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Quatre-vingt-dix pour cent des malades qui présentent une démence
d'Alzheimer légère, plus de 30 % de ceux qui sont atteints d'une
démence sévère vivent chez eux [1]. C'est dire le rôle
fondamental que joue l'aidant dans le maintien de son proche à domicile.
La relation du médecin avec un malade atteint de la maladie d'Alzheimer
est modifiée du fait de ses troubles de mémoire, d'une fréquente
minimisation des difficultés et, plus tard, d'une difficulté de
communication qui rendent problématiques les renseignements qu'il fournit.
De ce fait, l'habituelle relation médecin-malade est transformée
et devient une relation médecin-famille-malade. L'aidant devient, au
fil de l'évolution de la maladie, le principal interlocuteur du médecin,
en particulier pour apprécier l'état du malade et le résultat
du traitement, connaître les difficultés auxquelles il se heurte
et ses réactions. Mais il faut éviter le piège d'un aidant
qui, pour faire gagner du temps, peut avoir tendance à se substituer
à son proche pour répondre aux questions. Il est nécessaire
de toujours commencer le dialogue avec le malade, les précisions nécessaires
étant obtenues ensuite de l'aidant. Indépendamment des troubles
du malade, l'attitude de l'aidant dépend de sa personnalité, de
ses relations antérieures avec le malade et du support qu'il trouve dans
son entourage. Tous ces éléments peuvent faciliter ou, à
l'inverse, compliquer la relation thérapeutique.
Le premier choc : l'annonce du diagnostic
Aujourd'hui, tout le monde a entendu parler de la maladie d'Alzheimer. Son
image fait toujours peur. C'est celle d'une maladie qui progresse inexorablement
vers une perte des capacités intellectuelles, l'apparition de comportements
perturbateurs, une modification de la personnalité, une aggravation progressive
de la dépendance. Le diagnostic de « maladie d'Alzheimer »
à la famille la fait ainsi entrer brusquement dans un monde menaçant
et plein d'incertitudes.
L'annonce du diagnostic survient souvent après des mois, des années,
de doutes et d'incompréhension des modifications présentées
par le proche. Elle génère, habituellement, des réactions
négatives : de la tension, de la colère, de la tristesse et souvent
un sentiment de culpabilité (si j'avais su qu'il était malade,
je me serais comporté autrement) que ne compense pas le soulagement de
savoir enfin ce dont souffre le malade.
Ces réactions sont normales et procèdent des mécanismes
de défense face à un évènement stressant dont on
pressent qu'il va perturber la vie de toute la famille [2]. La colère
(pourquoi n'a-t-on pas fait le diagnostic plus tôt ?) fait rapidement
place à un sentiment d'injustice (pourquoi faut-il que nous soyons
frappés par cette calamité ?). À l'opposé de cette
réaction se situe le fatalisme devant une situation sur laquelle la famille
pense qu'elle n'aura aucune prise. Dans les deux cas, ces réactions peuvent
conduire à un rejet de toute intervention, ce qui est strictement à
l'opposé de ce que doit être le rôle de l'aidant et de l'entourage.
Parfois, l'aidant refuse de reconnaître que son proche est malade et d'admettre
qu'il s'agit d'une maladie d'Alzheimer. Cette réaction de déni
n'existe pas seulement au niveau de la famille. Elle peut être partagée
par le malade lui-même. C'est souvent la raison d'une demande de recours
à une deuxième opinion médicale.
L'aidant principal : parente et filiation...
Dans les couples, c'est le conjoint qui prend le rôle d'aidant. Dans
ce groupe, la moyenne d'âge est de 71 ans et 10 % de ces aidants ont plus
de 75 ans ce qui limite, bien sûr, leur capacité de prise en charge
[3].
En l'absence de conjoint (divorce ou décès), le frère
ou la soeur du malade sont parfois impliqués, le plus souvent les enfants,
en majorité les filles et les belles-filles. Ce groupe représente
approximativement la moitié de la totalité des aidants. C'est
un groupe nettement plus jeune dont la moyenne d'âge est de 52 ans. Les
enfants pilotent, en général, à distance la gestion de
leur parent malade. Ils ont tendance à l'institutionnaliser plus tôt.
