ARTICLE
Auteur(s) : René Amalberti
HAS-DAQSS, conseiller sécurité des soins
La montée en puissance de la prévention des risques obsède
toutes les sociétés humaines riches, stabilisées politiquement et,
de ce fait, devenues moins vulnérables aux cataclysmes sociaux
politiques qui ont émaillé l’humanité. Imaginer une durée de vie
longue comme un droit acquis pour tous conduit naturellement chacun
à vouloir encore mieux maîtriser ce futur et à ne pas perdre de
chances par rapport au potentiel offert par la société dans
laquelle il vit.
Le dépistage des risques futurs devient dans ce contexte un
outil logique et nécessaire ; l’intensification des outils (de
dépistage) disponibles et de leur performance attestent bien de ce
besoin dans tous les secteurs industriels ou médicaux.
Mais l’outil (de dépistage) n’est pas seulement une réponse à un
besoin ; son existence modifie toujours la donne, amplifie le
besoin en fonction de sa performance et se trouve paradoxalement
porteuse en retour d’une série de nouveaux risques pour la société
qui le développe (éthique), pour le bénéficiaire (par exemple le
patient qui doit gérer ce nouveau pouvoir de décision) et la
profession (en se retournant comme un piège pour ceux qui
promettent de lire le futur sans tout à fait y parvenir).
Dans ce tripode de conséquences potentielles, le texte propose
surtout une réflexion vue par le prisme de l’entrée des professions
et des techniques employées, en prenant l’exemple des
échographistes. Ils complètent les autres exposés de la
session plus centrés sur les considérations éthiques ou sur les
bénéfices directs que les patients peuvent attendre du dépistage
néonatal.
L’exposé s’articule sur trois idées :
- – il existe plusieurs motivations au dépistage qui
s’inscrivent dans l’histoire de la quête de sécurité et de la
gestion des risques ; on distinguera surtout deux cas
de dépistages : d’une part, le dépistage d’une réalité
installée mais encore imperceptible ou infraclinique (exemple de la
détection précoce du cancer) et, d’autre part, le dépistage d’une
réalité future, potentielle mais non encore réalisée (les
pathologies de la vie future pour le dépistage prénatal, et plus
généralement le risque génétique). Les problèmes posés par les
deux types de dépistage sont différents ;
- – celui qui promet le résultat du dépistage par son
métier ou ses techniques peut facilement s’autopièger dans cette
posture ; il faut apprendre à dépister et à gérer ces pièges ;
- – l’insatisfaction des « clients » sur les dépistages
ratés s’accroît au fur et à mesure que la technique s’améliore.
C’est un paradoxe fondamental et bien connu de la sécurité : moins
les accidents sont fréquents, plus le dernier accident est
considéré comme profondément injuste pour les victimes, et plus la
société va demander des efforts importants pour réduire ce résiduel
d’accident et compenser financièrement, de façon plus importante,
les ultimes victimes [2].
La prévention en médecine reste souvent la clé utilitaire de
compréhension du dépistage. Le phénomène n’a cessé de
s’accélérer depuis la découverte historique des vaccins.
