Accueil > Revues > Médecine > Médecine > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Médecine
- Numéro en cours
- Index thématique
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

Brèves de pharmacovigilance


Médecine. Volume 5, Numéro 10, 449-50, Décembre 2009, Thérapeutiques

DOI : 10.1684/MED.2009.0490


Auteur(s) : Samy Babai, Hélène Brocvielle, Hervé Le Louet, Guy Sonna, Laure Thomas , CRPV Henri Mondor - pharmacovigilance.henri-mondor@hmn.aphp.fr .

ARTICLE

Uniformisation de la prescription de Dépakine®

Les seringues contenues dans les nouvelles boîtes de Dépakine® 200 mg/mL en solution buvable ont été modifiées. Elles sont désormais graduées uniquement en milligramme, comme cela est déjà le cas pour la Dépakine® sirop et non plus conjointement en milligramme et en millilitre.

Cette modification fait suite à des erreurs de prescription, de délivrance ou d'administration de la Dépakine® solution buvable ou sirop. Ces erreurs médicamenteuses étaient secondaires à une confusion entre milligrammes et millilitres. Elles étaient responsables soit de surdosages avec menace du pronostic vital soit de sous-dosages avec récidive de crises convulsives.

Aussi, est-il important de rédiger désormais la prescription de la Dépakine® solution buvable également en milligrammes par prise.

Mot clé : épilepsie.

Référence :

  1. http://www.afssaps.fr/content/download/21789/275331/version/1/file/point-info-depakine.pdf

Néphropathie interstitielle allergique sous fluindione

La fluindione (Préviscan®), anti-vitamine K le plus utilisé en France, peut être à l'origine d'effets indésirables immuno-allergiques, avec notamment atteinte rénale. Plusieurs séries de cas ont été rapportées dans la littérature [1-3]. Il s'agit d'insuffisance rénale aiguë avec des manifestations cliniques de type allergique : fièvre, dyspnée, adénopathies, éruptions cutanées, atteintes hépatiques. Une hyper-éosinophilie est également retrouvée. La biopsie rénale montre des lésions tubulo-interstitielles aiguës avec des infiltrats lympho-histiocytaires. La réintroduction fortuite entraîne une survenue plus rapide de la symptomatologie.

Mots clés : allergie, AVK.

Références

  1. Reynaud F, Giraud P, Cisterne JM, Verdier D, Kouchakipour Z, Hermelin A, et al. Acute immuno-allergic interstitial nephritis after treatment with fluindione. Seven cases. Nephrol Ther. 2009;5:292-8.
  2. Beauchamp C, Enache I, Haskour A, Martin L. Acute interstitial nephritis of fluindione: about three cases. Nephrol Ther. 2008;4:339-46.
  3. Grimaldi D, Daugas E, Mougenot B, Rossert J, Ronco P. Immuno-allergic interstitial nephritis related to fluindione: first biopsy proven cases. Nephrol Dial Transplant. 2006;21:237.

Antipsychotiques (de 2nde génération) et prise de poids

Une étude rétrospective américaine non randomisée a été réalisée auprès de 338 enfants et adolescents âgés de 4 à 19 ans et traités pour la première fois par antipsychotiques : aripiprazole (Abilify®), olanzapine (Zyprexa®), quetiapine (non commercialisé en France) et risperidone (Risperdal®). Après en moyenne 10 semaines de traitement, l'étude a montré que ces jeunes patients ont présenté comparativement au groupe non traité une prise de poids importante, respectivement de 8.5, 6.1, 5.3 et 4.4 kg lors d'un traitement par l'olanzapine (n = 45), quetiapine (n = 36), risperidone (n = 135) et d'aripiprazole (n = 41). De plus, le cholestérol total était significativement plus élevé avec l'olanzapine et la quetiapine, les triglycérides avec la risperidone.

En France, une prise de poids plus fréquente et plus importante, de plus de 7 %, chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans par rapport aux adultes lors d'une exposition comparable est mentionnée dans le Vidal® pour l'olanzapine.

Une surveillance clinique régulière de la taille et du poids est donc conseillée lors de la prescription de ces traitements, particulièrement chez les enfants proches de la puberté.

Mot clé : prise de poids.

Référence :

  1. Correll CU, Manu P, Olshanskiy V, Napolitano B, Kane JM, Malhotra AK. Cardiometabolic risk of second-generation antipsychotic medications during first-time use in children and adolescents. JAMA. 2009;302:1765-73.


Nouvelle présentation du périndopril

Une nouvelle formulation du périndopril (Coversyl®) a été commercialisée en avril 2009. Les formes Coversyl® 2 mg, 4 mg et 8 mg composées de périndopril sous forme de sel de tert-butylamine ont été remplacées respectivement par les formes Coversyl® 2,5 mg, 5 mg et 10 mg composé de périndopril sous forme de sel d'arginine.

Ainsi les équivalences sont les suivantes :

­ Coversyl 2 mg (sel de tert-butylamine) est remplacé par le Coversyl 2,5 mg (sel d'arginine) ;

­ Coversyl 4 mg (sel de tert-butylamine) est remplacé par le Coversyl 5 mg (sel d'arginine) ;

­ Coversyl 8 mg (sel de tert-butylamine) est remplacé par le Coversyl 10 mg (sel d'arginine).

