ARTICLE
La maladie d'Alzheimer, une pathologie « nouvelle » ?
Une pathologie « émergente » sous l'influence de différents
facteurs
Actuellement, tout le monde a entendu parler de la maladie d'Alzheimer,
encore confidentielle il y a quelques années... y compris pour les
médecins. Il n'est plus rare qu'une personne consulte pour des pertes
de mémoire et pose directement la question de savoir s'il s'agit d'une
maladie d'Alzheimer débutante. De la même façon, la famille
qui accompagne son proche à la consultation médicale suggère
souvent ouvertement cette possibilité.
Sous la pression de la société civile, les responsables de
la politique de santé ont élaboré des aides formelles
(définies, en particulier, dans les divers « plans Alzheimer »
proposés par le gouvernement) en même temps que le développement,
en France comme dans la plupart des pays industrialisés, d'un mouvement
associatif (associations de familles) en pleine expansion génère
toute une série d'aides informelles, au premier plan desquelles
l'information et la formation des « aidants ». Le médecin dispose,
maintenant, d'un réseau d'appui vers lequel orienter son malade et sa
famille.
Les médicaments « spécifiques de la maladie d'Alzheimer
» ne représentent qu'une partie de l'approche de cette maladie dont
l'impact sanitaire est indissociable de son impact social. Il ne s'agit
que de médicaments « symptomatiques » qui ralentissent l'évolution
des symptômes sans agir sur les lésions cérébrales
; on en connaît les limites. Mais leur apparition a eu pour effet d'amener
le médecin, devenu prescripteur, à reconsidérer cette pathologie,
à la faire sienne et à échapper au nihilisme thérapeutique.
L'existence d'un traitement, même symptomatique, transforme sa relation
avec le malade et la famille. Il est plus
facile d'annoncer une mauvaise nouvelle (le diagnostic) quand on peut en contrebalancer
l'effet par l'offre d'un traitement. Il est plus facile d'établir une
relation positive quand elle est centrée sur le suivi d'une thérapeutique.
Une clinique modifiée par le diagnostic précoce
L'apparition des inhibiteurs de la cholinestérase n'a pas seulement
bouleversé la perception de la maladie par les professionnels de la santé,
elle justifie aussi l'établissement d'un diagnostic à une phase
précoce de la maladie... car c'est alors que les bénéfices
thérapeutiques sont les plus évidents.
Longtemps, le diagnostic n'était porté que devant une démence
avérée. Aujourd'hui, l'intérêt d'un diagnostic à
la phase précoce apparaît établi pour tout le monde [1].
Encore faut-il en connaître la difficulté devant des signes d'appel
souvent moins évidents que le tableau classique :
Des pertes de mémoire ? S'agit t'il d'une plainte mnésique
fréquente chez les sujets de plus de 65 ans et ne tirant pas à
conséquence ou d'une première manifestation annonçant une
maladie d'Alzheimer ?
Une apathie ? S'agit-il d'un épisode dépressif isolé
ou d'une modification de l'humeur habituelle dans la maladie d'Alzheimer ?
Un comportement perturbateur ? S'agit-il d'une symptomatologie évoquant
une maladie psychiatrique ou d'un symptôme révélateur d'une
maladie d'Alzheimer ?
Or le premier consulté est le médecin généraliste.
C'est à lui de dépister la possibilité éventuelle
d'une maladie d'Alzheimer et d'orienter son malade vers le spécialiste,
neurologue, psychiatre ou gériatre.
Mais la maladie d'Alzheimer est une « dévoreuse de temps »
: le temps nécessaire au malade et à la famille pour assimiler
les implications du diagnostic dans leur vie, le temps que le généraliste
devrait passer avec eux pour expliquer, informer, apporter une véritable
aide psychologique.
Un malade atypique et difficile
La présence de l'« aidant » complique la relation
habituelle du médecin avec son malade. L'aidant, c'est-à-dire
la personne, le plus souvent un membre proche de la famille, qui prend en charge
le malade, a tendance à se substituer au malade et à monopoliser
le dialogue avec le médecin « pour gagner du temps ». Il comprend
mal que ce dernier veuille parler au malade, souvent en dehors de sa présence.
