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Corticothérapie orale prolongée et immunosuppresseurs en médecine générale


Médecine. Volume 2, Numéro 9, 419-22, Novembre 2006, Vie professionnelle

Article gratuit  

Auteur(s) : Pascal Deléage, Martial Koenig, Pascal Cathébras

Résumé : Contexte : La corticothérapie orale prolongée et les immunosuppresseurs sont la base des traitements des maladies inflammatoires générales et du rejet de greffe d'organe. Ils sont fréquemment prescrits en médecine interne, rhumatologie, pneumologie et néphrologie par exemple. Dans quelle mesure les médecins généralistes sont-ils concernés par la mise en route et la surveillance de ces traitements ? Comment s'en acquittent-t-ils, le cas échéant ? Objectifs : Évaluer le nombre de patients concernés et le rôle du médecin généraliste dans la prescription et le suivi \; repérer les difficultés et besoins de formation éventuels. Méthode : Questionnaire à questions ouvertes et fermées adressé à 320 médecins généralistes des départements de la Loire et de la Haute-Loire par courrier, fax et/ou courriel. Résultats : Le taux de réponse a été de 28 %. Pour ce qui concerne les corticothérapies prolongées, 97 % des répondeurs ont déclaré suivre au moins un patient, 21 % de 5 à 10, 24 % plus de 10. Les deux premières indications étaient la polyarthrite rhumatoïde et le groupe maladie de Horton/pseudo-polyarthrite rhizomélique. 60 % disaient avoir "parfois" instauré le traitement, 26 % seulement "jamais", 95 % ont déclaré intervenir "parfois", "souvent" ou "toujours" dans les adaptations posologiques, et seuls 26 % ont déclaré ne jamais être intervenus dans l'arrêt du traitement. La surveillance clinique et biologique paraît adéquate dans l'immense majorité des cas. L'adjonction d'un traitement biphosphonate en prévention de l'ostéoporose cortisonique est rare ("parfois" pour 46 % et "jamais" pour 11 %). Les inhibiteurs de pompe à proton sont prescrits fréquemment. Pour ce qui concerne les immunosuppresseurs, 75 % des répondeurs ont déclaré suivre entre 1 et 5 patients. Les deux indications les plus fréquentes étaient la polyarthrite rhumatoïde et les greffes d'organe \; 25 % disaient n'avoir jamais reçu de conseils par le spécialiste concernant le suivi de ce traitement. Conclusion : La grande majorité des répondeurs estimaient qu'une formation sur la corticothérapie prolongée et le maniement des immunosuppresseurs leur serait utile.

Mots-clés : corticoïde, immunosuppresseur, médecine générale

 

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