Accueil > Revues > Médecine > Médecine > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Médecine
- Numéro en cours
- Index thématique
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

Biothérapies dans la polyarthrite rhumatoïde (1) - Les anti-TNFalpha


Médecine. Volume 3, Numéro 9, 394-9, Novembre 2007, Thérapeutiques

DOI : 10.1684/med.2007.0187

Résumé  

Auteur(s) : Sylvie Fabre , Unité clinique d'immunorhumatologie thérapeutique, Hôpital Lapeyronie, Montpellier.

Résumé : Les « biothérapies » ont bouleversé la prise en charge des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR)1. Le terme désigne des thérapeutiques issues des biotechnologies, permettant de cibler spécifiquement une molécule ou une cellule clé impliquées dans la physiopathologie de la maladie. Les premières biothérapies, les anti-TNFa, sont maintenant utilisées depuis plus de 10 ans, chez plus de 300 000 patients. Cependant un tiers des PR restent réfractaires à cette classe, certains malades n'ont qu'une amélioration partielle des paramètres cliniques, d'autres des problèmes de tolérance, notamment avec un risque infectieux accru, et de manque ou de perte d'efficacité. D'autres biothérapies ont montré leur efficacité clinique et structurale. Elles feront l'objet de la seconde partie de cet article.

Mots-clés : polyarthrite, médicaments, anti-TNFalpha

Illustrations

ARTICLE

La PR est une maladie complexe où interviennent des facteurs psychologiques, hormonaux, environnementaux, génétiques, et immunologiques. L'antigène en cause n'a pas été identifié à ce jour, mais les mécanismes immunitaires et inflammatoires mis en jeu sont de mieux en mieux connus. L'apparition précoce dans l'évolution de la maladie d'une inflammation de la synoviale, qui s'auto-entretient ensuite, entraîne une destruction cartilagineuse et osseuse. La synovite rhumatoïde est la conséquence de l'hyperplasie synoviale associée à un infiltrat de cellules inflammatoires dans la membrane synoviale. Les monocytes et les macrophages présents en abondance dans le tissu synovial rhumatoïde jouent un rôle majeur en sécrétant des cytokines pro-inflammatoires, en particulier le facteur de nécrose tumorale (TNFalpha) pour les phénomènes inflammatoires locaux et systémiques et les interleukines (IL1 et IL6) qui conduisent à la destruction de l'os et du cartilage [1-6]. Les principaux acteurs cellulaires de l'inflammation sont les lymphocytes T, les macrophages, les lymphocytes B, mais aussi les cellules résidentes comme les synoviocytes. De nombreux processus sont impliqués comme l'angiogenèse, le trafic cellulaire vers la synoviale, mais également la mise en jeu de cellules productrices d'enzymes protéolytiques (synoviocytes, chondrocytes et ostéoclastes) à l'origine de la dégradation de la matrice ostéoarticulaire. Le choix des molécules ou des cellules régulant ces différentes étapes comme cible thérapeutique semble donc pertinent. Plusieurs agents biologiques dirigés contre le TNFalpha sont actuellement commercialisés (tableau 1), d'autres en cours de développement.

Efficacité

Infliximab

L'étude ATTRACT [7, 8] a montré l'efficacité clinique et radiographique (stabilisation des lésions radiographiques sur les mains et les pieds) de l'infliximab (3 ou 10 mg/kg) associé avec le méthotrexate (MTX) chez des patients atteints de PR insuffisamment améliorés par le MTX. Au bout d'un an de traitement, 42 à 59 % des malades du groupe infliximab/MTX étaient considérés comme répondeurs aux critères ACR 20 versus 17 % des patients du groupe MTX seul (33 vs 9 % selon les critères ACR 50, 18 vs 3 % selon les critères ACR 70).

L'étude ASPIRE sur des PR récentes (3 mois à 3 ans) confirmait à 1 an l'efficacité clinique et structurale de l'association infliximab/MTX dans les PR débutantes [9].

