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Syndrome
polyuro-polydipsique : diabète insipide |
Médecine thérapeutique. Volume 6, Numéro 6, 458-65, Juin - Juillet 2000, Démarches diagnostiques
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Article gratuit
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Auteur(s) : Corinne Bagnis, Alain Baumelou, Gilbert Deray |
Résumé : Durant les vingt dernières années, des progrès considérables ont été réalisés dans la définition des mécanismes qui président au maintien de l’équilibre hydrique de l’organisme. La découverte des aquaporines [1], canaux à eau sensibles à l’hormone antidiurétique (ADH, appelée aussi arginine-vasopressine, AVP) a permis de poser les bases moléculaires du transport transépithélial de l’eau dans la cellule tubulaire rénale. L’identification, la caractérisation et l’étude des mutations des gènes du récepteur V2 de l’ADH et du gène codant pour l’aquaporine 2 ont amélioré la compréhension des maladies héréditaires comportant un trouble de la concentration des urines [1, 2].
Face à un patient présentant un syndrome polyuro-polydipsique, des éléments simples du raisonnement diagnostique permettent, dans la plupart des cas, d’éclaircir la situation. La première étape permettra de différencier, par l’étude des urines du patient, une diurèse aqueuse d’une diurèse osmotique, situation fréquente et souvent mal analysée. La complexité de certaines situations cliniques est liée à l’association des deux mécanismes physiopathologiques et à leur retentissement sur la médullaire rénale. Au cours de cette démarche, le néphrologue et le psychiatre seront souvent amenés à réfléchir ensemble car un nombre important de situations cliniques concernent des patients présentant des maladies psychiatriques. |
Mots-clés : diabète insipide, diurèse osmotique, polyurie, vasopressine, aquaporines. |
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