ARTICLE
Malgré des traitements médicaux de plus en plus efficaces,
un certain nombre de situations hémodynamiques précaires
ne peuvent être résolues que par l'utilisation d'une assistance
circulatoire mécanique. De nombreux systèmes sont disponibles.
Certains sont simples et faciles à utiliser mais leurs performances
hémodynamiques sont limitées et ils ne peuvent être
employés que pour de courtes périodes. Ils trouvent leurs
indications dans les situations d'urgence. Inversement, d'autres systèmes
beaucoup plus complexes et plus performants peuvent être proposés
pour des assistances de longue durée. Une bonne connaissance
des répercussions de cette assistance circulatoire sur le cur
lui-même et sur les autres organes est indispensable pour proposer
aux patients un système d'assistance circulatoire adapté
à leurs besoins : assistance univentriculaire ou biventriculaire
en attente de récupération si un sevrage est envisagé,
en attente de transplantation ou en implantation définitive dans
le cas contraire (tableau 1).
En attente de récupération
Un cur défaillant est dilaté, hypocontractile
et souvent déplété en métabolites énergétiques.
Le but de l'assistance circulatoire est non seulement de maintenir un
état hémodynamique satisfaisant, en n'utilisant pas ou que
peu de catécholamines qui ne font que pérenniser et aggraver
la déplétion en métabolites énergétiques,
mais aussi de diminuer les contraintes pariétales et, donc, le
travail du ventricule et sa consommation en oxygène. Les indications
principales sont le bas débit postcardiotomie avec un sevrage impossible
de la circulation extracorporelle [1] et un certain nombre d'insuffisances
cardiaques aiguës (infarctus du myocarde, myocardite) [2]. Récemment,
l'utilisation prolongée de systèmes d'assistance circulatoire
en attente de transplantation a permis de démontrer les capacités
du cur à récupérer une fonction systolique
et diastolique satisfaisante : augmentation de l'indice cardiaque et de
la pression aortique moyenne, diminution de la pression pulmonaire d'occlusion
et des résistances vasculaires pulmonaires [3, 4]. Il existe, par
ailleurs, une normalisation des modifications neurohormonales : diminution
des concentrations de norépinéphrine, d'aldostérone,
de facteur atrial natriurétique, de l'arginine vasopressine et
de l'activité rénine plasmatique [5, 6].
Toutes ces modifications morphologiques, structurelles et
fonctionnelles survenant après un certain temps d'assistance circulatoire
ont fait évoquer la possibilité d'un éventuel sevrage
[7, 8]. Dans la majorité des cas où ce sevrage a été
proposé, il s'agissait de patients atteints de cardiomyopathie
dilatée. De plus, un traitement médical adapté (inhibiteurs
de l'enzyme de conversion, bêtabloquants, diurétiques) est
indispensable pendant toute la durée de l'assistance. Enfin, l'évolution
de la cardiopathie avant l'implantation doit être prise en compte.
Le taux de récupération est plus important chez les patients
dont la cardiopathie est d'apparition récente. Il est cependant
encore trop tôt pour évaluer le devenir à long terme
de ces patients sevrés de l'assistance circulatoire.
En fonction de l'indication, du type de défaillance cardiaque
et du profil évolutif envisagé, le matériel à
utiliser est différent.
Pompes non occlusives
Ce type de pompe est représenté par les pompes centrifuges.
Elles sont composées d'une seule partie mobile, le rotor, qui
est mis en mouvement soit par un arbre de transmission, soit par un
champ électromagnétique. Elles assurent un débit
continu mais qui peut être rendu pulsatile si l'on fait varier
la vitesse instantanée du rotor. Il en existe deux types actuellement
commercialisés, selon que l'énergie transmise au sang
se fait par friction sur un cône utilisant l'effet vortex (Biomedicus®)
ou par l'intermédiaire d'ailettes (Sarns®). Les
avantages de ces pompes sont constitués par leur caractère
non occlusif : pas de lésions des éléments figurés
du sang, pas de détérioration du circuit, pas de risque
de rupture (en cas de surpression, le débit s'annule) et, enfin,
pas de risque d'embolie gazeuse par désamorçage. Le débit
dépend de la vitesse de rotation du rotor mais aussi des pressions
de remplissage et des résistances à l'éjection.
