctus du myocarde français de 1995 et de 2000 retrouvent des résultats comparables. Il n’y a pas de différence en termes de mortalité entre les hommes et les femmes âgés de plus de 70 ans. En revanche, chez les patients de moins de 70 ans, il existe une différence importante de mortalité à 5 jours : 2,5 % chez les hommes, 10 % chez les femmes. Cette différence de mortalité est observée uniquement en phase très précoce (5 premiers jours) : la mortalité chez les femmes à un an est augmentée de 80 %, mais si on étudie les patients qui ont survécu au 5e jour, il n’y a plus de différence liée au sexe dans le pronostic jusqu’à un an.

Il n’existe pas d’explication évidente pour cette importante différence de mortalité. Dans la base de données de 2000 en France, la mortalité des femmes est plus forte, mais l’efficacité de la thrombolyse est tout à fait comparable dans les deux sexes, ainsi que celle de l’angioplastie. D’autre part, il n’existe pas plus d’accident rythmique du type fibrillation ventriculaire chez la femme. Les hypothèses proposées pour expliquer la différence de mortalité sont anatomiques : le diamètre artériel chez les femmes est plus petit, même après ajustement sur la surface corporelle, et une occlusion sur une artère de plus petit calibre serait un facteur pronostique.

Au stade aigu de l’infarctus du myocarde, les traitements de reperfusion sont indispensables et utiles chez les hommes et chez les femmes, mais il n’existe toujours pas d’explication claire pour expliquer la surmortalité féminine chez les femmes jeunes uniquement en période très précoce, à la suite de l’infarctus du myocarde.

Prévention secondaire en phase post-infarctus

La prévention secondaire est capitale pour modifier le pronostic des patients, et ce particulièrement en post-infarctus. D’après la base de données des infarctus hospitalisés en France en novembre 2000, il existe clairement une influence majeure des traitements par antiagrégants plaquettaires, bêtabloquants et statines sur la survenue d’événements, qui persiste après tous les ajustements statistiques.

Une étude française [6] a recherché s’il existait une inégalité dans la prescription des médicaments de prévention secondaire après un syndrome coronaire aigu en fonction du sexe. Il n’a pas été trouvé de différence dans les prescriptions d’antiagrégants plaquettaires et d’IEC. Pour les bêtabloquants et les statines, une différence statistiquement significative a été trouvée, mais non considérable en termes de fréquence absolue. Après des analyses multivariées, il a été montré que plus que le sexe, d’autres facteurs jouaient un rôle beaucoup plus important dans le choix de la prescription ou la non-prescription de ces traitements. Pour les antiagrégants plaquettaires jouait principalement l’historique des patients. Pour les statines, l’âge des patients et l’existence d’une dyslipidémie. Pour les IEC, l’existence ou non d’une dysfonction ventriculaire gauche était le facteur principal. En revanche, pour les bêtabloquants, l’âge intervenait de façon assez nette, ainsi que le sexe avec une chance réduite de 25 % d’avoir un traitement par bêtabloquants à la sortie chez les femmes par rapport aux hommes (la raison de cette différence de prescription entre les deux sexes est inconnue).

Prévention primaire, femmes à risque

Pour le choix d’une prescription d’un traitement en prévention primaire, il faut essayer d’estimer le risque cardiovasculaire absolu global. En cas d’antécédents héréditaires précoces, on a de plus en plus tendance à faire des échographies carotidiennes de façon systématique. Quels que soient les autres facteurs de risque classique, chez les patients aux antécédents héréditaires précoces, si l’épaisseur intima media est nettement au-dessus de la norme pour l’âge, on a tendance à proposer un traitement équivalent à celui d’une prévention secondaire.

Vulnérabilité des plaques

Tout l’enjeu à l’heure actuelle est d’essayer de repérer les plaques qui sont à risque de se rompre et de provoquer des accidents graves. Il n’existe pas actuellement de méthode qui nous permette de le faire simplement, mais il existe des corrélations, par exemple avec les marqueurs inflammatoires. Cependant ces corrélations existent à l’échelle de population, mais sont difficilement utilisables à l’échelle individuelle.

Il manque encore actuellement des outils d’évaluation directe de vulnérabilité. Le scanner et l’IRM ne permettent pas actuellement d’apporter ces informations. L’échographie endocoronaire fournit des images encore trop grossières. Des études récentes ont été menées sur la thermographie : certaines plaques sont détectées par cette technique comme étant plus chaudes, et ces plaques seraient les plaques à risque de rupture (la chaleur révélerait la présence de phénomènes inflammatoires), mais ces résultats n’ont pas été retrouvés dans d’autres études. La cohérence optique de cette technique est en cours d’étude (corrélations coronarographie – thermographie).

