ARTICLE
Nous rapportons un cas d'endocardite mitrale chez un patient en hémodialyse
chronique pour une glomérulopathie dans le cadre d'une maladie
de Fabry. L'hémodialysé chronique est particulièrement
exposé aux bactériémies et aux endocardites du
fait, d'une part, de l'accès vasculaire nécessaire à
l'épuration extrarénale et, d'autre part, des facteurs
de susceptibilité aux infections propres à l'insuffisance
rénale terminale traitée par dialyse. Le traitement antibiotique
doit être adapté aux particularités pharmacodynamiques
et pharmacocinétiques de l'atteinte endocardique (bithérapie
synergique rapidement bactéricide, diffusant sur le site infectieux,
d'administration parentérale pour une durée prolongée)
ainsi qu'aux particularités pharmacocinétiques de l'hémodialysé
en tenant compte du mode d'action du produit (dépendant du temps
ou de la concentration administrée), de sa cinétique pendant
les périodes interdialytique et dialytique, et de sa toxicité.
La gravité du pronostic incite à adapter au mieux l'antibiothérapie
afin de minimiser la toxicité sans compromettre l'efficacité
du traitement. Des mesures préventives spécifiques peuvent
également être mises en uvre.
Présentation du cas
M. F., âgé de 54 ans, hémodialysé chronique
depuis l'âge de 50 ans, est envoyé dans le Service de réanimation
néphrologique en raison d'une dyspnée fébrile évoluant
depuis 48 heures. L'examen clinique montre une fièvre à
39,7 °C, une fréquence cardiaque à 112/min avec une
pression artérielle à 148/92 mmHg, une prise pondérale
d'environ 5 kg depuis la dernière séance de dialyse et une
dyspnée de stade IV avec orthopnée. À l'auscultation,
on note des crépitants diffus des deux champs pulmonaires et un
souffle holosystolique intense (3/6e) au foyer mitral irradiant
dans l'aisselle. L'abdomen est souple, sans hépatosplénomégalie.
Les aires ganglionnaires sont libres. L'examen neurologique est normal.
L'examen des téguments met en évidence des fissures sèches
des talons et de la pulpe du pouce droit. On note par ailleurs des lésions
punctiformes rouge foncé des fesses, du haut des cuisses et de
l'hypogastre, qui sont anciennes selon le patient. L'examen de la fistule
artério-veineuse radiale gauche est normal. Il n'y a pas de troubles
mictionnels et la prostate est normale. Le bilan biologique à l'admission
met en évidence une hypoxémie sévère sur la
gazométrie artérielle, un syndrome inflammatoire avec une
protéine C réactive à 164 mg/l, une hyperleucocytose
à 20 800/mm3 dont 91 % de polynucléaires neutrophiles.
Le cliché thoracique standard met en évidence une cardiomégalie
et une surcharge péri-hilaire bilatérale évocatrice
d'dème aigu pulmonaire. L'électrocardiogramme s'inscrit
en rythme sinusal, avec un hémibloc antérieur gauche, une
hypertrophie ventriculaire gauche (indice de Cornell à 46 mm pour
une normale inférieure à 28 mm) et un espace PR court (0,08
s).
Dans les antécédents du patient, on note :
plusieurs infections bactériennes, notamment des épisodes
d'érysipèle du membre inférieur droit récidivants,
ayant fait l'objet d'une antibiothérapie continue par amoxicilline
entre 1986 et 1987 puis d'une antibiothérapie discontinue par Extencilline®
intramusculaire ainsi que, 6 mois avant l'admission, un épisode
d'dème pulmonaire aigu fébrile et deux épisodes
de diarrhée fébrile avec, dans un des cas, la mise en évidence
d'une septicémie à Streptococcus agalactiae b hémolytique
traitée avec succès par une association amoxicilline-gentamicine
;
une néphropathie glomérulaire, découverte
en 1983, associant une protéinurie modérée (0,5 g/24
h) à une hématurie microscopique, et une insuffisance rénale
définie par une créatininémie à 115 µmol/l.
