ARTICLE
La survenue d'un accident vasculaire cérébral (AVC) est un événement
majeur dans la vie de la victime et de son entourage, amenant des bouleversements
considérables tant sociaux que psychoaffectifs. Notre objectif était
d'analyser les conséquences de cet évènement sur la famille
proche du sujet qui en a été victime. Si une place importante
a été accordée à la victime elle-même et que
des informations la concernant ont été recueillies, ce n'était
donc pas elle qui était au centre de l'enquête. Nous avons posé
comme hypothèse que, parmi des AVC de différentes gravités
et dans des situations variables, ceux qui ont entraîné une aphasie
grave, voire totale, étaient plus dramatiques que ceux où les
déficiences étaient seulement physiques.
La question de la stigmatisation du handicap est posée : elle semble
en grande partie liée à certaines représentations sociales
du handicap physique et mental et à leur intériorisation par le
sujet atteint et par son entourage proche. On peut en observer quelques traces
dans la façon dont l'entourage vit cette situation et dont les personnes
extérieures rencontrées réagissent devant certains comportements
du malade. L'un des objectifs de l'enquête était d'étudier
les différences dans le retentissement chez les membres proches de la
famille et en particulier chez les conjoints en fonction de différentes
variables : appartenance sociale, niveau d'instruction, genre, nature de l'atteinte
(notamment présence ou non d'une aphasie). De toutes les variables de
différenciation, il est apparu au vu des résultats d'ensemble
que le fait d'être aphasique ou non à la suite de l'AVC était
celle qui était de loin la plus discriminante.
Méthode
Cette enquête de type quantitatif a été menée au
domicile des patients à l'aide d'un questionnaire rempli en présence
d'un enquêteur dans 251 foyers de personnes victimes d'un AVC dans l'année
précédente. L'étude a fait l'objet d'une déclaration
à la CNIL et le consentement préalable des personnes interrogées
a été obtenu.
Avant d'entreprendre l'enquête, une quinzaine d'entretiens approfondis
avec des personnes qui avaient eu un AVC, leurs conjoints et parfois leurs enfants,
avaient permis l'élaboration de la problématique générale
de la recherche et des questions abordées dans l'enquête.
Résultats
La population de l'enquête
Parmi les 251 foyers, un conjoint était présent dans 146 (103
femmes et 43 hommes, âge moyen de 61,6 ans) ; sur les 146 victimes d'AVC,
65 % souffraient ou avaient souffert d'aphasie ; l'âge moyen des conjoints
était un peu plus élevé (62,7 ans contre 59,5 ans), moins
de cadres/professions libérales que de techniciens (8,5 % contre 19,6
%), davantage de retraités et inactifs (67,3 % contre 56,9 %) et légèrement
moins de femmes (68,4 % contre 74,5 %).
L'AVC et ses séquelles
Les aphasiques subissent davantage que les non aphasiques l'ensemble de ces
atteintes lors de l'AVC (51,8 % vs. 31,3 %) mais ont récupéré
davantage (36,8 % vs. 31,2 %) (tableau
1).
Dans les deux groupes, 5 types d'atteintes (aphasie non comprise) se sont
nettement améliorés : l'hémiplégie, la perte de
la moitié du champ visuel, l'incontinence des selles, la dépression
et, dans une moindre mesure, les déficiences sensitives et douleurs.
Pour tous les autres, il y a amélioration pour les aphasiques et détérioration
pour les non aphasiques, en particulier pour la paralysie d'un membre, les troubles
de la compréhension, de la mémoire, du caractère, de la
compréhension, de l'écriture et de la lecture (tableau
2).
Les aphasiques semblent un peu plus handicapés (17,5 % contre 12,1
%, soit 30,8 % de plus), notamment pour ce qui est de s'habiller et, dans une
moindre mesure, d'aller aux toilettes et les utiliser, se coucher ou quitter
son lit, quitter son siège et contrôler selles et urines. Ces différences
sont logiquement en rapport avec les atteintes signalées et en particulier
avec l'hémiplégie (différence de 34 % entre aphasiques
et non aphasiques) puisque, par exemple, la différence en terme d'incapacité
est de 43 % pour le fait de s'habiller seul et de 34 % pour faire sa toilette
seul. Ces données indiquent des différences d'atteintes importantes
au moment de l'AVC, différences qui s'atténuent avec le temps
mais dont les conséquences ont pu produire leurs effets tant sur la vie
pratique que sur le plan psychologique et affectif.
