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Groupes d'échanges de pratique Développement professionnel continu des Internes en DES de Médecine Générale de l'Université Paris Descartes


Médecine. Volume 8, Numéro 2, 77-84, Février 2012, Concepts et outils

DOI : 10.1684/med.2012.0800

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Clément Morin, Delphine Blondy, Matthieu Borrel, Tu Vi Bui, François Croixmarie, Emmanuelle Fontaine, Eva Germain, Typhaine Loiseaux, Lauriane Manon, Elise Miclot, Suzanne Rassou, Jérôme Sinquin, Sophie Villeroy, Jean Brami, Interne de Médecine Générale ­ Faculté Paris Descartes .

Résumé : Un grand nombre de médecins généralistes participent à des groupes de formation d'appellations diverses, souvent dans le cadre de ce qui est maintenant le développement professionnel continu (DPC). Ces groupes leur permettent d'échanger leurs pratiques entre confrères dans une perspective, selon la HAS, d'amélioration des pratiques professionnelles via une évaluation formative [1], « à partir d'une réflexion-discussion entre pairs et d'une analyse de ces pratiques en référence à des données de la science de type EBM » [2]. Ce mode de fonctionnement a été adapté aux particularités des étudiants de troisième cycle pour leur permettre de confronter leurs expériences.

Mots-clés : études médicales, évaluation par les pairs, évaluation des pratiques médicales par des pairs, qualité, accès, évaluation soins

Illustrations

ARTICLE

Groupes d'Échanges de Pratique en médecine générale

Tous ces groupes (tableaux 1 et 2) rassemblent 5 à 12 médecins généralistes sans lien hiérarchique [3] au minimum 8 fois par an [3-6]. Un animateur (membre du groupe [3] ou extérieur au groupe [6]) encadre la réunion et favorise l'expression de chacun [3, 7], un secrétaire est parfois désigné parmi les membres pour rédiger le compte rendu de la séance [3 ; 4-6]. À chaque réunion, tous les participants préparent un ou plusieurs cas cliniques issus de leur expérience personnelle. Les dossiers choisis sont des cas qui ont posé problème [8] ou des cas récents choisis au hasard [3, 7, 9]. La réunion débute par l'exposition succincte des cas [3, 7, 8] qui sont soumis au groupe puis la discussion s'engage [3, 7]. Le groupe s'interroge sur la pertinence de la pratique présentée avec les recommandations de bonne pratique clinique. La réunion peut porter sur des thèmes définis [6-8] ou aléatoires [3, 8, 9] qui ont une incidence et une importance particulière en médecine générale et pour lesquels des recommandations existent [7, 8]. Pour les réunions à thème défini, les recommandations sont lues avant la séance par les membres ou rappelées par l'un d'entre eux [8]. Parfois, celles-ci sont étudiées au cours de la séance [3]. La présentation des recommandations permet de confronter sa pratique à la pratique « idéale » [3, 7, 8]. Les questions soulevées dans le groupe trouvent la plupart du temps réponse en son sein [3] ; dans le cas inverse, l'un des pairs est désigné pour effectuer une recherche documentaire qu'il présentera lors de la séance suivante [3, 4, 9].

Pour renforcer l'impact de ces discussions sur la pratique quotidienne, des outils sont proposés tels que des logiciels d'évaluation, des dossiers thématiques composés d'articles et de recommandations et la création d'un centre régional de référence dédié aux urgences médicales [6, 7]. Parfois, des médecins chargés de l'évaluation ont rendu visite aux participants afin de motiver les démarches d'évaluation et de prévention [7].

