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Cancer du col de l'utérus. Regards croisés sur le dépistage Première partie : quels sont les problèmes ?


Médecine. Volume 5, Numéro 3, 137-41, Mars 2009, Vie professionnelle

DOI : 10.1684/med.2009.0398

Résumé  

Auteur(s) : Mathieu Lustman, Anne Vega, Yves Le Noc, Jean-Pierre Vallée , SFDRMG ; marc-aurel noos.fr.

Résumé : Contexte : D'après les études épidémiologiques, le cancer du col de l'utérus, malgré de grandes avancées dans sa prévention, reste au septième rang des cancers féminins et pose encore de nombreux problèmes de santé publique. Son dépistage repose sur une démarche scientifique validée. Le financement qui lui est actuellement consacré suffirait à dépister toute la population-cible concernée. Pourtant, la prévention n'est pas optimale, la morbi-mortalité reste élevée et la démographie médicale laisse craindre des gisements de « non-qualité » dans ce domaine. Devant la complexité des facteurs qui influencent les pratiques, il apparaît a priori que l'on ne peut attendre de réelle amélioration que par une double approche scientifique, l'une reposant sur les données biomédicales, l'autre sur les données des sciences humaines et sociales. Objectif : Mieux connaître les pratiques et définir les conditions nécessaires à la mise en oeuvre optimale d'un dépistage du cancer du col, à travers un double regard (biomédical et sciences humaines). Méthode : La première étape, préparatoire, de cette étude a été une revue de la littérature dans les deux champs scientifiques, sciences biomédicales et sciences humaines et sociales. Cette première étape est nécessaire à l'élaboration d'un cadre d'entretien en tête à tête qui sera mené au cours de la seconde étape. C'est elle qui fait l'objet de la présente publication. Résultats : Le dépistage du cancer du col de l'utérus pose quatre types de problèmes : règles et normes « officielles » pas toujours adaptées aux réalités du terrain, convergences et divergences des logiques des acteurs de santé, spécificité de la prévention du cancer du col de l'utérus, et logiques propres à la médecine générale, où il semble artificiel de vouloir étudier de manière séparée le dépistage du cancer du col de l'utérus en tant que tel, isolé du contexte plus général de la consultation. Discussion : Les aspects biomédicaux du dépistage soulèvent des problèmes de 3 ordres : compliance des patientes, problèmes techniques et problèmes organisationnels. L'approche des sciences humaines et sociales complète les questions posées : la question de la compliance suppose d'analyser les normes, les croyances, les valeurs des différents acteurs \; la question de l'amélioration de la démarche de prévention des médecins se pose dans les mêmes termes. Ce n'est qu'en analysant les logiques plus ou moins implicites qui guident les uns et les autres que l'on peut comprendre les écarts entre recommandations, images officielles, et pratiques de terrain. Conclusion : L'étude qualitative menée à l'issue de cette revue de la littérature devrait aider les acteurs (femmes et médecins), dans une logique réflexive, à mieux comprendre les enjeux et analyser leurs difficultés.

Mots-clés : cancer du col, dépistage, sciences humaines

ARTICLE

Contexte

D'après les études épidémiologiques, le cancer du col de l'utérus est au second rang des cancers les plus fréquents chez la femme de 18 à 44 ans [1], le 13e des cancers en terme de mortalité [2]. Les données médicales montrent que parmi les différents types de cancers, le cancer du col de l'utérus occupe une place à part : rare cancer dont la cause est identifiée, l'infection à Papillomavirus (HPV), lésion précancéreuse d'évolution lente, dépistage fiable simple à réaliser, le frottis cervico-uterin. Cependant, bien que le dépistage repose sur une démarche scientifique validée et que le financement qui lui est actuellement consacré suffise à dépister toute la population-cible concernée [3], la prévention n'est pas optimale : la couverture réelle de dépistage n'est que de 55 % [4] et le cancer du col de l'utérus demeure en taux de mortalité au 7e rang des cancers féminins. À ces données d'ordre biomédical, s'ajoute le contexte actuel de réorganisation de l'offre de soin lié à la diminution du nombre de gynécologues médicaux [5]. On peut ajouter que l'hypothèse très nouvelle d'une prévention primaire au moins partielle du cancer du col par la vaccination contre le HPV ne fait que déplacer la question, puisqu'elle ne remet en aucun cas en question le dépistage ultérieur par frottis [6].