Etanercept

Plusieurs études contrôlées [10-12] ont démontré une efficacité clinique et structurale de l'etanercept globalement comparable. TEMPO [13] (682 patients atteints de PR active, suivis 3 ans) a comparé l'association etanercept/MTX à l'etanercept seul ou au MTX seul. À 6 mois et 1 an de traitement, il n'y avait pas de différence entre les deux groupes en monothérapie (efficacité plus rapide de l'etanercept). Par contre l'association etanercept/MTX était significativement supérieure aux monothérapies : 35 % de patients en rémission à un an, soit plus du double de celui des monothérapies. Il n'y avait pas de progression radiographique significative lorsque l'etanercept était utilisé en monothérapie ou en association au MTX : dans ce dernier groupe, la tendance à une progression « négative » fait actuellement parler d'une possibilité de réparation radiographique sous anti-TNFalpha.

Adalimumab

Efficacité globalement comparable aux précédentes [14-17] : l'étude ARMADA [17] a été réalisée chez des répondeurs partiels au MTX (n = 271), randomisés pour recevoir un placebo ou de l'adalimumab (20, 40 ou 80 mg en sous-cutané, toutes les 2 semaines). Cette étude a montré la supériorité de l'association adalimumab/MTX en termes d'efficacité clinique et structurale ; l'étude STAR a confirmé l'efficacité de l'adalimumab 40 mg toutes les 2 semaines par rapport au placebo chez des patients recevant différents traitements de fond dont le MTX, le leflunomide mais également la sulfasalazine ou les antipaludéens de synthèse [15].

Associations médicamenteuses

Les études contrôlées ont montré que l'efficacité des agents anti-TNFalpha dans la PR est nettement supérieure s'ils sont associés au MTX. Leurs AMM indiquent cette association. La monothérapie n'est justifiée qu'en cas d'intolérance ou d'inadaptation à la poursuite du traitement avec le MTX.

Dans la spondylarthrite ankylosante, l'association du MTX à l'infliximab n'apporte pas de bénéfice supplémentaire [18]. Les AMM recommandent la monothérapie dans ce cas.

Lorsqu'il existe une intolérance ou une contre-indication au MTX, il est possible d'associer les agents anti-TNFalpha à un autre traitement de fond conventionnel (tel que leflunomide ou sulfasalazine). Cependant il n'existe pas d'études contrôlées évaluant ces associations. Les études ouvertes les évaluant ne montrent pas de majoration de la toxicité, mais ne permettent pas de conclure en terme d'efficacité comparativement aux anti-TNFalpha en monothérapie.

Tolérance

Réactions immédiates

Les réactions locales aux injections sous-cutanées, fréquentes (10 à 50 %), n'entraînent qu'exceptionnellement l'arrêt du médicament.

Des effets généraux bénins peuvent s'observer au moment de la perfusion intraveineuse d'infliximab ou dans les 2 heures qui suivent (dans les études 19 % versus 8 % chez les patients traités par placebo), le plus souvent lors de l'une des trois premières perfusions. Des réactions allergiques plus sévères sont possibles, mais plus rares.

Immunogénicité

Des anticorps dirigés contre la molécule anti-TNFalpha ont été retrouvés, le plus souvent avec l'infliximab. L'apparition d'anticorps humains antichimériques (HACA pour Human Anti Chimæric Antibodies) a été observée chez 50 % des patients traités pour une PR. Des réactions d'hypersensibilité tardive (comportant des signes de maladie sérique), associés à une forte élévation des HACA, ont été observées à l'occasion de retraitements effectués plusieurs années après une première injection.

Ils peuvent aussi entraîner une perte d'efficacité de la molécule. L'adjonction de MTX a permis de réduire de façon importante l'incidence de ces anticorps.