Groupes d'échanges de pratique durant l'internat

Tout naturellement, les enseignants du DES de médecine générale, habitués à travailler au sein de groupes d'échanges de pratique, ont reproduit ce fonctionnement pour permettre à leurs étudiants de confronter leurs expériences dans un objectif pédagogique. Les groupes mis en place dans plusieurs facultés (groupe de résolution de problèmes, groupe d'accompagnement de l'interne, groupe d'échanges et d'analyse de pratiques) ont lieu le plus souvent dans les locaux des facultés et parfois dans les cabinets médicaux, sous la supervision d'un ou plusieurs enseignants. Dans le tableau 3 figurent des informations sur les modes de fonctionnement de ces groupes recueillis auprès d'internes de facultés françaises. Le déroulement des séances est similaire ; l'animation est souvent confiée à l'enseignant ; la recherche bibliographique est fréquemment utilisée, même si celle-ci ne fait pas toujours l'objet d'une présentation. Par contre, l'importance donnée aux GEP dans la formation n'est pas la même puisque certaines facultés organisent des réunions mensuelles sur tout le DES alors que d'autres ne les mettent en place qu'au cours des stages (1 et 2) chez le praticien. La participation aux séances est le plus souvent obligatoire.

GEP Paris Descartes : fonctionnement de novembre 2010 à mai 2011

Le groupe est composé de 13 internes, dont 3 sont militaires (1 en cinquième semestre, 2 en quatrième semestre, 10 en troisième semestre), et d'un enseignant de la faculté. La moyenne d'âge des internes (9 femmes, 4 hommes) est de 26 ans. Lors du GEP, les internes effectuaient leur stage dans un cabinet de médecine générale (6 en zone urbaine, 6 en zone rurale ou semi-rurale).

Trois principes de fonctionnement ont régi ce groupe :

1. Désignation d'un animateur (à tour de rôle, un interne désigné à l'avance), l'enseignant est observateur. À la première réunion, des consignes d'animation sont expliquées aux participants pour l'ensemble du semestre. L'objectif pédagogique est également de préparer les internes à l'animation de groupes à leur sortie de la faculté.

2. En début de séance, répartition en binôme et choix d'une situation clinique rencontrée au cours du stage et qui a posé problème : chaque binôme choisit le cas qui sera exposé au groupe, celui qui a vécu la situation laisse son collègue la rapporter telle qu'il l'a perçue en exposant les problématiques qui en résultent puis intervient pour ajouter éventuellement quelques précisions (exemple en encadrés 1 et 2). Le reste du groupe prend alors la parole pour répondre aux problèmes rencontrés et éventuellement en révéler de nouveaux. La plupart des questions posées font l'objet d'une prise en charge consensuelle (environ une heure), les autres seront traitées lors d'une séance ultérieure sous forme d'une présentation.

3. Présentation des recherches personnelles : des recherches sont faites sur les questions posées et les réponses (avec niveau de preuve) sont exposées en 10 minutes suivies d'une discussion à la séance suivante. Dans notre groupe, la présentation de l'étudiant se concentre sur les réponses concrètes aux questions posées (modèles d'ordonnances, conduite à tenir), mises en ligne sur le e-portfolio de la Faculté de Médecine Paris Descartes et accessibles aux membres du groupe.

 

Encadré 1.

Présentation d'un cas de premier épisode de malaise sans perte de connaissance

Un patient de 48 ans sans antécédent consulte pour un premier épisode de malaise sans perte de connaissance survenu trois jours auparavant. L'interrogatoire retrouve des épisodes de palpitations non explorées. L'examen clinique est normal en dehors d'une tachycardie irrégulière (100 battements par minute).

L'interne et son maître de stage évoquent le diagnostic de fibrillation auriculaire (FA) sans pouvoir le confirmer en l'absence d'un électrocardiogramme au cabinet. Compte-tenu de la bonne tolérance clinique du patient, il est décidé de ne pas l'adresser à un service d'accueil des urgences mais un rendez-vous est pris avec un cardiologue le lendemain. Un ionogramme sanguin, un hémogramme et un dosage de la TSH sont prescrits et une injection d'enoxaparine sodique à dose curative est réalisée.

Le lendemain, le cardiologue confirme le diagnostic et prescrit une cardioversion médicamenteuse par Amiodarone® et un traitement bradycardisant par Digoxine®. Le risque thromboembolique étant faible, il débute de l'aspirine à la dose de 75 mg/j. Avant la cardioversion, il n'a pas été réalisé d'échographie cardiaque transoesophagienne, le cardiologue ayant estimé que le risque de thrombus intra-auriculaire sur coeur sain pour une FA de 72 heures était très faible.