La posologie en nombre de comprimés par jour reste donc toujours la même.

Les génériques restent commercialisés, quant à eux, sous forme de sels de tert-butylamine aux posologies de 2 mg, 4 mg et 8 mg. Du fait de l'égalité des fractions thérapeutiques actives en périndiopril, ils peuvent substituer le Coversyl® 2,5 mg, 5 mg et 10 mg.

Mot clé : prise de poids.

Référence :

  1. Afssaps : Bulletin No 27 du 28/10/2009.

Vitamine D et risque fracturaire chez la personne âgée

La vitamine D est synthétisée directement par l'organisme lors d'expositions solaires. Cette synthèse est diminuée de manière importante (4 fois moins) chez les personnes âgées. Or, la vitamine D favorise l'assimilation par l'intestin du calcium et du phosphate et l'intégration de ce calcium dans la masse osseuse. Par l'intermédiaire des récepteurs spécifiques présents dans le muscle, elle aurait également un effet direct sur la force musculaire permettant ainsi de prévenir les chutes.

Afin d'évaluer le bénéfice d'un apport quotidien de vitamine D dans cette prévention, une méta-analyse des études menées depuis 2004 a été réalisée. 12 essais en double aveugle, randomisés et contrôlés concernant les fractures non vertébrales (n = 42 279) et 8 essais cliniques randomisés concernant les fractures de la hanche (n = 40 886) ont été analysés. Ces essais ont comparé la prise orale de calcium associé soit à un apport en vitamine D soit à un placebo. Les données de cette méta-analyse montrent qu'une dose journalière de 700 à 1 000 UI de vitamine D diminue en moyenne de 19 % à 26 % le risque de chute avec fracture. Les résultats sont significatifs dès le 3e mois de traitement et se poursuivent au-delà de 12 mois.

En conclusion, les auteurs recommandent un apport systématique de 700 UI/jour de vitamine D à toute personne âgée de 65 ans et plus.

Mots clés : vitamine D, fracture.

Référence :

  1. Bischoff-Ferrari HA, et al. Fall prevention with supplemental and active forms of vitamin D: a meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ. 2009;339:b3692.

Antidépresseurs et douleurs articulaires

Une étude rétrospective menée sur un registre national de pharmacovigilance suédois entre 1990 et 2006 a permis d'évaluer les effets indésirables articulaires rapportés suite à l'utilisation de deux antagonistes du récepteur 5HT2A : la miansérine et la mirtazapine. Le pourcentage de ces effets indésirables articulaires a été comparé à celui des inhibiteurs stricts de la recapture de la sérotonine (IRSS) (citalopram, escitalopram, fluoxetine, fluvoxamine, paroxetine, sertraline). Parmi les effets rapportés, les douleurs articulaires représentaient 6,6 % des effets indésirables des anti-5HT2 et 0,5 % des effets indésirables des IRSS.

D'après les auteurs, l'inhibition de l'expression du récepteur 5HT2A, présent à la surface des lymphocytes T ainsi qu'au niveau des ganglions sympathiques innervant la synovie, pourrait être à l'origine de ces douleurs articulaires.

Il convient donc d'être attentif lors de la prescription de ces antidépresseurs chez les personnes arthrosiques.

Mots clés : antidépresseur, arthralgie.

Référence :

  1. Kling A, Danell-Boman M, Stenlund H, et al. Association between the use of serotonin receptor 2A-blocking antidepressants and joint disorders. Arthritis Rheum. 2009;61(10):1322-7.

Antibiotiques et malformations congénitales

Bien que les antibiotiques fassent partie des médicaments les plus utilisés au cours de la grossesse, les études réalisées à grande échelle pour évaluer leur sécurité chez la femme enceinte sont peu nombreuses. Une étude américaine cas-témoin rétrospective a étudié le risque de malformations congénitales associé à la prise d'antibiotique chez les femmes enceintes. Le taux d'exposition à un antibiotique durant la grossesse était de 14 %. Les antibiotiques les plus utilisés étaient par ordre décroissant : les pénicillines, les macrolides, les nitrofuranes et les sulfamides, puis les céphalosporines et les quinolones.

Les sulfamides était la classe d'antibiotiques associée au plus grand nombre de malformations congénitales telles que : anencéphalie (risque multiplié par 3,4), hypoplasie ventriculaire gauche (× 3,2), coarctation de l'aorte (× 2,7), atrésie des fosses nasales (× 8), anomalies des membres (× 2,5) et hernie diaphragmatique (× 2,4).

La prise de nitrofuranes pendant la grossesse était associée à la survenue d'anophtalmie ou de microphtalmie (risque multiplié par 3,7), d'hypoplasie ventriculaire gauche (× 4,2) et de fente labio-palatine (× 2,1).

En revanche, les données étaient rassurantes pour les pénicillines, les macrolides et les céphalosporines, traitements largement utilisés chez la femme enceinte.

Mots clés : antibiotique, grossesse, malformation congénitale.

Référence :

  1. Crider KS, Cleves MA, Reefhuis J, Berry RJ, Hobbs CA, Hu DJ. Antibacterial medication use during pregnancy and risk of birth defects: national birth defects prevention study. Arch Pediatr Adolesc Med. 2009;163(11):978-85.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]