ARTICLE
Véralipride
Les effets indésirables psychiatriques et neurologiques, pour certains
irréversibles, du véralipride (Agréal®) ont conduit
le Comité scientifique de l'agence européenne du médicament
(European Medicines Agency, EMEA) à réévaluer ce médicament.
L'EMEA a estimé que son efficacité sur les
bouffées de chaleur de la ménopause est modérée
au regard des risques, avec une balance bénéfice/risque défavorable.
La spécialité n'est plus disponible dans les officines depuis
le 24 octobre.
Référence:
www.afssaps.fr. 23 octobre 2007.
Nimésulide
Des effets indésirables hépatiques rapportés chez des
patients traités par nimésulide (Nexen®), un anti-inflammatoire
non stéroïdien, ont également conduit l'EMEA à réévaluer
ce médicament. La nouvelle réévaluation européenne
conclut à un rapport bénéfice/risque positif, mais recommande
d'administrer le nimésulide pendant la période la plus courte
possible, au maximum de 15 jours, et contre-indique son association à
d'autres substances hépatotoxiques et chez les patients alcooliques (il
était déjà contre-indiqué dans l'insuffisance hépatique
et en cas d'antécédents de réactions hépatotoxiques
au nimésulide).
Référence:
www.afssaps.fr. 21 septembre 2007.
Clobutinol
Des études expérimentales et une étude clinique chez
des volontaires sains ont montré pour cet antitussif (Silomat®) un
risque d'allongement de l'intervalle QT sur l'électrocardiogramme pour
des doses supérieures ou égales à la dose maximale recommandée
en France. Cette anomalie pourrait être à l'origine de troubles
du rythme cardiaque graves. Le clobutinol a été retiré
du marché.
Référence:
www.afssaps.fr. 4 septembre 2007.
TDR angine
Deux cas d'intoxications d'enfants en bas âge, l'un en milieu hospitalier,
l'autre en cabinet libéral, ont été signalés à
l'Afssaps par le centre anti-poison de Lyon. Ils sont liés à l'ingestion
d'une quantité variable du réactif d'extraction contenu dans les
kits de dépistage rapide du streptocoque A par prélèvement
de gorge, en l'occurrence le test de diagnostic rapide de la société
Dectra Pharm titulaire du marché de la CNAM pour la période 2005-2007.
Ce réactif contient du nitrite de sodium, substance hautement méthémoglobinisante.
L'issue a été favorable dans les 2 cas.
Référence:
Vigilances. 2007:37. Sur www.afssaps.fr
Métoclopramide
Encore... Ce n'est pas un scoop : des syndromes extrapyramidaux continuent
de survenir chez l'enfant, lors de surdosages accidentels en métoclopramide
(Primpéran®). Soit les parents utilisent une forme adulte disponible
dans l'armoire à pharmacie familiale (le dernier cas signalé à
Bordeaux est un suppositoire coupé en deux !), soit il y a prescription
d'une forme non adaptée à l'enfant.
L'Afssaps rappelle que seule la solution buvable Primperan® 2,6 mg/mL
enfants et nourrissons est autorisée chez l'enfant et le nourrisson dans
le traitement symptomatique des nausées et vomissements autres que ceux
liés à un traitement anticancéreux. La posologie ne doit
pas dépasser 1 goutte/kg/prise avec un maximum de 4 gouttes/kg/j à
répartir dans la journée (au moins 6 heures entre chaque prise,
même en cas de rejet partiel ou total de la dose administrée).
La prescription, exclusivement médicale, n'est pas renouvelable sans
avis médical.
Référence:
www.afssaps.fr. 19 juillet 2007.
Tianeptine
Une enquête conjointe des laboratoires Servier et des CEIP (centres
d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance) a recueilli
entre 1989 et 2004 141 cas d'abus et de dépendance à la tianeptine
(Stablon®) surtout chez des sujets de moins de 50 ans ayant des antécédents
de conduite addictive (alcool, tabac, benzodiazépines, héroïne).