Ils sont aussi plus exigeants sur les informations concernant la maladie, son
évolution, ses répercussions et sont plus actifs dans la recherche
et dans la mise en place d'un réseau de soutien, en particulier d'intervenants
extérieurs. Ils ont aussi à faire face aux besoins de leur propre
couple et de leurs enfants. Enfin, le poids de l'aidant au sein du noyau familial
peut être différent selon qu'il s'agit de la fille ou de la belle-fille
du ou de la malade. Tous ces aspects doivent être pris en compte pour
que se crée un véritable partenariat entre l'aidant et le médecin
traitant.
En général, tout le monde sait, dans la famille, qui va assumer
ce rôle sans qu'il y ait besoin d'un conseil de famille pour le décider.
Ce phénomène explique que, s'il y a une fille aînée
ou une fille célibataire, elles sont toute désignées pour
assumer la tâche d'aidant principal. La « charge familiale »,
c'est-à-dire l'ensemble des problèmes auxquels l'aidant et l'entourage
doivent faire face au quotidien du fait de la présence à la maison
d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, s'accroît et devient
de plus en plus lourde à mesure que le malade devient plus dépendant
de son aidant. Il est nécessaire d'en connaître tous les aspects
psychologiques, physiques et financiers pour aider l'aidant à y faire
face.
Le changement de rôle
Quand une personne est atteinte de la maladie d'Alzheimer, la disparition
progressive de ses capacités intellectuelles l'empêche petit à
petit de remplir le rôle et les responsabilités qu'elle avait toujours
assumés dans le cadre familial. Quelqu'un d'autre devra progressivement
la remplacer et prendre les décisions à sa place. Dans un couple
où l'un des deux conjoints gérait l'économie quotidienne
du foyer avant d'être atteint, cette gestion sera vraisemblablement prise
en charge par l'autre conjoint ou les enfants ; de même pour faire face
aux tâches ménagères.
Par exemple, la gestion de « l'économie » (courses, factures,
déclaration des revenus, etc.) est précocement perturbée
car c'est une activité complexe. Au début, le malade oublie de
payer une facture ou à l'inverse la règle deux fois en oubliant
qu'elle est déjà payée... Il n'arrive plus à faire
sans aide la déclaration des revenus qu'il faisait chaque année.
Il a de plus en plus de mal à gérer son compte en banque, sa retraite.
Plus tard, il peut se tromper quand il rend la monnaie, mal libeller un chèque,
confondre les billets, voire les cacher.
Ce changement de rôle est vécu comme une blessure narcissique
par le malade, entraînant une baisse de l'estime de soi, donc anxiété
et sentiments dépressifs. Chez l'aidant, elle s'accompagne d'une altération
de l'image qu'il avait de son proche.
La dégradation progressive de l'image de l'autre
L'aidant assiste à la modification progressive de la personnalité
de son proche, qui abandonne ses activités, ne réagit plus de
la même façon aux émotions avec une alternance d'indifférence
et de bouffées d'anxiété, d'idées dépressives,
devient, en raison de ses troubles de l'humeur et du comportement, une autre
personne. Quelqu'un d'actif et de sociable perd ses motivations et refuse de
rencontrer ses amis. Une personne de tempérament paisible devient irritable
et agressive.
Le malade lui-même a le sentiment de perdre ce qui faisait son individualité
dans la famille et dans la société. Il se rend compte de ses difficultés.
Il a de plus en plus la sensation d'être inutile. Ses échecs successifs
minent son estime personnelle.
Face à ces modifications, l'aidant réagit tantôt dans
un sens de déni et continue à traiter le proche comme s'il n'était
pas malade, maintient ses exigences, tantôt, à l'inverse, adopte
une attitude hyperprotectrice qui le conduit à restreindre sa liberté
de mouvements : « Non, tu ne sortiras pas... Attends, je vais aller avec
toi... Il vaut mieux que tu ne conduises plus ta voiture »... Les interdictions
créent autant de situations de blocage qui rendent la vie quotidienne
difficile à supporter et qui, à leur tour, génèrent
de nouveaux conflits. Lorsque c'est l'élément dominant du couple
qui est atteint, des réactions dépressives peuvent survenir chez
le conjoint qui ne supporte pas la perte de l'image idéalisée
du conjoint ou, à l'inverse, des réactions de revanche.
