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Les mésusages de l'alcool : repérage et intervention brève en médecine générale |
Médecine. Volume 2, Numéro 7, 302-6, Septembre 2006, Stratégies
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Article gratuit
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Auteur(s) : Pierre Gallois, Jean-Pierre Vallée, Yves Le Noc |
Résumé : Des données pour décider en médecine générale La consommation excessive de boissons alcoolisées est un problème majeur pour le consommateur et son entourage, avec une morbi-mortalité importante. Le Haut Comité de la santé publique évalue à 5 millions le nombre de français exposés par leur consommation d'alcool à des difficultés d'ordre médical, psychologique et social, dont 2 millions de personnes dépendantes de l'alcool. L'alcool est impliqué dans 30 à 40 % des accidents mortels de la circulation, 10 à 20 % des accidents du travail, 20 % des accidents domestiques. Il est également impliqué dans 5 à 25 % des suicides, 50 % des rixes, 20 % des délits, 50 à 60 % de la criminalité en général. Il s'agit très souvent ici d'alcoolisation aiguë. La mortalité imputable à l'alcool se situe entre 40 000 et 50 000 morts, soit près de 10 % de la mortalité globale. Elle ne se limite pas aux pathologies liées directement à l'alcool (cirrhoses, complications neurologiques, cancers des voies aérodigestives supérieures). Les coûts directs et indirects ainsi que le coût social sont largement supérieurs aux bénéfices de la production et de la commercialisation de l'alcool [1]. Ces données épidémiologiques montrent bien que l'action médicale dans ce domaine ne peut être purement curative et doit envisager une action précoce auprès des consommateurs à risque. L'OMS a développé un important programme dans ce sens. La France s'y est associée dans le cadre de l'action « Boire moins, c'est mieux ».
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Mots-clés : prévention, alcool, mésusage, prévalence, repérage, intervention brève, médecine générale, représentation, formation
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