ARTICLE
Les benzodiazépines (BZD) sont très représentatives de
cette ambivalence, médicament qui guérit et produit qui aliène
ou qui « met en danger », ce qui rend complexe la question de leur
prescription aussi bien pour les soignés, les soignants que pour les
responsables de l'Assurance-maladie. Cette question, sans cesse d'actualité,
amène à réfléchir à l'interdiction des BZD.
Faut-il choisir entre banalisation et dramatisation des substances psychoactives
[1] ? Le médecin répond à des symptômes, des demandes
aussi multiples que semblables : rechercher un apaisement des tensions, ne pas
souffrir, dormir, surmonter un obstacle, une rupture, une perte, améliorer
ses performances, oublier tout simplement qu'on ne s'aime pas ou que la vie
devient trop dure [2, 3]... La consommation personnelle sans contrôle
relève des mêmes nécessités... Ces consommations
multiples, légales dans l'immense majorité des cas, illégales
parfois, ont parfois des conséquences humaines, sanitaires et sociales
liées à un usage excessif [4]. Mais qui consomme quoi ? L'absence
de données fiables rend possibles tous les discours, des plus excessifs
aux plus contradictoires. La notion même de surconsommation est en soi
discutable, nul n'ayant jamais fixé les bornes d'une « bonne »
consommation. Cependant, les Français, notamment les femmes et les personnes
âgées, sont les plus consommateurs de BZD du monde occidental,
ce qui pose problème en soi et recouvre des réalités (prescriptions
médicales inappropriées, automédication ou détournements
d'usage), donc des réponses, diverses. Parallèlement, la tendance
à associer, successivement ou dans le même temps, divers produits
licites ou illicites, se développe avec cette idée largement répandue
qu'il existe un produit adapté pour toutes les circonstances de la vie...
Comprendre le « consommateur »
Pour apprécier les conséquences de la consommation de BZD, il
ne suffit pas d'en connaître les propriétés pharmacologiques
ou la toxicité ; ni de seulement s'interroger sur les motivations à
consommer. La manière de consommer, la personnalité, l'histoire
et le comportement du consommateur jouent un rôle central et permettent
d'évaluer le risque encouru.
Usage, abus, dépendance
L'usage désigne une consommation qui ne comporte ni complications somatiques
ni dommages. Cet usage peut cependant comporter des risques dans certaines circonstances
(conduite automobile, travaux nécessitant une attention particulière...)
ou pour certaines personnes vulnérables (femmes enceintes, ronfleurs...)
ou atteintes de troubles du comportement (risques de passages à l'acte
chez certains sujets impulsifs) [5].
L'abus (ou usage nocif) est une consommation importante et répétée
entraînant des dommages sanitaires et sociaux pour la personne concernée
et/ou pour son environnement.
La dépendance peut être physique ou/et psychique. La dépendance
physique est un phénomène pharmacologique : le fait de répéter
les prises de produit modifie les réactions physiologiques de l'organisme
qui s'adapte à cette nouvelle molécule. L'interruption de consommation
trahit un nouvel équilibre dans le déséquilibre. Le consommateur
sevré devra attendre plusieurs jours ou semaines pour retrouver l'équilibre
initial. Cette durée est influencée par la pharmacocinétique
du produit consommé. La dépendance psychique est liée au
plaisir ou à la réduction de souffrance ou au rituel... Dans le
cas des BZD, le fait que l'effet psychotrope se manifeste dans les minutes qui
suivent l'ingestion est un facteur essentiel. Contrairement aux antidépresseurs
qui n'ont d'effet qu'au bout de plusieurs semaines et n'entraînent de
ce fait jamais de dépendance, la prise d'un tranquillisant... tranquillise
tout de suite. Il suffirait en réalité de développer des
produits à effets retardés pour régler le problème
de la dépendance !
| Il existe donc un usage sans dommage des BZD, dans un cadre médical
strict, thérapeutique, avec un diagnostic précis et un suivi
attentif. Il convient de ne pas l'occulter. En reconnaissant une consommation
problématique, on démontre qu'une partie de la population
concernée ne bénéficie pas d'une prise en charge adéquate. |
Environnement et contexte de consommation
Le produit n'est pas le seul élément du phénomène
de consommation abusive ou addictive. La manière dont le sujet attend
et anticipe l'usage du produit, le contexte de la consommation vont aussi avoir
des effets biologiques centraux.
