ARTICLE
Les trois essais récents principaux (ACCORD [4], ADVANCE [5] et VADT [6]) ont
produit des résultats contradictoires, voire même en défaveur du contrôle glycémique
intensif (surmortalité dans l'étude ACCORD). Ils ne permettent pas de conclure
de façon certaine au bénéfice d'une stratégie intensive du contrôle glycémique
et à la normalisation de l'HbA1c. En revanche, le bénéfice de la prise en charge
des autres facteurs de risques cardiovasculaires chez les patients diabétiques
est davantage étayé par des essais cliniques de bons niveaux de preuves [7].
Le diabète de type 2 est également responsable de complications microvasculaires
comme les rétinopathies, les neuropathies et l'insuffisance rénale. Depuis les
résultats de l'étude DCCT [8], il est admis par la communauté scientifique que
le contrôle glycémique est également bénéfique dans la prévention des complications
microvasculaires. Or, DCCT porte sur des sujets diabétiques de type 1 et ses
résultats ne peuvent être extrapolés aux patients diabétiques de type 2. Trois
récentes méta-analyses [9-11] concluent qu'il existe un bénéfice en termes de
réduction du risque des syndromes coronariens de l'ordre de 10 à 15 %. En revanche,
elles ne montrent aucun bénéfice de la stratégie intensive sur la mortalité
totale ou sur la mortalité cardiovasculaire. Elles n'apportent aucune donnée
concernant l'efficacité des stratégies intensives du contrôle glycémique dans
la prévention des complications microvasculaires. Étant donné les doutes qui
pèsent sur la réelle efficacité d'une prise en charge intensive de la glycémie,
nous présentons ici les données issues d'une nouvelle méta-analyse incluant
les complications microvasculaires et distinguant le niveau de preuve des études
randomisées incluses.
Données de la méta-analyse
Nous avons retenu 9 études, dont l'étude UGDP [12], la plus grande jamais réalisée
(1 000 patients au total) dans l'évaluation des traitements hypoglycémiants f(hypoglycemic
agent and insulinotherapy) du diabète de type 2 contre placebo et en double
insu. L'analyse statistique a inclus 34 105 patients au total : 18 211 pour le
traitement intensif versus 15 894 pour le traitement conventionnel. Ce
déséquilibre s'explique essentiellement par le regroupement des groupes traitements
dans UGDP et UKPDS. Le tableau 1 montre
les principales caractéristiques des études et les caractéristiques initiales
des sujets. Les critères de jugement ne sont pas tous disponibles dans toutes
les publications, ce qui explique que les nombres de patients varient d'un critère
à l'autre. Nous avons évalué l'efficacité du traitement intensif sur 15 critères
de jugement (figure 1).
• Globalement, les stratégies intensives du contrôle glycémique
via l'utilisation d'agents hypoglycémiques ou d'insuline (figure
2) ne modifient pas la mortalité totale (OR = 1,00 ; 0,9-1,11) et montrent
une tendance non significative à l'augmentation de la mortalité cardiovasculaire
(OR = 1,08 [0,82 ; 1,44]. Il existe un bénéfice sur le critère infarctus
du myocarde (IDM) mortels ou non mortels avec une réduction relative
du risque significative estimée à 14 % (OR = 0,86 ; 0,77-0,97), ce qui est cohérent
avec les résultats des méta-analyses de Ray, de Turnbull et de Kelly. Pour ce
critère, le bénéfice absolu est modeste, correspondant à un nombre de sujets
à traiter (NNT) de 123 pour éviter un événement. Lorsque l'on ne garde que les
études de bonne qualité méthodologique (score de Jadad > 3), le bénéfice observé
n'est plus statistiquement significatif pour le critère tous IDM (OR = 0,86
; 0,67-1,11) et le critère IDM non mortels (OR = 0,82 ; 0,61-1,10). La mortalité
totale n'est pas modifiée (OR = 0,99 ; 0,77-1,28) et la mortalité cardiovasculaire
tend à augmenter dans le groupe « intensif » mais de façon non significative
et avec un intervalle de confiance très large (OR = 1,27 ; 0,46-3,51).
• Il n'y a pas de différence significative pour le critère tous
AVC (OR = 0,96 ; 0,81-1,12).
