ARTICLE
Introduction
La prévalence du surpoids et de l'obésité augmente rapidement
dans le monde entier. L'OMS parle d'une épidémie mondiale : l'obésité
atteindrait 300 millions de personnes, le surpoids un milliard [1, 2]. En France,
l'enquête ObEpi menée en collaboration avec l'Inserm en 2003 [3]
a montré que la prévalence de l'obésité augmentait
rapidement : 8,2 % en 1997, 9,6 % en 2000, 11,3 % en 2003. La proportion d'adultes
en surpoids passait ainsi de 36,7 % en 1997 à 41,6 % en 2003, le taux
d'obésité de grade III (obésité massive, indice
de masse corporelle 6 40 kg/m2) doublant durant ces 6 années (0,3 % en
1997, 0,6 % en 2003), comme aux USA [4].
Du fait de sa position spécifique dans le système de soins,
le médecin généraliste a un rôle particulièrement
important de conseil et de prise en charge de ce problème à titre
préventif ou curatif. Il est démontré que son implication
peut aider efficacement des patients à entreprendre et poursuivre un
programme de réduction pondérale [5-7]. Cependant, bien que les
médecins généralistes reconnaissent que l'obésité
est un grave problème de santé dont la prise en charge fait partie
intégrante de leurs responsabilités, ils semblent peu s'impliquer
dans celle-ci [8-11]. Cependant, la plupart des études à ce sujet
nous viennent des États-Unis et il n'existe pas d'études comparables
en Europe. Nous avons donc voulu comprendre ce qui dans notre pays pourrait
faciliter l'implication des médecins généralistes dans
la lutte contre l'épidémie d'obésité.
Méthode
Échantillonnage et procédure d'enquête
Les 744 médecins généralistes inclus dans l'étude
ont été tirés au sort parmi les 3 305 médecins généralistes
exerçant en cabinets libéraux dans la région Languedoc-Roussillon.
Les 2,33 millions d'habitants de cette région ont une répartition
fortement hétérogène dans les 5 départements qui
la constituent (Aude, Gard, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales),
de 14 habitants au km2 en Lozère à 146 habitants au km2 dans l'Hérault
(recensement de 1999).
Un questionnaire a été envoyé par courrier après
accord téléphonique des médecins et vérification
du fait qu'il s'agissait bien de médecins généralistes
en exercice. Quand ce n'était pas le cas, ils étaient remplacés
par d'autres médecins ayant des caractéristiques géographiques
et démographiques similaires.
Deux questionnaires ont été envoyés alternativement par
tirage au sort, chaque médecin ne recevant qu'un seul des 2 questionnaires
(cf. infra). Trois semaines après l'envoi initial, les médecins
qui n'avaient pas répondu étaient relancés par téléphone
; si nécessaire un second questionnaire, identique au premier, leur était
renvoyé. Les questionnaires reçus incomplets faisaient l'objet
d'un nouveau contact téléphonique.
L'enquête s'est déroulée de février à octobre
2003.
Les questionnaires
Le questionnaire initial a été développé à
partir d'une revue de la littérature, et surtout d'une enquête
australienne sur les attitudes et pratiques des médecins généralistes
face à l'obésité [12]. Il a été adapté
pour inclure des questions concernant les recommandations françaises
sur ce sujet [13]. Une première version de 49 questions a été
testée auprès de 5 médecins généralistes.
En fonction de leurs critiques et conformément à l'expérience
australienne, deux versions définitives ont alors été créées
avec une partie commune de 25 questions et une partie spécifique soit
de 17 questions sur les « attitudes », soit de 21 questions sur les
« pratiques » face au surpoids et à l'obésité,
l'ensemble étant conçu pour être rempli en moins de 10 minutes.
Une fois reçus, les questionnaires étaient vérifiés,
complétés si nécessaires, et codés par un investigateur.
Les réponses aux questions ouvertes ont été regroupées
par thèmes puis codées dans la base de données. Ces réponses
étaient également codées par un second investigateur et,
en cas de désaccord, un troisième avis était sollicité.