À l'époque, aucun diagnostic précis n'avait été
porté. Par la suite, l'altération progressive de la fonction
rénale devait conduire au début de l'épuration extrarénale
par hémodialyse en 1993 ;
une cardiomyopathie hypertrophique décelée en
1992, progressive (septum interventriculaire à 16 mm en 1997) et
inexpliquée, associée à une insuffisance mitrale
de grade II par ballonnisation de la grande valve mitrale ;
une dégradation progressive des fonctions supérieures
depuis 1994, avec perte de l'efficacité professionnelle, troubles
mnésiques, apragmatisme, incurie, hétéro-agressivité
et troubles thymiques de type maniaque.
Évolution et traitement
L'dème aigu pulmonaire est traité symptomatiquement
par oxygénothérapie nasale à fort débit et
une séance d'hémofiltration. Une hémoculture (sur
trois) revient positive à S. agalactiae beta hémolytique.
L'échographie cardiaque par voie transsophagienne confirme
l'insuffisance mitrale (grade III) et décèle une perforation
de la valve mitrale postérieure avec, sur son versant auriculaire,
une image mobile de 15 x 4 mm. Le diagnostic d'endocardite mitrale à
S. agalactiae beta hémolytique est porté et, en l'absence
d'indication chirurgicale urgente, le patient est traité par une
antibiothérapie intraveineuse associant amoxicilline pendant 4
semaines et gentamicine pendant 2 semaines. L'évolution est favorable
sur les plans infectieux et hémodynamique. Un bilan paraclinique
exhaustif ne permet pas de mettre en évidence de porte d'entrée
autre que les fissures cutanées. Au décours de cet épisode,
on instaure une antibiothérapie prophylactique discontinue par
Extencilline® intramusculaire.
Par ailleurs, l'association de lésions cutanées typiques
d'angiokératome disposées « en caleçon »,
d'une glomérulopathie survenant dans la quatrième décennie,
d'une cardiomyopathie hypertrophique avec valvulopathie mitrale et raccourcissement
de l'espace PR, et de troubles des fonctions supérieures fait
évoquer le diagnostic de maladie de Fabry. Deux anomalies cliniques
supplémentaires très suggestives sont trouvées
: des acromélalgies apparues dans l'enfance, ayant disparu dans
la deuxième décennie, et un aspect de « cornée
verticillée » à l'examen de l'il à la
lampe à fente. L'activité enzymatique de l'alpha-galactosidase
(effondrée) confirme le diagnostic. Le diagnostic final est celui
d'endocardite mitrale à S. agalactiae beta hémolytique
à porte d'entrée cutanée chez un patient de 54
ans atteint d'une maladie de Fabry dont les manifestations sont cutanées,
ophtalmologiques, neurologiques, néphrologiques et cardiologiques.
Maladie de Fabry
Il s'agit d'une maladie de surcharge par déficit en alpha-galactosidase
A responsable de dépôts intracellulaires à prédominance
vasculaire de céramides trihexosides. L'affection est typiquement
dite récessive, liée au chromosome X, mais une atteinte
modérée et tardive des femmes « vectrices obligatoires
» est possible. Chez les sujets de sexe masculin, les acromélalgies,
les angiokératomes et l'atteinte ophtalmique sont décelables
dès la première décennie. Après 20 ans apparaissent
les stigmates de la glomérulopathie, de la cardiomyopathie et de
l'encéphalopathie vasculaire qui permettent le pronostic de la
maladie (encadré et figure
1). Le diagnostic est porté sur :
un faisceau d'arguments cliniques et généalogiques
;
un dosage de l'activité de l'alpha-galactosidase A leucocytaire
;
une biopsie d'organe (rein, cur) ;
la mise en évidence d'une mutation du gène codant
pour l'alpha-galactosidase A [1].