D'une façon générale, les résultats montrent que
l'AVC aurait entraîné plus souvent un « bouleversement considérable
», selon les conjoints de patients aphasiques (72 % contre 41 %, soit 31
%* de plus).
Conséquences professionnelles et financières
Le montant net des revenus déclaré du ménage est sensiblement
le même dans les groupes. Mais des répercussions financières
importantes ont touché davantage les familles en cas d'aphasie (54,7
% contre 33,3 %). L'aphasie constitue un handicap bien plus grave sur le plan
du travail avec tout ce que cela implique tant pour la dimension sociale que
psychologique (tableau 3).
Conséquences sur la vie du couple
L'AVC aurait créé plus souvent des bouleversements considérables
dans le couple en cas d'aphasie (58,9 %* vs. 35,3 %). Il aurait souvent mis
fin à tous les projets d'avenir du couple (42,1 %* vs. 25,5 %) (tableau
4).
Cependant, pour la quasi-totalité des conjoints (91,6 % et 90,2 %),
« l'accident a été une épreuve douloureuse qu'il a
fallu traverser avec beaucoup d'efforts et d'amour » ; ils sont aussi nombreux
à approuver l'idée que « quand on vit en couple depuis longtemps,
on peut mieux se comprendre et accepter l'épreuve » (91,6 % et 92,2
%) et que « on est plus tolérant vis-à-vis de l'autre »
(88,4 % et 94,1 %). Ils sont aussi nombreux à considérer que l'AVC
les a « rapprochés » de leur conjoint (74,7 % et 68,5 %). Seule
une petite minorité s'est dite d'accord avec la proposition « comme
notre vie de couple était déjà délicate, l'AVC a
aggravé la situation » (13,7 % et 21,6 %), alors qu'une majorité
approuvait une proposition analogue mais plus « générale
» : « quand les rapports des couples sont déjà conflictuels,
l'Avc ne fait que les exacerber » (62,1 %* contre 41,2 %). Très
logiquement, seulement 32,6 % et 21,6 % des conjoints approuvent l'idée
générale selon laquelle « l'AVC est souvent une cause de
divorce/séparation ».
La vie sociale se « déroulerait presque comme avant » pour
65,3 % des conjoints d'aphasiques et 80,4 %* des conjoints de non aphasiques.
Les amis seraient « plus gênés car ils ont peur du handicap
» en cas d'aphasie (43,2 %* vs. 23,5 %)
Une forte majorité de conjoints approuve la proposition « il faut
du temps pour faire des choses simples et c'est déroutant pour l'entourage
» (72,6 % vs. 64,7 %), tandis qu'une petite minorité se dit en total
désaccord (8,4 % vs. 21,6 %*).
Ils sont moins nombreux à se dire d'accord avec l'idée «
à en faire trop, certaines personnes deviennent envahissantes »
(36,8 % vs. 29,4 %) ; les conjoints de non aphasiques étant, là
encore, pas du tout d'accord avec cette proposition (54,9 %* vs. 34,7 %), ce
qui signifie sans doute qu'ils n'ont pas le même vécu et que les
relations avec la famille ou les amis sont moins difficiles et embarrassantes.
Cette différence dans les rapports avec les autres transparaît
dans les réponses apportées à la proposition « les
gens s'aperçoivent très vite du handicap » : les conjoints
d'aphasiques sont davantage en accord complet (33,7 %* contre 15,7 %) et les
autres plus nombreux à n'être pas du tout d'accord (33,3 %* contre
14,7 %). C'est en quelque sorte la confirmation indirecte d'une forme de stigmatisation
du handicap qui frappe davantage les aphasiques au moment de l'AVC : les conjoints
de non aphasiques sont plus nombreux à reconnaître « qu'il
y a eu beaucoup de manifestations de sympathie » après l'AVC (94,1
%* vs. 78,9 %), une part non négligeable des conjoints d'aphasiques n'étant
pas d'accord avec cette proposition (21,1 %** vs. 5,9 %). Ce qui n'empêche
pas de reconnaître que « les liens entre nous tous (famille et amis)
se sont maintenus et même renforcés » (90,5 % vs. 92,2 %),
mais pour certains que « nous avons perdu beaucoup d'amis » (35,8
% et 25,5 %) et même d'être tout à fait d'accord avec cette
proposition (21,1 %* contre 7,8 %).
