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Comment les faits sont travestis par les intermédiaires... naïfs. Leçons à propos d'un cas |
Médecine. Volume 2, Numéro 7, 314-9, Septembre 2006, Concepts et outils
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Article gratuit
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Auteur(s) : Jean-Pierre Boissel |
Résumé : Le transfert des connaissances vers le médecin utilisateur fait intervenir deux canaux [1]. Le résultat des études est apporté à la communauté par la publication dans les revues publiant des articles « originaux » (les sources primaires). Le médecin accède à ces résultats soit directement, soit à travers des intermédiaires qui les transforment en les simplifiant et les synthétisant pour produire les sources secondaires. C'est le canal indirect, le plus accessible, et de loin, pour le médecin généraliste [2]. L'intermédiaire a donc un rôle clé de pivot incontournable mais faillible... Si, dans le résumé et la synthèse qu'il fait, il traduit sans biais d'aucune sorte le contenu des sources primaires, et si en outre il en facilite l'appropriation par une représentation adaptée à la cible et par un marquage par son niveau de preuve, il aura accompli correctement la tâche qu'on lui a confiée. Il existe un cahier des charges de l'intermédiaire [3]. Dans la réalité au quotidien, l'intermédiaire standard est malheureusement loin de remplir ce cahier des charges... En voici une illustration, l'analyse critique de la recension de l'essai SUPER, article (court) qui rend compte d'une source primaire par un intermédiaire, notre confrère le Dr X, dans une source secondaire la revue Y, un de ces médias (plus ou moins) périodiques gratuits.
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Mots-clés : essai thérapeutique, analyse critique, biais
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