• Il existe une tendance non significative à l'augmentation du critère
insuffisance cardiaque congestive en utilisant un modèle d'effet aléatoire
étant donné l'hétérogénéité significative (OR = 1,11 ; 0,85-1,47).
• Il n'y a pas eu de différence significative pour le critère composite
maladie artérielle périphérique (OR = 0,94 ; 0,80-1,11).
• Concernant les complications microvasculaires, aucune
différence n'est retrouvée pour le critère neuropathie nouvelle ou aggravée
(OR = 1,03 ; 0,94-1,14).
• De même, les stratégies intensives ne montrent pas de différence
significative pour les complications rénales : apparition ou aggravation
de la microalbuminurie (OR = 0,98 ; 0,68-1,41) ; insuffisance rénale
ou doublement de la créatinémie (OR = 0,93 : 0,70-1,24).
• Pour les complications ophtalmologiques, il existe une tendance
non significative à la diminution du critère apparition ou aggravation de
la rétinopathie : OR = 0,72 ; 0,46-1,12) en utilisant un modèle d'effet
aléatoire. De même, le critère photocoagulation rétinienne est à la
limite de la significativité statistique (OR = 0,82 ; 0,65-1,03). Le critère
détérioration visuelle ou cécité n'a clairement pas été modifié (OR
= 1,01 ; 0,92-1,11).
• Le risque d'hypoglycémies sévères sous traitement intensif
est multiplié par 2,25 (OR = 2,25 ; 1,43-3,54). Le risque absolu est augmenté
de 0,03, ce qui correspond à un nombre d'événements adverses (NNH) de 1 pour
33 patients traités.
Discussion
Nous sommes tout d'abord surpris par le faible nombre d'études de bonne qualité
méthodologique (contre placebo et en double insu, score de Jadad > 3) dans le
traitement du diabète de type 2. Nous n'en avons retrouvé que 3 dont l'une (UGDP)
est ancienne et utilisait des traitements qui ne sont plus prescrits aujourd'hui.
On notera malgré tout que cette étude est la seule à évaluer l'efficacité de l'insulinothérapie
dans le diabète de type 2 sur des critères cliniquement pertinents. Cela soulève
de nombreuses questions.
Complications macrovasculaires du diabète de type 2
Le seul bénéfice qui ressort de la méta-analyse est la réduction du risque d'IDM
non mortels de 17 % (OR = 0,83 ; 0,72-0,96) et de l'OR du risque d'IDM mortels
ou non de 14 % (OR = 0,86 ; 0,77-0,97). Il convient pourtant de relativiser ce
résultat :
• En ne gardant que les études contre placebo et en double insu
(score de Jadad > 3), ce bénéfice n'est plus significatif ni pour le critère
IDM mortels ou non (0,67-1,11) ni pour le critère IDM non mortels (0,61-1,10),
même si la tendance à la diminution est identique. Cette discordance peut s'expliquer
par la réduction de la puissance du test statistique lorsqu'on se limite aux
essais de niveau de preuve acceptable.
• D'autre part, aucun essai randomisé contrôlé ne retrouve individuellement
ce résultat bénéfique sur la diminution du risque d'IDM, excepté peut-être UKPDS
où il était à la limite de la significativité statistique (p = 0,052) pour un
seuil de 0,05, mais pas pour un seuil de 0,01 qui était apparemment le seuil
du protocole de l'étude.
• De plus, ce résultat favorable au traitement intensif du contrôle
glycémique reste peu pertinent en pratique clinique. Premièrement, ni la mortalité
totale, ni la mortalité cardiovasculaire ne sont affectées par ce contrôle intensif
de la glycémie. Deuxièmement, le bénéfice absolu est modeste puisqu'il est de
0,008 soit un NNT de 1/123 (il faut traiter 123 sujets diabétiques pendant 5
ans pour éviter un IDM mortel ou non mortel).
Complications microvasculaires
De façon surprenante, la stratégie intensive du contrôle glycémique n'a pas d'effet
significatif sur les complications microvasculaires. C'est contraire à ce qui
est affirmé et admis par la communauté scientifique habituellement depuis les
résultats d'UKPDS. Il n'existe pas d'effet sur les complications opthalmologiques,
en particulier sur la détérioration visuelle, ni sur la neuropathie, ni sur les
complications rénales (microalbuminurie, insuffisance rénale).