Au fur et à mesure de l'évolution de la maladie, il devient une
interface indispensable entre le patient et son médecin : c'est lui qui
veille à la bonne administration du traitement, lui qui témoigne
de l'effet du traitement sur l'état de son proche et, de ce fait, devient
responsable des modifications thérapeutiques, lui qui prend, à
la place de son proche, des décisions médicales ou chirurgicales
qui peuvent mettre sa vie en jeu.
Il est indispensable que le médecin prenne en compte ce « couple
» malade-aidant pour que la relation avec eux, indispensable tout au long
de la maladie, soit harmonieuse et positive.
Le malade éprouve des difficultés progressives à
s'exprimer, à expliquer ce qu'il ressent, ce dont il souffre. Progressivement,
la communication avec lui s'appauvrit... et le rôle de l'aidant s'accroît.
Diverses situations requièrent l'intervention du médecin
: si, au début de la maladie, peu de choses changent dans la vie
de tous les jours, il n'en est plus de même quand la démence devient
modérée à sévère. Le rôle du médecin
ne se limite plus à adapter le traitement spécifique à
l'état du patient ou à traiter ses troubles somatiques. Il doit
faire face à des comportements perturbateurs, à des hallucinations
ou à des idées délirantes, à de l'agitation ou/et
de l'agressivité. Compte tenu des difficultés du malade à
se rendre à la consultation du spécialiste (demande de rendez-vous,
date lointaine de consultation, difficultés de transport...), c'est le
médecin généraliste qui est sollicité par l'aidant
pour venir à domicile. C'est à lui que l'aidant posera les questions
que soulève la vie de tous les jours : comment doit-il agir ou réagir
? Que peut-il faire pour soulager son proche ou lui faciliter la vie ? Faut-il
limiter sa liberté de mouvements ? Autant de domaines dans lesquels le
rôle du médecin, au-delà de la médecine, est fondamental.
Deux aspects de ces interventions sont essentiels :
* Le rôle de « pivot » entre le malade, sa famille et les
différents intervenants professionnels : spécialistes, psychologues,
assistantes sociales... C'est lui qui orientera son malade en fonction de ses
besoins.
* La détection de problèmes intercurrents, qu'il s'agisse d'effets
indésirables des médicaments spécifiques ou non de la maladie
d'Alzheimer ou qu'il s'agisse d'une pathologie somatique concomitante, infection
urinaire ou respiratoire, diabète, hypertension ou fracture de hanche...
qui nécessiteront un traitement médical ou chirurgical adapté.
Or, ces pathologies sont souvent difficiles à diagnostiquer car le malade
a perdu la capacité d'expliquer ce qu'il ressent et qu'il traduit sa
souffrance par de l'agitation, des cris, des phases d'agressivité, un
épisode confusionnel... Tout changement brutal dans son comportement
doit évoquer et faire rechercher systématiquement une cause organique
qui puisse l'expliquer.
La place du généraliste dans la maladie d'Alzheimer
Si la complexité de la maladie d'Alzheimer fait du diagnostic et de
l'initiation du traitement le domaine du spécialiste, le généraliste
occupe, dans cette maladie, une position-clé... avant et après
le diagnostic.
Avant le diagnostic, repérer les troubles de mémoire suspects
Les difficultés très évocatrices de la maladie d'Alzheimer
sont le défaut de mémorisation des informations nouvelles. Elles
ne portent que sur les événements récents (ce qui s'est
passé les jours ou les semaines précédents) et épargnent
le passé ancien et tout ce qui est relatif à notre connaissance
du monde. Mais ces difficultés ne sont pas les seuls symptômes
d'appel. Les troubles du comportement tels que l'apathie, le changement de caractère
(je ne le reconnais plus, ce n'est plus la même personne), les troubles
de l'humeur (il n'a plus envie de faire les choses) doivent aussi attirer l'attention.
C'est dans ces circonstances que s'inscrit le recours à un spécialiste
ou à une équipe spécialisée (cliniques ou unités
de la mémoire...). Il est alors important de ne pas retarder une consultation
en milieu spécialisé car le diagnostic lors de la phase précoce
de la maladie offre la meilleure possibilité d'efficacité thérapeutique.
