Auteur(s) : Christophe Legendre, Eric Thervet, Dany Anglicheau, Service de néphrologie, Hôpital Saint-Louis, 1, avenue C.-Vellefaux, 75010 Paris, France..
Résumé : L'infection à cytomégalovirus demeure en 2001 l'infection virale responsable de la morbidité et de la mortalité les plus significatives en transplantation d'organes [1]. Cette infection virale décrite initialement en 1964 a vu son épidémiologie, ses caractéristiques cliniques et biologiques parfaitement décrites à la fin des années 70 [2, 3] sans que malheureusement un traitement curatif ne soit disponible. Au milieu des années 80, les premiers traitements curatifs, foscarnet et ganciclovir IV, ont été introduits et ont considérablement amélioré le pronostic vital de cette infection. Parallèlement, dès le début des années 80, un immense effort de recherche dans le domaine de la prévention a été initié à l'instigation des greffeurs de moelle pour aboutir à l'heure actuelle à des stratégies de prévention efficaces, même s'il persiste encore des disparités entre organes greffés.
Nous envisagerons tout d'abord quelques rappels épidémiologiques, puis les tableaux cliniques de la maladie à CMV, ses conséquences délétères sur la survenue d'autres infections, la fonction de l'organe transplanté et le coût de la transplantation et enfin les modalités thérapeutiques, en particulier préventives.
figure 1.Chronologie
des infections après transplantation d'organe [2].
figure 2.Influence
de la prophylaxie de l'infection à CMV par le valaciclovir en transplantation
rénale sur l'incidence de rejet aigu [19].
figure 3.Méta-analyse
de la chimioprophylaxie de la maladie à CMV après transplantation
d'organes. Les références des études citées
figurent dans la référence [30].
figure 4.Prévention
de l'infection à CMV par le ganciclovir oral en transplantation hépatique
[32].
figure 5.Prévention
de la maladie à CMV par le valaciclovir en transplantation rénale
[19].