Prévention non optimale, morbi-mortalité élevée et évolution démographique du système de santé définissent trois types d'interventions qui pourraient permettre une amélioration de l'efficacité de la prévention de ce cancer :

• L'organisation du dépistage, problème de méthode : faut-il seulement améliorer le dépistage individuel ou développer un programme organisé, à l'instar de ceux du cancer du sein ou du cancer colorectal, comme le préconise, avec d'autres, l'étude citée dans ses « recommandations » par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français portant sur 524 cas de cancers invasifs observés en 2006 [7] ?

• La « réappropriation » du dépistage du cancer du col de l'utérus par les généralistes : le dépistage, problème de recomposition des compétences entre médecins de différentes disciplines [8] : la pratique du frottis est une activité de soins primaires concernant pour l'essentiel et par définition une population de femmes sans problèmes gynécologiques spécifiques. Or, certaines études récentes [9, 10] montrent que 90 % des frottis seraient actuellement réalisés par des gynécologues. La diminution programmée du nombre de gynécologues médicaux, par simple effet arithmétique, devrait réintégrer la gynécologie de soins primaires dans le champ d'action de la médecine générale.

• La compréhension ­ et l'approche ­ de la population qui ne peut ou ne veut pas participer au dépistage, problème concernant plus les sciences humaines que les sciences biomédicales [11].

Dans ces trois domaines, il apparaît a priori que l'on ne peut attendre de réelle amélioration que par une double approche scientifique, l'une reposant sur les données biomédicales (amélioration de la qualité des soins), l'autre sur les données des sciences humaines et sociales (la description et la compréhension des facteurs qui influencent les pratiques ainsi que les difficultés concrètes des acteurs de terrain, médecins et patientes).

Objectifs de l'étude

Objectif général : définir les conditions nécessaires à la mise en oeuvre optimale d'un dépistage du cancer du col, à travers un double regard (biomédical et sciences humaines).

Objectifs intermédiaires :

• Analyser les normes et les logiques qui sous-tendent les pratiques de prévention et dégager les facteurs qui influencent les pratiques du frottis.

• Établir les typologies des différents groupes de femmes et de généralistes afin de saisir les différentes stratégies possibles pour ces différentes typologies.

• Faire un état des lieux des pratiques, tant des femmes que des médecins, en matière de demandes et de réponses concernant la gynécologie « primaire ».

• Définir les conditions pratiques de mise en oeuvre, dans le cadre d'une consultation généraliste courante, d'une pratique déterminée par des objectifs de santé publique.

• Analyser la pertinence des recommandations sur ce sujet par rapport aux acteurs de terrain : quelle évaluation pour quel objectif et pour quelle efficacité ?

Méthode

Pour atteindre les objectifs définis ci-dessus, nous avons élaboré une étude en 3 étapes.

La première, qui fait l'objet de cet article, est une revue de la littérature dans les deux champs scientifiques, sciences biomédicales et sciences humaines et sociales. Cette première étape est nécessaire à l'élaboration d'un cadre d'entretien en tête à tête qui sera mené au cours de la seconde étape.

Celle-ci consistera en 40 entretiens semi-dirigés ou ouverts d'au moins 1 heure, dont 20 intégralement retranscrits, à partir d'un échantillon non représentatif, mais équilibré par la méthode des contrastes : auprès des femmes, des médecins généralistes, de laboratoires et de gynécologues de ville, ainsi que d'experts et d'acteurs de dépistage organisé.

À l'issue de cette deuxième étape, et en tenant compte des données de la littérature et de celles de l'étude qualitative programmée en seconde étape, une enquête quantitative sera menée afin de confirmer ou d'infirmer les hypothèses les plus pertinentes. Un questionnaire élaboré à partir des typologies déterminées dans l'enquête qualitative sera adressé par voie postale aux médecins généralistes et aux patientes.