Après le diagnostic, une implication encore plus étroite
L'aide au patient et à la famille
C'est au médecin de famille de les aider à prendre conscience
de la situation nouvelle crée par l'annonce du diagnostic (le patient
quand il a été informé de son état...). Plusieurs
entretiens sont souvent nécessaires [2, 3].
Le suivi du traitement
C'est au médecin traitant d'en apprécier l'activité,
d'en modifier les modalités d'administration en fonction d'éventuels
effets secondaires, de modifier les doses quotidiennes, d'éventuelles
affections intercurrentes. Outre le diagnostic, d'autant plus important qu'il
peut expliquer la survenue brusque de troubles du comportement, il est responsable
du choix des médicaments, en évitant ceux contre-indiqués
par leur effet anticholinergique et en réduisant au maximum leur nombre
du fait de la difficulté des prises.
La réponse aux attentes et besoins de l'aidant
L'aidant peut demander son avis sur le degré de compétence de
son proche pour réaliser certaines activités qui peuvent présenter
un risque potentiel pour lui-même ou pour les autres : peut-il encore
conduire sa voiture, sortir seul, prendre les transports en commun, gérer
l'économie du foyer ? Ce sera au médecin d'apprécier, conjointement
avec l'aidant, le risque potentiel et de le mettre en balance avec les répercussions,
pratiques et psychologiques, d'une interdiction limitant la liberté de
mouvements du patient. Une fois la décision prise, c'est aussi à
lui d'aider l'entourage à expliquer et à imposer les mesures envisagées.
La mise en place d'un réseau extérieur de soutien
L'âge de l'aidant s'il s'agit du conjoint, les activités professionnelles
s'il s'agit des enfants, peuvent nécessiter, pour éviter une institutionnalisation,
la mise en place d'un réseau de soutien à base d'intervenants
extérieurs [4]. C'est au médecin traitant qui connaît la
vie de son patient à domicile et les possibilités souvent limitées
de l'entourage de détecter le moment où la constitution de ce
réseau est indispensable au maintien à domicile. C'est aussi à
lui de convaincre l'aidant, et parfois son patient, de sa nécessité
car les inhibitions sont fréquentes surtout quand il s'agit de laisser
dans des mains étrangères des tâches aussi intimes que la
toilette corporelle. Enfin, c'est à lui de définir avec l'aidant
quel est le type de services à mettre en place et de prescrire le recours
à une auxiliaire de vie, une garde malade, des soins infirmiers ou une
aide à la toilette.
La santé de l'aidant
La prise en charge d'un proche atteint de la maladie d'Alzheimer crée
une situation dans laquelle l'aidant est impliqué sur le plan psychologique
(voir... et vivre la perte progressive des facultés intellectuelles d'un
être cher), sur le plan physique (avoir la force d'affronter les efforts
physiques, les nuits sans sommeil et de faire preuve d'une disponibilité
de tous les instants) et sur le plan financier (la dépense annuelle pour
la famille est de l'ordre de 22 000 e), sans oublier les situations stressantes
que l'aidant peut vivre au quotidien.
Il n'est pas étonnant que plus de 50 % des aidants souffrent, au bout
de la première année, d'anxiété ou d'épisodes
dépressifs. La prise en charge de ces troubles est aussi du domaine du
médecin traitant. Un fait témoigne de leur importance : la plupart
des admissions du malade en établissements pour personnes âgées
dépendantes sont plus liées à l'état de l'aidant
qu'à celui du malade lui-même.
... Et les « crises »
La vie quotidienne avec un proche atteint d'une maladie d'Alzheimer est émaillée
de « crises » : il est agité et ne cesse pas de bouger, refuse
les soins, devient agressif, a des hallucinations, des idées délirantes,
menace de se suicider... Ce sont des situations difficiles à vivre pour
l'aidant. Elles le stressent d'autant plus qu'il ne les comprend pas. Elles
compliquent sa vie, rendent difficile sa relation avec son proche et aussi avec
l'entourage car personne, autour de lui, n'est à l'abri de leurs retombées.