Les liens entre mémoire et dépendance sont nombreux : le souvenir
du contexte, notamment émotionnel, dans lequel le produit a été
expérimenté va jouer un grand rôle dans l'installation d'une
dépendance. C'est la « madeleine de Proust ». Tous les individus
ne sont pas égaux devant le risque de dépendance. Il a été
montré que ce sont les animaux chez qui on a préalablement induit
une consommation régulière d'alcool qui développent une
préférence pour le diazépam, contrairement aux rats n'ayant
jamais pris d'alcool. Chez l'homme, une préférence pour les BZD
n'existe que si les sujets sont des buveurs, même occasionnels et modérés
(un à deux verres par semaine). Il existe des facteurs socioculturels
et environnementaux qui participent à la vulnérabilité
de chacun devant la prise de drogue, son abus et sa dépendance. On observe
que les états dépressifs, les troubles obsessionnels compulsifs
et l'anxiété sévère sont retrouvés avec une
forte incidence chez les sujets dépendants.
Le sevrage n'est pas une fin en soi
Comme chez les alcooliques ou les toxicomanes, le sevrage n'est qu'un élément
d'un programme de traitement s'inscrivant dans le long terme. Il a une utilité
directe (diminution de la consommation de BZD, voire abstinence) et indirecte
(prise de conscience de la dépendance, désir de réintégrer
le système de soin médical, amélioration du suivi). Une
fois décidé, l'objectif thérapeutique immédiat est
de prévenir et d'atténuer autant que possible les souffrances
physiques et psychiques avec les traitements pharmacologiques, relationnels
ou environnementaux nécessaires [6]. À plus long terme, les objectifs
sont la diminution puis l'arrêt si possible définitif de la consommation
du produit objet de la dépendance. Le sevrage ne représente donc
qu'une partie limitée de la prise en charge. La phase de préparation
permet de s'assurer du caractère adapté de l'indication de sevrage
et de l'absence de contre-indication ; elle favorise aussi la discussion et
le choix, avec le patient, du cadre du sevrage.
|
Le volontariat est un des éléments majeurs de la démarche
de sevrage. La fréquence des rechutes, voire des décès,
après un sevrage forcé montre que la contrainte et les pressions
sont inefficaces voire nuisibles au plan thérapeutique.
|
Le syndrome de manque
Il associe fatigue, agitation, lombalgies, douleurs abdominales, hyperalgésie,
céphalées, tensions musculaires, risque de crises comitiales,
symptômes neurosensoriels au niveau de l'olfaction, du goût, du
toucher (paresthésies), sentiments de déjà vu, déjà
entendu [6]. Aux signes physiques, s'ajoutent des symptômes psychiques
: anxiété, irritabilité, confusion, troubles de la mémoire
et de la concentration, recherche compulsive de produits, troubles du sommeil,
tristesse. Il se manifeste vite si la demi-vie du produit est courte, mais peut
n'apparaître qu'au bout de deux semaines si celle-ci est longue, comme
avec le clorazépam (Tranxène®).
Qui vaut-il mieux ne pas sevrer ?