Il existe une tendance non significative à la diminution du nombre de nouvelles
rétinopathies ou leur aggravation (OR = 0,72 ; 0,46-1,12) et à la diminution
du nombre de photocoagulation rétinienne (OR = 0,82 ; 0,65-1,03). Il s'agit
de deux critères très observateur-dépendant, dont la validité dans des essais
ouverts est discutable. Il convient en outre d'intégrer le fait que ce sont
les données d'UKPDS qui « tirent » ces deux résultats. Cela est une nouvelle
fois problématique étant donné les faiblesses méthodologiques de cette étude
et son faible niveau de preuve : cette étude était ouverte et, surtout, le critère
photocoagulation rétinienne a été rajouté au cours de l'étude puisque l'on ne
le trouve pas mentionné dans les publications du début de l'étude [13]. Si l'on
ne tient pas compte des résultats d'UKPDS, les OR sont les suivants : OR = 0,9
; 0,80-1,02 pour apparition ou aggravation de la rétinopathie et OR
= 0,99 (0,76-1,30) pour photocoagulation rétinienne.
De la même manière, il n'existe pas d'effet sur le critère combiné
maladie vasculaire périphérique alors que le diabète de type 2
est un facteur de risque établi d'artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
Il est donc clair que les résultats obtenus dans l'étude DCCT concernant le
diabète insulinodépendant de type 1 ne peuvent être extrapolés directement et
sans difficulté au diabète de type 2.
Effets indésirables graves
Le risque d'hypoglycémie sévère est très augmenté :
OR = 2,25 [1,43-3,54]. Le NNH est calculé à 33. Il s'agit-là du principal facteur
limitant les stratégies intensives du contrôle glycémique et qui contrebalance
le bénéfice observé sur la réduction potentielle du risque d'IDM (NNT = 123).
Globalement, le risque d'insuffisance cardiaque n'a pas été significativement
augmenté (OR = 1,11 ; 0,85-1,47). Néanmoins, pour ce critère,
il faut noter une hétérogénéité significative entre les études liées aux études
ACCORD et PROactive où ce risque était augmenté. En ne prenant que ces deux
études, l'augmentation du risque est de 39 % (OR = 1,39 ; 1,17-1,66). Un des
points communs entre ces 2 études et qui diffèrent des autres est l'utilisation
importante de glitazones pour ACCORD et bien évidemment pour PROactive qui évaluait
spécifiquement l'effet de la pioglitazone.
Il n'est pas possible de recommander une valeur cible d'HbA1c
• Aucune étude n'a reproduit et donc confirmé les résultats d'UKPDS,
que ce soit en termes de complications macrovasculaires ou microvasculaires. L'analyse
ADVANCE n'a montré de bénéfice que sur le critère « microalbuminurie ».
• L'étude qui a obtenu le niveau d'Hba1c le plus bas (6,4 %) est
celle qui a été arrêtée prématurément en raison d'une surmortalité totale (ACCORD).
• Les 2 études ACCORD et VADT qui visaient une Hba1c à 6 % et dont
les différences d'Hba1c finales entre les deux groupes étaient les plus importantes
(ACCORD : 1,1 % ; VADT : 1,5 % versus ADVANCE : 0,5 %) n'ont pas montré l'efficacité
de la stratégie intensive du contrôle glycémique sur les complications micro
et macrovasculaires en comparaison d'une stratégie moins stricte, et ce contrairement
à l'étude ADVANCE qui visait un objectif d'Hba1c de 6,5 %.
• La seule étude favorable au contrôle strict de la glycémie était
ADVANCE, mais l'efficacité de la stratégie intensive n'a été observée que pour
le seul critère « apparition ou aggravation de la microalbuminurie » avec un
bénéfice absolu faible.
Les résultats de ces quatre études sont donc contradictoires et
ne valident pas les objectifs glycémiques proposés dans la recommandation HAS
de 2006 fondée exclusivement sur les résultats d'UKPDS. Parmi
les nombreuses raisons possibles, il faut signaler que dans UKDPS et un suivi
moyen de 10 ans, la moyenne cumulée d'HbA1c était de 7 % (et non 6 % ni 6,5
%) dans le groupe de patients traités intensivement vs. 7,9 % dans le groupe
de patients traités conventionnellement. De plus, comme nous l'avons vu, les
résultats d'UKPDS doivent être interprétés avec prudence étant donné les problèmes
méthodologiques importants que nous avons discutés. Ces réserves doivent donc
s'appliquer également à la publication des résultats et du suivi à 10 ans d'UKPDS
[18] qui ne concernent que certains patients (3 277 sur les 4 209 initiaux)
et sont par conséquent d'un niveau de preuve encore plus faible.