Infections

Les complications infectieuses représentent une préoccupation majeure au cours du traitement, non du fait de leur fréquence (analogue à celle des groupes contrôles dans la plupart des études [7, 12, 17]), mais du fait qu'elles peuvent être particulièrement sévères et mettre en jeu le pronostic vital : complications bactériennes graves, infections virales ou mycosiques sévères, infections opportunistes (notamment le risque de réactivation tuberculeuse chez les patients traités par anti-TNFalpha [19-21]). Les tuberculoses peuvent être particulièrement sévères et de diagnostic difficile avec notamment une plus grande fréquence des formes extrapulmonaires (plus de 50 % des cas), avec infliximab plus qu'etanercept. Le dépistage de la tuberculose est recommandé dans le bilan pré-thérapeutique [22, 23]. Une étude espagnole très récente [24] a montré son efficacité, avec une réduction de 80 % de l'incidence des tuberculoses sous anti-TNFalpha (taux actuel comparable à celui des PR non traitées par anti-TNFalpha de 0,09 cas pour 100 patients versus 0,564 avant le dépistage).

Néoplasies

a ayant un rôle dans la surveillance anti-tumorale, on pouvait craindre l'apparition de tumeurs solides et surtout de syndromes lymphoprolifératifs. Concernant les cancers solides, les données sont assez rassurantes après quelques années d'utilisation (une étude a récemment montré une augmentation du risque de cancers cutanés autres que mélanome) [25, 26]. Concernant les lymphomes, les études n'indiquent pas d'augmentation du risque.

Auto-immunité

Certains auto-anticorps et notamment des anticorps antinucléaires et des anticorps anti-ADN natif (de type IgM le plus souvent, alors qu'il s'agit d'anticorps de type IgG dans le lupus systémique) ont été rapportés chez des patients traités par anti-TNFalpha. On retrouve des anticorps antinucléaires chez 20 à 50 % des patients traités par anti-TNFalpha, et des anticorps anti-ADN dans 15 à 20 % des cas. Le taux de ces anticorps peut être très élevé.

Ces anticorps semblent plus fréquents sous infliximab que sous etanercept. Ils ont très rarement des conséquences cliniques. De très rares cas de lupus induits ont été rapportés ; l'évolution clinique a été bénigne. Ce sont des cas de lupus bénin, limités le plus souvent à des manifestations cutanées, réversibles à l'arrêt du traitement. Ils n'ont pas compromis l'efficacité du traitement.

Démyélinisation

D'autres pathologies dysimmunitaires ont été plus rarement rapportées. Les agents inhibiteurs du TNFalpha ont été associés à de rares cas d'atteinte démyélinisante du système nerveux central. Des cas d'aggravation d'une sclérose en plaques existante active, ou la survenue d'une nouvelle poussée dans le cadre d'une maladie contrôlée, ou la révélation d'une maladie inconnue ont été décrits. D'autres signes neurologiques divers ont été rapportés : des névrites optiques rétrobulbaires, des dysesthésies, des paresthésies, des déficits moteurs ou des troubles des fonctions supérieures (adalimumab : 2 cas récemment décrits, 4 lors de suivi d'essais cliniques [27, 28] ; etanercept : 17 cas ; infliximab : 2 cas [28]). Ces observations sont rares, mais le rapport bénéfice/risque doit être évalué chez des patients présentant des antécédents personnels de pathologie démyélinisante.

Risque d'aggravation d'une insuffisance cardiaque congestive

Des cas d'aggravation d'une insuffisance cardiaque congestive parfois fatale ont été observés chez des patients ayant reçu de l'infliximab à la dose de 10 mg/kg dans le cadre d'une étude de phase II. Il est donc proposé actuellement de ne pas initier de traitement chez des patients atteints d'insuffisance cardiaque de stade III ou IV, d'arrêter le traitement chez des patients présentant une aggravation de l'insuffisance cardiaque préalable et de surveiller étroitement la fonction cardiaque chez les patients déjà traités par anti-TNFalpha et présentant une insuffisance cardiaque stable.