La recherche de la littérature a été faite sur les bases de données PubMed et UNADOC du centre de documentation de l'Unafomec, ainsi que dans différentes bibliothèques : Maisons des sciences de l'Homme (Paris, Aix-en-Provence), université de Bordeaux Ségalen (laboratoire de psychologie), Centre de sociologie des organisations (Paris), BIUM (Bibliothèque interuniversitaire de médecine, Paris V), Bibliothèque de sciences humaines et sociales Descartes-CNRS. Les mots clés utilisés ont été : cancer, utérus, sein, gynécologie, prévention, dépistage, sociologie, risque.

Au total, 22 documents de diverses natures (articles, rapports, chapitre de livres : cf références) ont été sélectionnés selon les critères prédéfinis (savoir biomédical, description des pratiques, représentations sociales, enjeu organisationnel). Cette revue de la littérature se poursuit durant les 3 phases de l'étude.

Résultats

De la lecture des documents sélectionnés, nous avons déduit que le dépistage du cancer du col de l'utérus posait quatre types de problèmes qui nécessitent autant d'interventions spécifiques. Ces problèmes ont été explorés lors des interviews menées depuis, dont nous publierons les résultats dans un prochain article.

Règles et normes « officielles » inadaptées

Malgré la médicalisation de la société et de nombreuses campagnes d'information, les acteurs de terrain ne sont pas totalement en phase avec les recommandations officielles. En matière de prévention, les acteurs concernés (les médecins comme les patientes) ne s'identifient qu'en partie au modèle médico-épidémiologique, pour au moins 3 raisons :

­ les recommandations médicales évoluent et sont peu explicitées aux patientes [12] ;

­ le modèle médico-épidémiologique relève de la norme, d'une culture « scientifique » qui tend à nier le pluralisme des perceptions, des besoins et des contraintes de terrain ;

­ les tabous sexuels brouillent les communications.

Il est possible qu'il existe aussi des problèmes purement économiques, indépendamment des cultures et représentations : les difficultés d'accès aux soins de plus en plus mises en avant.

Convergences et divergences des logiques des acteurs de santé

Les médecins, qu'ils soient généralistes ou spécialistes, partagent une socialisation commune qui influence leurs pratiques, ce qui permet de nuancer les oppositions entre généralistes et gynécologues :

­ la conception avant tout organique du corps, sans références sociales et symboliques demeure la référence fondamentale de l'épistémologie médicale ;

­ la quasi-absence de culture en santé publique explique qu'une majorité de médecins soit peu portée à expliciter l'intérêt des frottis (culture du : « il faut faire ») ;

­ cette approche explicative est dans tous les cas chronophage, se heurtant à la difficulté à gérer le temps à court terme ;

­ des logiques libérales poussent plutôt les praticiens à « répondre à la demande », à laisser l'initiative au patient ; à proposer, à « laisser le choix » plutôt qu'à imposer.

À l'opposé, il existe en fonction du contexte des modes de travail, des divergences entre spécialistes et généralistes, ce qui permet d'identifier les différences entre les médecins :

­ gestion différente du temps sur le long terme (le patient consulte plus fréquemment en médecine générale) ;

­ approche généraliste plutôt globale versus approche spécialiste plutôt centrée sur la pathologie ;

­ existence de sous-spécialisations en médecine générale avec implication différente pour chaque segment d'activité [13] ;

­ rôle différent dans le suivi des patients (médecin traitant ou de premier recours versus médecin de second recours).

Spécificité de la prévention du cancer du col de l'utérus

Il existe différentes formes de prévention qui se chevauchent et se recoupent plus ou moins. La prévention primaire est plutôt axée sur la modification des pratiques des patients. C'est le cas par exemple de l'arrêt du tabac, du port du préservatif. La prévention secondaire est axée prioritairement sur le dépistage, donc une intervention médicale : frottis, mammographie, coloscopie... Dans les deux cas, les stratégies des médecins, les rôles des patients (plus ou moins actifs), les informations délivrées ou attendues différent.

