Les auteurs suisses de cette revue de la littérature de la décennie
passée soulignent que le principal enseignement à retenir est l’impact préventif
majeur d’une approche visant le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire.
Les études les plus anciennes ont montré qu’un bon contrôle glycémique diminue
le risque de complications du diabète. La leçon à retenir des plus récentes
(ACCORD, ADVANCE) est qu’un contrôle dit « strict » n’apporte aucun bénéfice
supplémentaire. L’idéal de parvenir à des glycémies stables « dans la norme
» sans risque d’hypoglycémie, soit une HbA1c à moins de 5 %, n’est pas réaliste.
Des valeurs aux environs de 7 % semblent raisonnables pour une majorité de patients,
plutôt 6% chez des patients jeunes dont le diabète vient d’être détecté, 8 %
chez ceux dont le diabète est ancien, la glycémie labile ou les comorbidités
multiples. Les auteurs ne se prononcent pas sur les moyens thérapeutiques utiles
que « seule l’expérience clinique aide à mieux appréhender, d’une manière qui
reste toujours hypothétique ». Enfin, ils rappellent l’importance d’une vision
partagée avec le patient de la gestion de son propre diabète.
1. Egli M, Ruiz J. Diabète : quels repères pour une prise en, charge du diabète
en 2010 ? Rev Med Suisse. 2011;7:113-6.
Les questions que se pose la rédaction
• À la lecture de cet article, on sent les 2 diabétologues suisses sur la plus
extrême réserve, une fois énoncés les grands principes du traitement du diabète
de type 2 (cf. les articles américains sur la nécessaire lecture critique des
recommandations…)
• Cette réserve impose une fois de plus la réflexion sur l’information thérapeutique
(cf. l’éditorial de J.P. Boissel, dans ce même numéro de Médecine).
Mots clés : diabète de type 2 [diabetes mellitus, type 2]
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