Leur approche comporte deux étapes distinctes :
D'abord, comprendre les raisons de la crise : elle traduit le
fait que les stratégies mises en place pour résoudre les problèmes
deviennent inefficaces. Souvent elle survient parce que le seuil de tolérance
de l'entourage vis-à-vis du malade est dépassé et le symptôme
urgent qu'il manifeste (par exemple, son agressivité) traduit, en fait,
un dysfonctionnement de la communication au sein du couple, de la famille et
du réseau social qui l'entoure. Il convient donc d'en rechercher l'origine,
d'abord organique, mais parfois ressentie par le malade comme un conflit psychologique
: il a le sentiment que l'on va l'abandonner, qu'il est seul et que personne
ne s'occupera de lui ou que l'on parle de son entrée éventuelle
dans une maison de retraite sans l'avoir consulté. Il souffre que son
entourage ne prenne pas ses troubles en considération ou d'être
à l'origine d'un conflit entre les personnes qui l'entourent, lié
à l'organisation de la vie quotidienne, à la charge financière,
à la difficulté de trouver des aides.
Ensuite décider de l'opportunité d'une hospitalisation,
en général brève. C'est au médecin de définir
quel est la meilleure structure d'accueil compte tenu de la situation vécue
par son malade : consultation d'urgence, service spécialisé, établissement
pour personnes âgées dépendantes... C'est le rôle
de l'équipe médicale de la structure d'accueil de découvrir
ce qui ne va pas, pourquoi le proche exprime cette demande, comment la perçoivent
les différents membres du réseau familial, quels soutiens sont
accessibles et comment prévenir des situations de crises ultérieures.
Mais il faut savoir que tout changement de l'environnement, surtout s'il est
brutal, peut avoir des conséquences sur l'état du patient : augmentation
de son anxiété, désorientation voire épisode confusionnel.
C'est au médecin traitant de mettre en balance les avantages réels
que le malade et sa famille peuvent espérer d'une hospitalisation et
les répercussions qu'elle peut créer sur l'état de son
patient.
Médecin-malade-famille : les moments cruciaux
L'espérance de vie d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer
est, actuellement, de 10 à 12 ans après le diagnostic. Cette longue
relation avec le médecin traitant reste émaillée de moments
cruciaux.
Le moment du diagnostic et les mois qui suivent
Il faut du temps pour prendre la mesure des répercussions que suppose,
dans la vie quotidienne, la révélation du diagnostic. Le spécialiste
est difficile à joindre et n'a pas le temps de répondre aux nombreuses
interrogations que se posent le malade et son aidant. L'appui psychologique
du généraliste, tant à la famille qu'au malade, s'il a
été averti de son état, l'information sur l'évolution
de la maladie, sont aussi importants que les médicaments pour leur permettre
d'affronter la réalité.
L'apparition des troubles du comportement
Aucun malade n'y échappe à un moment variable de la maladie.
Ils marquent un tournant dans la capacité de l'aidant à faire
face aux nombreux problèmes de la vie de tous les jours et peuvent représenter
le principal écueil auquel il sera confronté. Les traitements
médicamenteux sont rarement très efficaces notamment dans l'agitation
ou les troubles du sommeil. Ils peuvent même être nocifs par leurs
effets latéraux (sédatifs, anticholinergiques). Si certains traitements
sont utiles (anxiolytiques, antidépresseurs, antipsychotiques...), ils
ne remplacent pas les stratégies que l'aidant et l'entourage peuvent
mettre en oeuvre.
L'institutionnalisation
Elle est souvent inévitable lorsque la maladie d'Alzheimer devient
sévère. Mais la décision de faire entrer son proche dans
un établissement est toujours difficile à prendre par l'aidant
et la famille. C'est au médecin traitant d'attirer l'attention de l'entourage
sur l'éventualité d'une institutionnalisation, de le convaincre
de ne pas la vivre avec un sentiment de culpabilité et de lui conseiller
de s'informer et de rechercher la structure d'accueil la plus adaptée
à l'état de son proche pour éviter de le faire dans un
contexte d'urgence [5].
La fin de vie
C'est l'un des moments les plus douloureux que vit la famille d'autant qu'elle
est amenée à prendre, en l'absence de directives anticipées
établies par le malade quand il était encore en possession de
ses moyens, des décisions qui mettent en jeu la vie de son proche [6].