En ce qui concerne la prévention du cancer du col de l'utérus, le désir d'information des femmes peut osciller entre réassurance (« être sûr de ne rien avoir ») et information complète pour gérer le dépistage. Les médecins sont à l'inverse plus « systématiques » en proposant un dépistage régulier. Une démarche de prévention plus complexe obligerait les médecins comme les patientes à se confronter au tabou lié à la sexualité, ce qui demande du temps et une gestion de l'intime.

Logiques de la médecine générale

Il semble artificiel, en ce qui concerne les médecins généralistes, de vouloir étudier de manière séparée le dépistage du cancer du col de l'utérus en tant que tel, isolé du contexte plus général de la consultation [9, 14]. Pour les médecins généralistes les enjeux du dépistage s'intégreraient dans une quadruple logique :

­ la place de l'activité gynécologique dans leur activité habituelle ;

­ la place de l'activité de prévention [15] ;

­ la coordination avec les autres acteurs du système de santé [16] ;

­ la gestion de la relation médecin/malade [17].

Discussion

Aspects biomédicaux du dépistage

L'étude nationale citée dans les recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français [7] constatait que plus de 9 cancers sur 10 observés sont associés à l'absence de frottis (24 %), un espacement trop important (43 %), et des faux négatifs (27 %). Les problèmes soulevés sont donc de 3 ordres :

­ problèmes de compliance des patientes : il s'agirait d'enjeux d'information (mieux expliquer) et d'organisation (réduire le « facteur humain », côté médecins comme côté patientes) ;

­ problèmes techniques : la qualité et le suivi des frottis anormaux pose des enjeux de compétences professionnelles, donc de formation des médecins et d'évaluation des pratiques professionnelles ;

­ problèmes organisationnels : si l'on admet que la solution des deux premiers problèmes relève, au moins en partie d'une stratégie plus globale, par exemple de type programme de dépistage organisé, elle doit cependant tenir compte du contexte actuel de l'exercice médical dans le système de soins français. Le 3e problème est donc celui d'une démarche de santé publique qui tienne compte de la culture libérale des médecins, notamment généralistes, en France [18].

Approche des sciences humaines et sociales

Les études socio-anthropologiques [10, 19, 20] insistent sur l'idée que l'optimisation de la qualité des soins ne peut pas reposer uniquement sur une meilleure formation ou organisation sans tenir compte des acteurs eux-mêmes. Leurs analyses montrent que si les pratiques de prévention sont en partie fondées sur des savoirs, elles sont aussi influencées par des logiques sociale, politique, économique et surtout construites à partir d'expériences et de logiques propres aux acteurs. Elles ont pour caractéristiques d'être ancrées dans des réalités spécifiques : le privé, le quotidien, la trajectoire biographique. Ainsi, il est difficile de comprendre l'acceptation ou le refus d'un frottis sans entendre comment les femmes l'intègrent à leur gestion de l'intime [21]. De même, les médecins sont influencés dans leurs pratiques par des facteurs psycho-sociaux et culturels, dont ils sont plus ou moins conscients : tabous de la sexualité [9], difficulté à gérer plusieurs motifs de consultation [14], etc.

Cette approche par les sciences humaines complète les questions posées par l'approche biomédicale :

1. La question de la compliance suppose d'analyser les normes, les croyances, les valeurs des différents acteurs. Ce n'est qu'en saisissant mieux les logiques plus ou moins implicites qui guident leurs pratiques que l'on peut analyser les facteurs qui influencent leur adhésion à ce type de dépistage. Cela suppose pour le médecin de laisser une place dans sa pratique aux connaissances « profanes » et aux enjeux propres aux patientes.

2. La question de l'amélioration de la démarche de prévention des médecins se pose dans les mêmes termes : ce n'est qu'en analysant les normes, valeurs et croyances sous-jacentes des professionnels que l'on peut mieux saisir les logiques plus ou moins implicites qui guident leurs pratiques, donc les écarts entre recommandations, images officielles, et pratiques de terrain.