Endocardite de l'hémodialysé
Facteurs de risque propres à l'hémodialysé
Une atteinte pré-existante de l'endocarde valvulaire est un
facteur de risque connu de greffe oslérienne. Il peut s'agir,
chez l'hémodialysé, d'une valvulopathie rhumatismale,
d'une valvulopathie en rapport avec la maladie causale (maladie de Fabry)
ou bien de l'atteinte valvulaire particulière de l'hémodialysé
chronique. Maher a montré en 1987, dans une étude prospective
échocardiographique sur 85 hémodialysés depuis
en moyenne 7,5 ans et âgés de moins de 70 ans, que 28 %
des sujets présentaient des calcifications aortiques, 36 % des
calcifications annulaires mitrales et 15 % des calcifications mitro-aortiques
[2]. Les trois facteurs associés à la survenue des calcifications
valvulaires étaient l'âge, le nombre d'années de
dialyse et un produit phospho-calcique élevé (supérieur
à 5,4).
L'existence d'une porte d'entrée, en l'occurrence l'accès
vasculaire, est un facteur de risque majeur de bactériémie
pour l'hémodialysé.
Divers facteurs de susceptibilité à l'infection sont
rencontrés chez l'hémodialysé. Il peut s'agir de
certaines affections (diabète, lupus, hémopathies), des
traitements immunosuppresseurs (lupus, transplantation) ou de la dénutrition
et des carences vitaminiques fréquemment rencontrées chez
ce type de malade. Il existe également une susceptibilité
aux infections imputable à l'hémodialyse, comme l'a montré
Goldman en 1990 [3] : il a mis en évidence une altération
de la réponse immunitaire spécifique (diminution des réponses
B et T aux stimuli antigéniques ou mitogènes) ainsi que
des anomalies fonctionnelles des monocytes/macrophages et des polynucléaires
neutrophiles. Les différentes étapes conduisant à
une fonction optimale du polynucléaire neutrophile sont altérées
en cours de dialyse :
défaut de chimiotactisme en rapport avec une régulation
négative de l'expression membranaire du récepteur au C5a
secondaire à une activation chronique du complément par
la membrane de dialyse ;
défaut d'adhérence par déficit relatif
en immunoglobulines opsonisantes et augmentation, par la membrane de dialyse,
de l'anticorps MO1 qui, administré par voie intraveineuse, lie
le récepteur des polynucléaires neutrophiles au C3bi, pilier
de l'opsonisation ;
défaut de phagocytose et de lyse de l'agent pathogène
dans le compartiment lysosomal [3].
De nombreux auteurs ont incriminé la surcharge ferrique dans
la physiopathologie de ces troubles : elle inhiberait le chimiotactisme
et la phagocytose, et diminuerait la production des radicaux libres
lysosomaux. Boelaert a montré, en 1990, que la fonction des polynucléaires
de l'hémodialysé pouvait être restaurée en
diminuant le stock martial par un traitement par érythropoïétine
recombinante. Or, la surcharge martiale est un problème fréquent
chez l'hémodialysé et une étude prospective sur
158 patients a montré que l'incidence des bactériémies
chez l'hémodialysé était multipliée par
trois quand la ferritinémie était supérieure à
1 000 µg/l [4].
Épidémiologie de l'endocardite
chez l'hémodialysé (tableau)
L'endocardite de l'hémodialysé est plus fréquente
que dans la population générale et son incidence annuelle
est estimée entre 5 et 13 /100 000. Il s'agit, en majorité,
d'une endocardite mitrale à staphylocoque doré dont la
porte d'entrée est l'accès vasculaire, plus souvent un
cathéter qu'une fistule artério-veineuse [2, 6, 8, 9].
Antibiothérapie
L'atteinte endocardique présente des particularités anatomiques
qui expliquent les impératifs de l'antibiothérapie. Elle
doit faire appel à deux antibiotiques rapidement bactéricides
et synergiques en association (du fait d'un site d'action différent,
usuellement un antibiotique agissant sur la paroi bactérienne
et un autre agissant sur la synthèse protéique). L'adéquation
microbiologique est obtenue après une phase empirique par adaptation
aux données de l'antibiogramme. Il est nécessaire d'obtenir
une bonne pénétration sur le site infectieux et, donc,
d'administrer les antibiotiques par voie parentérale en choisissant
les produits dont la liaison aux protéines plasmatiques est faible
et dont la diffusion dans la végétation est maximale.
