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Cancer de la prostate. Toujours autant d’incertitudes en 2010...


Médecine. Volume 6, Numéro 6, 270-6, Juin 2010, Stratégies

Article gratuit  

Auteur(s) : Pierre Gallois, Jean-Pierre Vallée, Yves Le Noc

Résumé : Pourquoi revenir « encore » sur les difficiles questions que posent au généraliste le dépistage du cancer de la prostate et les décisions thérapeutiques initiales ? D’abord parce que, décidément, la « controverse » ne veut pas mourir, comme l’écrivait très justement dans le New England Michael J. Barry, chercheur américain chef de service de médecine générale au Massachusetts General Hospital et professeur à la Harvard Medical School à propos des premières données des essais randomisés européen et américain [1]. Ensuite parce que, comme nous le soulignions en 2006 lors d’un précédent dossier, « il n'y a actuellement aucun argument scientifique fort en faveur du dépistage systématique \; en revanche, les raisons subjectives, et notamment la représentation que l'on a du cancer, dominent » [2] : parmi ces représentations – fortes, mais souvent erronées, notamment pourn ce qui est de la prostate [3] – il y a celle que la découverte de toute cellule cancéreuse préfigure immanquablement la survenue ultérieure d’une maladie cancéreuse. Enfin, parce que le contexte émotionnel difficile de l’annonce du diagnostic d’un cancer de la prostate chez un homme jusqu’alors « bien portant » est peu propice à un réel partage des premières décisions thérapeutiques, alors qu’elles vont souvent peser lourdement sur sa qualité de vie à venir. Sur ces trois points, l’abondante littérature publiée ces dernières années nous interpelle.

Mots-clés : cancer de la prostate, décision, dépistage, PSA, risque/bénéfice

 

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