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Repérer précocement les troubles cognitifs ? Une étude de faisabilité en médecine générale en Limousin


Médecine. Volume 3, Numéro 9, 425-8, Novembre 2007, Vie professionnelle

Article gratuit  

Auteur(s) : Pierre-Marie Preux, David Bernikier, François Tabaraud, Nathalie Wereminski, Séverine Ponsard, Jean-Pierre Ferley, Francis Burbaud, Jean-François Dartigues

Résumé : Contexte : le repérage précoce des troubles cognitifs est essentiel pour la mise en place rapide d'un traitement, même si la durée du « gain cognitif » est temporaire. Objectif : la présente étude avait pour objectif d'évaluer la faisabilité d'un repérage précoce des troubles cognitifs des personnes âgées en médecine générale. Méthode : un échantillon de médecins généralistes volontaires ne possédant pas de diplôme ou de capacité en gérontologie, devait réaliser des tests de repérage des troubles cognitifs chez des patients de plus de 75 ans, jusqu'à inclusion en consultation ou en visite (hors structures d'hébergement) de 10 patients non préalablement diagnostiqués déments ou syndromes apparentés. Les tests réalisés étaient les quatre tests de la batterie d'évaluation cognitive courte. Résultats : 29 médecins ont accepté de participer mais 14 seulement ont inclus des patients (120 patients dont 6 qui ont refusé). Au moins un test était pathologique chez 82 patients (70 %). La durée moyenne des tests était de 14 ± 6 minutes (de 6 à 35 minutes) : 16 ± 7 minutes quand le patient était suspect de démence, 12 ± 5 minutes dans le cas contraire. Le nombre de tests pathologiques était de 1 test dans 35 % des cas, 2 tests dans 19 % des cas, 3 tests dans 12 % des cas, et 4 tests dans 4 % des cas. Discussion : les médecins ont évoqué des difficultés pour réaliser ce repérage (manque de temps surtout, mais également interruptions pendant la consultation, inquiétude des patients, difficulté à les convaincre pour une consultation spécialisée ultérieure). L'intérêt du test pour l'ouverture du dialogue avec le patient a pourtant été souligné. Conclusion : cette étude montre que le repérage en médecine générale est aisément réalisable, même si la formation reste à approfondir sur certains tests. Les médecins généralistes souhaitent se donner du temps pour les tâches de prévention.

Mots-clés : Alzheimer, troubles cognitifs, dépistage

 

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