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Biologie de l’hormone anti-müllérienne et de son récepteur


Médecine Thérapeutique Endocrinologie & Reproduction. Volume 2, Numéro 2, 154-60, Mars-Avril 2000, Biologie

Article gratuit  

Auteur(s) : Nathalie Josso, Lucile Gouédard

Résumé : L’hormone anti-müllérienne (AMH), également connue sous le nom de Müllerian inhibiting substance (MIS) ou factor (MIF), a pour rôle principal de réprimer le développement des canaux de Müller, ébauche de l’utérus, des trompes et de la partie supérieure du vagin chez la femelle. Nous devons sa découverte à Alfred Jost, qui ayant démontré antérieurement que le testicule fœtal est indispensable à la différenciation sexuelle mâle, prouva ensuite [1] que la testostérone synthétisée par le testicule fœtal masculinise les organes génitaux externes du fœtus mais est incapable de faire régresser les canaux de Müller (figure 1). Il conclut donc qu’une substance testiculaire non encore identifiée, mais différente de la testostérone, remplit cette fonction. L’AMH a été purifiée seulement en 1984 [2] ; son gène a été cloné en 1986 [3] et celui de son récepteur en 1994 [4, 5]. L’activité biologique de l’hormone a longtemps été appréciée grâce à un test qualitatif reposant sur sa capacité à faire régresser des canaux de Müller de fœtus de rat in vitro [6]. Plus récemment, un test quantitatif fondé sur l’inhibition de l’activité aromatase d’ovaires fœtaux a été développé [7].

Mots-clés : développement fœtal, différenciation sexuelle, hormone anti-müllérienne, syndrome de persistance des canaux de Müller.

 

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