Enfin, parmi les sentiments exprimant le ressenti du conjoint face à
la situation, sont davantage présents en cas d'aphasie le sentiment d'injustice
(38,8 % vs. 31,4 %), de fatigabilité (43,2 %* vs. 29,4 %), de révolte
(16,8 %* vs. 7,8 %) et de vie nouvelle (36,8 %* vs. 19,6 %). En revanche la
peur et la panique dominent chez les conjoints de non aphasiques (41,2* vs.
22,1 %). Tristesse et dépression sont à peine plus déclarés
par les conjoints d'aphasiques (25,3 % vs. 21,6 %). Les deux sentiments les
plus fréquemment déclarés sont l'angoisse (40,0 % vs. 52,9
%) et l'amour/affection (33,7 % vs. 43,1 %).
Discussion
La population de l'Étude
Le choix des conjoints, plutôt que la « personne principale »
qui a répondu au questionnaire principal d'enquête, tient au fait
que le conjoint (légal ou non) est la personne la plus directement touchée
et impliquée dans l'aide apportée au malade et dans la gestion
de la vie courante. Les chiffres obtenus peuvent être discutés
: ils résultent de questions posées par des enquêteurs non
spécialisés à des personnes qui assument un rôle
de responsabilité au sein des familles. Mais ce biais possible s'applique
également aux deux groupes aphasiques/non aphasiques.
La différence d'évolution dans le temps
Une telle différence entre les 2 groupes pose problème. L'ancienneté
de l'AVC ne peut en rendre compte même si un léger écart
existe entre les 2 situations (entre 1 et 5 ans pour 53,7 % des aphasiques vs.
52,9 % des non aphasiques, entre 5 et 10 ans pour 30,5 % vs. 23,5 %, plus de
10 ans pour 15,8 % vs. 23,5 %). Quant à l'âge au moment de l'AVC,
il est comme celui des conjoints assez proche (moins de 54 ans pour 42,1 % vs.
43,2 %, entre 55 et 74 ans pour 37,9 % vs. 31,4, plus de 75 ans pour 20,0 %
vs. 25,5 %).
Tout semble s'être passé comme si les aphasiques, partant de
très haut dans les différentes atteintes motrices et surtout de
type cognitif en relation avec l'aphasie (compréhension, mémoire,
concentration, lecture, écriture) avaient pu, avec le temps qui passe
et grâce aux soins dont ils ont pu faire l'objet, voir leur état
s'améliorer au point de rejoindre les non aphasiques pour ce qui est
des atteintes motrices et s'en rapprocher pour ce qui relève des atteintes
cognitives [1, 2].
Les effets sur les relations sociales
Comme on peut le constater, l'aphasie a produit des effets déstabilisants
plus forts en matière de relations sociales. Il est possible que cette
« déclaration » soit liée à la nécessité
ressentie de ne pas avouer en présence d'étrangers une faille
dans le réseau social le plus proche.
De la composition de la famille, notamment de celle qui vit sous le même
toit, va dépendre l'étendue et la nature des effets possibles
ainsi que l'étendue des aides et des soutiens potentiels et réels
apportés. Comme dans tout événement douloureux et difficile
à vivre, les liens sociaux et affectifs sont mis à l'épreuve
: il peut s'ensuivre une crise avec ses conflits, ruptures et abandons, beaucoup
de souffrance et d'amertume, ou au contraire un renforcement (voire la naissance)
de rapports d'affection et d'estime réciproque [3, 4].
Les conséquences se sont manifestées dans le domaine professionnel
et sur le plan financier. Tous les sujets victimes d'un AVC n'étaient
pas actifs au moment de l'accident pour des raisons diverses liées à
leur âge ou à leur rôle dans la famille (femme au foyer).
Ceux qui l'étaient (y compris les chômeurs) ont perdu leur emploi
ou ont retrouvé un poste moins exigeant (souvent moins gratifiant, donc
dévalorisé) au sein de la même entreprise. Les conséquences
financières peuvent être dramatiques si le sujet se retrouve avec
des ressources plus faibles et sans disposer d'une assurance ou d'une indemnité
confortable, surtout s'il était le seul ou le principal pourvoyeur de
revenus de la famille. Sur cette question, le risque de difficultés fortes
et même de basculement dans la pauvreté extrême sera d'autant
plus grand que le sujet ou le couple se trouvait déjà une situation
de grande vulnérabilité. Le cumul des handicaps sociaux antérieurs
avec ceux qui vont apparaître entraîne toute une graduation des
situations possibles [5].