Peut-on alors laisser les patients diabétiques sans traitement
hypoglycémiant ? Le faible niveau de preuve de l'efficacité des
traitements pharmacologiques y compris l'insulinothérapie ne doit pas pour
autant conduire les patients et les praticiens à la simple expectative. Le seuil
de 7 % choisi après UKPDS pour l'HbA1c fait consensus comme seuil raisonnable
d'initiation de traitement. Il n'est pas nécessaire de normaliser l'HbA1c à
tout prix. Une valeur d'HbA1c comprise entre 7 et 8 % peut être acceptable.
La valeur cible d'HbA1c ne peut donc être fixée qu'en fonction des caractéristiques
individuelles de chaque patient, l'ancienneté de leur diabète, leur préférence
quant aux thérapeutiques utilisées (avec information sur leur rapport bénéfice/risque).
La recommandation du NICE privilégiant un contrôle glycémique « optimal
» et non « normal » c'est-à-dire en évitant au maximum les hypoglycémies semble
ainsi parfaitement fondée [19].
Il est tout aussi difficile de parler de « traitements antidiabétiques »
Les résultats obtenus en méta-analyse ne permettent pas de hiérarchiser les moyens
thérapeutiques disponibles pour contrôler l'équilibre glycémique et surtout pour
prévenir les complications microvasculaires et macrovasculaires. En effet, si
les essais randomisés inclus pouvaient être réunis par leur objectif commun, l'évaluation
d'une stratégie intensive du contrôle glycémique, les moyens thérapeutiques utilisés
pour atteindre ses objectifs sont très différents.
Avec les données de certains essais considérés isolément, la metformine apparaît,
avec les réserves liées aux limites nombreuses d'UKPDS et à son faible niveau
de preuve, être l'antidiabétique le plus approprié dans le traitement des sujets
diabétiques en surpoids. Sa bonne tolérance et sa sécurité d'emploi, en particulier
en termes d'hypoglycémie, en font le traitement de première intention dans les
recommandations internationales.
Deux sulfamides hypoglycémiants occupent peut-être ensuite une place à part
: le glicazide LM dont l'efficacité modeste sur l'unique critère aggravation
ou apparition d'une microalbuminurie a été observée dans l'étude ADVANCE
et le glibenclamide qui a été utilisé dans l'étude UKPDS 33. Cependant, ces
essais cliniques n'évaluaient pas à proprement parler ces médicaments, mais
une stratégie utilisant de multiples médicaments. On peut donc considérer que
le niveau de preuve de leur efficacité est très faible. Cela impose donc une
extrême prudence sur l'utilisation en pratique étant donné leur potentiel hypoglycémique.
Aucun essai randomisé n'a démontré l'efficacité spécifique de l'insulinothérapie.
Étant donné ses risques d'hypoglycémies et l'altération de la qualité de vie
des patients, son utilisation dans la stratégie du contrôle glycémique doit
être réservée aux contre-indications des autres agents antidiabétiques oraux.
Sur la base des données factuelles disponibles, aucun autre médicament ne peut
être mentionné.
Conclusion
L'efficacité spécifique des antidiabétiques oraux et de l'insulinothérapie
dans le diabète de type 2 n'a donc jamais été démontrée.
La pratique suppose cependant que la preuve a été apportée : le traitement
du diabète de type 2 se situerait-il en dehors des conditions d'une médecine
réellement factuelle (EBM) ? Comment expliquer le fait qu'il n'y ait jamais
eu d'études de bonne qualité méthodologiques après UGDP et ce jusqu'à PROactive
en 2005 ? Nous rappelons que l'efficacité de la metformine repose sur UKPDS
34, sans groupe placebo ni double insu. Dans cette même étude, la surmortalité
observée chez les patients traités par l'association sulfamides/metformine avait
été attribuée au hasard, l'efficacité de la metformine considérée comme prouvée,
alors que les arguments statistiques étaient du même ordre.
