Les deux auteurs suisses nous proposent leur réflexion sur le respect
de la volonté du patient lors d’une décision en situation de tension éthique.
Le respect de l’autonomie du patient est l’un des fondements de la décision
médicale mais sa mise en oeuvre peut être complexe. Les auteurs partent de l’exemple
d’une tentative de suicide. Le patient a laissé une note manuscrite exprimant
son désir de n’être pas réanimé, après avoir appris que, comme sa mère décédée
à 44 ans, il était atteint de maladie de Huntington. Les auteurs rappellent
que l’autonomie doit être comprise dans ses 4 dimensions : le patient a agi
librement ; son action est conforme aux valeurs qu’il exprime dans sa vie courante
; il a pu examiner toutes les options ; il a analysé et accepté les valeurs
sur lesquelles il a fondé sa décision et accepté les conséquences. Dans ce cas,
les 4 dimensions n’étaient manifestement pas respectées et la réanimation –
réussie – qui a permis de reprendre le dialogue a confirmé qu’il faut avant
tout restaurer l’autonomie blessée. Le patient a ainsi retrouvé un sens à son
existence..
1. Schwab M, Benaroyo L. Les divers sens de la notion d’autonomie en médecine
et leur pertinence en clinique. Rev Med Suisse. 2009;5:2163-5..
Les questions que se pose la rédaction
• Difficile problème à aborder, comme le soulignent les deux auteurs, de façon
nuancée (voir à ce sujet l’article de Hoerni et Soubeyran, dans ce même numéro
de Médecine : Un bon médecin ? 3A2B2CDE !)
• Respecter le refus du patient et comprendre les raisons de ce refus : il s’agit
bien de réel partage de la décision… Mais la conclusion ne peut être toujours
aussi « optimiste » que celle des auteurs suisses.
Mots clés : autonomie, droit du patient, éthique
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