Dans tous les cas, il y avait principalement recherche d'effets anxiolytiques
et syndrome de sevrage à l'arrêt. L'addiction atteint 1 à
3 pour 1 000 patients traités.
Référence:
www.afssaps.fr. 19 mai 2007.
Dentifrices contaminés au diéthylène glycol
L'alerte d'une contamination de certains dentifrices au diéthylène
glycol (DEG : solvant, antigel) date de début juillet. Selon la dernière
information en date, on a constaté la présence de DEG dans des
kits distribués par des collectivités ou des associations (mairies,
écoles, assurance-maladie, etc.) pour des campagnes de prévention
bucco-dentaire. Des contaminations bactériennes ont également
été retrouvées dans différents dentifrices.
Point commun à tous ces dentifrices : ils arrivent de Chine.
Référence:
www.afssaps.fr. 19 juillet 2007.
Médicaments de l'érection : Cialis®, Levitra®, Viagra®
La FDA souligne le risque de surdité brutale commun à cette
classe de médicaments, inhibiteurs de la phosphodiestérase de
type 5. Cet effet secondaire, parfois accompagné de bourdonnements d'oreille
et de vertiges, a été rapporté chez un très petit
nombre de patients (29 cas au total). La perte d'audition était partielle
ou totale, réversible une fois sur 3. Dans les autres cas, le symptôme
persistait au moment de la publication de ces cas et le résultat définitif
n'est pas connu. Bien que la relation de causalité ne soit pas démontrée,
l'étroite relation entre la prise médicamenteuse et l'incident
incite à la prudence.
Référence:
Pour plus d'informations, consulter : http://www.fda.gov/cder/drug/infopage/ed_drugs/QA.htm
Modafinil
La FDA met en garde les prescripteurs de modafinil (Modiodal®) contre
le risque de rashes cutanés pouvant aller jusqu'au syndrome de Stevens-Johnson,
des réactions d'hypersensibilité et des symptômes psychiatriques
(anxiété, manie, hallucinations, idées suicidaires). De
rares cas mettant en jeu le pronostic vital ont été signalés.
La FDA rappelle que le modafinil n'a pas d'AMM pédiatrique et qu'il doit
être utilisé avec prudence chez les patients ayant des antécédents
psychiatriques.
Référence:
http://www.fda.gov/ 18 octobre 2007.
Halopéridol
La FDA et les laboratoires Johnson and Johnson ont informé les prescripteurs
d'halopéridol (Haldol® et autres formes...) de cas de morts subites
d'origine cardiaque en rapport avec un allongement de QT et des torsades de
pointes chez des patients traités par halopéridol, notamment injecté
par voir intraveineuse ou à des doses supérieures aux doses recommandées.
Il y a eu au moins 28 cas rapportés, quelques-unes mortels dans un contexte
d'utilisation de la voie IV, hors AMM.
Référence:
http://www.fda.gov/ 17 septembre 2007.
Départ à l'étranger : les bons réflexes...
L'Afssaps signale un cas d'erreur médicamenteuse concernant une personne
voyageant à l'étranger. À l'occasion d'un séjour
en Espagne, un Français, ayant oublié son traitement anticoagulant,
a demandé conseil dans une pharmacie locale. Le pharmacien a identifié,
après quelques recherches, un médicament commercialisé
en Argentine, portant le même nom de marque que le médicament français,
mais il concernait en Argentine un traitement vasodilatateur, et non l'anticoagulant
français... Conséquence : un accident vasculaire cérébral.
Afin d'éviter tout risque d'erreur, l'Afssaps rappelle aux patients
voyageant à l'étranger l'importance de ne pas oublier ses médicaments
et d'avoir sur soi son ordonnance ou la liste des médicaments pris...
Et l'agence demande aux médecins de noter sur l'ordonnance la dénomination
commune internationale (DCI) des médicaments prescrits.
Référence:
www.afssaps.fr. 22 mai 2007.
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