Est-il normal que les nouveaux antidiabétiques oraux soient autorisés par les
agences sanitaires alors qu'ils ne prouvent pas leur efficacité sur des critères
cliniquement pertinents par des essais cliniques randomisés de bonne qualité
méthodologique et que leurs risques iatrogènes sont clairement établis ?
Notre méta-analyse montre clairement que les stratégies intensives
du contrôle glycémique sont incapables de réduire la mortalité totale ou cardiovasculaire
et la survenue d'AVC en accord avec les méta-analyses de Ray et
al., de Turnbull et al., et de Kelly et al., alors que les patients diabétiques
meurent 3 fois sur 4 de pathologies cardiovasculaires. Cela soulève bien les
problèmes d'adéquation entre les études épidémiologiques et les études d'interventions.
Le normal n'est pas l'optimal car le bénéfice attendu d'un
contrôle glycémique strict peut être tout simplement contrebalancé par la iatrogénicité
des thérapeutiques utilisées mais surtout parce que les liens causaux ne peuvent
être établis à partir de seules corrélations. En dehors des hypoglycémies, chaque
classe thérapeutique présente des effets indésirables graves. La toxicité cardiaque
des sulfamides hypoglycémiant a été évoquée, le risque d'insuffisance cardiaque
sous glitazones est connu, de même, le risque de cancer avec les insulines glargines
a été soulevé récemment...
En pratique, si l'on s'en tient aux résultats présentés, nous devrions
oublier les « hypoglycémiants », oublier les cibles « recommandées » (??) pour
l'HbA1c ou la glycémie, la metformine restant en discussion mais
sans aucun enthousiasme.
Si maintenant on fait référence à ce que l'on sait par ailleurs,
il faut déplacer la pratique vers la prise en charge du risque cardiovasculaire
: le constat d'existence d'un diabète de type 2 n'est que l'une
des entrées dans la prévention cardiovasculaire, ce qui pose sans doute les
vraies questions concernant l'usage des statines et des antihypertenseurs et,
si le risque apparaît élevé (plusieurs facteurs de risque outre le diabète),
des antiagrégants plaquettaires.
Conflits d'intérêts : aucun.
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- NICE. Type 2 diabetes: the management of type 2 diabetes (update) Sur http://www.nice.org.uk/CG66
En résumé : Traitement pharmacologique du diabète
Si le traitement pharmacologique du diabète est bien associé à une
réduction du risque d'IDM non mortels ou non (il faut traiter 123 diabétiques
pour éviter 1 IDM), ceci doit être relativisé. La réduction
n'est significative dans aucun des essais de niveau de preuve acceptable
; elle reste peu pertinente en pratique clinique : elle
ne modifie pas la mortalité et reste d'ampleur très modeste.
La stratégie intensive du contrôle glycémique n'a pas d'effet
significatif sur les complications opthalmologiques, rénales, et le critère
combiné maladie vasculaire périphérique.
Globalement, le risque d'hypoglycémies sévères est très
augmenté : 1 événement grave pour 33 traitements, ce qui
contrebalance la réduction potentielle du risque d'IDM.
La valeur cible d'HbA1c ne peut être fixée
qu'en fonction des caractéristiques individuelles de chaque patient, l'ancienneté
de leur diabète, leur préférence quant aux thérapeutiques utilisées.
L'efficacité spécifique des antidiabétiques oraux et de
l'insulinothérapie dans le diabète de type 2 n'a donc jamais
été réellement démontrée.
Si l'on s'en tient aux résultats de la méta-analyse, nous devrions
oublier les « hypoglycémiants », oublier les « cibles recommandées » pour
l'HbA1c ou la glycémie, la metformine restant en discussion mais sans
aucun enthousiasme. Il faut déplacer la pratique vers la prise
en charge du risque cardiovasculaire, le diabète de type
2 n'étant que l'une des entrées dans la prévention de ce risque. |
Notes :
- Boussageon R, Boissel JP. Le « côté obscur » d'UKPDS, dans les numéros de
septembre et octobre.
- Cet exemple donne les détails concernant la mortalité globale (cf. données
générales figure 1). Les figures détaillées correspondant aux autres critères
sont disponibles en écrivant à la revue.
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