Prévention et dépistage des risques : trois modèles
différents
Comme dans les autres domaines du risque sociétal (médecine du
travail, risques industriels et environnementaux notamment),
l’évolution de la prévention des risques en médecine s’est
installée en trois étapes :
- – jusqu’aux années 1960, la prévention s’est concentrée
sur la lutte contre des menaces immédiates. Dans l’industrie, il
s’agissait des risques vitaux liés à l’explosion ou aux blessures
au poste de travail, et en médecine pour l’essentiel de
maladies infectieuses immédiatement mortelles. Dans ce cas, la
prévention était simple, directement reliée au fait redouté, et le
bénéfice facile à objectiver visant à la disparition de la menace,
sans besoin de dépistage. Les premiers vaccins sont des
exemples remarquables de cette prévention immédiate, dont le niveau
d’efficacité a, pour certaines maladies, atteint 100 % (variole)
;
- – à partir des années 1960, les savoirs disponibles
permettent d’accroître l’ambition et le périmètre de la prévention
pour soutenir une lutte active contre les menaces chroniques ; une
première forme de dépistage va s’installer que l’on pourrait
appeler dépistage d’une réalité installée, mais encore
imperceptible ou infraclinique. Ce dépistage se combine à une
autre stratégie de gestion des risques : la réduction de la
nuisance. Dans l’industrie, on cherche ainsi à éviter l’impact sur
la réduction de la durée de vie (à la retraite) qui serait liée à
l’accumulation d’une exposition à des risques pendant la vie
professionnelle (silicose, asbestose, etc.). En médecine, on
cherche à réduire l’impact de facteurs combinés génétiques et
d’habitudes de vie sur le pronostic de maladies chroniques
invalidantes, d’affections de longue durée ou de cancers.
La prévention consiste à réduire l’exposition sur une longue
période de temps, par un parcours optimisé de surveillance et
d’évitement de facteurs aggravants. Le résultat recherché
n’est plus la disparition de la menace (comme dans le cas des
maladies infectieuses), mais le retard à son apparition ou à son
aggravation. C’est la première conception historique du dépistage
en médecine. En intervenant précocement, on détecte plus vite le
potentiel de développement de la pathologie, et on intervient pour
le bloquer ou le ralentir dans les meilleures conditions. En aucun
cas, on n'espère éviter totalement la pathologie ; du coup,
l’évaluation de l’action devient sujette à interprétation dans un
océan croissant de débats méthodologique, éthique et de crise de la
science. La critique de ce dépistage est double :
- – d’une part, révéler plus précocement une pathologie ne
veut pas dire mieux la traiter ; les surdiagnostics de microcancers
du sein — qui ne se seraient pas spontanément
développés — sont reconnus bien trop fréquents et provoquent
une polémique croissante [5] ; de même, la détection précoce des
cancers (par exemple de la prostate par le contrôle des PSA)
suscite une autre violente polémique, car le diagnostic précoce
souvent ne change pas vraiment le pronostic mais handicape très
lourdement la qualité de vie [6] ;
- – c’est justement le second grand axe de critique
globale de la prévention : la propriété de toute lutte contre une
menace sur le long terme est qu’elle perturbe d’autres dimensions
du travail ou/et de la vie ; les mesures mises en route pour
l’évitement ou sa réduction ont toutes des effets pervers : qualité
de vie moindre, impacts financiers (métiers ou carrières
contrariées), impacts psychologiques, etc. Le succès de la
prévention devient donc un sujet à évaluer sur des échelles
complexes, multidimensionnelles qui échappent à une simple vision
épidémiologique ;
- – depuis le début des années 1990, une troisième
ambition est venue s’ajouter aux précédentes en matière de
prévention, au point de constituer une deuxième vision du concept
de dépistage. Elle repose fondamentalement sur le choix de décision
offert sur le futur, en l’absence encore de vie, et concerne les
générations absentes/futures. Dans ce domaine, l’industrie s’est
lancée dans un vaste programme [7] d’évaluation de toxicité
générale et génétique des produits et essayant de calculer l’impact
de l’exposition actuelle sur les générations absentes.
Le débat sur l’évolution du climat est du même ordre.
La médecine s’est engagée de son côté dans une offre de
décision anténatale offerte aux parents sur le diagnostic
d’anomalies ou de pathologies potentielles du futur enfant et les
conséquences qu’ils en tirent pour l’acceptation ou non de la
grossesse. Cette offre de choix pour les parents n’est pas
complètement indépendante d’un autre choix plus sociétal sur le
coût à charge des enfants porteurs d’anomalie à la naissance.