Ce cas a soulevé trois types de questions :

1. Quel rôle pour le médecin généraliste lors de la découverte d'une FA ?

2. Y a-t-il des mesures thérapeutiques urgentes à mettre en place directement au cabinet ?

3. Quelle doit être l'articulation avec le cardiologue ? Dans quel délai ?

 

Encadré 2.

Réponses aux problématiques du cas exposé

Quel rôle pour le médecin généraliste lors de la découverte d'une FA ?

1) Affirmer le diagnostic par un tracé ECG.

2) Rechercher un terrain particulier (personne âgée notamment) ou des signes de mauvaise tolérance nécessitant un transfert médicalisé dans une unité de soins spécialisés : instabilité hémodynamique, insuffisance cardiaque, AVC.

3) Tenter de classer la FA selon son type (Classification ESC 2010) ­ 1er diagnostic de FA. ­ FA paroxystique : Arrêt spontané, le plus souvent avant 48 heures. ­ FA persistante : Durée supérieure à 7 jours ou arrêté par une cardioversion. ­ FA persistante prolongée : Durée supérieure à un an avec stratégie de contrôle du rythme. ­ FA permanente ou « acceptée » : Plus de stratégie de contrôle du rythme.

4) Rechercher des facteurs déclenchant réversibles : alcoolisation aiguë, fièvre, infection thoracique, pathologie pulmonaire, hyperthyroïdie.

5) Rechercher une pathologie sous-jacente : HTA, valvulopathie (mitrale le plus souvent), insuffisance cardiaque, insuffisance coronarienne. Place importante de l'ECG.

6) Évaluer le risque thromboembolique à l'aide du score CHA2DS2-VASc à pondérer selon le risque hémorragique et décider de débuter ou non un traitement anti thrombotique (cf. ci-dessous).

7) Prescrire un bilan initial : TSH, glycémie, créatinine, kaliémie, NFS, plaquettes, TP, protéinurie (+/- bilan hépatique).

8) Informer le patient.

9) Adresser le patient au cardiologue.

Y a-t-il des mesures thérapeutiques urgentes à mettre en place directement au cabinet ?

1) En cas d'instabilité hémodynamique, le recours au SAMU semble être la meilleure option.

2) En cas de haut risque thromboembolique (classification CHA2DS2-VASc) un traitement par héparine doit être instauré avec un relais par AVK. Le choix de l'héparine se fera au cas par cas, l'injection pouvant se faire au cabinet. Actuellement seule l'héparine non fractionnée possède l'AMM dans la FA même si les héparines de bas poids moléculaires sont très utilisées dans cette indication en raison notamment de leur facilité d'utilisation.

3) Un traitement de contrôle de la fréquence cardiaque peut être mis en place au cabinet. Les recommandations ESC 2010 définissent le caractère symptomatique ou non d'une FA selon la classification EHRA. Dans notre cas de FA asymptomatique, un contrôle « mou » de la fréquence cardiaque était indiqué, l'introduction d'un traitement bradycardisant n'étant recommandée qu'au-delà d'une fréquence de 110 au repos (Étude RACE).

Quelle articulation avec le cardiologue ? Dans quel délai ?

En dehors d'une situation d'urgence ou d'un terrain à risque, le patient doit être adressé dans un délai de 48 h à un cardiologue qui décide d'une éventuelle cardioversion, de sa stratégie et de son mode (médicamenteux vs électrique).

Sources :

HAS 2007, ALD no 5 : guide médecin sur la fibrillation auriculaire.

ESC 2010, Guidelines for the management of atrial fibrillation.

Discussion

Répartition des tâches dans le groupe

 Faire animer le groupe par un interne répond à un objectif pédagogique : permettre aux internes d'apprendre les bases de l'animation et de reproduire ce schéma dans leur pratique future.

­ Un bref débriefing en fin de séance aide l'animateur à progresser. La difficulté de cet exercice réside dans le manque d'expérience des étudiants (gestion du temps, gestion des personnalités) qui peut être pallié par un apprentissage succinct des techniques de communication et de gestion de groupe au début du semestre.