L'analyse statistique a été exécutée à l'aide
du logiciel Statview®. Le but de l'étude étant purement descriptif,
les résultats des différents items sont exprimés en pourcentage.
Résultats
Profil des participants
Sur les 744 médecins généralistes libéraux tirés
au sort, 24 n'ont pas souhaité participer à cette enquête.
Ce sont donc 360 questionnaires « attitudes » et 360 questionnaires
« pratiques » qui ont été envoyés, dont respectivement
308 et 299 ont été retournés (taux de réponse de
86 % et 83 %). Il n'y avait pas de différences significatives entre les
profils des généralistes ayant répondu à l'un ou
l'autre des questionnaires (tableau
1).
Objectifs de prise en charge (tous participants)
Ces objectifs sont classés dans le tableau
2 selon l'ordre d'importance dans lequel ils apparaissent.
Prise en charge des patients en excès de poids (questionnaire «
attitudes »)
Près de 90 % des médecins interrogés considèrent
que l'obésité (IMC > 30 kg/m2) est une maladie. Les 3/4 pensent
qu'une prise en charge spécifique ne doit être proposée
à un patient en surpoids (IMC entre 25 et 30 kg/m2) que s'il existe des
facteurs de risques associés, et 12 % pensent que seul le patient obèse
doit en bénéficier. La plupart sont conscients qu'une perte de
poids même modérée est bénéfique pour la santé.
Les deux tiers des médecins pensent que seule une faible partie de
la population en surpoids ou obèse est capable de réduire et de
maintenir cette perte. Les trois quarts pensent que les professionnels de santé
ont des attitudes plutôt négatives envers les obèses. La
moitié seulement estime que la prise en charge des patients en excès
pondéral est professionnellement valorisante. Pourtant, 89 % pensent
qu'il est souhaitable de donner des conseils au patient même s'il n'est
pas demandeur. Une minorité (42 %) estime être formée convenablement
à la prise en charge de ce problème.
Approches dans la prise en charge (questionnaire « pratiques »)
Au total, 70 % des médecins interrogés pensent qu'il est très
important de prendre en charge les troubles du comportement alimentaire et 62
% disent le faire en pratique courante. Moins de 25 % d'entre eux considèrent
comme très important d'adresser le patient obèse à un médecin
nutritionniste, une diététicienne, un psychologue ou à
un psychiatre et moins de 50 % ont recours à une de ces catégories
professionnelles. En corollaire, 62 % jugent très important de rester
impliqués dans le suivi, même si le patient a été
adressé à un autre professionnel, ce qui ne leur semble cependant
réalisé que dans la moitié des cas.
Plus de la moitié des médecins considèrent comme peu
important de voir le patient en compagnie de son conjoint ou d'un proche et
seulement 24 % s'attachent à le faire.
Les deux tiers des médecins pensent qu'il est très important
de suivre régulièrement le patient au début, ce que 71
% font, alors que un tiers seulement estime qu'il est très important
de suivre régulièrement le patient sur plusieurs années
et que 44 % déclarent le faire.
Traitements pharmacologiques et substituts de repas (tous participants)
Peu de médecins généralistes considèrent que les
médicaments de l'obésité sont efficaces : 52 % sont en
désaccord avec la proposition « les médicaments de l'obésité
actuellement disponibles sont efficaces » (14 % pas du tout d'accord, 38
% pas d'accord), alors que 3 % sont tout à fait d'accord et 31 % d'accord
(13 % sans opinion). Au total, 60 % des médecins n'en prescrivent jamais
(28 %) ou rarement (32 %) ; 40 % en prescrivent : quelquefois 20 %, souvent
10 % ou très souvent 1 %. Parmi les prescripteurs, les prescriptions
les plus courantes sont l'orlistat (52 %), le benfluorex (15 %) et la sibutramine
(13 %).