Les problèmes physiques
Lorsque le diagnostic est porté au début de la maladie, peu
de choses changent dans la vie de tous les jours, tant pour le malade que pour
l'aidant. La tension, l'inquiétude de laisser le malade seul, de l'exposer
à des échecs, le désir de le protéger conduisent
l'aidant à une surprotection qui débouche sur une présence
constante qui ne permet plus à l'aidant d'équilibrer sa propre
vie psychologique. Peu à peu, les capacités physiques de l'aidant
sont mobilisées en fonction de l'apparition et de l'aggravation de la
dépendance. L'existence de troubles du sommeil et l'apparition d'activités
nocturnes (déambulation, tentative de fugue...) empêchent l'aidant
de se reposer. L'attention permanente que demande le malade dans la journée,
les mille et une activités qu'il faut partager ne laissent plus «
respirer » l'aidant. La majorité des institutionnalisations sont
dues à l'épuisement moral et physique de l'aidant.
Les problèmes économiques
Les études sur ce point sont complexes, tributaires des modes de calcul.
Elles montrent que le coût a tendance à augmenter avec le degré
de démence du patient et que le coût de la démence augmente
avec l'augmentation du revenu du ménage [4].
Selon le rapport Girard [5], pour un malade donné, le coût annuel
net est de l'ordre de 15 000 euros à domicile, de 20 000 euros dans une
institution médicalisée et de 25 000 euros dans une institution
non médicalisée.
La réduction des activités : une constante de la maladie
Si les lésions cérébrales ont, à l'évidence,
un retentissement sur les fonctions cognitives du malade, elles ne sont pas
les seules à jouer un rôle. Le malade se rend compte qu'il a du
mal à réaliser certaines activités, et pour maintenir son
image personnelle, réagit souvent en refusant de faire certaines tâches
qu'il estime trop difficiles et dont il pense qu'il n'arrivera pas à
les accomplir. L'aidant et l'entourage ne restent pas des témoins passifs
: l'image du malade se modifie : on dit qu'il est devenu « paresseux »,
« indifférent » ou incapable ». En fait, il est moins
motivé, apathique.
Or beaucoup de malades conservent longtemps les facultés intellectuelles
qui rendent possible la réalisation de certaines activités. Ce
sont ces ressources qui nécessitent d'être mobilisées. Il
est nécessaire de faire comprendre à l'aidant l'intérêt
de maintenir le maximum d'activités, de vaincre sa propre anxiété.
L'essentiel n'est pas que le malade exécute correctement ces activités,
mais qu'il y participe, en évitant le sentiment d'échec. Trop
souvent l'aidant, pour aller plus vite et éviter l'échec, fait
les choses à la place du malade, ce qui aggrave chez lui le sentiment
d'inutilité, de déchéance, alors que le maintien du maximum
d'activités stimule les fonctions cognitives du malade, rétablit
son estime de soi : il est encore capable de « faire les choses »
au lieu de se sentir inutile et dépassé par les évènements.
Maintenir l'activité du malade, c'est l'ancrer dans la réalité
et lutter contre l'apparition d'hallucinations ou d'idées délirantes.
Pour « faire ensemble » : la réalisation d'activités
créent entre le malade et son aidant des moments d'intimité qui
sont la meilleure expression de leur amour réciproque.
Le maintien de l'activité a donc vocation thérapeutique. Les
médicaments ont pour but d'en favoriser la pérennité [4,
6], mais leur prescription ne suffit pas : l'ordonnance doit s'accompagner de
recommandations précises pour que l'aidant puisse tirer parti des activités
très diverses qu'il va proposer à son proche, depuis la simple
promenade jusqu'au jardinage, la participation à la vie de la maison,
la réorientation dans le temps et l'espace.
Les périodes de crises
L'aidant s'aperçoit rapidement que la vie avec un proche atteint de
la maladie d'Alzheimer n'est pas toujours un « long fleuve tranquille ».
