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MT / médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie
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La nouvelle génération des tests HPV


MT / médecine de la reproduction, gynécologie et endocrinologie. Volume 10, Numéro 5, 343-8, Septembre-Octobre 2008, Congrès SMR 2008

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Jérôme Pfeffer, Jean-Paul Taar, Laurent Bienvenu, Simone Zerah

Résumé : L’infection génitale à HPV (human papilloma virus) est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente. Sa prévalence est fonction de l’âge avec un pic se situant entre 20 et 25 ans. Il est maintenant clairement établi que les papillomavirus humains dits à « haut risque » (HR) sont les facteurs étiologiques majeurs incriminés dans le développement des lésions bénignes et malignes du col utérin. Le cancer du col est chaque année responsable de plus de 270 000 décès dans le monde. En France, en 2005, on dénombre plus de 3 000 nouveaux cas, et 1 100 décès étaient relevés. Bien sûr, le développement du dépistage par cytologie a engendré une diminution importante de l’incidence de cette néoplasie depuis 50 ans. Le frottis conventionnel est incontestablement un outil efficace de dépistage, cependant comme le prouve l’analyse des populations de femmes atteintes, sa sensibilité est mauvaise. La tendance actuelle de la part des sociétés scientifiques est donc d’améliorer la sensibilité du dépistage avec de nouvelles méthodes et de proposer de nouveaux algorithmes de décision diagnostique et thérapeutique. Le développement du recueil cytologique en phase liquide permet d’associer plus facilement, à partir d’un même échantillon, le diagnostic cytologique et les tests de biologie moléculaire. Toutes les techniques des tests HPV actuelles reposent sur le principe de l’hybridation moléculaire. Tous les HPV n’ont pas le même risque, le type 16 étant sûrement le plus à risque. Nous présentons un nouveau test de génotypage (Papillocheck ®) qui permet une détection qualitative de 24 différents types d’HPV (18 HPV-HR 16/18/31/33/35/39/45/51/52/53/56/58/59/66/68/70/73/82 et 6 HPV bas risques qui sont à l’origine de condylomes : 6/11/40/42/43/44-55). Le principe du test repose sur l’extraction de l’ADN puis l’amplification par PCR de 350 nucléotides du virus HPV en présence d’amorces spécifiques. Les produits d’amplification sont hybridés avec des sondes à ADN complémentaires sur des puces. Nos résultats suggèrent que l’utilisation de cette puce peut être un nouvel outil biologique de dépistage utilisable en routine. Il est indispensable d’évaluer ses performances cliniques avant de l’intégrer aux algorithmes de prise en charge des lésions du col utérin.

Mots-clés : human papilloma virus (HPV), génotypage, puce à ADN

 

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