Les substituts de repas hyperprotéinés sont prescrits diversement
: jamais (47 %), rarement (27 %), quelquefois (19 %), souvent (6 %) ou très
souvent (1 %).
Chirurgie bariatrique (tous participants)
Plus de la moitié des 607 médecins (55 %) sont tout à
fait d'accord et 34 % d'accord pour considérer la chirurgie comme une
mesure exceptionnelle dans la prise en charge de l'obésité. 75
% pensent que son indication relève d'un avis spécialisé,
87 % qu'elle ne peut être envisagée qu'après un an de prise
en charge spécialisée et bien conduite. Ils ne croient pas qu'elle
soit la seule possibilité pour un obèse de perdre durablement
du poids (26 % pas du tout d'accord et 47 % pas d'accord vs. 12 % d'accord et
5 % tout à fait d'accord).
Centres diététiques spécialisés (questionnaire
« pratiques »)
Au total, plus des trois quarts des 299 médecins interrogés
sur leurs pratiques dans ce domaine considèrent qu'ils ont un intérêt
dans des situations imposant une perte de poids rapide pour raisons somatiques
(par exemple pour programmation d'une chirurgie orthopédique) : 45 %
d'accord et 39 % tout à fait d'accord. Cependant, ils sont presque unanimes
(44 % tout à fait d'accord et 52 % d'accord) à juger que ces centres
n'ont d'intérêt que s'ils proposent des programmes de réadaptation
à l'activité physique et d'éducation nutritionnelle. Leur
avis est beaucoup plus mitigé quant à l'intérêt de
séjours ponctuels et répétés pour perdre du poids
(39 et 14 % sont tout à fait d'accord ou d'accord sur leur utilité
dans cette indication).
Stratégies recommandées pour perdre du poids (tous participants)
Plus des trois quarts des médecins jugent très important de
conseiller à leurs patients de réduire leur apport calorique global,
leur consommation de boissons sucrées et d'alcool ; 94 % disent le conseiller
en pratique. Ils sont encore 70 % à dire qu'ils conseillent de manger
« moins gras ». Ils ne sont plus qu'un un tiers à penser qu'un
régime hypocalorique est très important, bien que 57 % déclarent
le recommander. Mais un quart seulement perçoit comme très important
de donner des conseils pratiques sur l'achat des aliments ou sur la cuisine
et d'encourager la tenue d'un semainier, et ils ne sont qu'un tiers à
déclarer le conseiller.
En ce qui concerne l'activité physique, ils sont plus nombreux à
considérer qu'il est très important d'augmenter le niveau d'activité
dans la vie quotidienne (79 % très important et 20 % assez important)
que de pratiquer un sport 2 ou 3 fois par semaine (51 % et 43 %), ce qu'ils
disent conseiller couramment (respectivement 90 et 70 %).
Prévention de l'obésité (questionnaire « attitudes
»)
Près de 90 % jugent que la prévention de l'obésité
est essentielle chez tous les patients, y compris ceux en poids normal, mais
ils sont environ 2/3 à penser qu'elle doit être plus particulièrement
ciblée sur les patients à risque.
Principaux écueils rencontrés et attentes des médecins
(tous participants)
La faible compliance et/ou le manque de motivation des patients étaient
le plus souvent cités comme le principal problème (33 %), puis
le manque de succès dans la prise en charge (26 %), les problèmes
émotionnels et/ou psychologiques sous-jacents (22 %), les contraintes
de temps (12 %), et en dernier les objectifs de poids irréalistes (7
%).
Une question ouverte concernait les attentes des médecins dans la prise
en charge de l'obésité. Les réponses ont pu être
regroupées selon trois grandes catégories. La première
(39 % des réponses) regroupe les suggestions destinées à
améliorer les conditions pratiques d'intervention des médecins
(recommandations, logiciels, formations, augmentation de la durée de
consultation, meilleur remboursement...) ; la seconde (20 % des réponses)
concerne ce qui induirait de profonds changements dans le parcours de soins
du patient (réseaux de soins, meilleure collaboration avec les psychologues,
psychiatres et nutritionnistes) ; la troisième (7 % des réponses)
regroupe ce qui relève de la santé publique (campagnes en milieu
scolaire ou milieu de travail, conseils grand public...). 10 % des participants
ont donné diverses autres réponses et 24 % n'ont pas répondu.
