Accueil > Revues > Médecine > Médecine > Résumé de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Médecine
- Numéro en cours
- Index thématique
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
Version imprimable

Ménopause, ménopauses... Données sociales, culturelles et économiques sous-jacentes


Médecine. Volume 5, Numéro 2, 85-9, Février 2009, Vie professionnelle

Article gratuit  

Auteur(s) : Bruno Lepoutre, Khadija El Amrani, Isabelle Aubin

Résumé : Contexte : Médecins et médias ont largement contribué à créer une image grand public de la ménopause, surtout avant le virage de l'étude WHI. Les symptômes sont donc bien connus, y compris des hommes. Objectifs : Analyser le vécu, les représentations et l'influence des facteurs socioculturels sur le comportement des femmes ménopausées, et notamment la prise éventuelle d'un traitement hormonal. Méthode : L'enquête a été effectuée entre le 10 mai et le 2 juillet 2005 auprès de 224 femmes (âge moyen 53,2 ans) consultant dans 4 cabinets de médecine générale de la banlieue Nord de Paris. Le questionnaire était composé de 35 questions fermées avec possibilités de réponses multiples. Résultats : Le sentiment qui domine est le soulagement de ne plus avoir des règles (42,8 % des femmes). La ménopause est perçue comme une perte de séduction chez les femmes d'origine européenne, alors que les femmes d'origine maghrébine ou d'Afrique noire la perçoivent comme une amélioration du statut social. On retrouve aussi une perception de la ménopause comme une « libération », et un soulagement de ne plus avoir de règles et de ne plus être obligée de prendre une contraception chez les femmes ayant un niveau d'étude inférieur au secondaire. Plus les femmes ont un niveau d'études élevé, plus elles disposent d'un revenu élevé, moins elles perçoivent la ménopause comme un soulagement, et plus elles prennent ou pensent à prendre un THM. Mais ce traitement semble proposé davantage aux femmes d'origine européenne. Le motif de prise d'un THM peut aussi être plus irrationnel, concernant par exemple une croyance dans les vertus purificatrices des règles... Discussion : Bien que l'utilisation du THM ait diminué ces dernières années, probablement en rapport avec la publication de l'étude WHI, on retrouve les caractéristiques de notre enquête dans d'autres études. Ce qui apparaît le plus est que le facteur déterminant la prise de THM n'est pas le facteur socioculturel mais plutôt l'inégalité de l'accès à l'information. Conclusion : Il n'y a pas une ménopause mais des ménopauses, chaque femme ayant son propre vécu et sa propre représentation de la ménopause selon son histoire personnelle, familiale et sociale. Ce n'est pas le cas pour la prise d'un traitement hormonal de la ménopause, qui est liée au statut socio-économique et au niveau d'étude.

Mots-clés : facteur socio-culturel, ménopause, représentation, THM

 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]