Autres effets indésirables

Des cas d'augmentation des transaminases, de leucopénie ou de thrombopénie, et de vascularites cutanées ont été rapportés.

Stratégie thérapeutique

Il n'y a pas de hiérarchie des anti-TNFalpha

Le choix se fait en fonction des caractéristiques du patient, des modalités de prescription et de délivrance, et des données de tolérance disponibles. Les données de tolérance montrent que le risque infectieux est identique, en dehors du risque de tuberculose qui semble plus important avec les anticorps monoclonaux (infliximab et adalimumab).

L'association au MTX ou à un autre traitement est toujours recommandée avec l'infliximab. Si cette association n'est pas possible pour des raisons de tolérance, il est recommandé d'utiliser l'etanercept ou l'adalimumab qui peuvent s'utiliser en monothérapie.

Les anti-TNFalpha sont contre-indiqués en cas :

­ d'hypersensibilité au produit,

­ d'infection aiguë ou chronique évolutive, bactérienne, virale, fongique, ou parasitaire (en particulier la tuberculose, le VIH, et l'hépatite B chronique) ;

­ de situation à haut risque infectieux : ulcère cutané, antécédent de tuberculose non traitée, sepsis sur prothèse les 12 derniers mois, cathétérisme urinaire à demeure ;

­ de néoplasie ou hémopathie (sauf carcinomes basocellulaires, et cancers traités depuis plus de 5 ans et considérés comme guéris) ;

­ de lésion précancéreuse (polypes coliques ou vésicaux, dysplasie du col de l'utérus, gammapathie monoclonale, myélodysplasie) en l'absence d'avis d'un hématologue ou d'un cancérologue ;

­ d'une maladie démyélinisante ;

­ d'une grossesse, ou d'un allaitement ;

­ et d'insuffisance cardiaque modérée à sévère (NYHA classe III/IV).

La recherche de ces contre-indications fait partie du bilan initial avant prescription et du suivi des anti-TNFalpha selon les recommandations de 2006 [29]. Un bilan complet doit être réalisé avant d'initier le traitement afin d'éliminer toute contre-indication, en particulier infectieuse ou néoplasique.

Nota : La surveillance et le suivi du traitement sont communs à toutes les biothérapies et seront traités dans le prochain article.

Déclaration d'intérêts : L'auteur est chef de clinique-assistante dans l'unité clinique d'immuno-rhumatologie thérapeutique, Hôpital Lapeyronie, Montpellier.
Conflits d'intérêts financiers : néant.

