|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Exploration étiologique des accidents ischémiques cérébraux |
Médecine thérapeutique. Volume 4, Numéro 6, 463-71, Juin-Juillet 1998, Revue : Accidents vasculaires cérébraux de l'adulte
|
Article gratuit
|
Auteur(s) : Vincent Larrue, Pierre Massabuau, Serge Boveda, Philippe Arrué |
Résumé : L’exploration étiologique d’un accident ischémique cérébral est d’abord guidée par les constatations cliniques. Il convient cependant de rappeler qu’il n’est pas exceptionnel d’observer plusieurs causes potentielles de ce type d’accident chez le même malade. Ainsi, de 10 à 15 % des malades en fibrillation auriculaire ont une sténose serrée de la carotide. Un inventaire étiologique minimal est donc justifié chez tous les malades. Ce bilan comporte des examens biologiques, un électrocardiogramme, une radiographie du thorax et un écho-doppler couleur des artères cervicales.
Les examens biologiques incluent hémogramme, vitesse de sédimentation, dosage des électrolytes, créatininémie, glycémie, cholestérolémie, électrophorèse des protides sériques, analyse d’urine par bandelette réactive. Ils permettent de dépister des maladies comme la polyglobulie, la micro-angiopathie thrombotique ou la maladie de Horton, rarement en cause mais qui requièrent un traitement spécifique.
L’électrocardiogramme met en évidence l’arythmie complète par fibrillation auriculaire, beaucoup plus rarement des signes d’infarctus du myocarde récent et cliniquement silencieux ou des troubles de la repolarisation qui témoignent de la présence d’un anévrisme ventriculaire. Des signes d’hypertrophie ventriculaire gauche sont fréquents, mais ils n’ont pas de signification étiologique précise chez ces malades souvent hypertendus.
Le cliché du thorax est utile pour juger de l’existence d’une cardiomégalie ou de calcifications valvulaires ou aortiques. Exceptionnellement, il révèle une fistule artério-veineuse pulmonaire responsable de l’accident ischémique cérébral.
L’étape suivante du diagnostic étiologique est de rechercher et, le cas échéant, de quantifier une sténose athéromateuse de la carotide cervicale.
L’exploration étiologique d’un accident ischémique cérébral a pour but principal de reconnaître les sténoses athéromateuses serrées de la carotide interne et les cardiopathies emboligènes, car ces affections sont fréquentes et requièrent des mesures de prévention secondaire spécifiques. La recherche d’une cause inhabituelle est surtout justifiée chez le sujet jeune dont l’accident ischémique cérébral est rarement provoqué par l’athérosclérose. |
Mots-clés : accidents ischémiques cérébraux, sténose carotidienne, dissection des artères cervicales, fibrillation auriculaire. |
|