Elle est émaillée de crises : le malade est agité et ne
cesse pas de bouger, refuse les soins, devient agressif, voit ou entend des
choses qui n'existent pas (hallucinations), a des idées de vol, de jalousie,
est convaincu que l'on veut se débarrasser de lui (idées délirantes),
menace de se suicider... ce qui nécessite une consultation en urgence,
voire un hébergement temporaire dans un centre d'accueil. Ces crises
sont plus habituelles quand la maladie est déjà évoluée
mais elles peuvent survenir relativement tôt d'autant que les modifications
du comportement et du caractère sont aussi fréquentes... et précoces
que les troubles de la mémoire.
Pour l'aidant, ces crises sont très difficiles à supporter.
Il se demande à quoi elles correspondent, pourquoi elles se produisent
de façon inattendue. Elles le stressent d'autant plus qu'il ne les comprend
pas. Elles compliquent sa vie, la relation avec son proche et aussi avec l'entourage
car personne, autour du malade, n'est à l'abri de leurs retombées.
L'essentiel est de déterminer ce qui a créé la crise
qui témoigne habituellement d'une rupture d'équilibre entre les
troubles du malade et les réactions de l'aidant. Elles peuvent nécessiter
une prise en charge spécialisée pour permettre de déboucher
sur un réajustement des relations.
Le généraliste et l'aidant...
Affronter le diagnostic de maladie d'Alzheimer demande du temps. Tous les
aidants connaissent des périodes d'interrogations et de doutes. Le spécialiste
étant peu accessible, c'est vers « son » généraliste
que l'aidant se tourne pour trouver une réponse à ses questions
et un soutien psychologique pour affronter la nouvelle situation. Il lui faut
du temps, de la réflexion et plusieurs entretiens avec son médecin
et, si possible, avec le spécialiste et son équipe, pour intégrer
ce que la maladie va changer dans la vie quotidienne du malade, de la famille
et de l'entourage [3, 7].
Faciliter le changement de rôle
Dans cette « passation des pouvoirs », le rôle du médecin
traitant est important à un double titre :
*Il assiste l'aidant dans l'évaluation de la situation et des risques
potentiels inhérents à la poursuite d'une activité. L'exemple
le plus marquant est de se poser la question de savoir si le malade peut continuer
ou non à conduire sa voiture. S'il s'agit d'un problème d'orientation,
la conduite accompagnée peut être une solution. Si la coordination
motrice ou la reconnaissance des signaux perturbe la conduite, il vaut mieux
conseiller son arrêt.
*Il peut aussi aider l'aidant à faire accepter par le malade l'arrêt
d'une activité. Ne plus conduire sa voiture peut être une recommandation
médicale qui aura plus de poids ou sera mieux acceptée que si
l'initiative vient de l'aidant.
Aider l'aidant à vaincre la solitude
Il est important d'attirer l'attention de l'entourage sur le danger de solitude
avant qu'elle soit définitivement installée, de conseiller de
continuer à participer aux réunions de famille, à des activités
extérieures (il existe des possibilités que le malade et son aidant
passent, ensemble, la fin de semaine dans des lieux de séjours qui rompent
la monotonie quotidienne), organiser des sorties ou de partir en vacances. Ce
seront autant d'occasions de stimuler le malade et d'établir de nouvelles
relations. Il existe aussi des groupes de parole dans lesquels malades et aidants
trouvent l'opportunité de s'exprimer et de rencontrer d'autres personnes.
L'aider à se protéger
Les tensions psychologiques, la tendance à l'isolement, les modifications
des relations de couple (la maladie réveille dans le couple et chez chacun
de ses membres des conflits mal résolus) constituent une charge psychologique
pour l'aidant. Elles remettent en cause son équilibre psychologique (il
n'a plus le temps de faire ce qui l'aidait à maintenir son équilibre
: sports, rencontres, spectacles...). Il est indispensable d'expliquer à
l'aidant que, face à une situation qui va durer des années, il
lui faut absolument se protéger, en gardant du temps pour lui, de continuer
à avoir une vie sociale, des activités qui lui sont indispensables.
Trop souvent, la culpabilité de l'aidant lui fait abandonner les éléments
indispensables à son bon fonctionnement, donc à celui du malade.
Un aidant en bonne forme physique et mentale est beaucoup plus efficace qu'un
aidant déprimé et épuisé.
Favoriser la réalisation des activités
Quatre grands principes peuvent aider l'entourage à choisir les activités
et les proposer sans courir le risque de mettre le malade en situation d'échec
:
*Les activités proposées doivent mettre en jeu les facultés
intellectuelles et physiques que le malade possède encore.