Faut-il envisager d'arrêter un traitement qui n'aurait pour objectif
que le maintien de la vie ? Les évènements récents et les
procès dont les médias se sont fait l'écho montrent qu'il
ne s'agit pas du tout d'une question théorique. Entre la réalité
des faits et la loi, il y a une distorsion manifeste. Trois décrets sur
les droits des malades et la fin de vie ont été publiés
au Journal Officiel du 7 février 2006, dont l'un porte sur la procédure
« collégiale » applicable pour un malade incapable de manifester
sa volonté en cas d'arrêt de traitement lorsque ce dernier n'a
pas d'autre objet que le maintien artificiel de la vie. Selon ces nouvelles
dispositions, c'est au médecin traitant
du malade ou au médecin d'établissement qui en a la charge de
prendre la décision d'arrêt « après concertation avec
l'équipe de soins si elle existe et sur l'avis motivé d'au moins
un médecin, appelé en qualité de consultant ». Ce
médecin consultant ne doit avoir aucun lien de nature hiérarchique
avec le médecin en charge du malade. La décision prend en compte
les souhaits du malade s'il existe une directive anticipée et ceux de
la famille.
Conclusion
N'avons-nous pas dessiné un profil trop « idéal »
du praticien face à cette cruelle affection ? Certes, car il tient compte
des besoins exprimés par l'aidant et la famille. C'est le type de médecin
généraliste auquel ils aimeraient avoir à faire. Mais on
ne peut pas faire abstraction de la réalité et des impératifs
quotidiens dans l'exercice de la médecine générale. Le
manque de temps, la difficulté à saisir les perturbations psychiatriques,
le nombre relativement faible dans la clientèle de patients atteints
de cette maladie, les failles dans la formation, rendent parfois les familles
très critiques vis-à-vis du médecin qui s'occupe de leur
proche. La prise de conscience des nécessités très particulières
de cette maladie, l'intérêt des pouvoirs publics et la meilleure
connaissance de cette pathologie, l'existence de médicaments, même
seulement symptomatiques, devraient rendre progressivement au médecin
généraliste son rôle primordial.
Références
- Derouesné C. Le diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer
: exigences et bénéfices. Accompagner les personnes au stade
précoce de leur maladie. Les cahiers de la Fondation Médéric
Alzheimer. 2005;1:19-26.
- Bamford C, Lamont S, Eccles M, Robinson L, Mat C, Bond J. Disclosing a
diagnosis of dementia : a systemic review. Int J Geriatr Psychiatry. 2004;19:151-69.
- Selmès J, Derouesné C. Réflexions sur l'annonce du
diagnostic de la maladie d'Alzheimer. Psychol NeuroPsychatr Vieillissement.
2004;2(2):133-40.
- Méret T, Floccia M. La personne démente à domicile.
Psychol NeuroPsychiatr Vieillissement. 2005;3(suppl 1):S14-S25.
- Feteanu D, Lopez-Tourres F, Trivalle C. La personne démente en institution.
Psychol NeuroPsychiatr Vieillissement. 2005;3(suppl 1):S26-S34.
- Guisset-Martinez MJ, Dehaeze A. Accompagner la fin de vie des personnes
atteintes de la maladie d'Alzheimer. Les cahiers de la Fondation Médéric
Alzheimer. 2006;2:109-13.
En résumé : Le patient atteint de maladie d'Alzheimer
et son médecin généraliste
|
|
La maladie d'Alzheimer est une pathologie « émergente
» sous l'influence de différents facteurs : la sensibilisation
du public, les aides qui se mettent progressivement en place, les médicaments
« spécifiques » (symptomatiques est plus exact), le diagnostic
précoce qui modifie les aspects cliniques de la maladie...
Ce malade est particulièrement atypique et difficile,
du fait de la présence continuelle et indispensable
de l'aidant, des situations pathologiques intercurrentes dont le diagnostic
est difficile...
Le généraliste occupe une position-clé...
avant et après le diagnostic.
La longue relation médecin-malade-famille qui s'instaure
est émaillée de moments cruciaux aux implications diverses.
Image « idéalisée » du généraliste
? Sans doute. Mais fondée sur de vrais « besoins ».
|
Note :
- Rappelons que les difficultés du diagnostic, surtout à cette
phase, nécessitent l'implication du spécialiste d'autant que
les autorités sanitaires ont décrété que les médicaments
spécifiques sont « d'usage restreint », donc que l'initiation
du traitement est de sa responsabilité.
|