L’échographie fœtale entre pleinement dans ce dispositif au côté de
plusieurs autres tests et possibilités. Inutile de dire que ce
choix offert sur le futur offre encore plus d’incertitudes
scientifiques que les approches de prévention et de dépistages
précédentes. Dans le domaine industriel, la marche arrière est
plutôt de mise sur ce type de prévention. On en voit des exemples
sur le modèle REACH ou sur le climat : retour à une modération dans
ce qui est promis, constat croissant de la crise de la science, et
de la difficulté finale à opérer un choix multifactoriel réaliste.
Mais cette reculade pourrait paradoxalement permettre de traiter
plus sereinement les questions de dépistage avec des arbitrages
mieux établis à terme compte tenu de la complexité
multidimensionnelle du problème. L’échographie n’échappe pas au
même débat.
Le dépistage anténatal par échographie se piège tout
seul
En moins de 20 ans, le diagnostic anténatal échographique a
fait des progrès considérables (pour être honnête, il faudrait
analyser ces progrès en coordination avec ceux réalisés par
d’autres techniques de dépistage). Le dépistage des fœtus
atteints de la trisomie 21 est passé de 30 à plus de 80 %, celui
des malformations fœtales de 20 à 70 %. Il reste des zones
moins performantes sur certaines malformations (fentes labiales,
anomalies distales isolées des membres, etc.), mais le résultat
général est tout à fait révélateur des progrès réalisés [8].
Ce faisant, ces progrès se sont inscrits dans trois pièges :
- – les progrès laissent de plus en plus penser que le
diagnostic proposé est fiable et devient un droit pour les
patients. Or, le 100 % diagnostic réussi reste hors de portée des
techniques connues, et particulièrement de l’échographie fœtale
;
- – la profession s’est organisée en niveaux d’expertises
et a beaucoup investi dans le contrôle mutuel des compétences. Mais
l’organisation a aussi recréé ce qu’elle voulait éviter : une
vision artisanale d’acteurs non équivalents. En effet, les nombreux
experts référents ne peuvent pas vivre exclusivement de cette
posture de référent de recours, et traitent aussi des patients en
première intention, revenant dans ce cas dans le secteur compétitif
comme des acteurs non équivalents et se vantant souvent de cette
non-équivalence. Les études montrent que cette vision
artisanale crée des vulnérabilités dans la gestion des risques [1]
encore aggravée par les logiques de carrières personnelles,
l’ignorance de ces mécanismes paradoxaux de la sécurité, et
l’absence de toute régulation des publications en médecine qui
pousse à montrer les meilleures performances atteintes (ou clamées)
par les meilleurs professionnels. Mais en y regardant de près, ces
performances exceptionnelles sont souvent atteintes au prix d’un
dispositif local expert et technique non généralisable (ces
performances sont souvent limitées à certaines pathologies,
favorisées par le fait d’un volume de recrutement particulier de
patients et de la conjonction locale de la présence de plusieurs
experts). Avec une telle organisation, l’offre de la profession
reste relativement instable, et l’est encore plus compte tenu du
flux continu des innovations techniques de la discipline,
justifiées ou non, flux qui reste finalement peu évalué sur son
apport réel au dépistage [4] ;
- – pire, la profession n’a pas complètement résolu
l’usage qu’il faut faire du résultat. Offrir le choix aux parents
et à la société pose de multiples questions en cascade,
économiques, éthiques et psychologiques. La première remarque
porte sur la loi de l’homéostasie du risque, introduite par Taylor
il y a déjà 40 ans dans le risque automobile [9]. Cette loi
s’applique assez bien à ce secteur : la société, médecin et
patients, disposant de moyens plus puissants de prévention tend à
utiliser ces moyens pour prendre plus de risques, avec au bilan un
faible gain objectif de prévention et des effets pervers en cascade
: ainsi, une prévention plus efficace pourrait amener à voir une
dérive significative de l’âge des grossesses (ce qui a déjà
commencé), dont on sait qu’elle augmente les risques de
malformations, réclamant des techniques de prévention toujours plus
performantes, en sus de la question plus générale et sociétale de
posture éventuellement inadaptée de parents âgés dans l’éducation
des futures générations. D’un autre côté, l’eugénisme guette à
chaque instant la disponibilité de tests performants ; pas étonnant
que le choix d’usage de ces techniques ait été finalement assez
différent selon les cultures nationales : plutôt en retrait pour
des raisons religieuses et de crainte d’eugénisme dans les pays
anglo-saxons, plutôt favorable dans des pays comme la France, qui
n’a pas connu la même intensité de débat (et commis les mêmes
erreurs) sur l’eugénisme que les États-Unis, mais qui reste
chroniquement fascinée dans sa pratique de la médecine par l’offre
technologique et le potentiel de l’innovation, et se donne
volontiers des justifications humanistes de liberté de choix à
l’emploi des plus récentes techniques.