L'antibiothérapie doit être de longue durée : de
4 à 6 semaines. Lorsqu'un antibiotique temps-dépendant
est utilisé (vancomycine, bêta-lactamines), le rythme d'administration
doit être tel que la concentration d'antibiotiques soit supérieure
à la concentration minimale inhibitrice pendant la période
la plus longue possible entre les doses, surtout s'il n'a pas d'effet
postantibiotique. Lorsqu'un antibiotique concentration-dépendant
est utilisé (aminoside), il faut idéalement obtenir un
pic de concentration égal à 5 à 10 fois la concentration
minimale inhibitrice et un taux résiduel minimal pour limiter
les effets secondaires résiduels-dépendants. Entre deux
injections, l'effet post-antibiotique, lorsqu'il existe, permet de maintenir
une activité antibactérienne alors que la concentration
d'antibiotique est inférieure à la concentration minimale
inhibitrice. D'une façon générale, l'adaptation
se fait sur la dose pour un antibiotique concentration-dépendant
et sur l'intervalle entre les doses pour un antibiotique temps-dépendant.
L'antibiothérapie doit être adaptée à une
éventuelle hypersensibilité et aux défaillances
viscérales du patient (en particulier à l'insuffisance
rénale) [8, 9].
Utilisation pratique des
principaux antibiotiques chez l'hémodialysé
Aminoglycosides
Les aminosides sont des antibiotiques à activité bactéricide
rapide et concentration-dépendants. Leur action se fait en fixant
la sous-unité 30S du ribosome bactérien. Ils sont caractérisés
par un effet post-antibiotique important et allongé en cas d'insuffisance
rénale. La diffusion dans les végétations est homogène.
Une de leurs particularités est leur faible index thérapeutique,
avec une toxicité résiduel-dépendante : rénale
réversible et cochléo-vestibulaire cumulative et irréversible.
Chez le dialysé, la gentamicine a été particulièrement
étudiée. Christopher a montré que sa liaison aux
protéines plasmatiques est négligeable et que son excrétion
est majoritairement glomérulaire [10]. La demi-vie est de 2 h
chez le sujet normal et de 24 à 48 h chez l'hémodialysé.
La clairance plasmatique de la gentamicine en interdialyse est de 2,2
ml/min chez les patients anuriques, de 6,1 ml/min s'il existe une fonction
rénale résiduelle minime et de 24 ml/min durant une séance
d'hémodialyse. La fonction rénale résiduelle d'un
patient dialysé peut donc jouer un rôle majeur dans la
cinétique d'élimination de la gentamicine (figure
2). La posologie recommandée est de 2 mg/kg en dose de
charge, puis de 1,3 mg/kg après chaque séance de dialyse
chez les patients anuriques et de 1,5 mg/kg après chaque séance
de dialyse en cas de une diurèse persistante (figure
3). Malheureusement, l'administration d'aminosides chez l'hémodialysé
conduit souvent à une escalade des taux résiduels qui
incite à la diminution des doses, ce qui compromet l'intensité
du pic et, donc, l'efficacité du traitement. Il est important
de souligner que, en cas d'endocardite, l'hémodialysé
est plus menacé par l'inefficacité thérapeutique
que par la toxicité médicamenteuse. Une étude récente
souligne l'intérêt que pourrait avoir l'administration
de la gentamicine une heure avant la dialyse pour optimiser l'effet
bactéricide concentration-dépendant et minimiser l'effet
délétère du résiduel haut chez l'hémodialysé
[11].