Une diminution des premières ou une augmentation des secondes
entraîne un ralentissement immédiat du débit. Inversement,
une augmentation des premières ou une diminution des secondes
entraîne une augmentation du débit. Il existe donc une
autorégulation qui facilite la surveillance. Le débit
maximum obtenu avec ce type de matériel est de l'ordre de 4 à
5 l/min. Ces pompes ne sont cependant pas dénuées d'inconvénients.
Le débit est continu, non pulsé. En dessous d'une certaine
vitesse de rotation, il peut s'annuler, voire s'inverser, et il est
important de connaître cet élément lors de la mise
en route de l'assistance ou lors du sevrage. De plus, il est nécessaire
de changer la tête de pompe régulièrement (tous
les 2 à 4 jours). Ce matériel sera donc utilisé
préférentiellement pour les assistances de courte durée
(de quelques heures à quelques jours).
Ventricules pneumatiques
Parmi les ventricules pneumatiques, il faut distinguer ceux
de la marque Abiomed ® (figure
1). Ils sont constitués de deux chambres en polyuréthane
entourées d'une coque externe en polycarbonate. La première
chambre, ou chambre atriale, se remplit passivement par gravité
et la seconde, ou chambre ventriculaire, est vidée rythmiquement
par une énergie pneumatique transmise par une ligne d'activation
à partir d'une console qui règle automatiquement et en continu
le débit. Des valves en polyuréthane assurent le caractère
unidirectionnel du débit. Le débit assuré par cette
prothèse est de l'ordre de 4 à 5 l/min. En cas d'assistance
biventriculaire, le débit droit est inférieur au débit
gauche d'au moins 10 % afin d'éviter une surcharge vasculaire pulmonaire.
Les avantages de ce système en sont le coût, la facilité
de mise en uvre et de surveillance ainsi que l'autorégulation
des débits en fonction des pressions de remplissage. L'inconvénient
majeur est représenté par l'hypothermie et la perte de charge
induites par la longueur des lignes externes.
Les autres ventricules pneumatiques sont, de la même façon,
constitués d'une coque rigide externe mais ils sont partagés
en deux parties : une chambre contenant le sang et une autre dans laquelle
l'air comprimé est injecté rythmiquement. Cette différence
permet de considérer deux types de ventricules pneumatiques :
ceux à sac et ceux à diaphragme. Ils sont tous extracorporels
et reliés à une console externe par une ligne d'activation.
Ventricules à sac
Le plus connu et le plus utilisé est le ventricule
de Pierce-Donachy® [9, 10]. Le sac est suspendu à
l'intérieur d'une coque en polycarbonate. À l'entrée
et à la sortie, deux valves à disques de Björk-Shiley®
garantissent le caractère unidirectionnel du débit. Par
ailleurs, une sonde à effet Hall est fixée sur la coque
externe. Dès que le ventricule est plein, un signal est envoyé
à l'unité de contrôle qui déclenche l'éjection.
Le ventricule peut fonctionner selon le mode « plein-vide ».
La fréquence est alors fixée par le débit de remplissage
qui est fonction des pressions de remplissage. Le mode « fréquence
fixe » est utilisé lors des phases de démarrage et
de sevrage. L'inconvénient de ces deux modes est constitué
par le total asynchronisme avec le cur assisté, ce qui, bien
qu'assurant un débit d'assistance élevé, peut être
délétère pour une éventuelle récupération.
Il est cependant possible d'utiliser une synchronisation sur l'onde R
de l'électrocardiogramme en mode « contre-pulsion ».
