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Médecine Thérapeutique Endocrinologie & Reproduction
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Adénomes à prolactine et grossesse


Médecine Thérapeutique Endocrinologie & Reproduction. Volume 2, Numéro 6, 487-94, Novembre - Décembre 2000, Revue : Adénomes hypophysaires

Article gratuit  

Auteur(s) : Philippe Chanson

Résumé : L'hyperprolactinémie est fréquente dans la population générale puisque l'on considère que 1 à 1,5 % des femmes présentent une hyperprolactinémie [1]. L'hyperprolactinémie, lorsqu'elle est d'origine tumorale, peut être secondaire à deux types d'adénomes à PRL (ou prolactinomes) : les microadénomes (diamètre < 10 mm), ou microprolactinomes, qui représentent 90 % des tumeurs sécrétant de la PRL (figure 1), et les macroprolactinomes, (diamètre > 10 mm) (figure 2), plus rares, puisqu'ils n'en représentent qu'environ 10 % [2-4]. Il semble bien s'agir de 2 maladies différentes. En effet, les microadénomes restent de petite taille le plus souvent. : le risque de progression de leur volume est très faible puisque < 7 % des patients présentant un jour un microadénome verront leur adénome augmenter de taille et développeront un macroadénome. La plupart des femmes ayant un microadénome à PRL garderont donc un microadénome, de petit volume, ne posant finalement comme problèmes que ceux liés à l'hypersécrétion dont il est responsable [2-4]. L'histoire naturelle des macroadénomes est moins bien connue. Cependant leur propension à augmenter de taille est nettement supérieure à celle des microprolactinomes. Enfin, contrairement à une idée reçue, le risque de survenue d'un micro- ou d'un macroadénome n'est pas supérieur en cas de prise de pilule [5-8]. Même si l'hyperprolactinémie est une cause d'infertilité, il n'est pas rare que survienne une grossesse chez une patiente ayant un adénome à PRL, soit parce que la femme parvient à être enceinte alors même qu'elle présente une hyperprolactinémie non traitée, soit, surtout, parce que, traitée par agoniste dopaminergique ou par chirurgie, sa prolactinémie s'étant normalisée, elle redevient capable d'ovuler, ce qui restaure une fertilité normale (c'est le cas de 90 % des femmes traitées par agoniste dopaminergique) et permet de démarrer une grossesse. La stratégie de prise en charge durant la grossesse, chez ces femmes avec adénome à PRL, mérite donc d'être analysée.

Mots-clés : grossesse, prolactinome, adénome à prolactine, prolactine, agoniste dopaminergique, bromocriptine, quinagolide, cabergoline, hypophyse.

 

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