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L'aphasie, principal facteur aggravant du vécu d'un AVC par les proches |
Médecine. Volume 3, Numéro 3, 130-5, Mars 2007, Vie professionnelle
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Article gratuit
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Auteur(s) : Pierre Aïach, Michèle Baumann |
Résumé : Contexte : La survenue d'un accident vasculaire cérébral (AVC) est un événement majeur dans la vie de la victime et de son entourage. Notre étude a porté sur les conséquences de cet évènement sur la famille proche, notamment le conjoint, du sujet qui en a été victime.
Objectif : Comprendre et analyser les différentes variables qui déterminent la gravité des déficiences entraînées par un AVC.
Méthode : Enquête de type quantitatif menée au domicile des patients à l'aide d'un questionnaire rempli en présence d'un enquêteur dans 251 foyers de personnes victimes d'un AVC dans l'année précédente.
Résultats : Parmi les 251 foyers, un conjoint était présent auprès de 146 victimes d'AVC, dont 65 % souffraient ou avaient souffert d'aphasie. Parmi les différents facteurs analysés (séquelles, conséquences professionnelles et financières, conséquences sur la vie du couple), l'aphasie apparaît comme le facteur aggravant le plus discriminant.
Discussion : Ces données retrouvées dans diverses études sont convergentes. De la composition de la famille, notamment de celle qui vit sous le même toit, va dépendre l'étendue et la nature des effets possibles de l'AVC. Les liens sociaux et affectifs sont mis à l'épreuve. Il semble qu'on assiste en général à une forme de repli sur soi et de rétrécissement de l'espace de vie du sujet et du couple.
Conclusion : Les conséquences d'un AVC sont en général plus importantes lorsqu'il y a eu aphasie. Des études de type qualitatif seraient nécessaires pour comprendre mieux ce qui est un monde en soi, celui de l'aphasie.
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Mots-clés : aphasie, AVC, famille |
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