Conclusion

Les questions concernant la prévention du cancer du col de l'utérus ne peuvent être analysées que dans le contexte global de la pratique des médecins. Un regard sociologique peut servir d'analyseur des pratiques médicales. Peut-il, et de quelle manière, aider les acteurs (femmes et médecins) à mieux comprendre les enjeux et analyser leurs difficultés, peut-il, dans ce domaine particulier comme dans d'autres, « rendre plus lucide » comme le suggérait Simon [22] ? L'étude qualitative menée à l'issue de cette revue de la littérature devrait apporter quelques éléments de réponse à cette question.

Références

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  2. Duport N. Données épidémiologiques sur le cancer du col de l'utérus. État des connaissances. InVS MAJ 2008. Sur www.invs.sante.fr
  3. Collectif. Cancer du col utérin : des ratés dans la prévention secondaire ? Bibliomed. 2007;455. Disponible sur www.unaformec.org
  4. Leroy JL, Boman F. Vers un dépistage optimal des cancers et précancers du col utérin par frottis cervicaux. Presse Med. 2003;4:174-80.
  5. CNGOF. Communiqué de presse du 23 octobre 2008. Oui, la santé des femmes est et sera assurée. Sur http://www.cngof.asso.fr/D_TELE/081027_gyneco_BM.pdf
  6. Lowndes CM, Gill ON. Cervical cancer, human papillomavirus, and vaccination. BMJ. 2005;331:915-6.
  7. CNGOF. Recommandations pour la pratique clinique. Prévention du cancer du col de l'utérus. Décembre 2007. Sur www.cngof.asso.fr/D_PAGES/PURPC_19.HTM
  8. Berland Y. Coopération des professions de santé : le transfert de tâches et de compétences. Rapport 2003.
  9. Levasseur G, Bagot C, Honnorat C. L'activité gynécologique des médecins généralistes en Bretagne. Santé publique. 2005;1:109-19.
  10. INCa. État des lieux du dépistage du cancer du col de l'utérus en France. Aspects sociologiques : freins et participations. Collection rapports et synthèses. Septembre 2007.
  11. Ménoret M. Prévention du cancer du sein. Nouvelles questions féministes. 2006;25:6.
  12. Durif-Brucker C. Les réactions de la population à l'information médicale. In Brémont A., Tubiana M, Rouëssé J, Kerbrat P, Fumoleau P (eds), Cancer du sein. 20 ans de progrès. Tome II. Paris: Publications Médicales Internationales; 1994. (pp. 375-82).
  13. Vega A. Le travail des médecins généralistes en régions PACA-Québec. Rapport d'étude post-doctorale de la fondation Fyssen. 2002-2003.
  14. Urfalino P, Bonetti E, Bourgeois I, Dalgalarrondo S, Hauray B. Les recommandations à l'aune de la pratique. Le cas de l'asthme et du dépistage du cancer du sein. Rapport 2002 (Centre de sociologie des organisations CNRS-FNSP, Union Régionale des Médecins Libéraux du Poitou-Charentes). Sur http://cesta.ehess.fr/docannexe.php?id=546
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  22. Simon PJ. Histoire de la sociologie. Paris: PUF; 1991.

Dépistage du cancer du col de l'utérus : quels sont les problèmes ?

Ce qui était connu

­ La prévention n'est pas optimale, par insuffisance ou défaut de cible pour les frottis.

­ L'évolution démographique médicale suppose que les généralistes se « réapproprient » les frottis.

­ La question n'est pas seulement d'ordre biomédical.

Ce que cette étude apporte

­ Le regard des sciences humaines complète le regard biomédical et mène à une analyse des normes, croyances et valeurs des différents acteurs.

­ La seule approche possible est une étude qualitative, qui a commencé, par une série d'interviews en face à face.

Les zones d'incertitude

­ Les réponses apportées dans cette seconde phase programmée de l'étude devront être vérifiées sur des échantillons de professionnels et de patients plus vastes.

 


 

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