­ Nous nous sommes interrogés sur l'opportunité de faire jouer le rôle de secrétaire de séance, rempli pendant ce semestre par l'enseignant, par un interne. Ce secrétaire, également volontaire et différent à chaque séance, pourrait rédiger un compte rendu : résumé des présentations effectuées, répartition des rôles (secrétaire, animateur) et détermination des prochaines présentations pour la séance suivante. Ce rôle demande à l'interne un esprit de synthèse et l'astreint à respecter un délai raisonnable pour envoyer son compte rendu au groupe. Dans un souci pédagogique, cette tâche pourrait être remplie ou du moins expliquée par l'enseignant lors de la première séance.

­ Si la gestion du groupe est entièrement assurée par les internes, quelle est la place de l'enseignant ? Cela nous semble dépendre de la capacité du groupe à se prendre en charge, variable d'un groupe à l'autre et au cours du semestre. L'enseignant est le garant universitaire. Il peut intervenir quand la situation semble échapper à l'animateur ou pour apporter son avis sur une question médicale. Cependant, il doit aussi savoir s'effacer pour ne pas perturber l'animateur dans sa gestion. Cette place de l'enseignant ne peut être la même entre un groupe d'échange de pratique du stage de niveau 1 et un groupe SASPAS plus expérimenté. Il ne doit pas intervenir dans le choix des thématiques à aborder au risque que les thèmes ne correspondent plus aux attentes des étudiants.

Pourquoi fonctionner en binôme ?

Le binôme implique immédiatement les étudiants qui sont contraints d'exposer leur cas avec une plus grande précision puisque c'est leur confrère qui va relater le cas au groupe. Ce mode de fonctionnement favorise une participation active de tous. Néanmoins, le binôme n'annule pas le risque que certains étudiants ne prennent jamais la parole et que d'autres n'exposent jamais leur pratique quotidienne à la critique du groupe. Une possibilité serait d'étendre le rôle de secrétaire à la vérification d'une répartition homogène des présentations de cas par les internes.

Enjeu des modalités du choix des cas présentés

Ne pas imposer de thèmes aux étudiants laisse une grande liberté. Les situations correspondent aux préoccupations quotidiennes de jeunes praticiens, axées sur les conduites diagnostiques et thérapeutiques. La séance satisfait ainsi pleinement les objectifs du DPC et permet de sortir d'une approche « théorique ». En effet, ce que nous étudions dans les livres est parfois éloigné des situations cliniques auxquelles nous sommes confrontés et pour lesquelles il n'existe pas de recommandation. A contrario, certaines situations cliniques intéressantes et prévalentes en médecine générale peuvent ne pas être exposées au cours du semestre. C'est alors à l'enseignant de « rectifier le tir » s'il juge que certaines situations n'ont pas été couvertes. Un mélange de cas choisis au hasard (le premier, le dernier de la consultation) et d'autres choisis par l'étudiant pourrait également être une alternative séduisante.

Compétences visées

La discussion du cas, après présentation par le binôme, a pour objectif de répondre aux problématiques soulevées par l'expérience des intervenants et par l'analyse des recommandations. Ce dialogue convivial et dynamique permet d'améliorer la pratique des participants et a également une fonction utile de réassurance. Les présentations permettent de développer notre aisance à l'oral, de se former à la recherche bibliographique, d'améliorer notre capacité de synthèse et de renforcer notre esprit critique, compétences indispensables pour notre futur métier.

La mise en ligne des différentes présentations permet un accès facile aux données recueillies si une situation clinique similaire se présente. La relecture d'une présentation n'est pas demandée à l'enseignant pour respecter le mode de fonctionnement d'un groupe de pairs. Néanmoins, il nous semblerait que la relecture par un expert extérieur au groupe pourrait apporter des éléments pratiques supplémentaires.

Difficultés rencontrées

Qui doit définir les thèmes à approfondir pour que ceux-ci répondent aux attentes du groupe ? Pendant le semestre écoulé, c'est l'enseignant qui a rempli ce rôle. On pourrait néanmoins imaginer un rôle plus actif joué par l'animateur sous le contrôle de l'enseignant.