Avec l'extérieur (les autres, les gens en général, les
institutions), tout dépend notamment de la gravité des séquelles
physiques, psychologiques et sur le plan de la parole orale et écrite.
Il semble que les malentendus, les faux-pas, les désagréments
endurés ne soient pas si nombreux. Le plus difficile à «
encaisser » est le regard différent (gêné, interrogatif,
apitoyé ou compassionnel...). C'est là où la force des
représentations sociales concernant la personne handicapée joue
pleinement. Le sujet handicapé peut en souffrir, mais aussi ceux qui
lui sont proches, confrontés à une image dévalorisée
de leur parent complètement différente de celle qu'ils avaient
de lui « avant » [1, 5, 6].
L'extérieur, c'est aussi des activités que l'on ne peut plus
avoir, des spectacles qu'on ne peut plus voir, des voyages qu'on ne peut plus
effectuer, des sorties au restaurant ou chez des amis qu'on fait bien plus rarement
ou jamais. Cela va dépendre de l'état du sujet, de l'existence
d'un partenaire plus ou moins entreprenant et désireux de surmonter les
obstacles qui se présentent. Il semble qu'on assiste en général
à une forme de repli sur soi et de rétrécissement de l'espace
de vie du sujet et du couple. La maîtrise de l'environnement familier
autour du domicile se fait progressivement, avec des repères nombreux
et familiers (le boulanger, le boucher, le cordonnier dont on devient l'ami).
Au-delà, c'est plus ou moins l'aventure avec les risques et craintes
possibles (chutes, crises d'épilepsie, désorientation, angoisse...)
[7, 8].
Les réactions psychologiques suite à un AVC sont fonction non
seulement de l'importance des séquelles et donc du handicap qui va s'installer,
mais également de l'ensemble du contexte. Elles peuvent être très
fortes et conduire à des formes de dépression grave. Elles peuvent
être plus modérées et se traduire par de l'anxiété,
de l'agressivité, une tendance au repli sur soi et encore à une
régression psychologique. Les réactions psychologiques de l'entourage,
en particulier du conjoint, vont aussi dépendre du contexte antérieur
; mais il va de soi qu'elles seront différentes pour certaines et semblables
pour d'autres par rapport à celles du sujet atteint. La compassion par
exemple sera sans doute un sentiment réactionnel rencontré chez
un enfant ou un conjoint, alors que la perte de l'estime de soi sera certainement
un sentiment propre au sujet. Quant au sentiment de honte, il est possible qu'il
soit autant présent chez le sujet que chez le conjoint ou les enfants.
La nature des rapports interindividuels préexistants à l'AVC est
déterminante [2, 5-7].
Dans cet ordre d'idée la relation entre les deux partenaires d'un couple
paraît très importante [3]. Le rôle du conjoint a le plus
souvent été étudié d'après la littérature
sous l'angle spécifique du retentissement psychique, le plus souvent
à partir de la notion de dépression [4-6] ou des effets du rôle
de soignant assumé par le conjoint [7-9]. Quand la relation était
mauvaise, conflictuelle, au point parfois qu'il était question de séparation,
l'AVC peut aggraver la situation provoquer le départ et même l'abandon
du sujet atteint. L'inverse est possible, simplement au nom du « sens du
devoir », qui variera en fonction du sexe du sujet, de l'existence d'enfants,
de la durée du temps passé ensemble et des convictions sur le
plan moral et religieux. Quand la relation était bonne, parfois même
empreinte d'un amour profond entre les partenaires, il est davantage probable
que la qualité de cette relation perdure, même si elle se transforme,
et se traduise par une attention, un dévouement, une patience vis-à-vis
du partenaire atteint. Là encore, interviennent sans doute des différences
selon qu'il s'agit d'un homme ou d'une femme et selon la configuration familiale.
Les conditions matérielles de vie joueront également un rôle
non négligeable.
La question des relations amoureuses et sexuelles entre les partenaires, bien
que très délicate à aborder dans un questionnaire, est
très intéressante : qu'il existe ou pas de relations sexuelles
est déjà révélateur des rapports entretenus en général
entre les deux partenaires, et plus particulièrement du rapport avec
le sujet atteint. Le refus de relations sexuelles peut, semble-t-il, s'accompagner
d'une relation plutôt bonne entre époux et d'un grand dévouement
de la part du conjoint.