Au niveau carotidien, l’évaluation du risque est moins problématique : l’écho-Doppler est un excellent examen pour dépister les plaques et contrairement aux coronaires, c’est le degré de sténose qui est le facteur le plus intéressant. Il n’existe actuellement pas de méthode permettant d’évaluer la structure de la plaque, mais le degré de sténose est un facteur tellement informatif qu’il est probable que la structure n’apporte pas d’élément majeur pour les sténoses symptomatiques. Pour les sténoses intermédiaires et les sténoses asymptomatiques, il serait intéressant d’avoir d’autres éléments et on développe actuellement d’autres méthodes, pour le moment encore au stade de la recherche telles que l’IRM de plaque, pouvant fournir des données préliminaires de petites ruptures. Certains produits de contraste en développement, intéressants car captés par les macrophages seraient des outils utiles.

Par ailleurs, les syndromes coronaires aigus ne sont pas tous en rapport avec les ruptures de plaque, et les érosions de plaques en rapport avec des phénomènes apoptotiques sembleraient intervenir dans à peu près 30 % des cas. Ces phénomènes d’apoptose pourraient également être détectés à l’aide de certains marqueurs circulants à l’étude.

Patients à risque, THS et événements coronaires

Un terrain à risque, ainsi que des lésions athéroscléreuses connues sont classiquement des contre-indications à la prescription de THS.

Cependant, la question peut se poser chez des patientes très invalidées par les symptômes de la ménopause et par ailleurs sous traitement médical de prévention secondaire. En ce qui concerne les évènements coronariens, les études WHI et HERS n’ont pas montré d’augmentation de risque (y compris pour les événements précoces) chez les patientes ayant une association statine + THS par rapport aux patientes sous placebo.

Cependant, il s’agit d’une analyse en sous-groupe de la WHI, rendant l’interprétation difficile.

La situation est donc souvent délicate : pour les patientes sous traitement de prévention secondaire avec antiagrégant, statine, tension artérielle bien contrôlée, il n’existe pas, d’après les données actuelles, de contre-indication formelle au THS, mais la pratique ne peut pas être basée sur des résultats épidémiologiques, et l’attitude actuelle est plutôt la prudence, en pesant les risques au maximum de façon individuelle.

Conclusion

La maladie coronaire est une cause prédominante de mortalité chez la femme comme chez l’homme.

Il n’y a pas de corrélation directe entre la sévérité de la sténose et la survenue d’événement clinique.

Les risques liés à la revascularisation et l’efficacité des traitements de prévention secondaire sont similaires dans les deux sexes.

Au stade aigu d’infarctus du myocarde, les techniques de reperfusion sont efficaces dans les deux sexes, mais avec un risque à court terme augmenté chez les femmes jeunes.

Références

1 Weinberger J, Ramos L, Ambrose JA, Fuster V. Morphologic and dynamic changes of atherosclerotic plaque at the carotid artery bifurcation : sequential imaging by real time B-mode ultrasonography. J Am Coll Cardiol 1988 ; 12 : 1515-21.

2 Nakagomi A, Celermajer DS, Lumley T, Freedman SB. Angiographic severity of coronary narrowing is a surrogate marker for the extent of coronary atherosclerosis. Am J Cardiol 1996 ; 1(78) : 516-9.

3 Henderson RA, Pocock SJ, Clayton TC, et al. Seven-year outcome in the RITA-2 trial : coronary angioplasty versus medical therapy. J Am Coll Cardiol 2003 ; 42 : 1161-70.

4 Victor MG, Legrand P, Serruys FU, et al. on behalf of the Arterial Revascularization Therapy Study (ARTS) Investigators. Three-year outcome after coronary stenting versus bypass surgery for the treatment of multivessel disease. Circulation 2004 ; 109 : 1114-20.

5 Collaborative meta-analysis of randomised trials of antiplatelet therapy for prevention of death, myocardial infarction, and stroke in high risk patients. BMJ 2002 ; 12(324) : 71-86.

6 Danchin N, Grenier O, Ferrieres J, Cantet C, Cambou J-P. Use of secondary preventive drugs in patients with acute coronary syndromes treated medically or with coronary angioplasty : results from the nationwide French PREVENIR survey. Heart 2002 ; 88 : 159-62.


 

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