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Effets des inhibiteurs de l’aldostérone dans le cœur normal et insuffisant |
Médecine thérapeutique Cardiologie. Volume 2, Numéro 5, 317-22, septembre-décembre 2004, Revue
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Article gratuit
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Auteur(s) : Paul Milliez, Johnny Nehme, Marie-Lory Ambroisine, Pascale Mansier, Bernard Swynghedauw, Claude Delcayre |
Résumé : La compréhension des mécanismes impliquant l’aldostérone dans les pathologies cardiovasculaires a beaucoup progressé. Les études expérimentales ont montré qu’à concentration élevée et à long terme, l’aldostérone a des effets délétères sur les vaisseaux, le cœur et le rein, secondaires à l’induction de processus oxydatifs, inflammatoires et de nécrose, qui entraînent une croissance de la matrice extracellulaire. D’autre part, on sait que le cœur et les vaisseaux peuvent synthétiser de l’aldostérone, et que cette synthèse locale est fortement augmentée en conditions pathologiques. Ces observations, ainsi que le phénomène d’échappement de l’aldostérone dans le traitement de certaines formes d’hypertension ou d’insuffisance cardiaque par les IEC, suggéraient l’utilisation clinique des anti-aldostérones. En accord avec les données expérimentales, plusieurs études cliniques ont établi l’intérêt thérapeutique de l’introduction d’antagonistes du récepteur de l’aldostérone dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, de la dysfonction ventriculaire gauche après infarctus, de l’hypertension et de la néphropathie diabétique. Enfin, il est important de souligner que ces antagonistes ont des effets bénéfiques indépendamment de leurs propriétés anti-hypertensives, faisant donc appel à des actions de l’aldostérone non uniquement reliées à la régulation volumique. |
Mots-clés : aldostérone, antagonistes |
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