Addiction à l'alcool ou à une drogue illicite
Il est classique de contre-indiquer la prescription de BZD aux sujets toxicomanes
en raison de la capacité de ces molécules à induire une
dépendance et de l'éventuelle coprescription de traitements de
substitution. Nous ne partageons pas complètement cette position. Si
l'utilisation des BZD doit en effet être prudente chez les sujets non
actuellement toxicomanes, mais susceptibles de développer une addiction,
nous pensons en revanche que les BZD remplacent parfois avantageusement l'alcool
ou certaines substances illicites du fait d'un effet tranquillisant «
précieux ». Le passage d'une drogue illicite à une «
drogue » licite est déjà un gain. Dès lors, il est
légitime de leur prescrire, sans trop d'état d'âme, des
BZD à demi-vie généralement longue. Par ailleurs, des demandes
de sevrage chez les « polytoxicomanes » devront faire l'objet d'une
analyse en termes de priorité et de moindre risque : sevrage séquentiel,
partiel, d'un produit après l'autre, les BZD restant souvent les dernières
en cours car les moins toxiques.
Les personnes fragiles
Tout va bien, depuis longtemps, avec de faibles doses, chez une personne âgée
qui ne demande rien à personne. Les posologies sont souvent très
faibles et rituelles. Il est souvent pire de vouloir, de manière idéologique,
interrompre un traitement bien toléré au risque, de décompenser
un état clinique forcément précaire à ces âges,
Certains psychotiques, notamment certains schizophrènes, arrivent à
réduire substantiellement leur consommation de neuroleptiques en utilisant
de manière parfois très importante les BZD. Les inconvénients
des BZD sont globalement moindres que ceux des neuroleptiques à haute
dose, en ce qui concerne la si fréquente prise de poids et les complications
neurologiques souvent irréversibles telles que les dyskinésies
tardives dont la prévalence parmi les consommateurs chroniques est généralement
estimée à 18,5 %. Les acouphènes, les vertiges, l'épilepsie
ne sont parfois soulagés que par les BZD. Un sevrage est inconcevable
chez ces patients.
Les méthodes de sevrage
Lorsque les conditions de vie le permettent, le sevrage peut être réalisé
en ambulatoire. Ces conditions impliquent un suivi rapproché prévoyant
de recevoir le patient toutes les semaines, pour adapter le traitement au cas
par cas. La prescription en quantités limitées permet d'ajuster
la posologie et de réduire les risques liés aux conditionnements
excessifs. Le sevrage des BZD isolées requiert rarement l'hospitalisation.
Sa durée varie selon les patients et selon le produit [7]. Toutes les
études (méta-analyse Cochrane 2007) montrent qu'un arrêt
progressif est préférable à un sevrage brutal [8].
Approche chimiothérapique
Pour réduire le manque, il y a plusieurs possibilités : le sevrage
dégressif avec la BZD, le sevrage avec un changement de BZD, le sevrage
avec changement de classe pharmacologique [9, 10]. Les produits sédatifs
sont souvent indispensables, surtout dans les premiers jours. Il existe un consensus
contre-indiquant certains produits ayant un fort pouvoir toxicomanogène
: flunitrazépam (Rohypnol®), chlorazépate disodique haut dosage
(Tranxène® 50 mg). Malgré le peu d'études contrôlées,
l'alternative peut être l'utilisation très transitoire d'un antihistaminique
type hydroxyzine (Atarax®) ou plus rarement chez les sujets à risque
de manifestations comportementales, d'un neuroleptique sédatif type cyamémazine
(Tercian®) [11]. N'oublions pas que ces médicaments sont anticholinergiques.
Dans tous les cas, si le patient prend plusieurs BZD, il convient de les remplacer
abruptement par un seul produit. Le chevauchement de plusieurs molécules
gabaergiques n'est jamais indiqué, les interactions réceptorales
rendant les choses ingérables du fait d'effets paradoxaux multiples.
L'oxazépam (Séresta®) représente souvent le meilleur
choix car sa demi-vie est raisonnable et que, surtout, étant en fin de
chaîne métabolique, il ne se dégrade pas en molécules
actives, contrairement aux autres. Le clonazépam (Rivotril®) est
également parfois utilisé dans cette indication (non validée
par une AMM et à surveiller du fait d'une prescription qui s'accroît)
car sa demi-vie est également raisonnable, que son action puissante permet
des sevrages indolores et que sa forme gouttes permet des réductions
extrêmement lentes et progressives.