Les avantages de ce système sont sa durabilité, la fiabilité
du matériel et ses bonnes performances hémodynamiques. Les
inconvénients sont la fragilité du système de détection
de remplissage complet du ventricule et la taille des canules.
Les ventricules extracorporels Nippon-Zeon® sont composés
d'un sac de 60 ml en polyuréthane et deux valves de Björk-Shiley®
contenus dans une coque externe transparente permettant de voir très
aisément les mouvements du sac. La canule artérielle est
en Silicone-Goretex® et ne nécessite pas de précoagulation.
Un débitmètre électromagnétique, situé
juste après la valve de sortie, permet de mesurer précisément
le débit du ventricule. Ces ventricules peuvent être utilisés
indifféremment en assistance droite et/ou gauche (figure
2). La console permet de synchroniser le ventricule d'assistance
au ventricule assisté comme pour une contre-pulsion, ou de le
faire fonctionner à fréquence fixe en total asynchronisme.
Ventricules à diaphragme
Le ventricule Medos® comprend une coque externe
transparente et un diaphragme en polyuréthane. Les valves, composées
de trois feuillets en polyuréthane, assurent un flux unidirectionnel.
La forme de ce ventricule a été étudiée afin
d'assurer un débit intraprothétique le moins turbulent possible.
Il existe, au-dessus de chaque valve, un récessus bulbaire (équivalent
du sinus de Valsalva) permettant de limiter les accidents thrombo-emboliques.
Ce ventricule existe en plusieurs tailles, ce qui rend possible son utilisation
en assistance pédiatrique. En cas d'assistance biventriculaire,
la prothèse droite a un volume inférieur de 10 % à
celui de la prothèse gauche, afin d'éviter tout risque de
débit droit supérieur au débit gauche qui serait
responsable d'un dème pulmonaire. Ces ventricules peuvent
être utilisés en mode asynchrone (à fréquence
fixe) ou synchrone et sont alors asservis au signal électrocardiographique.
Leurs avantages consistent en leur facilité d'utilisation, le silence
(valves non mécaniques) et la possibilité d'assistance pédiatrique
[11].
Le Berlin Heart® est constitué d'une
coque externe transparente en polyuréthane avec deux valves mécaniques
de Björk-Shiley®. Il est séparé en deux
parties par un diaphragme de plusieurs couches de polyuréthane.
Deux volumes de ventricules sont disponibles : 50 et 100 ml. La console
permet un fonctionnement selon le mode « plein-vide » et assure
un débit de 6 à 8 l/min.
En attente de récupération, deux éléments
sont à considérer. Il s'agit, le plus souvent, d'une assistance
ventriculaire et non d'une suppléance. Cela signifie que la décharge
ventriculaire, dans ce cas, est incomplète et que le ventricule
assisté conserve une activité mécanique comme doit
en témoigner la courbe de pression artérielle (systémique
et/ou pulmonaire). Par ailleurs, de nombreuses études expérimentales
ont montré l'intérêt d'un fonctionnement en mode
« contre-pulsion » : la prothèse se remplit pendant
la systole ventriculaire et éjecte pendant la diastole [12].
Une récupération fonctionnelle satisfaisante a cependant
été obtenue après des décharges ventriculaires
complètes de longue durée, obtenues avec des systèmes
d'assistance circulatoire fonctionnant en total asynchronisme avec le
cur d'origine.
En attente de transplantation
L'amélioration des résultats à long
terme de la transplantation cardiaque, depuis l'utilisation d'immunosuppresseurs
puissants, a conduit à une extension des indications. Malheureusement,
il existe actuellement une inadéquation entre le nombre de candidats
potentiels à une transplantation cardiaque et celui de greffons
disponibles. Il en résulte un allongement des listes d'attente
ainsi que la possibilité d'une détérioration, parfois
aiguë, de l'état hémodynamique des patients.
