La survenue de fractures ostéoporotiques dépend de nombreux facteurs
autres que la densité minérale osseuse alors que l'effet antifracturaire
des traitements n'a été démontré que dans des populations
féminines ayant une densité osseuse minérale diminuée
ou une fracture prévalente. En outre, l'efficacité antifracturaire
du traitement survient rapidement après 6 mois ou 1 an de traitement,
indépendamment de l'augmentation de la densité minérale
osseuse. Il est donc moins justifié de traiter préventivement
l'ostéoporose que d'instaurer le traitement lorsque le risque absolu
de fractures est important.
Parmi les traitements utilisables, le raloxifène doit être privilégié
chez les femmes pour lesquelles le risque de fractures du col du fémur
n'est pas encore important, donc âgées de moins de 70 ans. Les
bisphosphonates sont à envisager chez des femmes plus âgées.
Le tériparatide est remboursé en France uniquement en cas d'ostéoporose
sévère avec plus de deux tassements vertébraux. Le ranélate
de strontium a une action antifracturaire importante dans l'ostéoporose
vertébrale. Le traitement doit être poursuivi de nombreuses années,
mais l'observance est médiocre, d'où l'intérêt potentiel
de traitements en cours d'évaluation pouvant être administrés
une à deux fois par an comme l'anticorps anti-RANK ou l'acide zolédronique.
De Vernejoul M-C. Nouvelles approches thérapeutiques de l'ostéoporose.
Ann Endocrinol. 2006;67:173.
Les questions que se pose la rédaction
Depuis la remise en question du traitement hormonal substitutif de la ménopause
comme traitement préventif de l'ostéoporose, les principes régissant
le traitement de l'ostéoporose ont évolué. Cette évolution
est loin d'être achevée...
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