Paradoxe des cycles
Cette analyse critique doit aussi être comprise dans le cadre de
cycles de technologies qui se succèdent. La critique et la demande
de sécurité se focalisent le plus souvent sur une façon de faire
particulière du moment, un couplage technologique pour un besoin
particulier : par exemple des pilotes dans un avion de transport,
la transfusion sanguine à partir de donneurs humains pour compenser
les pertes hémorragiques ou encore et plus l’échographie fœtale
pour diagnostiquer des anomalies fœtales. Ces couplages ne
sont que des techniques, et si le besoin persiste à travers le
temps (se déplacer rapidement sur la planète, faire un remplissage
vasculaire nutritif ou anticiper des anomalies fœtales), la
solution pour satisfaire le besoin change avec le temps.
Les avions automatisés sans pilote remplaceront tôt ou tard
les avions actuels. La technologie est mature ; le sang
produit à partir de cellules souches sera bientôt disponible avec
une réduction ou une suppression des besoins en donneurs humains
(et la résolution simultanée des problèmes de compatibilité), etc.
Pour chaque couplage, après la phase de découverte initiale, le
système technique subit une longue phase d’amélioration de sa
qualité et d’acquisition de nouvelles connaissances pendant
laquelle progressent parallèlement performance et sécurité.
La vulnérabilité juridique est modeste, car l’absence de
connaissance n’est pas vulnérable à la justice.
Puis progressivement, les progrès se ralentissent, et les
perceptions du public et de la justice s’installent sur l’idée que
le système a atteint un niveau de maturité suffisant.
Paradoxalement, comme dit précédemment dans le texte, c’est à ce
moment-là que la demande en sécurité va augmenter, car le système
devient vulnérable à la justice (les échecs sont considérés comme
des erreurs et non comme le résultat du manque de connaissance). Le
système va alors s’emballer progressivement, « secréter de la
sécurité », des protocoles, au point que le coût investi dans la
sécurité de la technique et dans la compensation des dernières
erreurs avec cette technique va condamner la façon de faire et
rouvrir grandes les portes de la recherche fondamentale pour une
autre solution qui va venir la remplacer, et retrouver une
tolérance à l’erreur plus pardonnable [2, 3].
Appliqué à l’échographie fœtale, on a plusieurs signes qui
laissent penser qu’après avoir considérablement progressé et
sécurisé ses techniques entre 1985 et 2000, l’échographie fœtale
subit un net ralentissement de l’amélioration de ses performances
depuis quelques années, comme si la courbe s’infléchissait
lentement vers une asymptote. Le ralentissement du niveau de
publications majeures sur le thème dans les grands journaux
généralistes est un bon indicateur de cette asymptote naissante.
Ce ralentissement s’accompagne des symptômes habituels d’une
technique de mieux en mieux protocolée : plus d’exigences de
sécurité, moindre acceptation des erreurs et promesses de champions
accroissant les « exigences impossibles ». L’échographie semble
donc lentement mais certainement entrer dans cette phase
d’optimisation finale qui la condamnera à être remplacée par une
nouvelle technique ou une nouvelle solution dans un futur plus ou
moins éloigné.
Quelles leçons pour la profession de dépistage,
quelles applications à l’échographie fœtale ?