Discussion
Cette enquête a des limites évidentes : elle est avant
tout descriptive et déclarative, et ne peut donc évaluer les pratiques
professionnelles réelles. Pour des raisons de faisabilité, les
questionnaires ne font pas réellement la distinction entre surpoids et
obésité, ni n'interrogent sur l'environnement psychologique ou
sociologique du patient. D'autre part, cette enquête est limitée
géographiquement à la région Languedoc-Roussillon, et ne
représente donc pas l'opinion de l'ensemble des médecins généralistes
français. La prévalence de l'obésité est légèrement
plus élevée dans cette région que dans la population générale
française (12,4 % vs. 11,3 %) [3], mais reste plus faible qu'aux USA,
où elle atteint 30,5 % en 1999-2000 [14].
Comme dans d'autres pays [12, 15], les médecins généralistes
français pensent qu'ils ont un rôle et des responsabilités
très importants dans ce domaine. Il est cependant à noter
que la majorité est sans illusion sur l'efficacité de la prise
en charge : 2 sur 3 pensent que peu d'obèses maigriront durablement,
1 sur 2 considère cette prise en charge comme professionnellement valorisante...
Cette insatisfaction, rapportée dans d'autres études tant pour
les médecins que pour d'autres professionnels de santé [16, 17],
est le plus souvent rapportée au manque d'observance des patients [12]
et à la fixation d'objectifs irréalistes [18]. L'insuccès
dans la réduction pondérale apparaît comme l'une des frustrations
majeures des médecins.
Contrairement aux médecins australiens [12], une minorité
seulement des médecins français s'estime bien formée à
la prise en charge des patients obèses. Peu envisagent un suivi à
long terme, conseillent la tenue d'un semainier, ou s'intéressent aux
courses ou à la cuisine, ce qui réduit considérablement
les chances de modifier durablement des comportements usuels erronés
[19-21]. L'avis d'une diététicienne est peu sollicité,
comme cela a été rapporté par ailleurs [22]. Il est possible
que ce soit à cause du non-remboursement de la consultation diététique
par l'Assurance-maladie. Cependant, 12 % seulement des médecins pensent
qu'adresser leurs patients obèses à une diététicienne
est important, et ils n'envisagent pas beaucoup plus le recours à un
médecin nutritionniste, dont la consultation est remboursée (43
% y ont recours, vs. 30 % pour une consultation de diététique).
Ils ne sont d'ailleurs qu'une minorité à penser que le remboursement
de la consultation diététique pourrait être utile. Au contraire,
ils souhaitent mieux prendre en charge eux-mêmes les obèses à
la fois en améliorant leurs connaissances sur le sujet et en ayant à
disposition des outils simples plutôt que de développer des pratiques
collaboratives avec d'autres professionnels de santé.
Une large majorité estime que les conseils concernant les habitudes
alimentaires et l'activité physique sont les leviers les plus importants
de la réduction pondérale, et le fait couramment. Les conseils
diététiques visent à une diminution de l'apport calorique
total en réduisant la consommation de boissons sucrées, de corps
gras, et le grignotage. Bien que l'utilisation de substituts de repas ait montré
son efficacité, même en médecine générale
ambulatoire [23], elle était peu pratiquée dans notre enquête,
peut être parce que les médecins craignaient que ces derniers ne
viennent prendre la place d'aliments tels que les fruits et légumes reconnus
comme importants sur le plan santé, même s'il a bien été
démontré que ce n'était pas le cas (23). Les opinions sur
les cliniques diététiques, efficaces lorsqu'elles associent un
programme éducationnel aux mesures hygiéno-diététiques
de départ, et sur la chirurgie bariatrique, sont conformes aux consensus
d'experts français [13] et internationaux [24].