Médicaments utilisables au cours du sevrage
- Bêtabloquants : réduisent certains signes physiques du
manque [12].
- Antihistaminiques : adjuvants sédatifs parfois utiles.
- Antispasmodiques : réduisent les douleurs abdominales fréquentes
dans le manque.
- Antidépresseurs : traitement pharmacologique au long cours de
l'anxiété.
- Antiépileptiques : envisageables chez les sujets à risque
de convulsions.
- Neuroleptiques : à éviter autant que possible, sauf en
cas de psychose ou d'état limite.
- Méprobamate et barbituriques n'ont plus d'indications.
|
Sevrage rapide ou dégressif ?
Un sevrage rapide est envisageable à l'hôpital, en cas de troubles
psychiatriques, de défaut de soutien de l'entourage ou d'une incapacité
à lutter contre le désir de produit ou de trop nombreux échecs
antérieurs. Cette proposition n'est pas fréquente, mais s'avère
très efficace si le service a une bonne expérience des méthodes
de sevrage.
Le sevrage ambulatoire dégressif est le mode de sevrage le plus fréquent
[8]. Il suppose des rencontres régulières du patient selon un
planning défini à l'avance (par exemple tous les quinze jours,
puis tous les mois). La réduction se fait très progressivement,
par exemple d'1/4 de comprimé tous les mois avec possibilité de
paliers en cas de résurgence d'insomnie, de cauchemars, d'angoisse. Il
est essentiel d'impliquer le patient dès ces premières consultations
: quelle est sa motivation, son niveau de consommation, les addictions associées,
l'ancienneté de la prise de BZD, les tentatives antérieures de
traitement ou de sevrage, la fonction actuelle de la prise de produit (lesquels,
quantité, rituels de prise...), sa situation affective et socioprofessionnelle,
sa capacité à s'isoler des tentations, le soutien de son entourage,
ses antécédents médicaux (insuffisance respiratoire, ronflements,
syndrome d'apnées du sommeil, asthme, allergies, comitialité,
prises en charge psychiatriques), ses craintes pour le sevrage (la plupart de
ceux qui ont essayé seuls en gardent un souvenir parfois pénible
et donc limitant : insomnie sévère, arrêt maladie...) ?
Les psychothérapies cognitives et comportementales sont une alternative
au traitement chimique de l'angoisse et de l'insomnie [13]. On peut proposer
comme adjuvants les bains chauds et massages à visée myorelaxante,
le jogging ou l'activité physique (stimulation de la sécrétion
d'endorphines), en évitant le café et les stimulants, l'alcool,
le haschich...
Une proposition systématique de suivi (et non sur simple demande du
patient) pendant les 6 mois qui suivent l'arrêt après le sevrage
permet de réduire le risque de rechute [14] et d'éviter le report
vers d'autres consommations (alcool, tabac, etc.), avec parfois des risques
somatiques non négligeables.
La question du sevrage peut se poser d'une façon particulière
dans plusieurs situations :
- Chez la femme enceinte, elle est secondaire au problème de la prescription,
des indications en particulier au cours du premier trimestre. Le sevrage lui-même
ne se conçoit qu'avec une extrême lenteur.
- Les malades en phase terminale, les patients souffrant de problèmes
sociaux majeurs, ne doivent pas se voir appliquer un regard critique sur leur
dépendance, mais être évalués en fonction des risques
et bénéfices.
Conclusion
Le sevrage des BZD ne pose pas de véritable problème technique.
Les difficultés se situent, pour le médecin, dans l'indication
d'une part, l'évaluation de la dépendance d'autre part ; et pour
le patient, en aval, l'acceptation de la confrontation à un « vide
» anxiogène, générateur de reprise de consommation.
Références
-
Derrida J. La pharmacie de Platon. Paris : GF-Flammarion,
1972. Cité par Maestracci N. Les drogues. Paris : PUF (Que sais je
?) ; 2005.