Tous les ventricules pneumatiques utilisés en attente de récupération
peuvent l'être également en attente de transplantation
[13, 14]. Cependant, bien que pouvant être utilisés pendant
de relativement longues périodes (plusieurs semaines, voire plusieurs
mois) et avec des performances hémodynamiques satisfaisantes,
leur caractère extracorporel est une source d'inconfort pour
les patients.
Cur artificiel total
C'est en 1969 que Denton Cooley tenta la première
application clinique d'un cur artificiel total dans l'attente d'une
transplantation [15]. À l'heure actuelle, plus de 200 curs
artificiels totaux de type Jarvik 7 (commercialisés maintenant
sous le nom de Cardiowest ®) (figure
3) ont été implantés de par le monde. Une
telle implantation s'impose chez un patient dont l'état hémodynamique,
malgré un traitement médical optimum, ne permet pas une
survie de plus de 48 heures ou lorsque apparaît une détérioration
hémodynamique rapide. Les critères classiquement retenus
et les indications sont résumés dans le tableau
2.
Le cur artificiel total n'étant implanté
que dans l'attente d'une transplantation cardiaque orthotopique, toutes
les contre-indications à la transplantation cardiaque sont donc
des contre-indications formelles au cur artificiel total. Parmi
celles-ci, citons surtout l'infection et les néoplasies. Un âge
supérieur à 60 ans est généralement considéré
comme une contre-indication, mais il faut surtout tenir compte de l'âge
physiologique du patient. Cependant, l'analyse des résultats montre
que le taux de survie est significativement plus élevé chez
les patients de moins de 40 ans [16, 17].
Le volume de la cage thoracique est aussi un élément
déterminant du succès de l'implantation. En raison du
volume même du cur artificiel total, une cage thoracique
trop petite expose à un certain nombre de complications : gêne
au retour veineux et compression des poumons, qui est source d'infection.
Mais il est souvent très difficile, en urgence, d'apprécier
au mieux le volume de la cage thoracique. La surface corporelle est
un paramètre indirect mais fiable. Ainsi, Kawaguchi [18] a montré
que le sevrage de la ventilation artificielle était plus facile
chez les patients chez qui elle était supérieure à
1,8 m2. De plus, ces patients présentent, de façon
significative, moins d'insuffisances rénale et hépatique
mais aussi moins d'infections que les autres et ont donc un taux de
transplantation réussie plus élevé. Les résistances
pulmonaires élevées (supérieures à 4 unités
Wood) sont une autre contre-indication au cur artificiel total
car, si pendant la durée de l'implantation il est toujours possible
de forcer le barrage pulmonaire en augmentant les pressions d'activation
du ventricule droit, cette façon de faire ne fait qu'aggraver
le problème de l'hypertension artérielle pulmonaire qui
se dévoilera au moment de la transplantation cardiaque.
Ventricule électromécanique
de type Novacor®
Le ventricule Novacor® (figure
4) a pour avantage d'être presque totalement implantable
: seule la ligne d'activation électrique sort au niveau du flanc
droit du patient [19]. Cela permet une excellente mobilité, d'autant
que la console a maintenant été remplacée par un
contrôleur externe de faible encombrement et muni de batteries
externes de faible poids et d'autonomie satisfaisante. Cependant, ce
ventricule n'assiste que le ventricule gauche. Et, bien qu'il ait été
établi qu'une assistance ventriculaire gauche puisse améliorer
la fonction ventriculaire droite par diminution de sa postcharge, dans
25 à 30 % des cas une assistance ventriculaire droite associée
est nécessaire [20]. Les résultats s'en trouvent alors
affectés. D'autres facteurs limitant l'utilisation de ce type
de matériel sont à connaître. L'infarctus du myocarde
intéressant la pointe du ventricule gauche peut rendre la canulation
de cette dernière très difficile avec un risque hémorragique
accru. La présence d'un thrombus à la pointe du ventricule
gauche peut constituer une contre-indication en raison du risque thrombo-embolique.
Les troubles du rythme ventriculaire, la tachycardie, voire la fibrillation
ventriculaire plus que les extrasystoles, peuvent gêner le remplissage
de la prothèse et entraîner un débit moins important.