Le dépistage est un rêve des sociétés riches qui disposent d’une
stabilité suffisante, depuis suffisamment de temps, pour considérer
que leur futur s’inscrit dans une perspective linéaire, extrapolée
du présent sans chaos.
Plus la société s’inscrit dans cette stabilité, plus elle
développe et recule l’horizon de son ambition de protection, en
traitant de sujets qui ne sont pas encore réalisés, notamment de
l’effet sur les générations absentes (futures).
Nos sociétés remplissent tous ces critères, et le dépistage ne
cessera donc pas demain quels que soient les multiples débats
éthiques, techniques et professionnels qui émaillent le dossier.
Les récents arrêtés de bonne pratique du dépistage du 23 juin
2009, de cotations des actes correspondants du 27 octobre 2009 et
du 2 mars 2010 sur l’information donnée à la réalisation de
diagnostic prénatal témoignent de l’activité sur ce thème.
La lecture de l’évolution — voulue ou subie — de la
profession d’échographiste fœtal offre un bel exemple des risques
des professions qui se livrent à cette course au dépistage.
La technique a prouvé être remarquable et être très utile
au diagnostic anténatal avec une fiabilité raisonnable.
Pourtant, le piège se referme doucement sur elle, et d’une
certaine façon, ce sont les échographistes eux-mêmes qui en sont
responsables.
Les modèles systémiques de gestion des systèmes à risques nous
fournissent quelques clés à la compréhension des pièges.
La technique n’a pas le potentiel d’atteindre 100 %, loin s’en
faut, mais cette transparence sur la performance réelle n’est pas
acquise pour les patients et même pour les médecins ; les questions
d’usage du résultat ne sont pas assez débattues (notamment
l’éducation thérapeutique et citoyenne à ces offres de choix et la
position sociétale sur le coût à charge supportable ou non des
enfants porteurs d’anomalie) ; enfin, son organisation
professionnelle artisanale sans doute partiellement involontaire
(pas d’acteur équivalent) accroît encore sa disparité de
performance et sa fragilité.
L’échographie fœtale peut perdurer longtemps sur le créneau du
dépistage anténatal si la profession s’organise, propose un
discours raisonné et une réflexion publique sur chaque point
précédent et se réserve une place en rapport avec son potentiel
réel avec un modèle d’articulation avec les autres techniques clair
et standardisé.
Conflit d'intérêts
aucun.
Références
1 Amalberti R, Auroy Y, Berwick D, Barach P.
Five system barriers to achieving ultrasafe health care. Ann Intern
Med 2005 ; 142 : 756-64.
2 Amalberti R. Quel futur et quelle stratégie de sécurité
pour un système devenu ultra-sûr? Transfus Clin Biol 2009a ;
16 : 80-5.
3 Amalberti R. La gestion des risques en général et en
obstétrique : un chemin pavé d’ambiguités. Éditorial. J Gynecol
Obstet et Biol Reprod 2009b ; 38 : 456-8.
4 Amalberti R. Qualité, sécurité et innovation
technologique. Risque et Qualité 2010 ; (sous presse).
5 Jorgensen K, Gotzche P. Overdiagnosis in publicly
organised mammography screening programmes: systematic review of
incidence trend. BMJ 2009 ; 339 : b2587.
6 Schroder FH, Hugosson J, Roobol MJ, et al. Screening and
prostate-cancer mortality in a randomized European study. N Engl J
Med 2009 ; 360: 1320-8.
7 REACH-Une nouvelle politique communautaire sur les produits
chimiques. Prévention des risques, 2008.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=5496.
8 Romosan G, Henriksson E, Rylander A,
Valentin L. Diagnostic performance of routine ultrasound
screening for fetal abnormalities in an unselected Swedish
population in 2000-2005. Ultrasound Obstet Gynecol 2009 ;
34 : 526-33.
9 Taylor DH. Drivers’ galvanic skin response and the risk
of accident. Ergonomics 1964 ; 7 : 439-51.
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