Références

  1. Maini RN, Elliott MJ, Brennan FM, Williams RO, Chu CQ, Paleolog E, et al. Monoclonal anti-TNF alpha antibody as a probe of pathogenesis and therapy of rheumatoid disease. Immunol Rev. 1995;144:195-223.
  2. Jorgensen C, Apparailly F, Sany J. Immunological evaluation of cytokine and anticy-tokine immunotherapy in vivo: what have we learnt? Ann Rheum Dis. 1999;58(3):136-41.
  3. Tak PP, Taylor PC, Breedveld FC, Smeets TJ, Daha MR, Kluin PM, et al. Decrease in cellularity and expression of adhesion molecules by anti-tumor necrosis factor alpha monoclonal antibody treatment in patients with rheumatoid arthritis. Arthritis Rheum. 1996;39(7):1077-81.
  4. Feldmann M, Bondeson J, Brennan FM, Foxwell BM, Maini RN. The rationale for the current boom in anti-TNFalphalpha treatment. Is there an effective means to define thera-peutic targets for drugs that provide all the benefits of anti-TNFalphalpha and minimise hazards? Ann Rheum Dis. 1999;58 Suppl 1:I27-31.
  5. Feldmann M, Maini RN. Discovery of TNF-alpha as a therapeutic target in rheuma-toid arthritis: preclinical and clinical studies. Joint Bone Spine. 2002;69(1):12-8.
  6. Kollias G, Douni E, Kassiotis G, Kontoyiannis D. On the role of tumor necrosis factor and receptors in models of multiorgan failure, rheumatoid arthritis, multiple sclerosis and inflammatory bowel disease. Immunol Rev. 1999;169:175-94.
  7. Lipsky PE, van der Heijde DM, St Clair EW, Furst DE, Breedveld FC, Kalden JR, et al. Infliximab and methotrexate in the treatment of rheumatoid arthritis. Anti-Tumor Necrosis Factor Trial in Rheumatoid Arthritis with Concomitant Therapy Study Group. N Engl J Med. 2000;343:1594-602.
  8. Maini R, St Clair EW, Breedveld F, Furst D, Kalden J, Weisman M, et al. Infliximab (chimeric anti-tumour necrosis factor alpha monoclonal antibody) versus placebo in rheumatoid arthritis patients receiving concomitant methotrexate: a randomised phase III trial. ATTRACT Study Group. Lancet. 1999;354:1932-9.
  9. St Clair EW, van der Heijde DM, Smolen JS, Maini RN, Bathon JM, Emery P, et al. Combination of infliximab and methotrexate therapy for early rheumatoid arthritis: a randomized, controlled trial. Arthritis Rheum. 2004;50:3432-43.
  10. Genovese MC, Bathon JM, Martin RW, Fleischmann RM, Tesser JR, Schiff MH, et al. Etanercept versus methotrexate in patients with early rheumatoid arthritis: two-year radiographic and clinical outcomes. Arthritis Rheum. 2002;46:1443-50.
  11. Moreland LW, Schiff MH, Baumgartner SW, Tindall EA, Fleischmann RM, Bulpitt KJ, et al. Etanercept therapy in rheumatoid arthritis. A randomized, controlled trial. Ann Intern Med. 1999;130:478-86.
  12. Weinblatt ME, Kremer JM, Bankhurst AD, Bulpitt KJ, Fleischmann RM, Fox RI, et al. A trial of etanercept, a recombinant tumor necrosis factor receptor: Fc fusion protein, in patients with rheumatoid arthritis receiving methotrexate. N Engl J Med. 1999;340:253-9.
  13. Klareskog L, van der Heijde D, de Jager JP, Gough A, Kalden J, Malaise M, et al. Therapeutic effect of the combination of etanercept and methotrexate compared with each treatment alone in patients with rheumatoid arthritis: double-blind randomised controlled trial. Lancet. 2004;363:675-81.
  14. Breedveld FC, Weisman MH, Kavanaugh AF, Cohen SB, Pavelka K, van Vollenho-ven R, et al. The PREMIER study: A multicenter, randomized, double-blind clinical trial of combination therapy with adalimumab plus methotrexate versus methotrexate alone or adalimumab alone in patients with early, aggressive rheumatoid arthritis who had not had previous methotrexate treatment. Arthritis Rheum. 2006;54:26-37.