La plupart des médecins ne croient pas que les médicaments
de l'obésité sont efficaces, bien que 40 % déclarent
les prescrire au moins quelquefois, et 11 % souvent ou très souvent,
alors qu'il faut noter que ces derniers ne sont pas pris en charge par l'Assurance-maladie.
Dans une étude israélienne récente [25], seulement 4 %
des généralistes les prescrivaient. Il n'y a pas d'explication
claire à ces deux données. Il est possible que les médecins
considèrent encore l'obésité comme une maladie à
court terme que l'on peut traiter par des médicaments, et non comme une
maladie chronique nécessitant une approche multidisciplinaire. Il est
également possible que ce soit en rapport avec les préférences
des patients et leurs représentations quant à l'efficacité
d'une « pilule », surtout quand ils ont déjà suivi un
ou plusieurs régimes hypocaloriques.
Les contraintes de temps peuvent empêcher le généraliste
de prendre en charge complètement le patient obèse, d'impliquer
la famille (le conjoint) et d'assurer un suivi à long terme. Cependant,
elles n'apparaissaient que loin derrière les problèmes d'observance
et de manque de motivation des patients ; ce qui est cohérent avec une
certaine vision médicale « négative » de l'obésité,
simplement considérée comme une inconduite...
Conclusion
Par leur position particulière dans notre système de santé,
les généralistes français devraient être considérés
comme les personnages-clés face à l'épidémie d'obésité.
Ils sont conscients de l'importance de ce rôle et souhaitent y répondre.
Cependant, ils ne considèrent pas encore l'obésité comme
une maladie chronique multifactorielle qui nécessite une approche pluridisciplinaire
et un suivi à long terme. Nous n'avons que très peu d'indications
sur ce qui devrait être fait pour améliorer cette situation, et
notre étude souligne quelques points essentiels :
1) le rôle fondamental de la formation, à la fois besoin et demande
des professionnels ;
2) la nécessité de réaffirmer les complémentarités
des différents professionnels dans une pathologie où une approche
pluridisciplinaire incluant notamment une collaboration plus étroite
avec les diététicien(ne)s ne peut que renforcer l'efficacité
de l'intervention du médecin généraliste ;
3) l'amélioration de la prise en charge au long cours ;
4) la mise en oeuvre d'une meilleure utilisation de la documentation disponible,
qu'il s'agisse de recommandations, de logiciels, ou de sites Web.
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Comment les médecins généralistes prennent-ils
en charge leurs patients adultes obèses ?
|
Ce qui était connu
- L'aggravation rapide et constante de « l'épidémie
d'obésité ».
- Le rôle central des soins primaires dans la prise en charge
de cette épidémie : le généraliste est le
premier interlocuteur - privilégié - du patient en surpoids.
- Le peu d'efficacité des prises en charge « ponctuelles
» médicamenteuses ou non.
- Le grand isolement des généralistes face à ce
problème.
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Ce que cette étude apporte
- Le témoignage d'acteurs de terrain souhaitant une meilleure
formation et la mise à disposition d'outils simples d'utilisation,
notamment pour le conseil nutritionnel ou d'hygiène de vie.
- Le manque criant de pratiques pluridisciplinaires dans une maladie
chronique qui nécessite une prise en charge difficile au long cours.
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Les zones d'incertitude
- Les incohérences quant à la prescription médicamenteuse.
- Les difficultés concrètes de la mise en oeuvre de pratiques
de réseau.
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Notes :
1. Cet article résume la thèse de J.-F. Thuan. Une première
version a été publiée en anglais : Obesity management:
attitudes and practices of french general practitionners in a region of France.
International Journal of Obesity. 2005;29:1100-6.
2. Le tirage au sort a été effectué sur le fichier Adeli
de la Drass (direction régionale des Affaires sanitaires et sociales).
3.Les questionnaires détaillés peuvent être obtenus auprès
de la revue ou de l'auteur.
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