Vancomycine
La vancomycine est un glycopeptide bactéricide qui inhibe la
synthèse du peptidoglycane des Gram+ en croissance
et interfère avec l'ARN cytoplasmique. Sa liaison aux protéines
plasmatiques varie de 10 à 50 %. Son effet étant temps-dépendant,
l'objectif est d'obtenir un taux résiduel situé entre
4 et 16 fois la concentration minimale inhibitrice. Sa demi-vie est
de 6 h chez un sujet de fonction rénale normale et de 7 à
10 jours chez l'anéphrique, sans que l'on sache exactement par
quel circuit est éliminé le produit. Cette molécule
de haut poids moléculaire n'est pas hémodialysée
par les membranes de dialyse habituelles (ce qui n'est pas vrai pour
les polysulfones HF) et il n'y a donc pas d'intérêt à
injecter de dose postdialytique. Le mode d'administration habituel est
de 1 g en dose de charge, puis de 500 mg à 1 g toutes les deux
demi-vies ou toutes les demi-vies, soit 1 g/semaine quand la concentration
minimale inhibitrice est élevée (figure
4). Si une membrane en polysulfone HF est utilisée, on
recommande une injection de 1 g à la fin de chaque dialyse [13].
Bêta-lactamines
Les bêta-lactamines sont des antibiotiques bactéricides
temps-dépendants qui inhibent une protéine liant la pénicilline
membranaire. Leur diffusion est progressive avec persistance d'un gradient
à l'intérieur de la végétation. La nécessité
d'avoir un taux résiduel supérieur en permanence à
la concentration minimale inhibitrice peut imposer une adaptation de
l'intervalle entre les doses. Les bêta-lactamines nécessitent
de pratiquer des injections répétées à intervalles
réguliers surveillées par le dosage sérique : des
concentrations trop élevées exposent en effet au risque
d'encéphalopathie et de convulsions.
Prévention
La seule spécificité des mesures préventives
de l'endocardite chez l'hémodialysé concerne le portage
du staphylocoque doré. Il s'agit d'un problème fréquent
: 57,3 % des hémodialysés en seraient porteurs. Le portage
a été identifié de manière formelle par plusieurs
auteurs comme un facteur de risque de bactériémie à
point de départ vasculaire avec une identité entre le type
bactériophagique et plasmidique du staphylocoque narinaire et systémique
dans 85 % des cas. La bacitracine locale et la vancomycine intraveineuse
se sont montrées inefficaces. Deux schémas thérapeutiques
ont fait leur preuve :
rifampicine per os 5 jours tous les 3 mois associée
à la bacitracine localement ;
mupirocine localement 3 fois par jour pendant 5 jours puis
3 fois par semaine pendant 6 mois, puis 1 fois par semaine pendant 18
mois.
Ce protocole diminue le portage narinaire et fait baisser l'incidence
des bactériémies de 75 % [14].
Maladie de Fabry
* Sphingolipidose.
* Déficit en a-galactosidase A : accumulation
de céramides trihexosides.
* Dépôts
à prédominance vasculaire.
* Affection récessive liée à
l'X
1. Acromégalies (70 %) :
première décennie ;
crises douloureuses à type de brûlure
déclenchées par la chaleur et l'effort ;
traitement par carbamazépine.
2. Angiokératomes (80 %) :
1-4 mm, rouge foncé, indolores, non prurigineux
;
topographie « en caleçon ».
3. Cornée verticillée (51 %) :
opacités floconneuses gris-brun ;
± atteinte cristallinienne et vaisseaux tortueux.
4. Néphropathie glomérulaire :
constante mais tardive ;
protéinurie modérée entre 20
et 30 ans ;
insuffisance rénale à 30 ans, terminale
à partir de 40 ans ;
microscopie optique : vacuolisation diffuse homogène,
aspect spumeux des cellules épithéliales glomérulaires,
podocytes, tubulaires et des cellules endothéliales des vaisseaux
;
ultrastructure : inclusions denses lamellaires «
myéliniques » en bulbe d'oignon.
5. Cardiomyopathie :
hypertrophique non obstructive ;
valvulopathie régurgitative mitrale ;
angor (endothéliopathie spécifique
et/ou hypertrophie ventriculaire gauche) ;
à l'électrocardiogramme, espace PR
court, troubles conductifs.
6. Atteinte neurologique :
accidents vasculaires cérébraux ;
troubles des fonctions supérieures.
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