  15. Furst DE, Schiff MH, Fleischmann RM, Strand V, Birbara CA, Compagnone D, et al. Adalimumab, a fully human anti tumor necrosis factor-alpha monoclonal antibody, and concomitant standard antirheumatic therapy for the treatment of rheumatoid arthritis: results of STAR (Safety Trial of Adalimumab in Rheumatoid Arthritis). J Rheumatol. 2003;30:2563-71.
  16. Keystone EC, Kavanaugh AF, Sharp JT, Tannenbaum H, Hua Y, Teoh LS, et al. Radiographic, clinical, and functional outcomes of treatment with adalimumab (a human anti-tumor necrosis factor monoclonal antibody) in patients with active rheumatoid arthritis receiving concomitant methotrexate therapy: a randomized, placebo-controlled, 52-week trial. Arthritis Rheum. 2004;50:1400-11.
  17. Weinblatt ME, Keystone EC, Furst DE, Moreland LW, Weisman MH, Birbara CA, et al. Adalimumab, a fully human anti-tumor necrosis factor alpha monoclonal antibody, for the treatment of rheumatoid arthritis in patients taking concomitant methotrexate : the ARMADA trial. Arthritis Rheum 2003;48(1):35-45.
  18. Bréban M, Ravaud P, Claudepierre P, Baron G, Hudry C, L. E-Z. No superiority of inflixi-mab (INF) + Methotrexate (MTX) over INF alone in the treatment of ankylosing spondylitis (AS): Results of a one-year randomized prospective study. Arthritis Rheum. 2005;52(Suppl):S214.
  19. Gomez-Reino JJ, Carmona L, Valverde VR, Mola EM, Montero MD. Treatment of rheumatoid arthritis with tumor necrosis factor inhibitors may predispose to significant increase in tuberculosis risk: a multicenter active-surveillance report. Arthritis Rheum. 2003;48:2122-7.
  20. Keane J, Gershon S. Tuberculosis and treatment with infliximab. N Engl J Med. 2002;346:625-6.
  21. Keane J, Gershon S, Wise RP, Mirabile-Levens E, Kasznica J, Schwieterman WD, et al. Tuberculosis associated with infliximab, a tumor necrosis factor alpha-neutralizing agent. N Engl J Med. 2001;345:1098-104.
  22. Sur http ://agmed.sante.gouv.fr
  23. Furst DE, Breedveld FC, Kalden JR, Smolen JS, Burmester GR, Bijlsma JW, et al. Updated consensus statement on biological agents, specifically tumour necrosis factor alpha (TNFalphalpha) blocking agents and interleukin-1 receptor antagonist (IL-1ra), for the treatment of rheumatic diseases, 2004. Ann Rheum Dis. 2004;63 Suppl 2:ii2-ii12.
  24. Carmona L, Gomez-Reino JJ, Rodriguez-Valverde V, Montero D, Pascual-Gomez E, Mola EM, et al. Effectiveness of recommendations to prevent reactivation of latent tuberculosis infection in patients treated with tumor necrosis factor antagonists. Arthritis Rheum. 2005;52:1766-72.
  25. Abasolo L, Loza E, Carmona L, group Es. Overall Cancer Incidence is not Increased in RA, Although Incidence by Specific Malignancies Might Be. Arthritis Rheum. 2006;54, 9 (suppl):S360.
  26. Franklin J, Lunt M, Bunn D, Symmons D, Silman A. Influence of inflammatory polyarthritis on cancer incidence and survival: Results from a community-based prospective study. Arthritis Rheum. 2007;56:790-8.
  27. Bensouda-Grimaldi L, Mulleman D, Valat JP, Autret-Leca E. Adalimumab-associated multiple sclerosis. J Rheumatol. 2007;34:239-40.
  28. Mohan N, Edwards ET, Cupps TR, Oliverio PJ, Sandberg G, Crayton H, et al. Demyelination occurring during anti-tumor necrosis factor alpha therapy for inflammatory arthritides. Arthritis Rheum. 2001;44:2862-9.
  29. Fautrel B, Constantin A, Morel J, Vittecoq O, Cantagrel A, Combe B, et al. Recom-mendations of the French Society for Rheumatology. TNFalphalpha antagonist therapy in rheumatoid arthritis. Joint Bone Spine. 2006;73:433-41.
Les anti-TNFalpha dans la polyarthrite rhumatoïde

Notes :

  1. Le texte intégral de cet article est disponible sur demande auprès de la revue.
  2. Ce bilan préthérapeutique, clinique, biologique et radiographique, est de la responsabilité du rhumatologue prescripteur. Il peut être consulté dans la version complète de cet article, disponible sur demande à la revue.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]