*Elles doivent être conformes à son goût et lui procurer
du plaisir.
*Elles nécessitent plus de temps pour être accomplies que par
une personne normale.
*Elles doivent être réalisées par le malade et non «
à sa place ».
Aider à gérer les périodes de crises
Le médecin traitant est habituellement le premier intervenant auquel
l'aidant et la famille ont recours.
La première démarche est de comprendre la crise. Elle ne survient
pas par hasard. Au cours de l'évolution de la maladie, le malade et son
aidant sont confrontés à l'apparition de nouveaux symptômes
ou à l'aggravation de ceux qui existent, à de nouvelles situations
qui conduisent à un réaménagement de leurs habitudes de
vie. La crise survient quand les stratégies mises en place pour résoudre
les problèmes deviennent inefficaces. Parmi les facteurs qui peuvent
la déclencher, il en est qui concernent le malade et d'autres qui mettent
en jeu les relations familiales.
Un exemple : le malade peut avoir le sentiment qu'il va être abandonné,
qu'il est seul et que personne ne s'occupera de lui. Il prend conscience d'être
incapable de faire face à ses responsabilités habituelles et il
voit son rôle dans la famille lui échapper totalement. L'entourage
peut refuser de prendre ses troubles en considération (déni) et
il en souffre. Il y a un conflit
à son sujet (problème d'organisation, recherche d'aides, problème
financier...) entre les personnes qui l'entourent et il le perçoit. La
crise est donc aussi bien individuelle que familiale, les deux étant
en général intimement liés.
La seconde démarche est de faire comprendre que la crise peut être
perçue de façon positive. Elle témoigne du fait que quelque
chose ne va pas, est le révélateur d'une situation devenue insoutenable
pour le malade. C'est un signe d'alarme qui doit attirer l'attention sur une
situation difficile à vivre et qu'il faut reconsidérer.
La troisième est de juger de la nécessité d'une hospitalisation.
C'est le rôle de l'équipe médicale de la structure d'accueil
d'aider la famille, de lui faire découvrir ce qui ne va pas, pourquoi
son proche exprime cette demande, comment la perçoivent les différents
membres du réseau familial, quels soutiens sont accessibles et comment
prévenir des situations de crises ultérieures [8].
Références
- Aqino JP. Démences sévères. Psychol Neuropsychiatr
Vieil. 2005; 3 sup 1.
- Gély-Nargeot MC, Derouesné C, Selmès J au nom du Goupe
Opdal. Psychol Neuropsychiatr Vieil. 2003;1:45-56.
- Selmès J, Derouesné C. Maladie d'Alzheimer au jour le jour,
vol 4 : le guide pour l'aidant. Paris ; John Libbey Eurotext : 2006.
- Joël ME. Le coût de la maladie d'Alzheimer : un problème
économique délicat. Médecine/sciences. 2002 ;18 :757-9.
- Girard JF, Canestri A. Maladie d'Alzheimer (septembre 2000). Disponible
sur http ://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/alzheimer/historique/rapport/preambule.htm
- Anaes. Prise en charge non médicamenteuse de la maladie d'alzheimer
et des troubles apparentés (mai 2003). Disponible sur www.has-sante.fr
- Selmès J, Derouesné C. Maladie d'Alzheimer au jour le jour,
vol 3 : activités et vie sociale. Paris ; John Libbey Eurotext : 2006.
- Michon A. La gestion de la crise dans la démence. Psychol NeuroPsychiatr
Vieil. 2006;4:121-6.
En résumé : maladie d'Alzheimer (2) : l'aidant
- L'aidant devient, au fil de l'évolution de la maladie, le principal
interlocuteur du médecin.
- Le changement de rôle entre le malade et son aidant principal,
la dégradation progressive de l'image du malade, les problèmes
physiques et économiques, induisent une charge familiale lourde.
- Le rôle du médecin traitant est important dans cette
« passation de pouvoir », pour aider l'aidant à vaincre
la solitude, se protéger, faciliter le maintien d'activités
du malade, gérer les périodes de crise, et le cas échéant
décider de l'hospitalisation.
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DOI : 10.1684/med.2006.0036
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