Des auteurs japonais ont tenté de confirmer les résultats d'une
étude antérieure montrant un effet aigu du vin rouge, et pas du
vin blanc ni de la vodka, sur la microcirculation coronarienne chez des volontaires
sains. Ils ont testé l'hypothèse d'une action des polyphénols
du vin rouge chez 10 patients de sexe masculin ayant une coronaropathie angiographiquement
documentée. Leur microcirculation coronarienne était évaluée
par échocardiographie Doppler transthoracique. Alors que le flux coronarien
maximum était initialement réduit chez ces patients témoignant
d'une altération de leur microcirculation, il s'est montré augmenté
de manière significative après la prise quotidienne de polyphénols
de vin rouge (sans alcool) durant 14 jours, s'élevant jusqu'au niveau
de celui constaté chez des sujets exempts de coronaropathie. Ainsi, ces
résultats suggèrent (malgré des limites mentionnées
dans la discussion) qu'une prise quotidienne de polyphénols de vin rouge
peut être bénéfique aussi bien chez des sujets sans coronaropathie
que chez des coronariens, en améliorant la microcirculation coronarienne.
Hozumi T et al. Beneficial effect of short term intake of red wine polyphenols
on coronary microcirculation in patients with coronary artery disease. Heart.
2006;92:681-2.
Les questions que se pose la rédaction
In vino veritas, évidemment... Que « la » réponse
vienne du Japon, où le vignoble ne semble pas particulièrement
développé, a quelque chose de... réconfortant, en cette
période de prévendange, même si l'étude ne porte
que sur 10 patients !
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