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Médecine Thérapeutique Endocrinologie & Reproduction
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TSH recombinante humaine en thérapie


Médecine Thérapeutique Endocrinologie & Reproduction. Volume 3, Numéro 5, 378-81, Septembre - Octobre 2001, Thérapeutique

Article gratuit  

Auteur(s) : Christine Docao, Anne Bachelot, Nadine Guilabert, Eric Baudin, Martin Schlumberger

Résumé : Le traitement par l'iode 131 des patients atteints de cancer papillaire ou vésiculaire de la thyroïde nécessite une stimulation préalable par la TSH. Celle-ci est obtenue lors d'un sevrage en hormone thyroïdienne pendant lequel la concentration sérique de TSH est supposée augmenter au delà d'une valeur arbitraire de 25-30 µU/mL [1]. Le sevrage provoque une hypothyroïdie dont l'intensité est variable d'un patient à l'autre, mais qui peut avoir des conséquences socio-professionnelles et cliniques notables. De plus, dans des cas peu fréquents la concentration de TSH augmente de manière insuffisante ou, à l'inverse, la stimulation intense et prolongée par la TSH peut aggraver des douleurs en cas de métastases osseuses, et les symptômes neurologiques en cas de métastases cérébrales. Récemment, trois études multicentriques [2-4] ont montré que la TSH recombinante humaine (rhTSH) utilisée pendant la surveillance des patients atteints de cancer papillaire ou vésiculaire de la thyroïde augmente la fixation de l'iode 131 par le tissu thyroïdien normal et métastatique. Le traitement par la thyroxine étant maintenu, l'utilisation de la rhTSH ne s'accompagne d'aucun signe ni symptôme d'hypothyroïdie, ses effets secondaires sont minimes et n'a pas de toxicité reconnue. L'utilisation de la rhTSH a donc été envisagée comme méthode de stimulation en vue d'un traitement par l'iode 131 en cas de cancer papillaire ou vésiculaire, soit en post-opératoire pour l'ablation des résidus thyroïdiens, soit en cas de métastases [5]. De plus, d'autres indications dans le cadre d'affections thyroïdiennes bénignes ont été récemment suggérées.

Mots-clés : TSH recombinante, cancer de la thyroïde, défreinage.

 

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