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Vaccination chez le nourrisson : le 6 en 1 remboursé
Le remboursement de l'Infanrix Hexa® (diphtérie, tétanos,
coqueluche acellulaire, polio, Hib, hépatite B) a été publié
au Journal Officiel du 26 mars 2008. Ce remboursement va permettre d'améliorer
la couverture vaccinale contre l'hépatite B sans augmenter le nombre,
déjà important, d'injections chez le nourrisson. En 2004, cette
couverture n'était que de 29 % chez les enfants de moins de 2 ans [1].
Le schéma vaccinal recommande ce vaccin aux 2e, 4e et 16e mois, sachant
qu'il est possible de prescrire un vaccin pentavalent après administration
d'un vaccin hexavalent (cf. tableau)
[2]. Pour rappel, l'Infanrix Hexa® peut être coadministré avec
d'autres vaccins pédiatriques (vaccin vivant à rotavirus, vaccin
pneumococcique heptavalent conjugué).
Références
- www.infovac.fr
- Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire : no 31-32. Sur www.invs.sante.fr
Rappel : restriction de la prescription du piroxicam (forme systémique)
Le piroxicam, anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) commercialisé
depuis de nombreuses années sous différents noms de spécialités
est souvent prescrit en première intention dans les pathologies inflammatoires
aiguës de l'appareil locomoteur.
Une réévaluation du rapport bénéfice/risque du
piroxicam effectuée en juin 2007 à l'échelle européenne
a mis en évidence des effets indésirables digestifs et cutanés
graves, justifiant une restriction de sa prescription au traitement de l'arthrose
symptomatique, de la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante.
Il ne doit plus être prescrit dans les poussées aiguës des
rhumatismes abarticulaires (par exemple : bursite, tendinites), les affections
aiguës post-traumatiques de l'appareil locomoteur, les arthrites microcristallines,
les poussées d'arthrose et les radiculalgies. De même, les contre-indications
ont été renforcées ; le médicament ne doit plus
être prescrit lors d'antécédents de troubles gastro-intestinaux
prédisposant à des troubles hémorragiques, lors d'antécédents
de réactions médicamenteuses allergiques graves quel que soit
le médicament ni, enfin, lors de l'administration concomitante d'anticoagulants.
Nous rappelons que des règles de bon usage de prescription des AINS
sont à la disposition des professionnels de santé sur le site
internet de l'Afssaps.
Référence
- http://afssaps.sante.fr/htm/10/filltrpsc/lp080102.pdf
Dentifrices fabriqués en Chine
Une alerte récente émanant de différentes autorités
sanitaires au niveau mondial a dénoncé la présence dans
certains dentifrices de diéthyl glycol (DEG), solvant toxique en cas
d'ingestion ainsi que de contaminations microbiennes. L'Afssaps et la DGCCRF
ont alors conjointement réalisé une enquête et analysé
des échantillons de dentifrices issus du marché français.
Sur 157 échantillons, 19 étaient non conformes : dont 14 pour
des teneurs en DEG > 1 % et 5 pour mauvaises qualités microbiologiques,
ce qui représente 11 dentifrices différents ; 10 étaient
d'origine chinoise et pour le dernier, le pays de fabrication était inconnu
! Ces résultats ont aboutit au retrait du marché de ces 11 dentifrices
en moins de deux mois.
Référence
- http://afssaps.sante.fr/htm/10/deg/liste-deg.pdf
Nécroses cutanées : penser au léflunomide
Le léflunomide (Arava®), immunosuppresseur sélectif administré
per os, est indiqué dans le traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde
ainsi que dans le traitement du rhumatisme psoriasique.
Une publication récente [1] rapporte la survenue de très rares
cas de nécroses cutanées sous ce traitement. Il s'agit d'ulcérations
nécrotiques profondes pouvant survenir sur les membres ou l'abdomen une
semaine à dix mois après l'introduction du traitement (figure
1). Ces lésions cutanées ne régressent pas, malgré
des soins locaux bien conduits pendant plusieurs mois et une corticothérapie
générale, si le traitement est poursuivi. Un arrêt du traitement
est impératif pour permettre la cicatrisation. Un rôle inhibiteur
du léflunomide sur le récepteur de l'epidermal growth factor (EGF)
est évoqué.
