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Conduite à tenir devant une arythmie fœtale |
MT / médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie. Volume 12, Numéro 2, 106-10, avril-mai-juin 2010, Congrès SMR 2010, de médecine fœtale 2010, Morzine
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Texte intégral
Summary
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Auteur(s) : Laurence Cohen |
Résumé : La découverte d’une arythmie fœtale inquiète à juste titre les obstétriciens et les acteurs du dépistage anténatal car si les arythmies sévères, dominées par les tachycardies supraventriculaires, sont rares, leurs conséquences sur le fœtus sont potentiellement graves avec un risque d’évolution vers l’anasarque dans 40 à 60 % des cas. Ce risque est d’autant plus inacceptable que la majorité de ces tachycardies surviennent sur cœur sain et que plus de 80 % d’entre elles peuvent être traitées efficacement. La décision de traiter et les modalités du traitement médicamenteux sont adaptées au type de tachycardie, au terme de survenue et au retentissement cardiaque du trouble du rythme. Les principaux médicaments utilisés sont la digoxine, le sotalol, la flécaïnide et l’amiodarone. La constatation d’une bradycardie fœtale doit faire rechercher un bloc auriculoventriculaire (BAV) congénital, le plus souvent secondaire à une myocardite fœtale par autoimmunisation passive. Elle survient chez les fœtus dont la mère est porteuse d’autoanticorps anti-SSA ou anti-SSB. Les corticoïdes sont inefficaces si la bradycardie révèle un BAV complet, mais peuvent faire régresser un bloc partiel du premier ou du deuxième degré, ce qui justifie le dépistage dès 16 semaines d’aménorrhée (SA) chez les femmes porteuses de ces autoanticorps. |
Mots-clés : arythmie fœtale, bloc auriculoventriculaire congénital, échocardiographie fœtale |
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