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Insuffisance rénale chronique. La majorité des cas relèvent des soins primaires |
Médecine. Volume 6, Numéro 10, 461-7, Décembre 2010, Stratégies
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Pierre Gallois, Jean-Pierre Vallée, Yves Le Noc |
Résumé : L'insuffisance rénale chronique est une pathologie fréquente, très hétérogène, dont la prévalence est en constante augmentation partout dans le monde. Des examens biologiques simples et peu onéreux (recherche de protéinurie ou évaluation du débit de filtration glomérulaire) permettent le diagnostic à un stade précoce de la maladie. L'objectif de la prise en charge est de réduire les risques d'événements cardiovasculaires, d'insuffisance rénale terminale et de décès associés à la maladie [1]. Dans les pays industrialisés, le dépistage de l'insuffisance rénale chronique est recommandé chez des patients plus particulièrement « à haut risque », notamment du fait de comorbidités : diabète, hypertension artérielle et maladies cardiovasculaires. La situation est différente dans les pays en développement, où l'intérêt d'un tel dépistage n'apparaît pas clairement. L'insuffisance rénale chronique méconnue étant probablement la première cause d'accident iatrogène chez les plus âgés, elle doit être recherchée avant toute prescription de médicament à élimination rénale : le sujet âgé est fréquemment « un insuffisant rénal qui s'ignore » [2]. Enfin, dans la plupart des cas, l'insuffisance rénale chronique reste très longtemps asymptomatique. De nombreuses questions se posent donc au médecin de premier recours : faut-il la dépister \; qui est particulièrement menacé par son évolution \; quand faut-il particulièrement la rechercher \; et surtout pour quoi faire ?
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Mots-clés : créatinine, diabète, HTA, insuffisance rénale, mode de vie, néphrologue, nutrition, personne âgée, risque cardiovasculaire
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