Ainsi, la constatation d'ulcérations cutanées chez un malade
traité par léflunomide, même depuis plusieurs mois, doit
faire arrêter le traitement ; sa poursuite pouvant entraîner une
aggravation de ces lésions.
Référence
- Gros C, Delesalle F, Gautier S, Delaporte E. Leflunomide-induced skin necrosis.
Ann Dermatol Venereol. 2008;135(3):205-8.
Associations de traitements antihypertenseurs : efficacité et tolérance
Une étude récente portant sur 94 patients a comparé durant
24 semaines l'efficacité et la tolérance chez des personnes âgées
de 75 à 89 ans, de l'Exforge® (association valsartan 160 mg/amlodipine
5 mg) et du Coaprovel® (association irbésartan 300 mg/hydrochlorothiazide
12,5 mg). Un contrôle de la pression artérielle systolique et diastolique
ainsi qu'un ECG et des analyses sanguines sont effectués toutes les 4
semaines. Après 4 semaines, les doses d'amlodipine ou d'hydrochlorothiazide
étaient doublées chez les non-répondeurs. Les résultats
de cette étude montrent qu'en termes d'efficacité sur la réduction
de la pression artérielle, les 2 associations antihypertensives sont
équivalentes. Cependant, l'hypotension orthostatique est plus marquée
avec le Coaprovel® et les patients traités par ce traitement présentent
plus de troubles métaboliques : diminution significative de la kaliémie
et une augmentation de l'uricémie.
Ainsi, d'après cette étude, à efficacité équivalente,
l'Exforge® semble mieux toléré chez des personnes âgées
de 75 à 89 ans. Cependant, le contexte de l'hypertension artérielle
ainsi que les pathologies associées du patient peuvent nécessiter
une prescription de Coaprovel®.
Référence
- Fogari R, Zoppi A, Mugellini A, Corradi L, Lazzari P, Preti P, Derosa G.
Efficacy and safety of two treatment combinations of hypertension in very
elderly patients. Arch Gerontol Geriatr. 2008;3 (prépublication en
ligne).
Lutte contre le mésusage et le détournement de certains médicaments
La buprénorphine haut dosage, le flunitrazépam, la méthadone
ou le méthylphénidate sont susceptibles de faire l'objet de mésusages,
d'usages détournés ou abusifs. Afin de renforcer l'encadrement
de leur prescription ainsi que de leur délivrance, un nouvel arrêté
a été publié en avril dernier [1]. Dorénavant, pour
prétendre à la prise en charge par l'assurance-maladie de ces
médicaments, le patient doit indiquer obligatoirement à son médecin,
le nom du pharmacien chargé de la délivrance. Le médecin
doit inscrire ce nom sur la prescription qui est exécutée par
le pharmacien ainsi désigné.
De plus, si les services de l'assurance-maladie constatent un usage abusif
ou un mésusage de ces médicaments, un protocole de soins devra
être établi entre le médecin traitant et le médecin
conseil de la caisse d'assurance-maladie et signé par le patient [2].
Références
- Communiqué de presse de l'Afssaps du 11 avril 2008. http://www.afssaps.sante.gouv.fr/htm/10/indpoint.htm
- Arrêté d'application de l'article 162-4-2 du code de la sécurité
sociale, publié le 8 avril 2008.
Notes :
- ® 20 mg, Cycladol® 20 mg, Feldène® 10 et 20 mg, Flexirox®
10 mg, Inflaced® 10 mg, Olcam® 10 mg, Pirotec® 20 mg, Zofora®
10 mg, ainsi que Piroxicam® générique.
- Définie comme la buprénorphine administrée par voie
orale à des doses unitaires supérieures à 0,2 mg par
prise.
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