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La survenue de crises épileptiques chez un adulte quinquagénaire
ou plus âgé évoque en premier lieu une origine lésionnelle.
Mais elles peuvent aussi être secondaires à un désordre
métabolique comme une hyperglycémie sans cétose chez un
sujet diabétique (essentiellement diabète de type 2) connu ou
non. Cette association entre crises d'épilepsie et hyperglycémie
sans cétose a été rapportée pour la première
fois il y a 40 ans. Depuis, ses caractéristiques ont été
précisées, en insistant tout particulièrement sur la nécessité
de sa reconnaissance rapide afin d'éviter tout retard dans la mise en
route du traitement puisque dans les formes sévères le pronostic
vital est en jeu.
Au point de vue épidémiologique, on peut estimer à 25
% la fréquence de survenue de crises épileptiques chez des patients,
âgés en général de plus de 50 ans, ayant une hyperglycémie
sans cétose. Plusieurs types de crises sont possibles : généralisées
tonicocloniques, rarement d'emblée parfois partielles secondairement
généralisées, le plus souvent partielles motrices pouvant
être suivies d'un déficit moteur post-critique. Les valeurs de
la glycémie varient de 15 à plus de 50 mmol/L, la moyenne se situant
autour de 30 mmol/L. L'osmolarité plasmatique est normale ou légèrement
augmentée. L'absence de cétose favoriserait la survenue des crises
: elles sont exceptionnelles en cas d'acidocétose.
L'électroencéphalogramme intercritique et la neuro-imagerie
sont le plus souvent normaux.
Pour ce qui concerne le traitement, les antiépileptiques ne sont en
général pas justifiés, habituellement inefficaces, pouvant
même aggraver les crises. La phénytoïne notamment est néfaste
car elle inhibe la sécrétion d'insuline. Il faut simplement corriger
l'hyperglycémie par insulinothérapie et mettre en route une réhydratation.
Scherer C. Crises épileptiques révélatrices d'une hyperglycémie
sans cétose. Presse Med. 2005;34:1084-6.
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