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Médecine générale : de quels experts avons-nous besoin ? Troisième partie : une expertise « transversale » |
Médecine. Volume 4, Numéro 3, 127-9, Mars 2008, Concepts et outils
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Article gratuit
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Auteur(s) : Jean-Pierre Vallée, Éric Drahi, Yves Le Noc |
Résumé : Le premier article rappelait le rôle fondamental de l'expertise en soins primaires dans le fonctionnement du système de santé. Le deuxième présentait les règles générales de cette expertise. Dans cette troisième partie, nous envisageons brièvement les complémentarités indispensables : la compétence professionnelle du médecin généraliste est une compétence de pratique, une capacité d'agir, non seulement sous l'angle somatique (réponses adaptées aux pathologies rencontrées), mais aussi sous l'angle relationnel (individuel) et sous l'angle environnemental (sociétal). L'expertise professionnelle, surtout en santé, ne s'applique jamais à des situations caractérisées, mais à des personnes. Elle doit donc être centrée sur le malade et pas la maladie. C'est probablement plus vrai encore pour la médecine générale, à l'interface entre santé et maladie, entre individu et système de soins, entre données actuelles de la science et incertitudes dans une situation toujours complexe et floue. Et cela implique que l'expertise en soins primaires ne peut jamais être solitaire, mais interagit en permanence avec les autres sources possibles. Cela conduit aussi à poser la question des rapports entre le développement de cette expertise et sa transmission, sans laquelle il faudrait à chaque fois refaire le long et difficile parcours, tel Sisyphe poussant son rocher...
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Mots-clés : exercice professionnel, expértise, soin primaire
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