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Démarche diagnostique devant une douleur thoracique |
Médecine thérapeutique. Volume 6, Numéro 6, 466-73, Juin - Juillet 2000, Démarches diagnostiques
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Article gratuit
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Auteur(s) : Patrick Ray, Bruno Riou |
Résumé : La douleur thoracique est un motif fréquent de consultation aux urgences. La prise en charge difficile de cette plainte est secondaire à la difficulté d’analyse de ce symptôme, l’absence de parallélisme entre l’importance de la douleur et la gravité de la maladie sous-jacente qui nécessiterait un traitement spécifique (infarctus du myocarde, embolie pulmonaire, dissection aortique, pneumothorax), et l’extrême variété des étiologies intra et extrathoraciques pouvant expliquer cette douleur.
Des recommandations pour la prise en charge d’une douleur thoracique [1] et des schémas décisionnels se développent [2, 3]. Cet article a pour but de proposer une démarche diagnostique à utiliser devant une douleur thoracique. La prise en charge doit s’appuyer sur une anamnèse et un examen physique précis et approfondis. Ils constituent la source principale d’informations permettant d’identifier les situations particulières qui nécessitent des examens complémentaires. Nous détaillerons enfin quelques situations particulières urgentes et les démarches diagnostiques modernes évaluées dans les syndromes coronariens et l’embolie pulmonaire vues aux urgences [3-5].
La douleur thoracique représente un défi au clinicien. En effet, ce symptôme peut être la manifestation de maladies graves avec un traitement spécifique urgent. La démarche diagnostique doit s’appuyer sur un interrogatoire et un examen physique précis pour s’orienter, et cibler les situations qui nécessiteront des examens complémentaires poussés. Deux examens semblent indispensables quel que soit le contexte : l’électrocardiogramme 12 dérivations et la radiographie thoracique de face. Secondairement, d’autres examens vont être nécessaires. Tout patient de plus de 40 ans avec facteur de risque cardio-vasculaire doit avoir un dosage à l’arrivée aux urgences de myoglobine et de troponine. Il convient de répéter le dosage de troponine entre 6 et 8 heures après l’arrivée du patient avant de décider de l’orientation du malade. Des stratégies décisionnelles validées dans l’embolie pulmonaire existent. Le coût-bénéfice d’unités fonctionnelles type chest pain unit reste à démontrer en France. |
Mots-clés : douleur thoracique, infarctus sans onde Q, troponine, embolie pulmonaire. |
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