Accueil > Revues > Médecine > Médecine thérapeutique Cardiologie > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Médecine thérapeutique Cardiologie
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable

Anévrysme post-traumatique d’une branche de l’artère sous-clavière


Médecine thérapeutique Cardiologie. Volume 2, Numéro 4, 252-5, juillet-août 2004, Fait clinique



Auteur(s) : Olivier Rouyer , Fabien Thaveau , Simon Rinckenbach , Nabil Chakfe , Bernard Geny , Jean-Georges Kretz , Service d’EFR et de l’exercice, explorations cardio-vasculaires, UF 3353, CHRU Strasbourg, 67000 Strasbourg, Service de chirurgie vasculaire, CHRU Strasbourg, 67000 Strasbourg, O. Rouyer.

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) :, Olivier Rouyer1,*, Fabien Thaveau2, Simon Rinckenbach2, Nabil Chakfe2, Bernard Geny2, Jean-Georges Kretz2

1Service d’EFR et de l’exercice, explorations cardio-vasculaires, UF 3353, CHRU Strasbourg, 67000 Strasbourg
2Service de chirurgie vasculaire, CHRU Strasbourg, 67000 Strasbourg
*O. Rouyer

Une patiente de 26 ans, enseignante, a consulté dans notre service en raison de la découverte fortuite, à la palpation, d’une masse pulsatile non douloureuse du creux sus-claviculaire gauche. La patiente n’avait aucun antécédent traumatique. En déplacement à distance de son domicile, elle a d’abord consulté dans un service d’urgence. L’examen échographique pratiqué de prime abord a fait suspecter un anévrysme de l’artère sous-claviculaire gauche non compliqué. À sa demande, la patiente a été transférée dans le service de Chirurgie vasculaire de Strasbourg pour sa prise en charge thérapeutique.À l’interrogatoire, la patiente a mentionné une passion ancienne pour la boxe thaï qu’elle avait pratiquée antérieurement puis cessé d’exercer depuis deux ans. Il n’existait pas de facteurs de risques vasculaires ni de notion d’injection ou de toxicomanie.L’examen clinique a mis en évidence une masse de 2 cm sur 3 cm localisée au niveau creux sus-claviculaire gauche, battante, pulsatile, expansive et non douloureuse. Les pouls étaient perçus aux deux membres supérieurs, sans souffle sur les trajets vasculaires. La pression artérielle humérale était normale et symétrique aux deux bras. Le bilan biologique et la radiographie de la clavicule gauche étaient normaux.L’écho-Doppler des troncs supra-aortiques ne montrait pas de lésions athéromateuses et pas d’anomalies ultra-sonographiques pariétales ou endoluminales. Les paramètres hémodynamiques étaient normaux. Au niveau du creux sus-claviculaire gauche, l’examen révélait une masse hypoéchogène et homogène (( figure 1 )), pulsatile d’aspect sacciforme, appendue à la face inférieure de l’artère thyro-bicervico-scapulaire et mesurée à 1,7 x 1,9 x 2,6 cm. L’échographie-Doppler couleur montrait un remplissage colorimétrique pulsatile de la masse, alimentée par un orifice d’entrée situé sur l’artère thyro-bicervico-scapulaire (( figure 2 )). L’examen ultra-sonographique ne révélait aucune thrombose pariétale. Les flux, enregistrés au niveau de l’artère thyro-bicervico-scapulaire n’étaient pas en faveur d’une malformation artério-veineuse (( figure 3 )).L’angiographie numérisée par voie artérielle opacifiait un faux anévrysme sacciforme développé à la face inférieure de l’artère thyro-bicervico-scapulaire sans retour veineux précoce (( figure 4 )).Compte tenu de la taille de la lésion et du risque évolutif vers une éventuelle rupture, un traitement chirurgical a été entrepris consistant en une mise à plat du faux anévrisme par une voie d’abord directe sus-claviculaire gauche. Les suite opératoires ont été simples et la patiente a quitté le service au deuxième jour post-opératoire. La reprise de ses activités quotidiennes et professionnelles s’est faite immédiatement, en respectant un délai d’un mois pour la reprise de toute activité sportive.

Discussion

La pathologie anévrysmale touchant les membres supérieurs intéresse préférentiellement l’artère sous-clavière. Un des modes de révélation est la découverte fortuite d’une masse pulsatile du creux sus-claviculaire. L’origine athéromateuse de tel anévrysme semble la plus fréquente [1, 2] et doit faire rechercher systématiquement une autre localisation de l’athérome. La présence de facteurs de risque vasculaires et d’autres localisations de l’athérome orientent le diagnostic étiologique de l’anévrysme. L’anévrysme de l’artère sous-clavière peut compliquer un syndrome du défilé cervico-thoracique. La positivité des manœuvres dynamiques (abduction du bras, manœuvre des chandeliers) et la présence d’une symptomatologie neurologique déficitaire associée, orientent vers ce diagnostic.

L’origine post-traumatique est plus rare [2]. Les notions d’antécédents d’accidents avec impact au niveau de la clavicule ou de l’articulation sterno-claviculaire ou d’activités à risque de traumatisme du cou ou de la région avoisinante, comme c’est le cas dans l’observation que nous rapportons, permettent d’évoquer le diagnostic.

Il peut s’agir rarement d’une complication infectieuse. Bien que la fièvre soit souvent absente lors du diagnostic, l’éventualité d’un anévrysme mycotique doit être évoqué sur des antécédents de toxicomanie intraveineuse [4].

Enfin, exceptionnellement, l’anévrisme sous-clavier peut compliquer la maladie d’Ehlers-Danlos dans sa forme la plus grave (type IV). Cette maladie génétique du collagène atteint l’ensemble de l’arbre artériel [3] et son diagnostic est clinique, étayé par une enquête familiale.

Il s’agit à notre connaissance de la première publication d’un anévrisme post-traumatique d’une branche de l’artère sous-clavière. Le mode révélation fortuit et les antécédents sportifs ont orienté le diagnostic, confirmé par l’échographie-Doppler. Le traitement chirurgical simple par abord direct minimal et excision-suture est radical.

Références

1 Davidovic LB, Markovic DM, Pejkic SD, Kovacevic NS, Colic MM, Doric PM. Subclavian artery aneurysms. Asian J Surg 2003 ; 26 : 7-11.

2 Pairolero PC, Walls JT, Payne WS, Hollier LH, Fairbairn 2nd JF. Subclavian-axillary artery aneurysms. Surgery 1981 ; 90 : 757-63.

3 de Paiva Magalhaes E, Fernandes SR, Zanardi VA. Ehlers-Danlos syndrome type IV and multiple aortic aneurysms : a case report. Angiology 2001 ; 52 : 223-8.

4 Tsao JW, Marder SR, Goldstone J, Bloom AI. Presentation, diagnosis, and management of arterial mycotic pseudoaneurysms in injection drug users. Ann Vasc Surg 2002 ; 16 : 652-62.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]