Enfin, la présence d'une valve mécanique (aortique et/ou
mitrale) et d'une communication intracardiaque sont des contre-indications
absolues.
HeartMate
Il existe actuellement deux types de ce ventricule : un pneumatique
et un électromécanique [21]. L'intérêt de cette
prothèse est représenté par le traitement très
particulier des surfaces en contact direct avec le sang. Alors que toutes
les autres prothèses ont des surfaces parfaitement lisses, le ventricule
HeartMate, au contraire, offre une surface rugueuse recouverte de microsphères
de titanium. Quelques jours après l'implantation, apparaît
un revêtement pseudo-intimal qui explique la moindre incidence des
accidents thrombo-emboliques avec ce matériel [22, 23]. Les indications
et contre-indications sont superposables à celles du Novacor®.
Le choix entre cur artificiel total, Novacor®
et HeartMate dépend, bien sûr, du matériel disponible.
En raison du coût élevé, tous les services de chirurgie
cardiaque ne peuvent disposer de tous ces systèmes d'assistance
circulatoire. Il existe des indications préférentielles
du cur artificiel total (défaillance biventriculaire qui
ne peut être traitée par une assistance univentriculaire
gauche) et des indications spécifiques qui sont souvent des contre-indications
des autres systèmes d'assistance (présence d'une valve
mécanique, communication interventriculaire, thrombus apical).
Dans tous les cas contraires, l'utilisation d'une assistance univentriculaire
gauche semble préférable. Les systèmes électriques
ou électromécaniques permettent une assistance de longue
durée avec un possible retour à domicile [24].
Implantation définitive
En 1982, DeVries [25] implantait pour la première
fois un cur artificiel total à un patient en défaillance
cardiaque globale secondaire à une cardiomyopathie dilatée
et qui ne pouvait bénéficier d'une transplantation cardiaque
en raison de son âge et d'une pneumopathie chronique obstructive.
Cette expérience d'implantation définitive a cependant été
limitée, 5 patients ayant pu bénéficier de cette
solution de remplacement à la transplantation cardiaque [26]. En
raison des progrès techniques et, plus particulièrement,
de la fiabilité et de la biocompatibilité du matériel,
mais aussi à cause de l'inadéquation entre le nombre de
patients candidats à une transplantation et celui de greffons cardiaques
disponibles, l'implantation de longue durée de systèmes
d'assistance circulatoire est à nouveau proposée [27], notamment
les ventricules Novacor® et HeartMate.
Récemment, l'utilisation de pompes axiales a été
également proposée dans cette indication [28, 29]. Il s'agit
d'une assistance ventriculaire gauche, entre la pointe du ventricule gauche
et l'aorte, délivrant un débit continu non pulsé.
Ces pompes sont beaucoup moins volumineuses que les systèmes Novacor®
et HeartMate. Peu d'implantations chez l'homme ont été à
ce jour réalisées, ce qui ne permet pas d'évaluer
de façon satisfaisante leur efficacité et leur fiabilité
[30]. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives
sur cette expérience clinique limitée. Une sélection
précise des patients et un suivi médical approprié
sont indispensables.
CONCLUSION De
nombreux systèmes d'assistance circulatoire sont actuellement disponibles,
avec des performances et, donc, des indications particulières. Les
résultats dépendent du choix d'un système adapté
au patient, à ses conditions hémodynamiques, au type de cardiopathie
et à son évolution, mais aussi et surtout de l'implantation
précoce, avant qu'un bas débit cardiaque sévère
et/ou prolongé n'ait entraîné des perturbations irréversibles
des principales fonctions vitales. Tous ces matériels sont efficaces
et fiables. L'amélioration de la biocompatibilité des matériaux
utilisés ainsi que l'application de traitements anticoagulants perfectionnés
devraient permettre de diminuer l'incidence de la principale complication
que sont les accidents thrombo-emboliques. REFERENCES
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