Conclusion
La mise en perspective de certains éléments importants du retentissement
de l'AVC sur la vie sociale et relationnelle du conjoint, ainsi que sur le plan
psychoaffectif, selon qu'il y a présence ou non d'une aphasie, quelle
que soit sa gravité, a permis de vérifier l'hypothèse que
les effets produits sont plus forts en général lorsqu'il y a eu
aphasie.
La recherche de cette différence s'est faite de façon systématique
pour toutes les questions abordées dans le questionnaire d'enquête.
Nous avons pu ainsi vérifier que le retentissement sur le plan du travail
a été bien plus important en termes de perte d'emploi avec tous
les effets délétères sur le plan psychoaffectif pour le
malade et son entourage. Concernant la vie de couple, les bouleversements auraient
été plus forts, notamment sur en ce qui concerne la vie sexuelle.
Si cette différence se manifeste de façon plus discrète
pour ce qui est de la répartition des tâches dans la gestion de
la vie familiale, on peut supposer que cela ne reflète pas vraiment la
nature des difficultés liées aux problèmes de communication
inhérents à l'aphasie, mais plutôt une forme plus stigmatisante
du handicap (relevant du domaine psychiatrique), qui produirait des effets psychologiques
très négatifs tant pour le sujet que pour son entourage. Le monde
de l'aphasie est un monde en soi, tout à fait particulier, qui demanderait
maintenant une approche plus approfondie à partir d'observations et d'entretiens
pour en saisir le sens.
L'aphasie, facteur aggravant du vécu d'un AVC par les proches,
en résumé
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Ce qui était connu
* Le bouleversement général (personnel, familial, professionnel)
entraîné par l'AVC.
* Les séquelles à court et long terme pour le patient.
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Ce que cette étude apporte
* Une meilleure connaissance du vécu de cet accident par l'entourage
proche de celui ou celle qui en est victime.
* Le principal facteur aggravant : l'aphasie.
* Les aspects stigmatisants marqués de cette forme d'atteinte.
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Les zones d'incertitude
* Les « ingrédients » vrais du « monde à
part » des aphasiques et de leur entourage immédiat.
* En particulier, la nature des aides, soutiens ou autres qui leur font
défaut.
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Références
- Ponzio J, Lafond D, Degiovani R, Joanette Y. L'aphasique. Québec:
Edisem inc; 1991.
- Pernin-Flichman C. Le soutien psychologique et psychothérapeutique
des personnes aphasiques et de leur entourage familial. 5e congrès
des Aphasiques de France. FNAF, novembre 2000.
- Aïach P. Retentissement chez les conjoints de personnes victimes d'un
AVC. Rev Prat Méd Gén. 2006;730/731.
- Forsberg-Warleby G, Moller A, Blomstrand C. Psychological well-being of
spouses of stroke patients during the first year after stroke. Clin Rehabil.
2004;18:430-7.
- Grant JS, Weaver M, Elliott TR, Bartolucci AR, Newman Giger J. Sociodemographic,
physical and psychosocial factors associated with depressive behaviour in
family caregivers of stroke survivors in the acute care phase. Brain Inj.
2004;18:797-809.
- Smith LN,Norrie J,Kerr SM, Lawrence IM, Langhorne P, Lees KR. Impact and
influences on caregiver outcomes at one year post-stroke. Cerebrovasc Dis.
2004;18:145-53.
- Tsouna-Hadjis E, Vemmos KN, Zakopoulos N, Stamatelopoulos S. First stroke
recovery process: the role of family social support. Arch Phys Med Rehabil.
2000;81:881-7.
- O'Connell B,Baker L. Managing as carers of stroke survivors: strategies
from the field. Int J Nurs Pract 2004;10:121-6.
- White CL, Lauzon S, Yaffe MJ, Wood-Dauphinee S. Toward a model of quality
of life for family caregivers of stroke survivors. Qual Life Res. 2004;13:625-38.
Note :
L'enquête, réalisée en janvier/février 2005 par
l'Institut Catherine Delannoy Associés, sous la direction scientifique
de Pierre Aïach (qui a réalisé les entretiens préalables)
a bénéficié de l'aide financière des laboratoires
Merck Sharp et Dohme-Chibret.
DOI : 10.1684/med.2007.0093
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