-
Anaes. Diagnostic et prise en charge en ambulatoire du
trouble anxieux généralisé de l'adulte. Recommandations
pour la pratique clinique. Mars 2001.
-
Baldwin et al. Evidence-based guidelines for the pharmacological
treatment of anxiety disorders: recommendations from the British Association
for Psychopharmacology. J Psychopharmacol. 2005;19:567-96.
-
Urcam Alsace. Suivi d'une classe pharmacologique au regard
des recommandations : benzodiazépines et assimilées. Décembre
2000. Sur http ://www.ALSACE.assurance-maladie.fr/index.php ?id=1164
-
Lemoine P, Ohayon M. Violence, sleep and benzodiazepines.
Am J Forensic Psychiatry. 1997;18:17-25.
-
Rickels K, Schweizer E, Case WG, Greenblatt DJ. Long-term
therapeutic use of benzodiazepines. I. Effects of abrupt discontinuation.
Arch Gen Psychiatry. 1990;47:899-907. Erratum in: Arch Gen Psychiatry. 1991;48:51.
-
Landry P, Mainguy N. Conseils cliniques pour faciliter
le sevrage des benzodiazépines. Santé Ment Que. 2003;28:43-58.
-
Denis C, Fatséas M, Lavie E, Auriacombe M. Pharmacological
interventions for benzodiazepine mono-dependence management in outpatient
settings. The Cochrane Database of Systematic Reviews 2007 Issue 2.
-
Lemoine P, Ohayon M. Is hypnotic withdrawal facilitated
by the transitory use of a substitute molecule? Prog Neuro-Psychopharmacol
& Biol. Psychiatry. 1997;21:111-24.
-
Murphy SM, Tyrer P. A double-blind comparison of the effects
of gradual withdrawal of lorazepam, diazepam and bromazepam in benzodiazepine
dependence. Br J Psychiatry. 1991;158:511-6.
-
Lemoine P, Kermadi I, Garcia-Acosta S, Garay RP, Dib M.
Double blind, comparative study of cyanemazine in the benzodiazepine withdrawal
syndrome. Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry. 2006;30:131-7.
-
Cantopher T, Olivieri S, Cleave N, Edwards JG. Chronic
benzodiazepine dependance. A comparative study of abrupt withdrawal under
propranolol cover versus gradual withdrawal. B J Psychiatry. 1990; 156:
406-11.
-
Voshaar RC, Gorgels WJ, Mol AJ, van Balkom AJ, van de
Lisdonk EH, Breteler MH, van den Hoogen HJ, Zitman FG. Tapering off long-term
benzodiazepine use with or without group cognitive-behavioural therapy:
three condition, randomised controlled trial. Br J Psychiatry 2003; 182:498-504.
-
Voshaar RO, Gorgels W, Mol A, van Balkom A, Breteler M,
van de Lisdonk E, Mulder J, Zitman F. Predictors of relapse after discontinuation
of long-term benzodiazepine use by minimal intervention: a 2-year follow-up
study. Fam Pract. 2003;20:370-2.
En résumé : Arrêter une benzodiazépine
|
|
– La manière de consommer une BZD, la personnalité
du consommateur, son histoire et son comportement jouent un rôle
central et permettent d'évaluer le risque encouru.
– Il existe un « usage » sans dommage des BZD qu'il
convient de ne pas occulter.
– Une partie de la population concernée ne bénéficie
pas d'une prise en charge adéquate.
– Il vaut mieux ne pas sevrer certaines personnes.
– Le sevrage des BZD isolées requiert rarement l'hospitalisation.
Sa durée varie selon les patients et selon le produit.
– Le sevrage des BZD ne pose pas de véritable problème
technique, mais celui de son indication et de l'évaluation de la
dépendance, et surtout, pour le patient, l'acceptation de la confrontation
à un « vide » anxiogène, générateur
de reprise de consommation.
|
|