|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Algodystrophie ou syndrome douloureux régional complexe de type I : mise au point |
Médecine thérapeutique. Volume 12, Numéro 2, 108-16, Mars-Avril 2006, Effets indésirables et alternatives thérapeutiques
|
Article gratuit
|
Auteur(s) : Anne Lauwers, Martial Koenig, Malou Navez, Pascal Cathébras |
Résumé : Les syndromes douloureux régionaux complexes (SDRC) recouvrent une série d’entités cliniques historiquement décrites comme l’ostéoporose douloureuse post-traumatique, la dystrophie réflexe des extrémités, le rhumatisme neurotrophique et l’algo[neuro]dystrophie ou reflex sympathetic dystrophy dans la littérature anglo-saxonne. La physiopathologie est très incomplètement élucidée et complexe. On distingue les SDRC de type I et de type II, dont la présentation clinique est identique mais qui diffèrent par l’existence d’une lésion neurologique dans le type II. L’algo[neuro]dystrophie appartient au type I. Le diagnostic de SDRC est un diagnostic d’élimination essentiellement clinique. Le traitement fait appel à des thérapeutiques utilisées par voie systémique (antalgiques, calcitonine, bisphosphonates) ou locale (blocs sympathiques, neurostimulation), à la rééducation et à la prise en charge psychologique. Une évaluation globale de la situation doit être faite avant la mise en route du traitement, en analysant les différentes composantes de la douleur mais également le contexte psychosocial. De nombreux patients seront rapidement contrôlés, mais d’autres nécessiteront un traitement plus long, la mise en œuvre de techniques antalgiques plus sophistiquées et la coopération entre différentes disciplines médicales. |
Mots-clés : douleur, syndrome douloureux régional complexe |
|