­ Nous suggérons de limiter le nombre de présentations par séance, de restreindre le nombre de problématiques abordées et d'utiliser un modèle standardisé de présentation en 3 parties : exposition succincte du cas, problématiques posées, réponses point par point, adaptées à la réalité du cabinet (modèles d'ordonnances, proposition de conduite à tenir...).

­ Le principal facteur limitant était le temps (séances d'une heure et demie). Il semble intéressant de mieux définir la durée de chaque partie. Pour un groupe composé de douze internes, nous proposons la répartition suivante : 10 minutes pour le choix des cas entre binôme et 50 minutes pour que les 5 binômes les exposent au groupe et en discutent (secrétaire et animateur ne présentant pas de cas) soit une heure pour cette première partie ; le temps restant sera consacré à 2 présentations de 10 minutes associées à 5 minutes de discussion.

Conclusion

Dans le cadre du diplôme d'études spécialisées de médecine générale de la Faculté Paris Descartes, les internes participent à des GEP au cours de leur stage chez le praticien. Ces GEP constituent une initiation à ce qui deviendra une obligation dans leur vie professionnelle : le développement professionnel continu. Les membres de l'un de ces groupes ont pris conscience de l'intérêt de mettre en commun les difficultés rencontrées dans la prise en charge des patients dans un contexte convivial et non normatif. Ils ont constaté que plusieurs modalités de fonctionnement de ces groupes étaient possibles et ont décidé de communiquer leur expérience pour ouvrir un débat avec leurs collègues des autres facultés.

Références

  1. HAS. Développement professionnel continu (DPC) pour une amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Sur http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_5232/evaluation-des-pratiques-professionnelles?cid=c_5232
  2. HAS. Groupes d'analyse des pratiques entre pairs. Peer review. ­ Juin 2006 consultable à : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-08/traceur_fiche_epp_pr.pdf
  3. Rédaction. Les groupes de pairs de la SFMG. R Prat Med Gen. 2005;19(692/693):584-7.
  4. Perrin A. Les groupes de pairs, une démarche qualité en médecine générale. In « Les groupes de pairs ». Les documents de recherche en médecine générale (DRMG). no 59. Juin 2002. http://www.sfmg.org/data/generateur/generateur_fiche/38/fichier_article_a_perrin029ec.pdf
  5. Recommandations HAS décembre 2006. Évaluation et amélioration des pratiques. Les groupes d'analyse de pratiques entre pairs « peer review » : http://www.irbms.com/rubriques/DOCUMENTS/HAS-groupes-analyses-pratique-entre-pairs.pdf
  6. Rédaction. Groupes qualité. Rev Part Med Gen 2005;19(698/699):821-5.
  7. Castelain E, Bouche P. Groupes d'échanges de pratiques et optimisation de la prise en charge en médecine générale. Rev Prat Med Gen 2003;27(628).
  8. Brami J. EPP et groupes d'analyse de pratiques entre pairs : l'association idéale pour le généraliste. Rev Prat Med Gen 2006;20(740/741):902-4.
  9. Modalités de fonctionnement des groupes d'échanges de pratiques URML Corse : http://www.urmlcorse.org/epp/EPP.pdf

 

Résumé

­ Notre fonctionnement en un modèle reproductible de groupe d'échanges de pratiques pendant 6 mois débouche sur quelques propositions originales relatives à l'animation et au libre choix des cas et des présentations axées au maximum sur la pratique en cabinet. Bien qu'aucune mesure d'impact sur l'exercice clinique n'ait été réalisée, il nous paraît évident que l'expérience a été très bénéfique. Nos échanges ont permis de diminuer l'appréhension que nous avions en tant que jeunes praticiens face à certaines situations cliniques, mais aussi de créer l'envie de poursuivre cette pratique durant notre exercice professionnel. Notre groupe a adapté ce modèle, qui lui convenait, à ses propres particularités et l'a perfectionné, sans que nous ne nous sentions prisonnier d'un mode de fonctionnement figé, durant un temps d'adaptation qui a été un élément primordial d'épanouissement et de maturation du groupe. Le travail collectif de rédaction a également été une expérience passionnante que nous souhaitons renouveler. Avec cet article, nous souhaitons lancer un débat avec les collègues des autres facultés pour que l'outil GEP soit encore amélioré.

 


 

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